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Concours de Dessin n°100:
"Redessiner un ancien dessin
"

Avec modèle:
Ex-aequo
Mia Orihara
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 15079210

-Shaolan-
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 15099110


Sans modèle:
Evilshurato
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] Suppor10

~
Concours Graphisme 99:
"Renders imposés"

Intermédiaire
Camua
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] Camua10

Confirmé-expert
Caeldori
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 22082610

~
Concours de Texte n°57 :
"au bar"


Lonely D

"[...]Je laissais un profond soulagement me gagner en voyant la silouhette à demi-voutée de monsieur Noyssodi apparaitre près de moi. La main qui tenait mon bras retomba tandis que le petit homme se plantait entre mon client pot-de-colle et moi. Ses yeux d'argent plongèrent dans ceux du Don Juan qui le regardait avec une pointe d'agacement.

« Votre serveuse allait s'occuper de moi justement, fit-il en faisant un signe vers moi, ne vous en faites pas.

– Vous n'avez rien à faire ici, déclara le patron sans le quitter des yeux.

– Pardon ? Demanda l'homme en prenant un air outré. Je suis un client, vous n'avez pas le droit...

– Dehors, le coupa le vieil homme. »

Il avait prononcé ce seul mot avec un ton que je ne lui connaissais pas et qui me fit frissonner. Même s'il ne s'adressait pas à moi, je ressentis l'irresistible envie de tourner les talons tant sa voix était soudainement devenue impérieuse, absolue. L'homme se raidit et son regard se vida, faisant disparaître toute émotion de son visage. A ma grande surprise, je le vis se diriger vers la sortie sans un mot, laissant la lourde porte de verre se refermer derrière lui.

« Tu vas bien ? Demanda monsieur Noyssodi en reprenant son ton doux habituel. »

Je hochais la tête en esquissant un sourire plein de gratitude. [...]"


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-
Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 14897710


Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Message par Naru le Dim 22 Sep 2019 - 12:27

Salut tout le monde!

En avant pour le concours de texte N°73 !! ^^

Le thème sera : Sauvage
Comme pour les précédent, ce thème est donc libre d'interprétation !^^ 
Vous pouvez donc autant parler de la nature, d'animaux, comme de caractère d'une personne etc... Je vous laisse vous faire plaisir ! ^^

Et comme on a pas eu trop de débordement la dernière fois, je vais retenter le coup : Pas de limite de lignes !^^
(évitez quand même les 15 pages de textes hein ! ça tiendra pas sur l'accueil !!^^)

Vous avez jusqu'au 27/10 pour poster vos textes !
A vos claviers/crayons !


Participants:


Derviche:

Au dessus des nuages:

Le ciel était immense et écrasant, il enveloppait un navire volant voguant au dessus des nuages depuis maintenant trois jours. Sous les voiles gonflées, le pont du navire était désert, irradié par les rayons du soleil. Le plafond nuageux était très bas. Le second capitaine avait mis tout le monde au repos excepté les hommes de quart*. Dans moins de six heures, il faudrait passer à travers la couche nuageuse, la pluie et peut être l’orage pour rejoindre le port de Méfalia. L’équipage devait être en pleine forme pour atterrir et effectuer le marchandage des Denrées Rares. Cependant, sur le navire volant Hélios, tout le monde faisait semblant de dormir, personne n’y arrivait réellement, à l’approche d’un aéroport la nervosité des hommes était palpable.


J’étais à l’époque jeune lieutenant, c’était mon premier embarquement à ce poste et surtout sur un navire de cette taille. Et je dois admettre que je ne faisais pas le fier. Le commandant était plutôt hargneux et rancunier. J’étais sous l’escalier qui menait au pont principal. A l’extérieur, les rayons du soleil cognaient à vous rendre fou et dans la salle des hamacs, je ne savais pas ce qui me repoussait le plus, cette chaleur lourde et humide ou cette puanteur de sueur et de linge mal séché. Le seul endroit à peu près vivable que j’avais trouvé était l’entrée de la cale où le vent s’engouffrait par moment et permettait de respirer.


A six heures je devais prendre le quart, dans moins d’une heure maintenant. Si ça n’avait tenu qu’à moi je me serais précipité au poste de commandement pour mettre fin à cette attente stressante. La peur masserait dans mon estomac, je sentais que le navire avait du retard et l’humeur du commandant n’en serait que plus mauvaise.


C’est alors que je vis le timonier Joris sortir de l’obscurité du pont inférieur. Silencieusement, tel le fantôme d’un vieux loup de mer de nuage, il s’approcha de moi. Joris les belles bottes, comme on le surnommait. Quand il avait été promu timonier, il puait tellement des pieds que l’officier lui avait prêté ses bottes pour finir sa veille sans être asphyxié. Mais après six heures de quart la puanteur qui émanait de l’intérieur des bottes était si forte que l’officier le lui avait offertes. Depuis ce jours, il se baladait avec et ne les retirait presque jamais. Heureusement pour nous.


Joris, en vieux marin expérimenté, avait lu en moi mon angoisse. Et j’admets que de l’avoir avec moi me rassurait.
« Alors on arrive pas à dormir ?  sourit-il
Pas vraiment.
Si ça continue nuit va nous tomber dessus. Héhé, ç’va être un sacré rodéo. »


A la tombé de la nuit, le vent était imprévisible car il venait de la terre et tout d’un coup il venait de la mer. Joris, paraissait tout le temps calme et prenait tout à la rigolade. Ça faisait ça grande force et un compagnon appréciable dans les moments difficiles.
Merci de me rassurer, Joris. 
Hahaha, Bah, n’aura le cap’tain avec nous ! Va s’en sortir !
Le commandant va être terrible !Je crois que j’ai plus peur de lui que du vent. Si ça se passe mal , j’aurai mon sac à l’arrivé, c’est sûr, et terminé la vie au dessus des nuages.
Meeeeuuuh noonn…. Tu connais pas l’histoire de notre vieux, le cap’tain Higgs ?
Je ne suis pas sûr de vouloir la connaître. 
Déjà, faut savoir que Higgs ne vient pas des beaux messieurs, de la noblesse comme on dit. C’était un fils de… la voix de Joris s’étrangla.
De ?
de, ch’préfère pas le dire, bref le jeune Higgs travail dans une ferme avec ses parents. Tous les jours, il voit les beaux bateaux volants passer au dessus de la ferme. Et le gosse peut pas s’empêcher de les regarder. Et ça, ça énerve son vioc. En plus Higgs lui à dit qui voulait s’engager et pas rependre la ferme. Tu m’étonnes qu’son vioc devait être en pétard.


Un jour où, comme d’hab, le jeune Higgs admirait un navire volant, voilà qu’son vioc se ramène avec tous ses copains et lui dit «  Alors fils, t’aimes les bateaux volants? Tu voudrais en voir un de près ? »Le jeune Higgs sent le piège, mais y répond quand même oui. Voilà que les fermiers sortent tous des fourches et se mettent à déplacer un gros tas de foin. Sous le gros tas de foin, y’avait un monstrueux canon avec des boulets de douze livres. Ces..la voix de Joris diminua à nouveau jusqu’à chuchoter dans mon oreille...ces pirates démâtèrent un navire volant sous les yeux du Jeune Higgs. Quand le navire s’écrasa le vioc regarda son fils et lui aurait dit «  Voilà ce que j’en fait de ton rêve ». On dit que le navire était plein d’or.


Seulement le vieux ne s’attendait pas à avoir un fils aussi bon marchand. Higgs aurait pris le cheval et serait parti en ville retrouver le propriétaire du navire. En échange, de la position et de l’identité de la bande de sauvage qui avait pillé le navire, Higgs aurait demandé une place dans une haute école de navigation.


Il aurait vendu ses parents ! Juste pour s’engager !»


Ouai, et comme Cap’taine, il a tellement fais de bénéfice qu’il aurait pu s’arrêter de naviguer depuis longtemps. Mais Higgs et la mer de nuage...c’est comme la bibine et l’ivrogne, l’air et la bouche. Tu vois c’que j’veux dire.


Il y eu un silence entre lui et moi, puis il reprit.


Alors toi, tu aimes bien naviguer ! Hein ! On le voit dans tes yeux ! 
Je n’ai rien répondu.
Si tu aimes naviguer, alors le Commandant t’aidera. Crois le vieux Joris sur parole. Viens c’est l’heure du quart ».


* faire le quart= faire la veille
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; }a:link { }

Exonear :
Vert émeraude:
Les flocons de neige accompagné de quelque trait blanc représentant le vent se serpenter autour de Naeyon et la couverture noir pailleter faisait ressortir les habits qu'elle portait.
Juste en dessous de l'image on pouvais voir écrire vert émeraude, voici le livre que je lis chaque matin en allant au collège, mais aujourd'hui était un jours spécial, j'accompagnais pour la première fois ma mère a sont travail.
Je n'étais pas très emballé de devoir la suivre du faite qu'elle ne fait jamais attention a moi, elle est froide et sans compassion, pas même pour sont fils.
Elle passe sa vie au laboratoire ou elle travail, quand je la voyait enfin de temps a autre j'avait l'impression de ne pas exister a ces yeux, ne vivant qu'avec elle j'ai apprit a me débrouiller seul, je passe mes journée a lire ce livre dont l'histoire me passionne encore chaque jours qui passe.
Le laboratoire se trouvais au milieu d'une immense foret au abord tropical, un énorme bâtiment blanc et lugubre mais qui restait discret se dévoiler a moi, on était enfin arrivé, j'ai quitter la voiture avec hâte pour échapper a la forte odeur de tabac froid qui restait coller a ma mère en permanence.
Une fois a l'intérieur elle me faisait comprendre que je devais rester dans l'espace visiteur, mais il n'y avais franchement rien d'intéresser a voir, de grand mur blanc qui se ressemblait tous, avec de temps a autre une grande porte blindé que l'on ne pouvais ouvrir qu'avec un code.
J'étais trop curieux pour rester la a ne rien faire, après avoir passer plusieurs heure a faire le tours des couloirs je m'était familiariser avec l'endroit, a certains endroit ce trouvais des trappe d'aération, je n'ai pas mis longtemps pour disparaître et me faufiler dans un de ces troue.
Après avoir chercher une sortie de l'autre coter pendant une dizaine de minute j'en avais enfin trouver une, a ma grande surprise fut ce que j'ai trouvé derrière, il n'y avais plus de mur mais une grande baie vitré qui donnait sur une forêt, a première vue elle était circulaire, elle devait l'entourer mais c'était tellement grand qu'on n'en voyais pas le bout, Elle était dense, le feuillage des arbres cachait en grande partie le centre de ces bois, seul une petite rivière ce frayais un chemin vers une petite plaine.
Elle avais beau être belle, elle émanais une aura étrange et agressive, elle me glaçais littéralement le sang alors que des goutte de sueur coulais le long de mon visage.
Quand je l'ai aperçue pour la première fois, elle était recouverte de sang... celui de l'animal qu'elle était entrain de dévoré tels une bête sauvage, ces dents arrachait la chaire crue de ce pauvre chevreuil qui gisait sur le sol encore vivant.
Elle était nue, seul le sang et la crasse présente sur sont corps l'habillais, avec de long cheveux tellement sale qu'on ne pouvais en distingué la couleur, en vue de sont apparence elle devais aussi avoir l'âge d'une collégienne.
Mes yeux curieux se sont soudain transformer en un regard apeuré, mon corps ne répondait plus, il tremblais a ne plus s'en arrêter l'envie de vomir se dévoilais sur mon visage pendant que je regardait cette scène insupportable.
Je me suis soudainement mis a voir flou, c’était les larme de peur, coulant de mes yeux qui me cacher cette abominable scène.
-MAGNIFIQUE ! S’écriât ma mère qui était derrière moi.
J'ai tourné la tête vers elle et pour la première fois j'ai vue ça vrai facette, ces bras levé en direction de cette jeune fille comme si elle l'acclamé, mais le plus effrayant était sont regard plein de satisfaction et d'enivrement.
Je n'étais plus assez lucide pour réagir normalement, j'ai commencé a courir dans une direction aléatoire pour m'éloigner le plus rapidement de ce que je venais de voir, Je ne savais pas ou j'allais et les couloir était tous identique, j'ai sauté dans la première trappe d'aération que j'ai trouvé pour rejoindre l'extérieur le plus rapidement possible sans croiser les fous qui travaillait a cette endroit.
Je me posait toute sorte de question mais la peur m’empêcher d’être rationnel, je voulais juste fuir cette endroit le plus rapidement possible, les grille d'aération était juste clipser donc il était facile de se faufiler n'importe ou.
J'avançais a plat ventre dans l'obscurité, l'espoir était de plus en plus proche, plus j'avançais vers la lumière que j’apercevais au fond de ce conduit, la satisfaction s'afficha sur mon visage quand je suis sortie de cette enfer, j'avais atterrie en pleine bordure de la foret, je me suis immédiatement enfoncé au milieu de ces bois pour fuir cette endroit, j'y était beaucoup plus en sécurité, je voulais juste rentrer chez moi et oublié tout ce que je venait de voir.
Après quelque minute j’étais déjà essoufflé, je me suis assis au bord d'un arbre pour reprendre mes esprit, mon corps tremblait encore et ma respiration était saccadé.
-A l'aide ! Je vous en supplie aider moi ...
Je répétais ces mots a voix basse sans m’arrêter alors que je me tenais la tête par les mains repensant a tout ce que je venais de voir.
Un bruit attira soudainement mon attention, les feuilles qui tombait a quelque centimètre de mon visage m’alerta !
-Qui est la ?!
Quelque chose sauta de l'arbre et m'attrapa les bras gauche violemment, me griffant au passage tout l'avant bras avant de me projeter a plusieurs mettre d'elle sur le sol.
L'adrénaline ma permis de me relever rapidement et de courir le plus rapidement possible pour fuir cette chose, mon bras me faisait tellement mal, je voulais crier mais la fuite était beaucoup plus importante.
C'était le même monstre que j'avais aperçue dans le laboratoire, après avoir vue ce dont elle était capable, il ne fallait pas qu'elle me rattrape, j'ai trébuché plusieurs fois dans ma course, mes vêtement déchiré révélait les entaille que j'avais sur le corps.
J'étais tellement dans mes pensé que je n'ai pas su voir la cascade qui se révélais devant moi, quand je m'en suis rendu compte il était déjà trop tard, je tombais depuis déjà plusieurs mètre, avant de percuter violemment l'eau me faisant perdre connaissance.
A mon réveil, une douce brise d'air venais caresser mon visage saccader par une respiration désagréable, en ouvrant les yeux j'ai pue voir la couleurs de ces pupille, un vert aussi jolie que l’émeraude, elle était a seulement quelque centimètres de mon visage, elle fit un bond de plusieurs mettre en arrière quand elle remarqua que j'étais conscient.
Cette fille était sur le défensive, gémissant quelque grognement, la position de sont corps me faisant penser a un animal sauvage, je me suis tout de suite assis me tenant le bras gauche qui me faisait encore très mal, sans avoir aucune idée de comment réagir face a elle.
C'était bien la première fois que je voyait une personne humaine se comporter comme une bête, mais si elle était en face de moi cela voulais dire que j'étais dans l'enclos est non a l'extérieur du laboratoire.
-Qui .. qui.. qui est tu ? Suivie d'un petit gémissement de douleurs.
Elle me regardait intensivement sans répondre n'y montrer aucune réaction a ma question, alors que le sang coulais le long de mon bras et les habit que je portait était trempé.
Je lui ai poser une deuxième fois la question sans toujours aucune réponse, savait-elle parler ? A part les petit grognement qu'elle poussait elle n'avais rien dit.
On c'est observer un long moment sans qu'aucun de nous deux ne prennent une seule initiative, il n'y avait que les feuilles emporter par le vent qui daignait bouger, je ne savait pas non plus comment agir, moi qui suit tellement mal a droit dans mes geste.
J'ai alors prit mon courage a deux mains, je me suis lever et un pas après l'autre je m'avança vers elle, mais elle en avais décider autrement, elle poussa un grand crie strident a m'en détruire les oreilles et a en tomber les fesses a terre.
Puis soudainement sans aucune explication sont comportement a totalement changer, c'était même assez troublant, elle s’avançait prudemment vers moi, ces narine montrer qu'elle sentait quelque chose en ma direction, ces grand yeux rond elle regardait avec insistance en direction de la poche de mon pantalon, comme si quelque chose l'attirait.
En y repensant j'avais une tablette de chocolat dans ma poche que j'ai immédiatement sortie, elle était en mauvaise état a cause de la chute dans la rivière mais le plastique qui l’emballais l'avait protéger.
Co... comment avait elle pu sentir l'odeur du chocolat !
Elle le regardait avec une tels insistance la salive lui coulant le bord des lèvres, je lui ai alors tendu la tablette lentement, mais elle fut beaucoup plus rapide que moi, n'y une n'y deux elle avais disparu l'emportant avec elle.
Plus les minutes passait est plus je la trouvait intéressante, mais le plus important était que je sorte de cette endroit avant que l'on m'y découvre, je me suis donc mis a remonter le cour de la rivière pour retrouvé mon chemin dans cette foret.
Tout les arbres ce ressemblait et il n'y avait rien pour m'aider a retrouver la sortie, juste quelque animaux qui se baladait, mais qui était très vite effrayait par ma présence.
Sur la route je me posait beaucoup de question, pourquoi était elle la ? Pourquoi dans cette état ? Qu'elle est le réel travail de ma mère ? Les humain sont bien plus horrible et sauvage que les animaux, ce laboratoire en était la preuve même.
J'ai retrouvé mon chemin après dix longue minutes de marche, fallait dire que je n'étais pas en très grande forme, j'étais blessé et mes vêtement était encore mouillé, malheureusement je n'étais pas le seul devant la sortie, j'entendais derrière moi le bruit des branche craquer par la force des pas qui les écrasait.
Elle était derrière moi, me suivant a coup sur depuis le début, j'ai eu un énorme fou rire en voyant sur visage couvert de chocolat, pendant qu'elle me fixait d'un air curieuse.
Par réflexe j'ai sortie un mouchoir humide de ma poche pour la débarbouiller, étonnamment elle ma laisser lui nettoyer le visage, elle bronchait un peux certes, surtout qu'elle n'avais pas que tu chocolat sur le visage mais aussi beaucoup de crasse et de sang sécher.
Je n'ai remarqué que maintenant qu'il n'y avais pas que ces yeux qui était magnifique, elle était tout simplement jolie, a travers sont comportement elle rester une jeune fille de mon âge.
Nous ne vivions pas dans le même monde, avais elle déjà vue le l'extérieur ? ou juste un autre être humain.
Toute fois je ne pouvais pas rester la éternellement, je suis donc repartie par la où j’étais arrivé, j'ai commencer a me faufiler par le conduit d’aération refermant au passage la grille derrière moi, la jeune fille se mis désespérément a essayait de l'ouvrir sans succès.
C'est a se moment la que je l'ai vue pour la première fois sont regard triste, ce qui ma fait beaucoup de peine pour elle, mais je ne pouvais rien faire de plus, sous peine de nous mettre en danger autant elle que moi.
Plusieurs semaines se sont écouler par la suite, ma mère qui était tellement occupé par sont travail n'a même pas remarquer les blessure que j'avais sur le corps, je n'arrivait même plus a la regarder en face, les seul mots qu'elle ma dit, c'était pour me faire comprendre de ne jamais parler de ce que j'avais vue pour ma propre sécurité.
Depuis ce jours, je ne pouvais plus aller a l’école, elle me forcer a la suivre constamment, mon seul moment de répit était quand elle travaillait, je rester des heures a regarder l'enclos derrière cette grande baie vitrée.
Mais je ne la voyais plus, aucun signe de cette jeune fille, chaque jours qui passait sans la voir me rendait de plus en plus inquiet et perplexe, ma curiosité était elle de plus en plus grandissante et l'envie de la voir devenait plus en plus forte.
Un matin, en me levant j'ai finalement prit un grande décision, il fallait que je retourne la voir le plus discrètement possible, c'était risqué mais je devait avoir le cœur net, j'ai préparé un sac avec quelque affaires, des livres et plusieurs barres de chocolat pour elle.
J'avais la chance d'être invisible lorsque que j'étais au laboratoire, personne ne faisait attention a moi, il était trop occupé par leurs expériences, j'étais limité a certaine zone, mais j'avais accès au couloir de l'enclos depuis que je l'avait découvert.
Je me suis donc précipiter dans le même passage que la dernière fois, il n'y avais aucune caméra et le forêt de l'enclos était immense, je pouvais donc réussir a ne pas être vue sans avoir a me cacher constamment.
Au moment que je suis arrivé a destination que j'ai enfin compris pourquoi elle avait disparue, elle m'attendait depuis tout ce temps ou je l'avais laisser, la lueur que j'ai vue dans ces yeux quand elle ma vue était magique et le petit sourire qu'elle a eu l'était encore plus.
Elle a beau avoir grandit comme une sauvage, je pense qu'elle peut se sociabiliser et s'attacher a une personne, car après tout elle reste humaine comme nous.
J'ai immédiatement sortie le chocolat de mon sac pour lui en donner, une fois de plus elle était concentrer sur le chocolat, avec ces grand yeux rond remplis de bonheur a la vue de la nourriture.
Cela me rendait étonnement heureux de la voir comme cela, étais-ce de la compassion ? Je commençais sans m'en rendre compte a m'attacher a elle.
Étant dans mes penser, je n'avais pas vue qu'elle m'avais déjà prit les tablettes qui était dans mes mains, je le regardait essayé désespérément de croquer dans le plastique, cette scène était a mourir de rire, j'en avais les larmes a l’œil.
-Attend c'est pas comme ça ! Lui dit-je en continuant de rigoler.
Je lui ai reprit le chocolat des mains pour retirer l'emballage plein de sa bave, mais elle n'étais pas du tout contente a en voir ces joue gonfler et d'entendre des crie de mécontentement tels une enfants capricieuse.
Il ne lui a pas fallu longtemps pour reprendre le chocolat qui a disparu aussi vite au fond de sont estomac.
-Tu ne sait vraiment pas parler ?
-Na ! Na ! Na !
Ce sont les seules mots qui sont sortie de sa bouche, elle ne comprenait vraiment rien a rien !
L'instant d'après elle avais saisie mon bras me tirant vers elle pour que je la suive, je l'ai donc accompagné sans poser de question alors que l'on s’enfonçait de plus en plus dans l'obscurité de la foret.
Au bout de longue minute de marche a travers de grande racines qu'il fallait enjamber pour passer, nous étions arrêter devant un immense arbre, je n'en avais jamais vue un aussi grand, il était difficile d'y faire le tour et impossible d'en voir le bout.
La jeune fille avais disparue dans un trou assez grand pour qu'un adolescent puissent y passer, je me suis hâter de la suivre, ce que j'ai vue derrière était encore plus surprenant, dans l’arbre ce trouvais une énorme pièce.
Elle devait certainement vivre ici, il y avais une odeur désagréable, l'air était humide mais la température agréable, elle c'est empressé d'aller chercher quelque chose au fond de cette salle pour me le ramener, c'était un bout de viande crue !
J'ai tout de suite compris qu'elle m'en faisait cadeaux pour le chocolat que je lui avait donner,
l'émanation de la viande était insupportable, je me suis mis a tousser, j’étais a deux doigt de vomir mes tripes.
Mais elle me regardait avec tellement d’insistance que je me sentais obligé d'y goutter, et effectivement le goût était a la hauteur de l’effluve qu'elle dégageait, comment pouvais telle se nourrir de ça ? Alors qu'un arôme horrible restait au fond de ma gorge.
Je me suis empresser de passer a autre chose pour détourner sont attention, ces alors que j'ai vue une sorte de cascade qui coulais au fond de la pièce !
J'ai immédiatement sortie de mon sac un gel douche, un shampoing et des affaire que j'avais apporter, je l'ai alors attraper et jeter dans l'eau, je me suis débattue de longue minute avec elle car bien entendu elle était pas de cette avis, l'eau était chaude, c'était agréable.
Après un combat intense, j'ai enfin réussi a commencer a la laver, enfin non, elle a commencer a se battre avec le shampoing qu'elle avais sur la tête, jusqu'à ce que la mousse atteigne ces yeux et remporte le combat par ko.
Après cette longue douche elle ne ressemblait plus a un animal, mais a une véritable jeune fille, elle était vraiment jolie, ces cheveux long et brun était beaucoup plus présentable ainsi, ça peau n'étais plus recouverte de crasse et les vêtement lui allait parfaitement bien qu'un peux trop grand.
La nuit commençais a tomber et la fatigue se faisait ressentir, je me suis assis sur le tas de feuille qui lui servait de lit, j'ai ensuite sortie de mon sac mon livre préféré, elle c'est tout de suite rapprocher de moi regardant le livre avec insistance, elle n'avais sans doute jamais vue ce genre de chose de ça vie, soudain une idée me vain a l'esprit !
-Tu t’appellera Nayeon !!
c'était le prénom de l’héroïne de cette histoire, vue que je ne connaissait pas sont nom, celui la lui irait parfaitement bien !
-Na! Na ! Na !
Une fois de plus ce sont les seule mots qu'elle prononça en me regardant, elle semblait tellement joyeuse, l'image du monstre que j'avais vue la première fois avait totalement disparu.
Elle ces assise a coter de moi, j'ai commencé a lui lire l'histoire a haute voix, même si elle ne me comprenait pas elle m'écouter attentivement tout en ayant les yeux obnubilé sur les dessins du bouquin, nous nous sommes endormie lentement avant que je ne puisse finir l'histoire.
Au fils du temps j'ai prit l'habitude de souvent venir la voir, plus les mois et les années passait et plus j'allais lui rendre visite, elle aimer ma présence et moi la sienne.
Je lui apportait a chaque fois une friandise différente et de nouveau livres, avec le temps je lui avait apprit a parler et a lire.
Depuis elle gardait avec elle le premier livre que je lui avait apporter le dévorant tout les soirs.
Je lui apprenait aussi les bonne manière, je pensait peut-être un jours la faire sortir de cette enfer, tout ça sans que le laboratoire ne s'en rendent compte, j'ai apprit au cours du temps qu'il ne la considérer plus comme une expérience et donc il la laisser livrer a elle même jusqu'au jours ou elle disparaîtrait.
Mais plus le temps passait plus il se passait des choses bizarre, des marque étrange apparaissait sur le corps de Naeyon, sont état de santé devenait préoccupant, elle était de plus en plus faible, a ce stade la je ne pouvais plus rester la a ne rien faire.
La première chose a que je suis aller faire était d'essayer de trouver des information auprès de ma mère sans qu'elle se doute que j'allais souvent la voir, je me suis permis de lui poser la question sur l’état de santé de Nayeon.
-Pourquoi elle t'intéresse ? C'est une expérience raté ! Tu ne devrait même pas te soucier d'elle, aujourd'hui on se sert d'elle pour tester des virus que l'on a injecter dans l'eau qu'elle boit.
Elle ma dit ces mots dénuer d’émotion, sont regard était vide, sont indifférence était horrible, alors que mon cœur me faisait tellement mal, j'étais entre la colère et la peur de ce qu'il pouvais lui arriver.
Je suis sortie du laboratoire sans dire un seul mots, arriver dehors je ne pouvais plus contenir ma colère, j'ai frappé un mur tellement fort que le sang giclas de mes mains sur plusieurs mettre alors que je criait de colère si fort que l'on pouvais m'entendre a plusieurs kilomètres.
Je suis rester plusieurs heure au milieu de nul part, sous un torrent de pluie le corps tremblotant et geler, j'étais tellement dans mes pensée que rien autour de moi n'aurai pu me distraire.
J'ai passer 3 jours allongé sur mon lit a essayé de trouvé une solution pour sauver Nayeon, mais aujourd'hui c'est mon dix-huitième anniversaire, je veux le passer avec elle sans me soucier du reste, et ce jour la je suis arriver plus tard que d'habitude.
Mon impatience de la voir ces transformer en un sentiment indescriptible quand je suis arrivé devant elle, Nayeon était allongé sur le sol, le corps marqué par des taches grisâtre le corps tremblotant au sol.
J'ai immédiatement couru vers sont elle, la secouant en criant en boucle sont nom, elle a soudainement ouvert les yeux doucement, me regardant avec ce sourire poignant, c'est cette expression qui ma fait comprendre qu'il était trop tard pour la sauver.
J'avais tellement de choses a lui apprendre et lui montrer, j'ai pas mis longtemps pour me décider ou je voulais passer mes derniers moment avec elle, je l'ai attraper sur mon dos, je me suis mis a courir a travers la foret en direction de la porte principal de l'enclos, avec le temps j'avais apprit le code pour traverser toutes les portes et je voulais tenter ma chance et d’emmener Nayeon loin d'ici.
-Que fait tu ? Me demanda telle d'une voix fatigué.
Je n'arrivait pas a lui répondre, mais les larmes de mon visage et le faite que je l'ai serrer plus fort a cette instant voulait tout dire, a sont tour elle a serrer ces bras fort autour de mon cou et je l'ai senti sourire.
Elle me donner la force de sortir encore plus vite de cette endroit, Je courrait a travers les couloir lugubre du labo, passant toutes les portes une par une avant que l'alarme ne se mette a retentir, ce bruit sourd s’éloignait peux a peux au fur et a mesure que je courrais de plus en plus vite le plus loin possible de ce laboratoire.
Je savait exactement ou je voulais me rendre, je donnait le meilleurs de moi même pour y arriver le plus rapidement possible, sentir ça respiration s'écraser sur mon cou me donner le courage nécessaire pour oublier la fatigue qui se montrer présente.
Nous étions enfin arrivé a destination, avec en prime un magnifique couché de soleil, nous étions au sommet d'une colline, l'endroit ou j’adorai me rendre seul pour lire coupé du monde.
Au milieu se trouvait un grand et majestueux cerisier pleureur, d'un coter l'on pouvais voir la ville pleine de lumière, de l'autre se trouvais un grand lac reflétant les dernier rayon de soleil.
Je l'ai adossé sur l'arbre en direction de la ville, elle n'avais jamais vue la civilisation, c'est yeux était éblouissant a la vue de ce paysage que l'on pouvais trouvé banal, elle le trouvais magnifique, ça fatigue laissait place a un sublime sourire éphémère.
Elle sortie de ces vêtement notre livre préféré, celui qu'on avais prit l'habitude de souvent lire ensemble, puis elle me regarda avec un grand sourire accompagné de nombreuses larmes.
-Peux tu me le lire une dernière fois… ?
Toutes la tristesse que je ressentait ne me donner pas la force de répondre, j'ai juste prit le livre et me suit assis a coter d'elle, Nayeon posa sa tête sur mon épaule pendant que nous regardions le livre que je lui lisait.
Elle posa ça mains gelé sur les cicatrice de mon bras gauche, elle était gravé en moi nous rappelant notre première rencontre, pendant ce temps je m'efforcer de continuer a lire alors que les larmes qui coulais de mon visage me rendait la lecture plus que difficile, je ne faisait que réciter ce texte que je connaissait par cœur.
-Merci …
Ce sont les derniers mots qu'elle prononça avant que se grand et long sommeil ne l'emporte, sont visage était paisible, alors que sont derniers souffle me résonnait a l'oreille et que ça mains ne tombe lentement sur le sol.
La lueur de ces yeux vers émeraude venais de s'éteindre devant le plus triste et inoubliable coucher de soleil que je n'avais jamais vue.

Naru:
Reine Guerrière:

 _Il était une fois, un jeune Prince fougueux, aussi beau qu'intelligent, mais qui cherchait sa place en ce monde. Désireux de prouver sa valeur, il parcourut le vaste pays, s'intéressant aux nombreuses légendes, aux créatures mythiques et aux conseils des Sorciers qu'il croisait en chemin. C'est ainsi qu'il partit au secours d'une jeune femme, emportée par un dragon. Elle était d'une beauté que jalousait toute créatures vivantes et le Prince, comme tout autre homme avant lui, ne fit pas exception à son charme. Il combattit bravement l'énorme monstre et, soutenue par un grand sorcier, finit par défaire la bête et sauver la jeune femme. Dans sa grande mansuétude, le Prince ne tua pas le Dragon. Il avait appris que ces créatures très rares avaient un goût prononcé pour les belles choses et les gardaient jalousement auprès d'elles. Ainsi, il ne pouvait blâmer la créature d'être, elle aussi, tombée sous le charme de la jeune femme. Il laissa au soin de son ami sorcier de s'occuper de la bête sans la tuer. Le Prince devint Roi et sa compagne, la plus belle Reine qu'il n'y eut jamais. 
Le silence se fit et je soulevais un sourcil.
L'homme, à genoux sur le tapis de soie, s'éclaircit la gorge, mal à l'aise.
_Alors que les années passèrent en paix sous le règne du Roi et de la Reine, le sorcier fit construire une tour, au sommet de laquelle le Dragon défait veillerait. L'intérieur de la tour renfermait un labyrinthe complexe où, le temps faisant, de nombreuses et dangereuses créatures y furent enfermées. Nombreux furent les aventuriers et les chevaliers en quête de gloire qui se risquèrent dans le labyrinthe, mais aucun ne put terrasser le dragon comme le Roi l'avait jadis fait et personne ne ressortit jamais de la Tour. Enfin, un heureux événement vint illuminer la vie au château. La Reine était enceinte. Elle mit au jour une fille. Une Princesse qui...
Mon claquement de langue irritée fit stopper l'homme dans sa lecture. Il leva des yeux implorant vers moi.
_Voilà un mensonge bien plus éhonté que les autres.
L'homme perdit quelques couleurs. Le haut de son crâne était dégarni et son ventre proéminent faisait craquer le tissu de son pourpoint à chacune de ses respirations. Une moustache blonde bien soignée venait souligner un visage aux joues rebondies.
_O..oui... Il...Il est vrai que....
Je ne lui laissai pas le temps de continuer et tournais mon regard vers la haute fenêtre qui donnait sur la ville en contre bas.
_Je me demande comment réagirait le peuple en entendant la vraie version ?
L'homme couina de terreur et son visage devint blême.
_Ma.... Ma Reine.... cela... cela ne pourrait...
Un sourire amer étira mes lèvres.
_Une Reine qui ne donna pas naissance à une, mais à deux Princesses ! Des Jumelles.
Aussitôt, l'homme serra la petite chaîne qu'il avait autour du cou et déglutit, mais je continuais, presque sur un ton de défi.
_Des Jumelles. Un signe de grand malheur et de mauvais présage, une malédiction que le Roi ne pouvait supporter. N'est-ce pas ? Un Roi cupide et peureux, arrogant et prétentieux comme aucun conte n'en fait mention. Un Roi qui décida de tuer, son enfant, sa seconde Princesse.
Un couinement d'horreur et de honte se fit entendre.
_Tu veux entendre ma version, Intendant ? La version bien moins enjolivée que celle qui se joue partout dans le royaume ? Tu veux savoir ?
Le silence seul me répondit, mais je décelais dans ses yeux, en dessous de la crainte que je lui inspirais, une curiosité malsaine qui ne demandait qu'à être comblée.
Avec un sourire que je rendis apaisant, je m'asseyais convenablement sur mon trône ourlé d'or et d'argent.
_Alors écoute bien.




***********




De mes premiers souvenirs, je n'ai que de vagues images. Des sensations. Une chaleur, une douceur.
Abandonnée bébé, j'aurais dû mourir de faim, de soif ou dévoré. Mais le sort en avait décidé autrement. Ma mère en avait décidé autrement.
Mes premières années, je les avais passées sous sa coupe, toujours à me protéger dans son pelage, à m'abreuver de son lait, à me nourrir de viande crue. J'avais appris à marcher comme elle, à grogner et siffler, à mordre et à jouer.
Mais je n'étais pas une chimère et je ne l'ai su que bien plus tard. Je n'étais pas dotée de griffes, ni de poils, je n'avais pas de mâchoire capable de briser des os, je ne pouvais me déplacer aussi vite sur le sol de pierre du labyrinthe. Alors j'avais évolué autrement.
Plus agile, plus rusée, j'avais trouvé un semblant de place dans un monde sombre, rythmé par le flamboiement des torches le long des murs, qui s'allumaient et s'éteignaient seules. Avec le temps, j'avais grandi. J'étais alors nue et ma peau fragile ne résistait pas comme la sienne aux attaques des autres bêtes. Mais ma mère était avec moi. Protectrice.
Est-ce possible pour une bête d'aimer ? Répondait-elle à un instinct primaire ? Aujourd'hui encore, je ne saurais le dire. Mais elle avait été là. Elle m'avait protégé et nourri, m'avait éduqué et endurcie. Elle léchait mes blessures et jouait avec moi. Elle avait été ce que personne d'autre n'a jamais été.
Son pelage touffu avait grisonné avec le temps, mais ses crocs étaient restés aussi aiguisés que les plus fines lames. Son museau de loup venait régulièrement se fourrer dans mes cheveux sales, sa queue, faite d'écailles, s'enroulait autour de moi pour me soutenir. Ses quatre yeux me surveillaient avec douceur.
C'était ma mère.
Mais plus je grandissais, plus elle vieillissait.
Il me fallu chercher à manger pour elle. Chasser d'autres créatures n'avait rien d'une partie de plaisir. Ma peau n'offrait pas une protection efficace, mais j'avais compris que la saleté qui la recouvrait cachait mon odeur. J'avais ramassé et amassé d'étranges objets brillants que j'avais trouvés en jouant dans des tas d'ossements. Des petits couteaux que je ne me lassais pas de regarder à la lueur des flammes, renvoyant des images incongrues. Jusqu'à ce que, dans ma lutte avec une autre chimère, j'en trouve un usage bien plus important.
A partir de cet instant, la chasse était devenue bien plus productive.
La Tour renfermait toute sorte de créatures. Des loups de prairie, des serpents vénéneux, des félins gris... Les plus dangereuses créatures s'étaient éparpillées dans les étages tandis que les moins fortes avaient fait main basse sur la base de la Tour. A cette époque, je ne m'éloignais que peu du territoire acquis par ma mère, mais l'habileté au couteau aidant, je commençais à assouvir une curiosité dévorante pour mon habitat.
Elle mourut un soir.
Elle ne bougeait plus, sa respiration ne soulevait plus ses côtes musclés, son cœur ne tambourinait plus, ses yeux s'étaient fermé. Elle était partie.
Je ne sais pas si j'ai pleuré. Je me souviens simplement du sentiment de tristesse immense qui m'avais envahi. Et de la colère aussi. Une colère qui me permit de survivre dans mon monde devenu bien plus hostile et effrayant. Mais elle m'avait apporté un cadeau. Car quand les torches s'éteignaient pour la nuit, je pouvais voir aussi clairement qu'en plein jour. Mes sens étaient bien plus développé qu'un être humain ordinaire. Et je me battais à armes égale avec les créatures qui croisaient mon chemin.
J'étais sa fille. Je le suis toujours.
J'avais douze ans lorsque je rencontrais pour la première fois un humain.
J'avais alors grimpé dans les étages de la Tour, devenant plus forte et plus dangereuse avec le temps, avec l'habitude. Je m'étais mise debout et la portée de mes coups ne s'en était trouvé qu'améliorer. A vivre dans un labyrinthe, on finit par en connaître les subtilités. Je savais où trouver de l'eau pure et où me reposer tranquillement.
Ce fut près d'une source d'eau que je la vis pour la première fois.
Il s'agissait d'une femme, même si en cet instant, je n'aurai pu reconnaître une femme d'un homme. Elle était bien plus grande que moi et son corps était recouvert d'une couche grise qui semblait solide et qui luisait lorsqu'elle s'approchait des torches enflammées. Les cheveux blonds avaient attiré mon attention. Ils ne lui descendaient pas sur le visage comme les autres créatures, ils ressemblaient plus aux miens. Tout dans sa manière de se mouvoir me rappelait ma propre façon de bouger. Mais sa peau grise semblait l'empêcher d'être aussi agile que moi.
Je l'observais se pencher sur la source et remplir quelque chose.
Ma curiosité et mon instinct prirent le dessus.
L'attaque avait été rapide, bien trop pour qu'elle puisse éviter le couteau qui étincela, mais ce devait être une guerrière aguerrit, car elle avait senti mon mouvement et s'était retournée. Ma lame avait pénétré sous l'aisselle, mais si elle s'était plantée sous la peau, le mouvement de la femme avait coincé le couteau entre deux côtes.
Un coup de pied me rejeta avec violence à quelques mètres tandis qu'elle émettait des sons bien étrange. Elle avait glissé le long du mur, un sang chaud et poisseux se déversant de la blessure. Je m'étais relevée, mais je n'attaquais pas.
Elle me parlait.
Je ne peux retransmettre ses paroles. C'était la première fois qu'une créature émettait ce genre de bruit. Son visage semblait étonné et ses deux yeux gris me dévisagèrent avec une étrange curiosité. Malgré la blessure, le son qu'elle produisait avec sa bouche semblait rassurant. Elle faisait un geste étrange avec sa main.
Je l'ai observé avec la plus grande des curiosités, mais je n'étais pas assez stupide pour m'approcher d'une créature aussi dangereuse tant que le couteau n'avait pas fini son office. Le poison dans lequel j'enduisais mes lames était puissant, mais j'en étais immunisée. La femme succomba sans me quitter des yeux et j'hésitais avant d'aller récupérer mon arme, car ce regard m'effrayait. Il était différent de celui des bêtes desquelles je me nourrissais. Différent de celles que je combattais.
Trop proche du mien.
Par la suite, je m'aventurais plus loin dans le labyrinthe et j'observais les humains qui y passaient. Certains étaient en groupe, de différentes tailles et corpulence, certains avec des peaux grises, d'autres marrons et odorantes. Certains avaient de longues lames, d'autres des bâtons. Leurs voix résonnaient parfois fort dans les couloirs et la curiosité me dévorait. Les bruits qu'ils émettaient entre eux devaient avoir une signification précise, car soit d'autres bruits venaient y répondre, soit leurs comportements changeaient.
Je me cachais d'eux. Je les espionnais dans le noir, dans les recoins qu'ils ne connaissaient visiblement pas. J'évaluais leurs forces, leur façon de marcher, leurs manières de vivre. Je leur étais à la fois semblable et différente. Et cela m'intriguait beaucoup. Je suivais leurs déplacements, les regardais tuer et être tué. J'identifiais quelques objets utiles qu'ils transportaient avec eux et que je récupérais sur leurs cadavres la nuit. J'étudiais les expressions de leurs visages et en déduisais leurs comportements.
J'avais fini par comprendre le sens de certains mots, les répétant même parfois lorsque je me retrouvais seule. Intriguée par les propres sons que pouvaient émettre ma voix.
Le groupe se faisait parfois décimer par une bête et j'attendais alors d'en trouver d'autres à observer.
J'étais sauvage mais maline. Je ne m'attaquais pas aux bêtes qui arrivaient à les massacrer. Mais j'observais les combats avec l'intention de défier l'animal quand j'en aurais compris les faiblesses.
Laisser mourir les autres au profit d'informations était déjà une idée qui avait germé chez moi. Une idée et une façon de faire qui m'a bien servi aux cours des années qui suivirent.
Quoi qu'il en soit, ma deuxième rencontre avec des hommes ne se passa pas de la même manière. Car ceux-là n'étaient pas venus se mesurer au labyrinthe.

Ils étaient venus pour moi.

Sagiga :
Howling Wolf:

Je tournais sur moi-même, la main droite fermement agrippée à la longe qui meurtrissait mes paumes, laissant des marques rouges et des cloques entre mes doigts. Le jeune étalon que je m'efforçais de faire trotter en rond se refusait à ralentir le rythme. Il avait été capturé quelques semaines auparavant, n'avait pas encore de nom mais j'aimais l'appeler Crêpe. Comme d'habitude j'avais imaginé un nom bien plus poétique « Crépuscule », mais c'était finalement bien plus court et pratique de l'appeler simplement Crêpe.
« Crépuscule » parce que comme à cet instant, les rayons du soleil couchant dansaient sur sa belle robe marron et il semblait presque prendre feu. Il était d'une beauté à couper le souffle, dans tous les sens du terme … Si bien je me rappelai soudainement de respirer alors qu'il me fixait de ses pupilles noires, sa crinière ondulant légèrement entre ses oreilles. Je posais une main sur son museau.
– Qui t'as dit d'arrêter de trotter ? je grognai sans conviction.
Pour toute réponse il secoua vigoureusement la tête puis s'éloigna au pas d'un air nonchalant. Je soupirai. Il avait assez donné pour aujourd'hui et moi aussi, il était temps de se reposer.
Du haut de mes 22 ans, j'avais déjà débourré plus d'une centaine de chevaux sauvages. J'avais hérité cette passion de mon père, qui possédait l'un des plus grand haras de la région. Depuis l'enfance, je passais mes journées dans les écuries, à tel point que j'avais vite cessé d'aller à l'école. C'était ma mère qui avait pris la responsabilité de m'instruire et j'avais accepté ce compromis si cela me permettait de passer plus de temps auprès des chevaux. Très vite j'avais développé un certain don pour le dressage, et mon père, en excellent homme d'affaire, m'avait fait travailler pour lui dès mes 16 ans.
Mon monde se résumait au ranch, aux écuries, et à ces superbes créatures.
Jusqu'à ce jour. Jusqu'à ce jour où je ramenai Crêpe dans son box, et que je remarquai qu'il n'y avait pas assez de paille. Que j'allai à la grange d'à côté, munie de ma brouette et une fourche posée en équilibre sur mon épaule. Jusqu'à ce que je remarque, en levant la tête, l'homme qui était allongé au milieu de la paille.
Je remarquai tout de suite sa peau mate, ses yeux en amande exorbités et ses longs cheveux noirs ébouriffés.
Un Indien.
Ma fourche tomba sur le béton et le bruit me ramena à moi, j'ouvris la bouche pour hurler.
J'émis à peine un couinement. Je suffoquais, une main si fermement plaquée sur mes lèvres qu'elle m'empêchait de respirer. Je me sentais prisonnière de son étreinte puissante, son odeur de terre et de sang me prenait au nez.
– Calme.
Sa voix, grave et légèrement tremblante, me surprit, et je cessai de me débattre. Il attendit pendant quelques secondes qui me parurent des heures, immobile, son corps essoufflé contre le mien, nos deux cœurs battant plus furieusement l'un que l'autre. C'est à cet instant seulement que je remarquai qu'aucune lame ne me menaçait, et que si ses mains me tenaient fermement, elles ne me blessaient pas. De toute évidence, il était aussi effrayé que moi et ne me voulait pas de mal. Il retira sa main, la faisant lentement glisser le long de mon cou, puis sur mon épaule où elle s'attarda. J'avais la gorge nouée quand je parlai :
– Je ne vous veux pas de mal, mais vous n'êtes pas le bienvenu ici.
– Une nuit. Pour se reposer.
J'ouvrai et refermai la bouche sans émettre un son. Si je ne le dénonçais pas, il allait peut-être profiter de la nuit pour voler nos chevaux, ou mettre le feu au ranch. Mon père ne me pardonnerait jamais cette erreur, et je pourrais dire adieu à ma carrière de dresseuse. Je n'étais pas prête à prendre ce risque.
Je me tournai vers lui et il s'écarta d'un pas, comme soudainement gêné par notre proximité. Il était un peu plus grand que moi, avec un visage aux traits anguleux, si caractéristiques de son peuple. Il se tenait légèrement courbé, peu à l'aise, tandis qu'il me fixait de ses grands yeux noirs. Cherchant à fuir ce contact, étrangement plus intime que lorsqu'il me tenait contre lui, j'avisai alors la jambe gauche de son pantalon qui était imbibée de noir.
Pas de noir. De rouge. Du sang coulait le long de sa jambe et son pied baignait dans une flaque qui s'élargissait bien trop vite. J'étouffai un cri.
– Vous êtes blessé ! Mon Dieu, tout ce sang !
– Juste besoin de repos. Je partirai à l'aube.
Il n'avait pas juste besoin de repos. Il allait mourir dans cette grange si sa blessure n'arrêtait pas de saigner. J'ignorais pourquoi je n'étais pas autant terrifiée par cet Indien que j'aurais dû l'être, mais c'était sans doute la raison pour laquelle je ne pouvais me résoudre à le laisser mourir.
– Cachez-vous bien, j'ordonnai. Ne faites aucun bruit, ne vous montrez surtout pas. Je vais revenir, attendez mon signal pour vous montrer. Je sifflerai.
Je sifflai quelques notes, il hocha la tête. Je pris le temps de remplir ma brouette de paille, évitant soigneusement celle qui était tâchée de sang, et sortit de la grange prudemment, en espérant n'éveiller aucun soupçon.
Après être repassée rapidement par le box de Crêpe, je me ruais chez moi. Je tombai nez-à-nez avec mon père :
– Tu rentres bien tard ! fit-il remarquer.
– Crépuscule me donne un peu de fil à retordre, répondis-je en lui rendant son embrassade.
– « Crépuscule », releva-t-il en levant les yeux au ciel. Je n'y crois pas, aucun mustang ne résiste à ma fille.
– Il ne résistera pas bien longtemps, mais j'aimerais passer la nuit avec lui.
C'était quelque chose que je faisais parfois, pour nouer un lien avec l'animal. Ça n'avait rien de très conventionnel, mais je savais que mon père me laisserait faire. Le prétexte était parfait.
Ma mère surgit à ce moment-là dans le salon :
– Tu vas encore passer la nuit dehors Ann, chérie ? L'automne est là, les nuits se refroidissent !
C'était à mon tour de lever les yeux au ciel.
– Je prendrai une couverture chaude, et puis dormir à côté d'un cheval, ça tient chaud.
Elle grommela et repartit dans la cuisine. Je l'entendis crier :
– Tu prends quand même quelque chose à manger !
Soit.

J'allumai l'unique lampe à huile suspendue à l'entrée de la grange et soufflai ma bougie. Il fallait éviter au maximum de se déplacer avec une flamme au milieu de la paille sèche.
Je sifflai doucement et patientai. J'entendis son pas traînant se rapprocher avant même qu'il ne pénètre dans le halo de lumière de la lampe. La faible lumière vacillante durcissait ses traits, ses cernes semblaient plus noires, ses joues plus creusées. Je lui montrai le tabouret que j'avais ramené :
– Asseyez-vous, je dois m'occuper de votre blessure.
Mes joues me brûlèrent quand, stupéfaite, je le regardai enlever laborieusement son pantalon. Je n'avais pas vraiment pensé à ce détail et je me sentais terriblement confuse. Heureusement, sa tunique tombait jusqu'en haut de ses cuisses, juste au-dessus de l'immonde plaie qui barrait sa jambe gauche.
J'avais porté tout le nécessaire, avec une bassine d'eau et du savon, je nettoyais précautionneusement la blessure. Il ne disait absolument rien, se contentait de gémir ou grogner de temps à autre. Notamment au moment où je versai le whisky bas de gamme piqué à mon père sur sa chaire à vif. Il grimaçait en m'aidant à enrouler la gaze autour de sa cuisse, en serrant bien.
La plaie était profonde, mais je n'avais pas les compétences pour la recoudre, et le saignement avait nettement ralenti après l'avoir bien nettoyée et désinfectée. J'espérais que maintenir le bandage bien serré suffirait à ce qu'elle se referme d'elle-même.
L'indien attrapa mes mains et m'offrit le regarde le plus sincère du monde :
– Merci.
Je rougis à nouveau, et cherchai un prétexte pour dégager mes mains. Je brandis le sandwich que ma mère m'avait préparé.
– Vous avez été courageux. Vous devez être affamé.
Je nettoyais le sang sur le sol pendant qu'il mangeait sans hâte son repas, comme savourant chaque bouchée. Combien de temps avait-il erré, blessé, avant d'arriver ici ? D'où venait-il ?
Comment s'appelait-il ?
J'avais tant de question à lui poser, la méfiance avait fait place à la curiosité. Ces quelques heures en sa compagnie avaient suffi à me convaincre que cet homme n'avait rien d'un sauvage, ni d'une bête, ni d'un être inférieur. En fait, il me ressemblait si peu et tellement à la fois que c'en était troublant.
Il leva les yeux vers moi, me surprenant en train de l'observer. Il sembla hésiter puis me tendit le reste de son sandwich. J'éclatai de rire, touchée par cette innocente générosité.
– Non, non, pardon, vous pouvez tout manger ! Vous en avez plus besoin que moi.
– J'insiste, dit-il. Un repas est mauvais quand il est pas partagé.
– Vous osez donc critiquer la nourriture que je vous offre ? répliquai-je sur un ton taquin en m'approchant.
Comme il me tendait toujours le sandwich, je ramenai mes cheveux en arrière et me penchai pour mordre dedans.
– Je voulais juste que tu te rapproches.
J'avalai de travers et manquai de m'étouffer. L'indien impassible, me regardait d'un air faussement inquiet. Je tentais de mon côté, de reprendre une contenance.
– J'ai partagé votre repas. Maintenant finissez, je vais vous aider à vous allonger.
Il ne dit rien de plus et termina son repas en silence. Puis je l'aidai à se lever, lui fit passer un bras autour de mes épaules pour le soutenir.
– Vous devez éviter de poser votre pied gauche par terre. Appuyez-vous sur moi, je suis solide.
Il était un peu lourd, mais nous parvînmes à atteindre le fond de la grange, où il s'était déjà préparé un petit nid dans la paille. Lorsqu'il fut allongé, je lui tendis la couverture et donnai les dernières consignes de la soirée :
– Reposez-vous.

Trois jours passèrent pendant lesquels je redoublais d'efforts pour m'assurer que tous les box étaient constamment propres afin d'éviter que quiconque n'ait le besoin ou l'envie de faire un tour dans la grange où l'on rangeait la paille.
Entre temps, j'apprenais le nom de mon nouvel ami : Howling Wolf, Loup Hurlant. Il était assez peu bavard, ce qui me convenait assez, moi qui avait toujours préféré la compagnie des chevaux aux Hommes, mais cela devenait problématique quand j'essayais de lui poser des questions.
Finalement ce fut grâce à mon père que je sus d'où il venait : tout le monde parlait du raid mené à Sand Creek, qui avait été un franc succès. Plus d'une centaine de sauvages avaient été massacrés, un soulagement pour les blancs qui vivaient non loin.
Je ne faisais jamais vraiment attention à ces chasses à l'homme, ou aux tuniques bleues qui passaient régulièrement au ranch pour commander des chevaux. Et au fond je croyais ce que tout le monde croyait, que les Indiens étaient une menace, un peuple violent, des voleurs et même des violeurs. Et peut-être que l'homme dans ma grange était une exception. Ou peut-être que ces gens étaient exactement comme nous. Et si c'était le cas, tous ces massacres devenaient de purs actes de folie meurtrière.
Quand je parlai de Sand Creek à Loup Hurlant, il se contenta de hocher faiblement la tête, le regard perdu dans le vague. Je lisais sur son expression toute la tristesse et l'horreur dont il avait été le témoin, alors je m'approchai, tendis la main … Mais quelque chose brilla soudain dans son regard, une flamme de haine, ardente et brûlante, et je retirai ma main aussitôt. Mon mouvement brusque l'arracha à ses pensées et il se tourna vers moi. Je me sentais terriblement seule, dans cette grange sombre où quelques rares rayons de soleil passaient à travers les impuretés des planches de bois. J'avais peur. Pas peur de lui. Peur qu'il me haïsse, au même titre qu'il devait haïr tous les hommes blancs qui les avaient attaqués et persécutés. Au même titre que je le haïssais, avant de l'avoir rencontré.
Il se redressa en s'appuyant sur le manche de bois que je lui avais donné et fit courir ses doigts de mon menton jusqu'à mon oreille. Je m'écartai précipitamment.
– Je te fais peur ? demanda-t-il.
Le ventre noué, je me ré-avançai d'un pas, retrouvant le contact de sa main dans mes cheveux. Je glissai mes doigts par-dessus les siens pour être sûre qu'il garde le contact.
– Est-ce que vous me détestez ? je demandai à mon tour.
Cela le fit sourire, et la façon dont ses pommettes se soulevaient lui donnait un charme fou. Il avait l'air plus jeune aussi, j'avais sans doute surestimé son âge à cause de la fatigue et de la douleur qui creusaient ses traits lorsque je l'avais vu pour la première fois.
– Je serais ingrat de détester celle qui m'a sauvé et qui prend encore soin de moi.
Sauvé était un bien grand mot, sa blessure saignait encore de temps à autre, et même si elle ne semblait pas s'infecter, elle avait du mal à se refermer.
Sa main passa derrière ma nuque et il m'attira plus près de lui. Mon cœur se mit à battre de façon désordonnée. Depuis le premier jour, il y avait quelque chose chez lui qui m'attirait, un instinct profond que je ne m'expliquais pas. C'était un sentiment nouveau, inédit, qui se manifestait si soudainement et avec une telle force qu'il me désemparait.
– Vous devriez vous asseoir, dis-je d'une voix tremblante.
– Je devrais t'embrasser.
Tout mon visage se mit à me brûler. Son regard me dévorait, presque littéralement, je le sentais prendre des bouts de moi et les aspirer. Je posai ma main sur sa poitrine qui se soulevait rapidement, peut-être pour le repousser, peut-être pour le toucher un peu plus.
Je ne le sus jamais.
La porte de la grange claqua, nous faisant sursauter. Je l'éloignai en faisant tout de même attention à sa jambe et lui fit signe de rester cacher. Je m'avançai vers l'entrée de la grange et tombai nez-à-nez avec Alfred, un des employés de mon père.
– Ann, on te cherche partout ! Les chevaux !
N'osant pas jeter un regard en arrière, je le suivis à l'extérieur au pas de course. La lumière extérieure m'éblouit et je faillis ne pas voir le mustang qui fonçait droit sur moi. Alfred me planqua au sol à l'ultime seconde et, sonnée, j'assistai impuissante à la scène qui se déroulait devant mes yeux.
Des dizaines de chevaux, lâchés en liberté et complètement affolés.
– Que s'est-il passé ? hurlai-je à Alfred.
– Tous les box sont ouverts, quelqu'un a fait sauté les verrous. Ton père a appelé des renforts, mais on arrivera jamais à tous les rattraper à temps. Certains sont déjà loin.
Ma tête bourdonnait, peut-être à cause du choc soudain avec le sol, mais aussi parce que je vivais un véritable cauchemar.
– C'est sûrement un coup des Indiens ! pesta Alfred en me tendant une main pour que je me relève.
Mon sang ne fit qu'un tour. Je décidai de prendre les commandes :
– Essaie d'attirer les chevaux dans le manège, on s'occupera de ceux qui se sont enfuis plus tard. Quelqu'un est allé refermer les box ?
– Je vais m'en assurer !
Il partit à la course. J'attendis qu'il soit loin pour retourner dans la grange.
– Loup Hurlant !
Il sortit de la pénombre en boitillant :
– Que se passe-t-il ?
– Vous devez partir, immédiatement. Il y a eu un problème, c'est trop dangereux pour vous de rester.
– Mais je peux à peine marcher …
– Venez avec moi !
Nous sortîmes de la grange bras dessus, bras dessous et je m'assurai que personne ne nous voyait. Glissant deux doigts entre mes lèvres, je sifflai deux notes aussi fort que possible. Nous n'attendîmes pas bien longtemps, un étalon blanc fonçait droit vers nous. Loup Hurlant esquissa un mouvement de recul mais je le retins. L'étalon s'arrêta en renâclant à tout juste un mètre de nous.
– Vous savez monter à cheval ? demandai-je.
– O-Oui …
Je l'aidai à se hisser sur la monture en essayant de soulager sa jambe blessée. Je flattai l'encolure de l'étalon, adressant un dernier regard à l'étranger …
– Partez le plus loin possible, là où personne ne vous pourchassera.
– Comment te remercier ?
– Vous m'avez ouvert les yeux, m'avez sortie de l'ignorance. J'ai à présent une conviction à défendre et vous, une longue vie à vivre.
Ses doigts se posèrent délicatement sur ma main, et un frisson me parcourut l'échine. Je savourai ce délicat contact, que je savais être le dernier, puis je claquai le derrière de l'étalon et celui-ci déguerpit aussitôt, manquant de faire basculer son cavalier.
Je regardais leurs silhouettes s'éloigner dans les plaines, et gravai à jamais cette scène dans mon cœur.

À chaque automne, quand le vent tiède souffle sur la plaine, je me souviens du son des sabots galopant et de la tendresse de cette caresse sur ma main.
La caresse d'un homme dont je rêverais à jamais d'être l'égale.


Dernière édition par Naru le Lun 28 Oct 2019 - 23:18, édité 3 fois

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Message par derviche le Mer 9 Oct 2019 - 11:12

Coucou!! voilà ma participation!! En ce moment j'ai très peu de temps pour écrire d'où ma non-participation au dernier concours. J'ai quand même réussi un petit texte, après je l'ai pas beaucoup travaillé...mais je l'aime bien.
je l'ai écris en partis grâce à cette musique qui m'a inspiré.
https://www.youtube.com/watch?v=ciaFagxoZ3U
Au dessus des nuages:

Le ciel était immense et écrasant, il enveloppait un navire volant voguant au dessus des nuages depuis maintenant trois jours. Sous les voiles gonflées, le pont du navire était désert, irradié par les rayons du soleil. Le plafond nuageux était très bas. Le second capitaine avait mis tout le monde au repos excepté les hommes de quart*. Dans moins de six heures, il faudrait passer à travers la couche nuageuse, la pluie et peut être l’orage pour rejoindre le port de Méfalia. L’équipage devait être en pleine forme pour atterrir et effectuer le marchandage des Denrées Rares. Cependant, sur le navire volant Hélios, tout le monde faisait semblant de dormir, personne n’y arrivait réellement, à l’approche d’un aéroport la nervosité des hommes était palpable.


J’étais à l’époque jeune lieutenant, c’était mon premier embarquement à ce poste et surtout sur un navire de cette taille. Et je dois admettre que je ne faisais pas le fier. Le commandant était plutôt hargneux et rancunier. J’étais sous l’escalier qui menait au pont principal. A l’extérieur, les rayons du soleil cognaient à vous rendre fou et dans la salle des hamacs, je ne savais pas ce qui me repoussait le plus, cette chaleur lourde et humide ou cette puanteur de sueur et de linge mal séché. Le seul endroit à peu près vivable que j’avais trouvé était l’entrée de la cale où le vent s’engouffrait par moment et permettait de respirer.


A six heures je devais prendre le quart, dans moins d’une heure maintenant. Si ça n’avait tenu qu’à moi je me serais précipité au poste de commandement pour mettre fin à cette attente stressante. La peur masserait dans mon estomac, je sentais que le navire avait du retard et l’humeur du commandant n’en serait que plus mauvaise.


C’est alors que je vis le timonier Joris sortir de l’obscurité du pont inférieur. Silencieusement, tel le fantôme d’un vieux loup de mer de nuage, il s’approcha de moi. Joris les belles bottes, comme on le surnommait. Quand il avait été promu timonier, il puait tellement des pieds que l’officier lui avait prêté ses bottes pour finir sa veille sans être asphyxié. Mais après six heures de quart la puanteur qui émanait de l’intérieur des bottes était si forte que l’officier le lui avait offertes. Depuis ce jours, il se baladait avec et ne les retirait presque jamais. Heureusement pour nous.


Joris, en vieux marin expérimenté, avait lu en moi mon angoisse. Et j’admets que de l’avoir avec moi me rassurait.
« Alors on arrive pas à dormir ?  sourit-il
Pas vraiment.
Si ça continue nuit va nous tomber dessus. Héhé, ç’va être un sacré rodéo. »


A la tombé de la nuit, le vent était imprévisible car il venait de la terre et tout d’un coup il venait de la mer. Joris, paraissait tout le temps calme et prenait tout à la rigolade. Ça faisait ça grande force et un compagnon appréciable dans les moments difficiles.
Merci de me rassurer, Joris. 
Hahaha, Bah, n’aura le cap’tain avec nous ! Va s’en sortir !
Le commandant va être terrible !Je crois que j’ai plus peur de lui que du vent. Si ça se passe mal , j’aurai mon sac à l’arrivé, c’est sûr, et terminé la vie au dessus des nuages.
Meeeeuuuh noonn…. Tu connais pas l’histoire de notre vieux, le cap’tain Higgs ?
Je ne suis pas sûr de vouloir la connaître. 
Déjà, faut savoir que Higgs ne vient pas des beaux messieurs, de la noblesse comme on dit. C’était un fils de… la voix de Joris s’étrangla.
De ?
de, ch’préfère pas le dire, bref le jeune Higgs travail dans une ferme avec ses parents. Tous les jours, il voit les beaux bateaux volants passer au dessus de la ferme. Et le gosse peut pas s’empêcher de les regarder. Et ça, ça énerve son vioc. En plus Higgs lui à dit qui voulait s’engager et pas rependre la ferme. Tu m’étonnes qu’son vioc devait être en pétard.


Un jour où, comme d’hab, le jeune Higgs admirait un navire volant, voilà qu’son vioc se ramène avec tous ses copains et lui dit «  Alors fils, t’aimes les bateaux volants? Tu voudrais en voir un de près ? »Le jeune Higgs sent le piège, mais y répond quand même oui. Voilà que les fermiers sortent tous des fourches et se mettent à déplacer un gros tas de foin. Sous le gros tas de foin, y’avait un monstrueux canon avec des boulets de douze livres. Ces..la voix de Joris diminua à nouveau jusqu’à chuchoter dans mon oreille...ces pirates démâtèrent un navire volant sous les yeux du Jeune Higgs. Quand le navire s’écrasa le vioc regarda son fils et lui aurait dit «  Voilà ce que j’en fait de ton rêve ». On dit que le navire était plein d’or.


Seulement le vieux ne s’attendait pas à avoir un fils aussi bon marchand. Higgs aurait pris le cheval et serait parti en ville retrouver le propriétaire du navire. En échange, de la position et de l’identité de la bande de sauvage qui avait pillé le navire, Higgs aurait demandé une place dans une haute école de navigation.


Il aurait vendu ses parents ! Juste pour s’engager !»


Ouai, et comme Cap’taine, il a tellement fais de bénéfice qu’il aurait pu s’arrêter de naviguer depuis longtemps. Mais Higgs et la mer de nuage...c’est comme la bibine et l’ivrogne, l’air et la bouche. Tu vois c’que j’veux dire.


Il y eu un silence entre lui et moi, puis il reprit.


Alors toi, tu aimes bien naviguer ! Hein ! On le voit dans tes yeux ! 
Je n’ai rien répondu.
Si tu aimes naviguer, alors le Commandant t’aidera. Crois le vieux Joris sur parole. Viens c’est l’heure du quart ».


* faire le quart= faire la veille
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; }a:link { }


Dernière édition par derviche le Ven 11 Oct 2019 - 8:54, édité 1 fois
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Message par Exonear le Jeu 10 Oct 2019 - 22:11

Derviche je vient de lire ton texte, donc je vais te donner mon avis. :)

Je trouve qu'il est très bien écrit! les phrase sont belle, la description des scène aussi le dialogue des personnage et leurs personnalité est bien retransmit.
Je sait pas pourquoi mais en lisant ton texte j'ai beaucoup penser au film "la planète au trésors" pour les connaisseurs ^^.
Du coup j'ai adoré ton texte, par contre je sait pas si il respecte bien le thème, car tu à effectivement invoquer le termes sauvage, mais juste une fois pour parler d'un groupe. ( c'est juste mon avis personnel je peux me tromper!)

Bravo pour ton texte ! :)



PS: Pour ceux qui serait intéressé, je cherche quelqu'un pour corriger mon texte, car comme d'hab' je fait encore des fautes ^^.
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Message par Sagiga le Ven 11 Oct 2019 - 7:54

Cool Derviche a déjà posté !
J'ai commencé un truc, normalement je serai bien de la partie =)

Et Exo, il te reste encore plein de temps, franchement tu peux essayer de le corriger toi-même, y a que comme ça que tu feras moins de fautes =)
C'est un peu trop simple de pas faire attention et de se dire "quelqu'un me corrigera de toute façon !". =P
Donc tu attrapes un Bécherel, ou ton meilleur site conjugaison.fr (j'ai dit ça au pif xD), et tu essaies toi-même de réfléchir à tes fautes et comment les corriger. Tu les verras peut-être pas toutes,  mais ce sera déjà ça. Et peut-être qu'au passage tu retiendras deux trois règles de grammaire ou conjugaison et tu feras plus certaines fautes ^^
Enfin c'est mon conseil x)

Édit : il se trouve que mon message a l'air violent alors que c'était pas du tout mon intention, donc je reformule un peu et je rajoute des smileys mdr ! Désolée !!


Dernière édition par Sagiga le Ven 11 Oct 2019 - 17:38, édité 1 fois

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Message par derviche le Ven 11 Oct 2019 - 8:36

Salut, salut!! Je suis bien content de savoir que je ne serai pas seul.

@Exonear: merci pour ton com. effectivement la planète au trésor est une de mes inspiration même si mes bateaux ne vont pas dans l'espace. en ce qui concerne le thème,et pour ma défense,  je suppose que l'on peut voir les pirates comme des sauvages et comme c'est une articulation majeur du texte je dirai que je rentre dans le thème...de justesse...ok...voyons ce que va dire l'arbitre!

Pour les fautes, bienvenue au club, les fautes d'orthographe c'est comme les cafards. Sont tenaces ces saloperies de bestioles. Alors j'ai différentes techniques:  changer la police du texte, lire le texte à l'envers, utiliser un correcteur sur internet (attention ça fait faire des fautes) espacer les lignes du textes. Tout ça pour rendre les fautes plus visible....mais malgré ça...ces foutus cafards reviennent toujours! La guerre ne fait ne commencer.
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Message par Exonear le Ven 11 Oct 2019 - 17:03

Merci Sagi pour ce beau message qui ma casser en deux xD, du coup je vais me débrouillez, vos yeux risque de tous brûlé mdr.

Derviche, je me suis poser la question comme quoi les pirates représenterais les sauvage, mais jack sparrow viendrait te répondre que ces nous les sauvages xD, sérieusement moi que tu respecte le thème ou pas je m'en fiche, le fait est que j'ai bien aimé ton texte !
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Message par Naru le Mar 22 Oct 2019 - 19:43

Hey ! ^^

Texte lu et validé !^^
Je donnerais mon avis complet plus tard par contre, désolée!^^

J'avoue que je m'y suis pas encore mise, mais je promets de délivrer un texte dans les temps! Promis !^^

Exo: Pour ce qui est des fautes, j'avoue que les miennes m'irritent au plus haut point mais je n'ai pas le temps en générale d'y porter toute l'attention que je devrais !^^' Alors j'avoue que les sites de corrections sont des aides vraiment pratique!^^
ça fait longtemps que j'ai pas lu un de tes textes, je suis contente que tu participes à ce concours du coup !^^

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Message par Exonear le Sam 26 Oct 2019 - 23:48

Du coup un jours avant la fin voila mon texte  Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 583460

Je ne suis pas particulièrement content de l'écriture, donc j'espère que l’histoire et les émotions qu'elle dégage pourront rattraper tout ça ^^'

Le texte est un poil long je l’avoue, mais il y a beaucoup de choses bâclé sans quoi il y aurait eu beaucoup trop de ligne.

Bonne lecture  hyuhf

Ps: désolé pour les fautes ^^

Vert émeraude:
Les flocons de neige accompagné de quelque trait blanc représentant le vent se serpenter autour de Naeyon et la couverture noir pailleter faisait ressortir les habits qu'elle portait.
Juste en dessous de l'image on pouvais voir écrire vert émeraude, voici le livre que je lis chaque matin en allant au collège, mais aujourd'hui était un jours spécial, j'accompagnais pour la première fois ma mère a sont travail.
Je n'étais pas très emballé de devoir la suivre du faite qu'elle ne fait jamais attention a moi, elle est froide et sans compassion, pas même pour sont fils.
Elle passe sa vie au laboratoire ou elle travail, quand je la voyait enfin de temps a autre j'avait l'impression de ne pas exister a ces yeux, ne vivant qu'avec elle j'ai apprit a me débrouiller seul, je passe mes journée a lire ce livre dont l'histoire me passionne encore chaque jours qui passe.
Le laboratoire se trouvais au milieu d'une immense foret au abord tropical, un énorme bâtiment blanc et lugubre mais qui restait discret se dévoiler a moi, on était enfin arrivé, j'ai quitter la voiture avec hâte pour échapper a la forte odeur de tabac froid qui restait coller a ma mère en permanence.
Une fois a l'intérieur elle me faisait comprendre que je devais rester dans l'espace visiteur, mais il n'y avais franchement rien d'intéresser a voir, de grand mur blanc qui se ressemblait tous, avec de temps a autre une grande porte blindé que l'on ne pouvais ouvrir qu'avec un code.
J'étais trop curieux pour rester la a ne rien faire, après avoir passer plusieurs heure a faire le tours des couloirs je m'était familiariser avec l'endroit, a certains endroit ce trouvais des trappe d'aération, je n'ai pas mis longtemps pour disparaître et me faufiler dans un de ces troue.
Après avoir chercher une sortie de l'autre coter pendant une dizaine de minute j'en avais enfin trouver une, a ma grande surprise fut ce que j'ai trouvé derrière, il n'y avais plus de mur mais une grande baie vitré qui donnait sur une forêt, a première vue elle était circulaire, elle devait l'entourer mais c'était tellement grand qu'on n'en voyais pas le bout, Elle était dense, le feuillage des arbres cachait en grande partie le centre de ces bois, seul une petite rivière ce frayais un chemin vers une petite plaine.
Elle avais beau être belle, elle émanais une aura étrange et agressive, elle me glaçais littéralement le sang alors que des goutte de sueur coulais le long de mon visage.
Quand je l'ai aperçue pour la première fois, elle était recouverte de sang... celui de l'animal qu'elle était entrain de dévoré tels une bête sauvage, ces dents arrachait la chaire crue de ce pauvre chevreuil qui gisait sur le sol encore vivant.
Elle était nue, seul le sang et la crasse présente sur sont corps l'habillais, avec de long cheveux tellement sale qu'on ne pouvais en distingué la couleur, en vue de sont apparence elle devais aussi avoir l'âge d'une collégienne.
Mes yeux curieux se sont soudain transformer en un regard apeuré, mon corps ne répondait plus, il tremblais a ne plus s'en arrêter l'envie de vomir se dévoilais sur mon visage pendant que je regardait cette scène insupportable.
Je me suis soudainement mis a voir flou, c’était les larme de peur, coulant de mes yeux qui me cacher cette abominable scène.
-MAGNIFIQUE ! S’écriât ma mère qui était derrière moi.
J'ai tourné la tête vers elle et pour la première fois j'ai vue ça vrai facette, ces bras levé en direction de cette jeune fille comme si elle l'acclamé, mais le plus effrayant était sont regard plein de satisfaction et d'enivrement.
Je n'étais plus assez lucide pour réagir normalement, j'ai commencé a courir dans une direction aléatoire pour m'éloigner le plus rapidement de ce que je venais de voir, Je ne savais pas ou j'allais et les couloir était tous identique, j'ai sauté dans la première trappe d'aération que j'ai trouvé pour rejoindre l'extérieur le plus rapidement possible sans croiser les fous qui travaillait a cette endroit.
Je me posait toute sorte de question mais la peur m’empêcher d’être rationnel, je voulais juste fuir cette endroit le plus rapidement possible, les grille d'aération était juste clipser donc il était facile de se faufiler n'importe ou.
J'avançais a plat ventre dans l'obscurité, l'espoir était de plus en plus proche, plus j'avançais vers la lumière que j’apercevais au fond de ce conduit, la satisfaction s'afficha sur mon visage quand je suis sortie de cette enfer, j'avais atterrie en pleine bordure de la foret, je me suis immédiatement enfoncé au milieu de ces bois pour fuir cette endroit, j'y était beaucoup plus en sécurité, je voulais juste rentrer chez moi et oublié tout ce que je venait de voir.
Après quelque minute j’étais déjà essoufflé, je me suis assis au bord d'un arbre pour reprendre mes esprit, mon corps tremblait encore et ma respiration était saccadé.
-A l'aide ! Je vous en supplie aider moi ...
Je répétais ces mots a voix basse sans m’arrêter alors que je me tenais la tête par les mains repensant a tout ce que je venais de voir.
Un bruit attira soudainement mon attention, les feuilles qui tombait a quelque centimètre de mon visage m’alerta !
-Qui est la ?!
Quelque chose sauta de l'arbre et m'attrapa les bras gauche violemment, me griffant au passage tout l'avant bras avant de me projeter a plusieurs mettre d'elle sur le sol.
L'adrénaline ma permis de me relever rapidement et de courir le plus rapidement possible pour fuir cette chose, mon bras me faisait tellement mal, je voulais crier mais la fuite était beaucoup plus importante.
C'était le même monstre que j'avais aperçue dans le laboratoire, après avoir vue ce dont elle était capable, il ne fallait pas qu'elle me rattrape, j'ai trébuché plusieurs fois dans ma course, mes vêtement déchiré révélait les entaille que j'avais sur le corps.
J'étais tellement dans mes pensé que je n'ai pas su voir la cascade qui se révélais devant moi, quand je m'en suis rendu compte il était déjà trop tard, je tombais depuis déjà plusieurs mètre, avant de percuter violemment l'eau me faisant perdre connaissance.
A mon réveil, une douce brise d'air venais caresser mon visage saccader par une respiration désagréable, en ouvrant les yeux j'ai pue voir la couleurs de ces pupille, un vert aussi jolie que l’émeraude, elle était a seulement quelque centimètres de mon visage, elle fit un bond de plusieurs mettre en arrière quand elle remarqua que j'étais conscient.
Cette fille était sur le défensive, gémissant quelque grognement, la position de sont corps me faisant penser a un animal sauvage, je me suis tout de suite assis me tenant le bras gauche qui me faisait encore très mal, sans avoir aucune idée de comment réagir face a elle.
C'était bien la première fois que je voyait une personne humaine se comporter comme une bête, mais si elle était en face de moi cela voulais dire que j'étais dans l'enclos est non a l'extérieur du laboratoire.
-Qui .. qui.. qui est tu ? Suivie d'un petit gémissement de douleurs.
Elle me regardait intensivement sans répondre n'y montrer aucune réaction a ma question, alors que le sang coulais le long de mon bras et les habit que je portait était trempé.
Je lui ai poser une deuxième fois la question sans toujours aucune réponse, savait-elle parler ? A part les petit grognement qu'elle poussait elle n'avais rien dit.
On c'est observer un long moment sans qu'aucun de nous deux ne prennent une seule initiative, il n'y avait que les feuilles emporter par le vent qui daignait bouger, je ne savait pas non plus comment agir, moi qui suit tellement mal a droit dans mes geste.
J'ai alors prit mon courage a deux mains, je me suis lever et un pas après l'autre je m'avança vers elle, mais elle en avais décider autrement, elle poussa un grand crie strident a m'en détruire les oreilles et a en tomber les fesses a terre.
Puis soudainement sans aucune explication sont comportement a totalement changer, c'était même assez troublant, elle s’avançait prudemment vers moi, ces narine montrer qu'elle sentait quelque chose en ma direction, ces grand yeux rond elle regardait avec insistance en direction de la poche de mon pantalon, comme si quelque chose l'attirait.
En y repensant j'avais une tablette de chocolat dans ma poche que j'ai immédiatement sortie, elle était en mauvaise état a cause de la chute dans la rivière mais le plastique qui l’emballais l'avait protéger.
Co... comment avait elle pu sentir l'odeur du chocolat !
Elle le regardait avec une tels insistance la salive lui coulant le bord des lèvres, je lui ai alors tendu la tablette lentement, mais elle fut beaucoup plus rapide que moi, n'y une n'y deux elle avais disparu l'emportant avec elle.
Plus les minutes passait est plus je la trouvait intéressante, mais le plus important était que je sorte de cette endroit avant que l'on m'y découvre, je me suis donc mis a remonter le cour de la rivière pour retrouvé mon chemin dans cette foret.
Tout les arbres ce ressemblait et il n'y avait rien pour m'aider a retrouver la sortie, juste quelque animaux qui se baladait, mais qui était très vite effrayait par ma présence.
Sur la route je me posait beaucoup de question, pourquoi était elle la ? Pourquoi dans cette état ? Qu'elle est le réel travail de ma mère ? Les humain sont bien plus horrible et sauvage que les animaux, ce laboratoire en était la preuve même.
J'ai retrouvé mon chemin après dix longue minutes de marche, fallait dire que je n'étais pas en très grande forme, j'étais blessé et mes vêtement était encore mouillé, malheureusement je n'étais pas le seul devant la sortie, j'entendais derrière moi le bruit des branche craquer par la force des pas qui les écrasait.
Elle était derrière moi, me suivant a coup sur depuis le début, j'ai eu un énorme fou rire en voyant sur visage couvert de chocolat, pendant qu'elle me fixait d'un air curieuse.
Par réflexe j'ai sortie un mouchoir humide de ma poche pour la débarbouiller, étonnamment elle ma laisser lui nettoyer le visage, elle bronchait un peux certes, surtout qu'elle n'avais pas que tu chocolat sur le visage mais aussi beaucoup de crasse et de sang sécher.
Je n'ai remarqué que maintenant qu'il n'y avais pas que ces yeux qui était magnifique, elle était tout simplement jolie, a travers sont comportement elle rester une jeune fille de mon âge.
Nous ne vivions pas dans le même monde, avais elle déjà vue le l'extérieur ? ou juste un autre être humain.
Toute fois je ne pouvais pas rester la éternellement, je suis donc repartie par la où j’étais arrivé, j'ai commencer a me faufiler par le conduit d’aération refermant au passage la grille derrière moi, la jeune fille se mis désespérément a essayait de l'ouvrir sans succès.
C'est a se moment la que je l'ai vue pour la première fois sont regard triste, ce qui ma fait beaucoup de peine pour elle, mais je ne pouvais rien faire de plus, sous peine de nous mettre en danger autant elle que moi.
Plusieurs semaines se sont écouler par la suite, ma mère qui était tellement occupé par sont travail n'a même pas remarquer les blessure que j'avais sur le corps, je n'arrivait même plus a la regarder en face, les seul mots qu'elle ma dit, c'était pour me faire comprendre de ne jamais parler de ce que j'avais vue pour ma propre sécurité.
Depuis ce jours, je ne pouvais plus aller a l’école, elle me forcer a la suivre constamment, mon seul moment de répit était quand elle travaillait, je rester des heures a regarder l'enclos derrière cette grande baie vitrée.
Mais je ne la voyais plus, aucun signe de cette jeune fille, chaque jours qui passait sans la voir me rendait de plus en plus inquiet et perplexe, ma curiosité était elle de plus en plus grandissante et l'envie de la voir devenait plus en plus forte.
Un matin, en me levant j'ai finalement prit un grande décision, il fallait que je retourne la voir le plus discrètement possible, c'était risqué mais je devait avoir le cœur net, j'ai préparé un sac avec quelque affaires, des livres et plusieurs barres de chocolat pour elle.
J'avais la chance d'être invisible lorsque que j'étais au laboratoire, personne ne faisait attention a moi, il était trop occupé par leurs expériences, j'étais limité a certaine zone, mais j'avais accès au couloir de l'enclos depuis que je l'avait découvert.
Je me suis donc précipiter dans le même passage que la dernière fois, il n'y avais aucune caméra et le forêt de l'enclos était immense, je pouvais donc réussir a ne pas être vue sans avoir a me cacher constamment.
Au moment que je suis arrivé a destination que j'ai enfin compris pourquoi elle avait disparue, elle m'attendait depuis tout ce temps ou je l'avais laisser, la lueur que j'ai vue dans ces yeux quand elle ma vue était magique et le petit sourire qu'elle a eu l'était encore plus.
Elle a beau avoir grandit comme une sauvage, je pense qu'elle peut se sociabiliser et s'attacher a une personne, car après tout elle reste humaine comme nous.
J'ai immédiatement sortie le chocolat de mon sac pour lui en donner, une fois de plus elle était concentrer sur le chocolat, avec ces grand yeux rond remplis de bonheur a la vue de la nourriture.
Cela me rendait étonnement heureux de la voir comme cela, étais-ce de la compassion ? Je commençais sans m'en rendre compte a m'attacher a elle.
Étant dans mes penser, je n'avais pas vue qu'elle m'avais déjà prit les tablettes qui était dans mes mains, je le regardait essayé désespérément de croquer dans le plastique, cette scène était a mourir de rire, j'en avais les larmes a l’œil.
-Attend c'est pas comme ça ! Lui dit-je en continuant de rigoler.
Je lui ai reprit le chocolat des mains pour retirer l'emballage plein de sa bave, mais elle n'étais pas du tout contente a en voir ces joue gonfler et d'entendre des crie de mécontentement tels une enfants capricieuse.
Il ne lui a pas fallu longtemps pour reprendre le chocolat qui a disparu aussi vite au fond de sont estomac.
-Tu ne sait vraiment pas parler ?
-Na ! Na ! Na !
Ce sont les seules mots qui sont sortie de sa bouche, elle ne comprenait vraiment rien a rien !
L'instant d'après elle avais saisie mon bras me tirant vers elle pour que je la suive, je l'ai donc accompagné sans poser de question alors que l'on s’enfonçait de plus en plus dans l'obscurité de la foret.
Au bout de longue minute de marche a travers de grande racines qu'il fallait enjamber pour passer, nous étions arrêter devant un immense arbre, je n'en avais jamais vue un aussi grand, il était difficile d'y faire le tour et impossible d'en voir le bout.
La jeune fille avais disparue dans un trou assez grand pour qu'un adolescent puissent y passer, je me suis hâter de la suivre, ce que j'ai vue derrière était encore plus surprenant, dans l’arbre ce trouvais une énorme pièce.
Elle devait certainement vivre ici, il y avais une odeur désagréable, l'air était humide mais la température agréable, elle c'est empressé d'aller chercher quelque chose au fond de cette salle pour me le ramener, c'était un bout de viande crue !
J'ai tout de suite compris qu'elle m'en faisait cadeaux pour le chocolat que je lui avait donner,
l'émanation de la viande était insupportable, je me suis mis a tousser, j’étais a deux doigt de vomir mes tripes.
Mais elle me regardait avec tellement d’insistance que je me sentais obligé d'y goutter, et effectivement le goût était a la hauteur de l’effluve qu'elle dégageait, comment pouvais telle se nourrir de ça ? Alors qu'un arôme horrible restait au fond de ma gorge.
Je me suis empresser de passer a autre chose pour détourner sont attention, ces alors que j'ai vue une sorte de cascade qui coulais au fond de la pièce !
J'ai immédiatement sortie de mon sac un gel douche, un shampoing et des affaire que j'avais apporter, je l'ai alors attraper et jeter dans l'eau, je me suis débattue de longue minute avec elle car bien entendu elle était pas de cette avis, l'eau était chaude, c'était agréable.
Après un combat intense, j'ai enfin réussi a commencer a la laver, enfin non, elle a commencer a se battre avec le shampoing qu'elle avais sur la tête, jusqu'à ce que la mousse atteigne ces yeux et remporte le combat par ko.
Après cette longue douche elle ne ressemblait plus a un animal, mais a une véritable jeune fille, elle était vraiment jolie, ces cheveux long et brun était beaucoup plus présentable ainsi, ça peau n'étais plus recouverte de crasse et les vêtement lui allait parfaitement bien qu'un peux trop grand.
La nuit commençais a tomber et la fatigue se faisait ressentir, je me suis assis sur le tas de feuille qui lui servait de lit, j'ai ensuite sortie de mon sac mon livre préféré, elle c'est tout de suite rapprocher de moi regardant le livre avec insistance, elle n'avais sans doute jamais vue ce genre de chose de ça vie, soudain une idée me vain a l'esprit !
-Tu t’appellera Nayeon !!
c'était le prénom de l’héroïne de cette histoire, vue que je ne connaissait pas sont nom, celui la lui irait parfaitement bien !
-Na! Na ! Na !
Une fois de plus ce sont les seule mots qu'elle prononça en me regardant, elle semblait tellement joyeuse, l'image du monstre que j'avais vue la première fois avait totalement disparu.
Elle ces assise a coter de moi, j'ai commencé a lui lire l'histoire a haute voix, même si elle ne me comprenait pas elle m'écouter attentivement tout en ayant les yeux obnubilé sur les dessins du bouquin, nous nous sommes endormie lentement avant que je ne puisse finir l'histoire.
Au fils du temps j'ai prit l'habitude de souvent venir la voir, plus les mois et les années passait et plus j'allais lui rendre visite, elle aimer ma présence et moi la sienne.
Je lui apportait a chaque fois une friandise différente et de nouveau livres, avec le temps je lui avait apprit a parler et a lire.
Depuis elle gardait avec elle le premier livre que je lui avait apporter le dévorant tout les soirs.
Je lui apprenait aussi les bonne manière, je pensait peut-être un jours la faire sortir de cette enfer, tout ça sans que le laboratoire ne s'en rendent compte, j'ai apprit au cours du temps qu'il ne la considérer plus comme une expérience et donc il la laisser livrer a elle même jusqu'au jours ou elle disparaîtrait.
Mais plus le temps passait plus il se passait des choses bizarre, des marque étrange apparaissait sur le corps de Naeyon, sont état de santé devenait préoccupant, elle était de plus en plus faible, a ce stade la je ne pouvais plus rester la a ne rien faire.
La première chose a que je suis aller faire était d'essayer de trouver des information auprès de ma mère sans qu'elle se doute que j'allais souvent la voir, je me suis permis de lui poser la question sur l’état de santé de Nayeon.
-Pourquoi elle t'intéresse ? C'est une expérience raté ! Tu ne devrait même pas te soucier d'elle, aujourd'hui on se sert d'elle pour tester des virus que l'on a injecter dans l'eau qu'elle boit.
Elle ma dit ces mots dénuer d’émotion, sont regard était vide, sont indifférence était horrible, alors que mon cœur me faisait tellement mal, j'étais entre la colère et la peur de ce qu'il pouvais lui arriver.
Je suis sortie du laboratoire sans dire un seul mots, arriver dehors je ne pouvais plus contenir ma colère, j'ai frappé un mur tellement fort que le sang giclas de mes mains sur plusieurs mettre alors que je criait de colère si fort que l'on pouvais m'entendre a plusieurs kilomètres.
Je suis rester plusieurs heure au milieu de nul part, sous un torrent de pluie le corps tremblotant et geler, j'étais tellement dans mes pensée que rien autour de moi n'aurai pu me distraire.
J'ai passer 3 jours allongé sur mon lit a essayé de trouvé une solution pour sauver Nayeon, mais aujourd'hui c'est mon dix-huitième anniversaire, je veux le passer avec elle sans me soucier du reste, et ce jour la je suis arriver plus tard que d'habitude.
Mon impatience de la voir ces transformer en un sentiment indescriptible quand je suis arrivé devant elle, Nayeon était allongé sur le sol, le corps marqué par des taches grisâtre le corps tremblotant au sol.
J'ai immédiatement couru vers sont elle, la secouant en criant en boucle sont nom, elle a soudainement ouvert les yeux doucement, me regardant avec ce sourire poignant, c'est cette expression qui ma fait comprendre qu'il était trop tard pour la sauver.
J'avais tellement de choses a lui apprendre et lui montrer, j'ai pas mis longtemps pour me décider ou je voulais passer mes derniers moment avec elle, je l'ai attraper sur mon dos, je me suis mis a courir a travers la foret en direction de la porte principal de l'enclos, avec le temps j'avais apprit le code pour traverser toutes les portes et je voulais tenter ma chance et d’emmener Nayeon loin d'ici.
-Que fait tu ? Me demanda telle d'une voix fatigué.
Je n'arrivait pas a lui répondre, mais les larmes de mon visage et le faite que je l'ai serrer plus fort a cette instant voulait tout dire, a sont tour elle a serrer ces bras fort autour de mon cou et je l'ai senti sourire.
Elle me donner la force de sortir encore plus vite de cette endroit, Je courrait a travers les couloir lugubre du labo, passant toutes les portes une par une avant que l'alarme ne se mette a retentir, ce bruit sourd s’éloignait peux a peux au fur et a mesure que je courrais de plus en plus vite le plus loin possible de ce laboratoire.
Je savait exactement ou je voulais me rendre, je donnait le meilleurs de moi même pour y arriver le plus rapidement possible, sentir ça respiration s'écraser sur mon cou me donner le courage nécessaire pour oublier la fatigue qui se montrer présente.
Nous étions enfin arrivé a destination, avec en prime un magnifique couché de soleil, nous étions au sommet d'une colline, l'endroit ou j’adorai me rendre seul pour lire coupé du monde.
Au milieu se trouvait un grand et majestueux cerisier pleureur, d'un coter l'on pouvais voir la ville pleine de lumière, de l'autre se trouvais un grand lac reflétant les dernier rayon de soleil.
Je l'ai adossé sur l'arbre en direction de la ville, elle n'avais jamais vue la civilisation, c'est yeux était éblouissant a la vue de ce paysage que l'on pouvais trouvé banal, elle le trouvais magnifique, ça fatigue laissait place a un sublime sourire éphémère.
Elle sortie de ces vêtement notre livre préféré, celui qu'on avais prit l'habitude de souvent lire ensemble, puis elle me regarda avec un grand sourire accompagné de nombreuses larmes.
-Peux tu me le lire une dernière fois… ?
Toutes la tristesse que je ressentait ne me donner pas la force de répondre, j'ai juste prit le livre et me suit assis a coter d'elle, Nayeon posa sa tête sur mon épaule pendant que nous regardions le livre que je lui lisait.
Elle posa ça mains gelé sur les cicatrice de mon bras gauche, elle était gravé en moi nous rappelant notre première rencontre, pendant ce temps je m'efforcer de continuer a lire alors que les larmes qui coulais de mon visage me rendait la lecture plus que difficile, je ne faisait que réciter ce texte que je connaissait par cœur.
-Merci …
Ce sont les derniers mots qu'elle prononça avant que se grand et long sommeil ne l'emporte, sont visage était paisible, alors que sont derniers souffle me résonnait a l'oreille et que ça mains ne tombe lentement sur le sol.
La lueur de ces yeux vers émeraude venais de s'éteindre devant le plus triste et inoubliable coucher de soleil que je n'avais jamais vue.
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Message par Sagiga le Dim 27 Oct 2019 - 18:26

Je posterai le mien tard ce soir ou demain dernier délai ^^'

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Message par Naru le Lun 28 Oct 2019 - 10:25

Je n'attends plus que ton texte Sagiga et je lancerais les votes !^^

Voici le mien !^^

Reine Guerrière:

 _Il était une fois, un jeune Prince fougueux, aussi beau qu'intelligent, mais qui cherchait sa place en ce monde. Désireux de prouver sa valeur, il parcourut le vaste pays, s'intéressant aux nombreuses légendes, aux créatures mythiques et aux conseils des Sorciers qu'il croisait en chemin. C'est ainsi qu'il partit au secours d'une jeune femme, emportée par un dragon. Elle était d'une beauté que jalousait toute créatures vivantes et le Prince, comme tout autre homme avant lui, ne fit pas exception à son charme. Il combattit bravement l'énorme monstre et, soutenue par un grand sorcier, finit par défaire la bête et sauver la jeune femme. Dans sa grande mansuétude, le Prince ne tua pas le Dragon. Il avait appris que ces créatures très rares avaient un goût prononcé pour les belles choses et les gardaient jalousement auprès d'elles. Ainsi, il ne pouvait blâmer la créature d'être, elle aussi, tombée sous le charme de la jeune femme. Il laissa au soin de son ami sorcier de s'occuper de la bête sans la tuer. Le Prince devint Roi et sa compagne, la plus belle Reine qu'il n'y eut jamais. 
Le silence se fit et je soulevais un sourcil.
L'homme, à genoux sur le tapis de soie, s'éclaircit la gorge, mal à l'aise.
_Alors que les années passèrent en paix sous le règne du Roi et de la Reine, le sorcier fit construire une tour, au sommet de laquelle le Dragon défait veillerait. L'intérieur de la tour renfermait un labyrinthe complexe où, le temps faisant, de nombreuses et dangereuses créatures y furent enfermées. Nombreux furent les aventuriers et les chevaliers en quête de gloire qui se risquèrent dans le labyrinthe, mais aucun ne put terrasser le dragon comme le Roi l'avait jadis fait et personne ne ressortit jamais de la Tour. Enfin, un heureux événement vint illuminer la vie au château. La Reine était enceinte. Elle mit au jour une fille. Une Princesse qui...
Mon claquement de langue irritée fit stopper l'homme dans sa lecture. Il leva des yeux implorant vers moi.
_Voilà un mensonge bien plus éhonté que les autres.
L'homme perdit quelques couleurs. Le haut de son crâne était dégarni et son ventre proéminent faisait craquer le tissu de son pourpoint à chacune de ses respirations. Une moustache blonde bien soignée venait souligner un visage aux joues rebondies.
_O..oui... Il...Il est vrai que....
Je ne lui laissai pas le temps de continuer et tournais mon regard vers la haute fenêtre qui donnait sur la ville en contre bas.
_Je me demande comment réagirait le peuple en entendant la vraie version ?
L'homme couina de terreur et son visage devint blême.
_Ma.... Ma Reine.... cela... cela ne pourrait...
Un sourire amer étira mes lèvres.
_Une Reine qui ne donna pas naissance à une, mais à deux Princesses ! Des Jumelles.
Aussitôt, l'homme serra la petite chaîne qu'il avait autour du cou et déglutit, mais je continuais, presque sur un ton de défi.
_Des Jumelles. Un signe de grand malheur et de mauvais présage, une malédiction que le Roi ne pouvait supporter. N'est-ce pas ? Un Roi cupide et peureux, arrogant et prétentieux comme aucun conte n'en fait mention. Un Roi qui décida de tuer, son enfant, sa seconde Princesse.
Un couinement d'horreur et de honte se fit entendre.
_Tu veux entendre ma version, Intendant ? La version bien moins enjolivée que celle qui se joue partout dans le royaume ? Tu veux savoir ?
Le silence seul me répondit, mais je décelais dans ses yeux, en dessous de la crainte que je lui inspirais, une curiosité malsaine qui ne demandait qu'à être comblée.
Avec un sourire que je rendis apaisant, je m'asseyais convenablement sur mon trône ourlé d'or et d'argent.
_Alors écoute bien.




***********




De mes premiers souvenirs, je n'ai que de vagues images. Des sensations. Une chaleur, une douceur.
Abandonnée bébé, j'aurais dû mourir de faim, de soif ou dévoré. Mais le sort en avait décidé autrement. Ma mère en avait décidé autrement.
Mes premières années, je les avais passées sous sa coupe, toujours à me protéger dans son pelage, à m'abreuver de son lait, à me nourrir de viande crue. J'avais appris à marcher comme elle, à grogner et siffler, à mordre et à jouer.
Mais je n'étais pas une chimère et je ne l'ai su que bien plus tard. Je n'étais pas dotée de griffes, ni de poils, je n'avais pas de mâchoire capable de briser des os, je ne pouvais me déplacer aussi vite sur le sol de pierre du labyrinthe. Alors j'avais évolué autrement.
Plus agile, plus rusée, j'avais trouvé un semblant de place dans un monde sombre, rythmé par le flamboiement des torches le long des murs, qui s'allumaient et s'éteignaient seules. Avec le temps, j'avais grandi. J'étais alors nue et ma peau fragile ne résistait pas comme la sienne aux attaques des autres bêtes. Mais ma mère était avec moi. Protectrice.
Est-ce possible pour une bête d'aimer ? Répondait-elle à un instinct primaire ? Aujourd'hui encore, je ne saurais le dire. Mais elle avait été là. Elle m'avait protégé et nourri, m'avait éduqué et endurcie. Elle léchait mes blessures et jouait avec moi. Elle avait été ce que personne d'autre n'a jamais été.
Son pelage touffu avait grisonné avec le temps, mais ses crocs étaient restés aussi aiguisés que les plus fines lames. Son museau de loup venait régulièrement se fourrer dans mes cheveux sales, sa queue, faite d'écailles, s'enroulait autour de moi pour me soutenir. Ses quatre yeux me surveillaient avec douceur.
C'était ma mère.
Mais plus je grandissais, plus elle vieillissait.
Il me fallu chercher à manger pour elle. Chasser d'autres créatures n'avait rien d'une partie de plaisir. Ma peau n'offrait pas une protection efficace, mais j'avais compris que la saleté qui la recouvrait cachait mon odeur. J'avais ramassé et amassé d'étranges objets brillants que j'avais trouvés en jouant dans des tas d'ossements. Des petits couteaux que je ne me lassais pas de regarder à la lueur des flammes, renvoyant des images incongrues. Jusqu'à ce que, dans ma lutte avec une autre chimère, j'en trouve un usage bien plus important.
A partir de cet instant, la chasse était devenue bien plus productive.
La Tour renfermait toute sorte de créatures. Des loups de prairie, des serpents vénéneux, des félins gris... Les plus dangereuses créatures s'étaient éparpillées dans les étages tandis que les moins fortes avaient fait main basse sur la base de la Tour. A cette époque, je ne m'éloignais que peu du territoire acquis par ma mère, mais l'habileté au couteau aidant, je commençais à assouvir une curiosité dévorante pour mon habitat.
Elle mourut un soir.
Elle ne bougeait plus, sa respiration ne soulevait plus ses côtes musclés, son cœur ne tambourinait plus, ses yeux s'étaient fermé. Elle était partie.
Je ne sais pas si j'ai pleuré. Je me souviens simplement du sentiment de tristesse immense qui m'avais envahi. Et de la colère aussi. Une colère qui me permit de survivre dans mon monde devenu bien plus hostile et effrayant. Mais elle m'avait apporté un cadeau. Car quand les torches s'éteignaient pour la nuit, je pouvais voir aussi clairement qu'en plein jour. Mes sens étaient bien plus développé qu'un être humain ordinaire. Et je me battais à armes égale avec les créatures qui croisaient mon chemin.
J'étais sa fille. Je le suis toujours.
J'avais douze ans lorsque je rencontrais pour la première fois un humain.
J'avais alors grimpé dans les étages de la Tour, devenant plus forte et plus dangereuse avec le temps, avec l'habitude. Je m'étais mise debout et la portée de mes coups ne s'en était trouvé qu'améliorer. A vivre dans un labyrinthe, on finit par en connaître les subtilités. Je savais où trouver de l'eau pure et où me reposer tranquillement.
Ce fut près d'une source d'eau que je la vis pour la première fois.
Il s'agissait d'une femme, même si en cet instant, je n'aurai pu reconnaître une femme d'un homme. Elle était bien plus grande que moi et son corps était recouvert d'une couche grise qui semblait solide et qui luisait lorsqu'elle s'approchait des torches enflammées. Les cheveux blonds avaient attiré mon attention. Ils ne lui descendaient pas sur le visage comme les autres créatures, ils ressemblaient plus aux miens. Tout dans sa manière de se mouvoir me rappelait ma propre façon de bouger. Mais sa peau grise semblait l'empêcher d'être aussi agile que moi.
Je l'observais se pencher sur la source et remplir quelque chose.
Ma curiosité et mon instinct prirent le dessus.
L'attaque avait été rapide, bien trop pour qu'elle puisse éviter le couteau qui étincela, mais ce devait être une guerrière aguerrit, car elle avait senti mon mouvement et s'était retournée. Ma lame avait pénétré sous l'aisselle, mais si elle s'était plantée sous la peau, le mouvement de la femme avait coincé le couteau entre deux côtes.
Un coup de pied me rejeta avec violence à quelques mètres tandis qu'elle émettait des sons bien étrange. Elle avait glissé le long du mur, un sang chaud et poisseux se déversant de la blessure. Je m'étais relevée, mais je n'attaquais pas.
Elle me parlait.
Je ne peux retransmettre ses paroles. C'était la première fois qu'une créature émettait ce genre de bruit. Son visage semblait étonné et ses deux yeux gris me dévisagèrent avec une étrange curiosité. Malgré la blessure, le son qu'elle produisait avec sa bouche semblait rassurant. Elle faisait un geste étrange avec sa main.
Je l'ai observé avec la plus grande des curiosités, mais je n'étais pas assez stupide pour m'approcher d'une créature aussi dangereuse tant que le couteau n'avait pas fini son office. Le poison dans lequel j'enduisais mes lames était puissant, mais j'en étais immunisée. La femme succomba sans me quitter des yeux et j'hésitais avant d'aller récupérer mon arme, car ce regard m'effrayait. Il était différent de celui des bêtes desquelles je me nourrissais. Différent de celles que je combattais.
Trop proche du mien.
Par la suite, je m'aventurais plus loin dans le labyrinthe et j'observais les humains qui y passaient. Certains étaient en groupe, de différentes tailles et corpulence, certains avec des peaux grises, d'autres marrons et odorantes. Certains avaient de longues lames, d'autres des bâtons. Leurs voix résonnaient parfois fort dans les couloirs et la curiosité me dévorait. Les bruits qu'ils émettaient entre eux devaient avoir une signification précise, car soit d'autres bruits venaient y répondre, soit leurs comportements changeaient.
Je me cachais d'eux. Je les espionnais dans le noir, dans les recoins qu'ils ne connaissaient visiblement pas. J'évaluais leurs forces, leur façon de marcher, leurs manières de vivre. Je leur étais à la fois semblable et différente. Et cela m'intriguait beaucoup. Je suivais leurs déplacements, les regardais tuer et être tué. J'identifiais quelques objets utiles qu'ils transportaient avec eux et que je récupérais sur leurs cadavres la nuit. J'étudiais les expressions de leurs visages et en déduisais leurs comportements.
J'avais fini par comprendre le sens de certains mots, les répétant même parfois lorsque je me retrouvais seule. Intriguée par les propres sons que pouvaient émettre ma voix.
Le groupe se faisait parfois décimer par une bête et j'attendais alors d'en trouver d'autres à observer.
J'étais sauvage mais maline. Je ne m'attaquais pas aux bêtes qui arrivaient à les massacrer. Mais j'observais les combats avec l'intention de défier l'animal quand j'en aurais compris les faiblesses.
Laisser mourir les autres au profit d'informations était déjà une idée qui avait germé chez moi. Une idée et une façon de faire qui m'a bien servi aux cours des années qui suivirent.
Quoi qu'il en soit, ma deuxième rencontre avec des hommes ne se passa pas de la même manière. Car ceux-là n'étaient pas venus se mesurer au labyrinthe.

Ils étaient venus pour moi.

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Message par Sagiga le Lun 28 Oct 2019 - 22:23

Merci Naru et désolée pour le retard !!

J'ai changé de cap au dernier moment et ça a été compliqué de finir l’histoire (comme d'hab'), du coup c'est un peu long, je suis navrée !

J'voulais m'entraîner à écrire un passage un peu sexy mais comme d’habitude je me suis défilée parce que je suis vraiment pas à l'aise avec et ça m'énerve parce que j'adore en lire ahah !

Du coup bon, j'vous sers une histoire un peu fade mais bon, je vous souhaite une bonne lecture malgré tout =3

Howling Wolf:

Je tournais sur moi-même, la main droite fermement agrippée à la longe qui meurtrissait mes paumes, laissant des marques rouges et des cloques entre mes doigts. Le jeune étalon que je m'efforçais de faire trotter en rond se refusait à ralentir le rythme. Il avait été capturé quelques semaines auparavant, n'avait pas encore de nom mais j'aimais l'appeler Crêpe. Comme d'habitude j'avais imaginé un nom bien plus poétique « Crépuscule », mais c'était finalement bien plus court et pratique de l'appeler simplement Crêpe.
« Crépuscule » parce que comme à cet instant, les rayons du soleil couchant dansaient sur sa belle robe marron et il semblait presque prendre feu. Il était d'une beauté à couper le souffle, dans tous les sens du terme … Si bien je me rappelai soudainement de respirer alors qu'il me fixait de ses pupilles noires, sa crinière ondulant légèrement entre ses oreilles. Je posais une main sur son museau.
– Qui t'as dit d'arrêter de trotter ? je grognai sans conviction.
Pour toute réponse il secoua vigoureusement la tête puis s'éloigna au pas d'un air nonchalant. Je soupirai. Il avait assez donné pour aujourd'hui et moi aussi, il était temps de se reposer.
Du haut de mes 22 ans, j'avais déjà débourré plus d'une centaine de chevaux sauvages. J'avais hérité cette passion de mon père, qui possédait l'un des plus grand haras de la région. Depuis l'enfance, je passais mes journées dans les écuries, à tel point que j'avais vite cessé d'aller à l'école. C'était ma mère qui avait pris la responsabilité de m'instruire et j'avais accepté ce compromis si cela me permettait de passer plus de temps auprès des chevaux. Très vite j'avais développé un certain don pour le dressage, et mon père, en excellent homme d'affaire, m'avait fait travailler pour lui dès mes 16 ans.
Mon monde se résumait au ranch, aux écuries, et à ces superbes créatures.
Jusqu'à ce jour. Jusqu'à ce jour où je ramenai Crêpe dans son box, et que je remarquai qu'il n'y avait pas assez de paille. Que j'allai à la grange d'à côté, munie de ma brouette et une fourche posée en équilibre sur mon épaule. Jusqu'à ce que je remarque, en levant la tête, l'homme qui était allongé au milieu de la paille.
Je remarquai tout de suite sa peau mate, ses yeux en amande exorbités et ses longs cheveux noirs ébouriffés.
Un Indien.
Ma fourche tomba sur le béton et le bruit me ramena à moi, j'ouvris la bouche pour hurler.
J'émis à peine un couinement. Je suffoquais, une main si fermement plaquée sur mes lèvres qu'elle m'empêchait de respirer. Je me sentais prisonnière de son étreinte puissante, son odeur de terre et de sang me prenait au nez.
– Calme.
Sa voix, grave et légèrement tremblante, me surprit, et je cessai de me débattre. Il attendit pendant quelques secondes qui me parurent des heures, immobile, son corps essoufflé contre le mien, nos deux cœurs battant plus furieusement l'un que l'autre. C'est à cet instant seulement que je remarquai qu'aucune lame ne me menaçait, et que si ses mains me tenaient fermement, elles ne me blessaient pas. De toute évidence, il était aussi effrayé que moi et ne me voulait pas de mal. Il retira sa main, la faisant lentement glisser le long de mon cou, puis sur mon épaule où elle s'attarda. J'avais la gorge nouée quand je parlai :
– Je ne vous veux pas de mal, mais vous n'êtes pas le bienvenu ici.
– Une nuit. Pour se reposer.
J'ouvrai et refermai la bouche sans émettre un son. Si je ne le dénonçais pas, il allait peut-être profiter de la nuit pour voler nos chevaux, ou mettre le feu au ranch. Mon père ne me pardonnerait jamais cette erreur, et je pourrais dire adieu à ma carrière de dresseuse. Je n'étais pas prête à prendre ce risque.
Je me tournai vers lui et il s'écarta d'un pas, comme soudainement gêné par notre proximité. Il était un peu plus grand que moi, avec un visage aux traits anguleux, si caractéristiques de son peuple. Il se tenait légèrement courbé, peu à l'aise, tandis qu'il me fixait de ses grands yeux noirs. Cherchant à fuir ce contact, étrangement plus intime que lorsqu'il me tenait contre lui, j'avisai alors la jambe gauche de son pantalon qui était imbibée de noir.
Pas de noir. De rouge. Du sang coulait le long de sa jambe et son pied baignait dans une flaque qui s'élargissait bien trop vite. J'étouffai un cri.
– Vous êtes blessé ! Mon Dieu, tout ce sang !
– Juste besoin de repos. Je partirai à l'aube.
Il n'avait pas juste besoin de repos. Il allait mourir dans cette grange si sa blessure n'arrêtait pas de saigner. J'ignorais pourquoi je n'étais pas autant terrifiée par cet Indien que j'aurais dû l'être, mais c'était sans doute la raison pour laquelle je ne pouvais me résoudre à le laisser mourir.
– Cachez-vous bien, j'ordonnai. Ne faites aucun bruit, ne vous montrez surtout pas. Je vais revenir, attendez mon signal pour vous montrer. Je sifflerai.
Je sifflai quelques notes, il hocha la tête. Je pris le temps de remplir ma brouette de paille, évitant soigneusement celle qui était tâchée de sang, et sortit de la grange prudemment, en espérant n'éveiller aucun soupçon.
Après être repassée rapidement par le box de Crêpe, je me ruais chez moi. Je tombai nez-à-nez avec mon père :
– Tu rentres bien tard ! fit-il remarquer.
– Crépuscule me donne un peu de fil à retordre, répondis-je en lui rendant son embrassade.
– « Crépuscule », releva-t-il en levant les yeux au ciel. Je n'y crois pas, aucun mustang ne résiste à ma fille.
– Il ne résistera pas bien longtemps, mais j'aimerais passer la nuit avec lui.
C'était quelque chose que je faisais parfois, pour nouer un lien avec l'animal. Ça n'avait rien de très conventionnel, mais je savais que mon père me laisserait faire. Le prétexte était parfait.
Ma mère surgit à ce moment-là dans le salon :
– Tu vas encore passer la nuit dehors Ann, chérie ? L'automne est là, les nuits se refroidissent !
C'était à mon tour de lever les yeux au ciel.
– Je prendrai une couverture chaude, et puis dormir à côté d'un cheval, ça tient chaud.
Elle grommela et repartit dans la cuisine. Je l'entendis crier :
– Tu prends quand même quelque chose à manger !
Soit.

J'allumai l'unique lampe à huile suspendue à l'entrée de la grange et soufflai ma bougie. Il fallait éviter au maximum de se déplacer avec une flamme au milieu de la paille sèche.
Je sifflai doucement et patientai. J'entendis son pas traînant se rapprocher avant même qu'il ne pénètre dans le halo de lumière de la lampe. La faible lumière vacillante durcissait ses traits, ses cernes semblaient plus noires, ses joues plus creusées. Je lui montrai le tabouret que j'avais ramené :
– Asseyez-vous, je dois m'occuper de votre blessure.
Mes joues me brûlèrent quand, stupéfaite, je le regardai enlever laborieusement son pantalon. Je n'avais pas vraiment pensé à ce détail et je me sentais terriblement confuse. Heureusement, sa tunique tombait jusqu'en haut de ses cuisses, juste au-dessus de l'immonde plaie qui barrait sa jambe gauche.
J'avais porté tout le nécessaire, avec une bassine d'eau et du savon, je nettoyais précautionneusement la blessure. Il ne disait absolument rien, se contentait de gémir ou grogner de temps à autre. Notamment au moment où je versai le whisky bas de gamme piqué à mon père sur sa chaire à vif. Il grimaçait en m'aidant à enrouler la gaze autour de sa cuisse, en serrant bien.
La plaie était profonde, mais je n'avais pas les compétences pour la recoudre, et le saignement avait nettement ralenti après l'avoir bien nettoyée et désinfectée. J'espérais que maintenir le bandage bien serré suffirait à ce qu'elle se referme d'elle-même.
L'indien attrapa mes mains et m'offrit le regarde le plus sincère du monde :
– Merci.
Je rougis à nouveau, et cherchai un prétexte pour dégager mes mains. Je brandis le sandwich que ma mère m'avait préparé.
– Vous avez été courageux. Vous devez être affamé.
Je nettoyais le sang sur le sol pendant qu'il mangeait sans hâte son repas, comme savourant chaque bouchée. Combien de temps avait-il erré, blessé, avant d'arriver ici ? D'où venait-il ?
Comment s'appelait-il ?
J'avais tant de question à lui poser, la méfiance avait fait place à la curiosité. Ces quelques heures en sa compagnie avaient suffi à me convaincre que cet homme n'avait rien d'un sauvage, ni d'une bête, ni d'un être inférieur. En fait, il me ressemblait si peu et tellement à la fois que c'en était troublant.
Il leva les yeux vers moi, me surprenant en train de l'observer. Il sembla hésiter puis me tendit le reste de son sandwich. J'éclatai de rire, touchée par cette innocente générosité.
– Non, non, pardon, vous pouvez tout manger ! Vous en avez plus besoin que moi.
– J'insiste, dit-il. Un repas est mauvais quand il est pas partagé.
– Vous osez donc critiquer la nourriture que je vous offre ? répliquai-je sur un ton taquin en m'approchant.
Comme il me tendait toujours le sandwich, je ramenai mes cheveux en arrière et me penchai pour mordre dedans.
– Je voulais juste que tu te rapproches.
J'avalai de travers et manquai de m'étouffer. L'indien impassible, me regardait d'un air faussement inquiet. Je tentais de mon côté, de reprendre une contenance.
– J'ai partagé votre repas. Maintenant finissez, je vais vous aider à vous allonger.
Il ne dit rien de plus et termina son repas en silence. Puis je l'aidai à se lever, lui fit passer un bras autour de mes épaules pour le soutenir.
– Vous devez éviter de poser votre pied gauche par terre. Appuyez-vous sur moi, je suis solide.
Il était un peu lourd, mais nous parvînmes à atteindre le fond de la grange, où il s'était déjà préparé un petit nid dans la paille. Lorsqu'il fut allongé, je lui tendis la couverture et donnai les dernières consignes de la soirée :
– Reposez-vous.

Trois jours passèrent pendant lesquels je redoublais d'efforts pour m'assurer que tous les box étaient constamment propres afin d'éviter que quiconque n'ait le besoin ou l'envie de faire un tour dans la grange où l'on rangeait la paille.
Entre temps, j'apprenais le nom de mon nouvel ami : Howling Wolf, Loup Hurlant. Il était assez peu bavard, ce qui me convenait assez, moi qui avait toujours préféré la compagnie des chevaux aux Hommes, mais cela devenait problématique quand j'essayais de lui poser des questions.
Finalement ce fut grâce à mon père que je sus d'où il venait : tout le monde parlait du raid mené à Sand Creek, qui avait été un franc succès. Plus d'une centaine de sauvages avaient été massacrés, un soulagement pour les blancs qui vivaient non loin.
Je ne faisais jamais vraiment attention à ces chasses à l'homme, ou aux tuniques bleues qui passaient régulièrement au ranch pour commander des chevaux. Et au fond je croyais ce que tout le monde croyait, que les Indiens étaient une menace, un peuple violent, des voleurs et même des violeurs. Et peut-être que l'homme dans ma grange était une exception. Ou peut-être que ces gens étaient exactement comme nous. Et si c'était le cas, tous ces massacres devenaient de purs actes de folie meurtrière.
Quand je parlai de Sand Creek à Loup Hurlant, il se contenta de hocher faiblement la tête, le regard perdu dans le vague. Je lisais sur son expression toute la tristesse et l'horreur dont il avait été le témoin, alors je m'approchai, tendis la main … Mais quelque chose brilla soudain dans son regard, une flamme de haine, ardente et brûlante, et je retirai ma main aussitôt. Mon mouvement brusque l'arracha à ses pensées et il se tourna vers moi. Je me sentais terriblement seule, dans cette grange sombre où quelques rares rayons de soleil passaient à travers les impuretés des planches de bois. J'avais peur. Pas peur de lui. Peur qu'il me haïsse, au même titre qu'il devait haïr tous les hommes blancs qui les avaient attaqués et persécutés. Au même titre que je le haïssais, avant de l'avoir rencontré.
Il se redressa en s'appuyant sur le manche de bois que je lui avais donné et fit courir ses doigts de mon menton jusqu'à mon oreille. Je m'écartai précipitamment.
– Je te fais peur ? demanda-t-il.
Le ventre noué, je me ré-avançai d'un pas, retrouvant le contact de sa main dans mes cheveux. Je glissai mes doigts par-dessus les siens pour être sûre qu'il garde le contact.
– Est-ce que vous me détestez ? je demandai à mon tour.
Cela le fit sourire, et la façon dont ses pommettes se soulevaient lui donnait un charme fou. Il avait l'air plus jeune aussi, j'avais sans doute surestimé son âge à cause de la fatigue et de la douleur qui creusaient ses traits lorsque je l'avais vu pour la première fois.
– Je serais ingrat de détester celle qui m'a sauvé et qui prend encore soin de moi.
Sauvé était un bien grand mot, sa blessure saignait encore de temps à autre, et même si elle ne semblait pas s'infecter, elle avait du mal à se refermer.
Sa main passa derrière ma nuque et il m'attira plus près de lui. Mon cœur se mit à battre de façon désordonnée. Depuis le premier jour, il y avait quelque chose chez lui qui m'attirait, un instinct profond que je ne m'expliquais pas. C'était un sentiment nouveau, inédit, qui se manifestait si soudainement et avec une telle force qu'il me désemparait.
– Vous devriez vous asseoir, dis-je d'une voix tremblante.
– Je devrais t'embrasser.
Tout mon visage se mit à me brûler. Son regard me dévorait, presque littéralement, je le sentais prendre des bouts de moi et les aspirer. Je posai ma main sur sa poitrine qui se soulevait rapidement, peut-être pour le repousser, peut-être pour le toucher un peu plus.
Je ne le sus jamais.
La porte de la grange claqua, nous faisant sursauter. Je l'éloignai en faisant tout de même attention à sa jambe et lui fit signe de rester cacher. Je m'avançai vers l'entrée de la grange et tombai nez-à-nez avec Alfred, un des employés de mon père.
– Ann, on te cherche partout ! Les chevaux !
N'osant pas jeter un regard en arrière, je le suivis à l'extérieur au pas de course. La lumière extérieure m'éblouit et je faillis ne pas voir le mustang qui fonçait droit sur moi. Alfred me planqua au sol à l'ultime seconde et, sonnée, j'assistai impuissante à la scène qui se déroulait devant mes yeux.
Des dizaines de chevaux, lâchés en liberté et complètement affolés.
– Que s'est-il passé ? hurlai-je à Alfred.
– Tous les box sont ouverts, quelqu'un a fait sauté les verrous. Ton père a appelé des renforts, mais on arrivera jamais à tous les rattraper à temps. Certains sont déjà loin.
Ma tête bourdonnait, peut-être à cause du choc soudain avec le sol, mais aussi parce que je vivais un véritable cauchemar.
– C'est sûrement un coup des Indiens ! pesta Alfred en me tendant une main pour que je me relève.
Mon sang ne fit qu'un tour. Je décidai de prendre les commandes :
– Essaie d'attirer les chevaux dans le manège, on s'occupera de ceux qui se sont enfuis plus tard. Quelqu'un est allé refermer les box ?
– Je vais m'en assurer !
Il partit à la course. J'attendis qu'il soit loin pour retourner dans la grange.
– Loup Hurlant !
Il sortit de la pénombre en boitillant :
– Que se passe-t-il ?
– Vous devez partir, immédiatement. Il y a eu un problème, c'est trop dangereux pour vous de rester.
– Mais je peux à peine marcher …
– Venez avec moi !
Nous sortîmes de la grange bras dessus, bras dessous et je m'assurai que personne ne nous voyait. Glissant deux doigts entre mes lèvres, je sifflai deux notes aussi fort que possible. Nous n'attendîmes pas bien longtemps, un étalon blanc fonçait droit vers nous. Loup Hurlant esquissa un mouvement de recul mais je le retins. L'étalon s'arrêta en renâclant à tout juste un mètre de nous.
– Vous savez monter à cheval ? demandai-je.
– O-Oui …
Je l'aidai à se hisser sur la monture en essayant de soulager sa jambe blessée. Je flattai l'encolure de l'étalon, adressant un dernier regard à l'étranger …
– Partez le plus loin possible, là où personne ne vous pourchassera.
– Comment te remercier ?
– Vous m'avez ouvert les yeux, m'avez sortie de l'ignorance. J'ai à présent une conviction à défendre et vous, une longue vie à vivre.
Ses doigts se posèrent délicatement sur ma main, et un frisson me parcourut l'échine. Je savourai ce délicat contact, que je savais être le dernier, puis je claquai le derrière de l'étalon et celui-ci déguerpit aussitôt, manquant de faire basculer son cavalier.
Je regardais leurs silhouettes s'éloigner dans les plaines, et gravai à jamais cette scène dans mon cœur.

À chaque automne, quand le vent tiède souffle sur la plaine, je me souviens du son des sabots galopant et de la tendresse de cette caresse sur ma main.
La caresse d'un homme dont je rêverais à jamais d'être l'égale.

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Message par Naru le Lun 28 Oct 2019 - 23:57

Hey !

ça y est, les votes sont lancés!^^

Alors, j'en profite pour donner mes avis!

Derviche:

J'ai jeté un oeil (et une oreille) à la musique que tu as mise et qui t'as inspiré!^^
J'imagine aussi que l'image de fond à du t'aider également!^^
Quand un texte parle de bateau à voile volant, j'avoue que je me rappel souvent ce Disney sous estimé qu'est la Planète aux Trésors !^^
J'aime beaucoup cet univers que je trouve à la fois poétique et palpitant!
Je pense qu'avec plus de temps, tu aurais pu nous en montrer plus encore !^^

Le seul bémol de ton texte pour moi c'est qu'au final, on à un mec qui nous raconte qu'il parle avec un autre mec qui raconte l'histoire d'un autre mec..... ^^'
En faite, j'aurais préférée que le personnage principale parle directement avec le capitaine, où même qu'on parle seulement du capitaine (genre en flash back dans sa tête?) car je n'ai pas trop trouvé l'intérêt des deux autres personnages.
Je pense aussi que c'est dû au fait que le texte est court et qu'en tant que lecteur, on s'attache toujours plus facilement aux personnages dont on à la plus de background !^^

a part ça, comme d'habitude, c'est toujours aussi bien écrit !^^

Sagiga:

Au début de ma lecture, j'ai cru qu'on était dans un monde contemporain et enfaite non !^^
ça m'a agréablement surprise!^^

Je suis un peu étonnée de ce texte car j'aurais cru que tu serais aller un peu plus vers les horreurs des ces années là, ou les questions que se posent l'héroïne et les bouleversements que la rencontre devrait provoquer sur elle.
Mais tu es plutôt parti sur une histoire d'amour très tendre finalement.
Ce qui est surprenant et rafraîchissant! ^^
J'ai trouvée les personnages attachants et l'histoire au finale est plutôt mignonne !
En faite, j'ai un peu une sensation de manque arrivée à la fin du texte. j'aurais aimée plus. Plus de temps pour m'attacher aux personnages et donc être pour déchirée, bouleversée par leurs situations et la fin de leur histoire. ^^

Bref, quoi qu'il en soit, ça va encore être casse tête de voter pour ce concours! ^^

Exonear:

j'ai lu ton texte après avoir posté le mien et j'ai trouvée ça assez marrant les similitudes entre nos héroïnes! XD

Je vais me permettre une remarque en espérant que tu ne la prendra pas mal.
Ton texte manque de crédibilité.
L'idée, l'histoire est tout à fait intéressante. J'adore ce genre d'histoire (et j'en écris un roman à l'heure actuelle donc... Wink )
J'adore explorer ce côté "dérives des recherches scientifiques" et à quel point l'être humain peut devenir aussi... inhumain !
le problème de ton texte c'est que les personnages ne sont as assez crédibles pour qu'on y croit vraiment.
Le personnage principale est sensé avoir une mère qui ne lui parle même pas, pourtant elle l'emmène avec lui à son travail! Pourquoi ? Ce n'est pas expliqué.
Il découvre un passage via les conduits d'aérations???!! Mais genre en faite la sécurité elle est en carton dans cette boite hein...
Sa mère (et donc les gens avec qui elle travail) le surprennent dans un endroit visiblement interdit.... et il n'y a aucune conséquences? Pire, ils lui laissent carrément le champ libre et l'autorise à se balader où il veut?????(quasiment)
Pire encore, sa mère (qui normalement n'en a rien à faire de lui hein) lui explique ce qu'ils font sur elle??! mais pourquoi donc elle lui donnerait ces informations??
et Évidement, il réussit à s’échapper de la plus facile des façons avec la jeune fille...

ça, pour moi, ce sont les plus gros problèmes de ton histoire.
Alors oui, ça prends du temps d'envisager ces cas de figures et d'y trouver des solutions pour que ton histoire fonctionne quand même. Cela dit, c'est faisable et tu avais l'avantage qu'il n'y avait aucune limite de lignes pour ce concours!^^ Donc tu aurais pu te lâcher!^^

Du coup, le personnage que j'ai le plus aimé, reste ton héroïne ! Elle est plutôt crédible et bien amenée. Touchante et fragile à la fois. C'est vraiment le plus intéressant de tes personnages dans cette histoire et sa fin est triste comme il faut.

pour finir, un dernier petit conseil!^^
n'ai pas peur de sortir des carcans !! ^^
Par exemple, tu aurais pu donner à ton histoire une toute autre dimension si on imagine qu'en libérant la fille et en la laissant mourir à l'extérieur, le jeune garçon libère avec elle le virus dont elle était porteuse!
Ou encore, faire en sorte que le garçon soit touché par balle en voulant la sauver et qu'ils meurent dans les bras l'un de l'autre!
Justes des idées comme ça en passant mais qui donnerais une chute un peu plus inattendue à ton histoire ou plus d'émotions.
Bref, ce que je veux dire c'est d'essayer de toujours poussé plus loin ta réflexion dans ton texte. Pourquoi? Où va l'histoire? S'arrête-t-elle là? Sur quoi ou qui, influent tes personnages? etc...
N'ai pas peur d'essayer des trucs! Parfois ça ne marche pas et parfois, tu peux te surprendre toi-même avec un coup de génie!^^

Enfin, et je vais en finir avec ce long commentaire ma parole!! XD, voilà le lien du site que j'utilise pour corriger une bonne partie de mes fautes d'inattention!^^ n’hésite pas à l'utiliser mais pas à outrance car il souligne parfois des fautes qui ne le sont pas mais en lisant la petite explication, tu sais si c'est toi qui as raison ou le site!^^
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Message par Sagiga le Mar 29 Oct 2019 - 19:09

Moi aussi je viens mettre mes avis ! =D

derviche:
Le seul truc qui m'a dérangé avec ton texte c'est que je l'ai trouvé trop court ! ^^ J'aurais bien aimé un peu plus d'enrobage autour de l'histoire du capitaine, ça aurait été sympa (peut-être) que le personnage qui raconte soit un véritable conteur et transforme cette histoire en quelque chose d'épique, là j'ai trouvé que ça allait un peu vite. Au final je me suis un peu dit "Ah, c'est ça l'histoire ?" alors que j'aurais pu finir par "Ahah mais quel fourbe ce capitaine !".
Sinon j'aime beaucoup le phrasé du perso qui raconte (mon hypothèse c'est que ce perso intermédiaire qui dérange Naru sert de prétexte à une narration avec un langage un peu familier et grotesque, et moi j'ai bien aimé en fait ^^).

Exonear:
Naru a dit le principal ^^
C'est vrai que tout ça semble un peu gros ! Et c'est évident que tu as dû te restreindre, mais du coup comme a dit Naru... t'aurais dû te lâcher au final ahah !
Si j'avais été toi, je pense que pour raconter ce genre d'histoire sur un concours de textes, j'aurais démarré la narration beaucoup plus tard, par exemple lorsqu'il retrouve Nayeon lors d'une de ses visites, et tu racontes leur rencontre sous forme de flash-back après. Je pense que ça fait gagner du temps et des lignes et ça n'enlève rien au développement de leur relation (je pense). En plus ça t'aurait peut-être permis d'esquiver des incohérences ou des facilités scénaristiques =)
Je chipoterais sur les motivations des scientifiques, les mecs ils ont les moyens pour entretenir tout un micro écosystème juste pour une expérience ratée qui sert plus vraiment à rien xD (tester des virus c'est un peu vague ça =P)
Bon ça c'est mon côté scientifique qui parle, mais c'est vrai que les labos sont généralement dans une optique d'optimisation de leurs ressources, donc clairement rien n'est gâché ou laissé au hasard. Et je pense que pour écrire une histoire dans ce genre d'univers, c'est important de prendre en compte l'aspect économique qui est l'aspect le plus fondamental (presque xD) quand on fait de la recherche !
(Ah oui wtf la forêt sans caméra, ça n'a pas de sens, c'est un labo de recherche, s'ils peuvent pas observer ce qu'ils étudient ... ça sert à quoi ? xD bref ça, ça m'a marqué ahah)
En tout cas, comme Naru j'ai bien aimé le personnage de Nayeon, je pense que tu as très bien su faire passer son caractère et ses attitudes.

Naru:
J'aime bien le fait qu'on sache plus ou moins comment l'histoire va finir (vu la situation lorsque ton texte commence) mais qu'on ait aucune idée de comment elle a pu en arriver là. Et en même temps c'est super frustrant ... parce que c'est précisément ce qu'on voulait savoir xD
J'ai aimé le passage où tu retranscrit selon son point de vue la perception d'un langage dont elle ignore tout, c'était très pertinent et cohérent.
En tout cas le personnage est intéressant et très crédible, j'aurais juste voulu en savoir plus Concours de Texte n°73 [fin des votes le 24/11] 128750
Est-ce que les hommes sont venus pour lui faire du mal et comme elle est super bad-ass elle les a dérouillés ou est-ce qu'ils sont venus dans l'espoir de la trouver pour résoudre une crise diplomatique suite à la mort prématurée de tous les membres de la royauté ? =O That is the question.

Et merci Naru pour ton commentaire ! C'est vrai que ce texte se voulait dénonciateur mais sans tomber dans le pathos, en fait je voyais pas le personnage de Howling Wolf déballer sa rage et raconter ce qu'il avait vu. Il était encore traumatisé et plutôt du genre à cacher ses faiblesses, donc je trouvais plus logique de le laisser dans son mutisme.
J'aurais adoré prendre mon temps et développer un peu leur relation pour les rendre vraiment touchants. Mais du coup j'ai relu mon texte après avoir lu ton commentaire, et finalement je suis assez satisfaite de ce côté tendre malgré la gravité des faits qui sont racontés ^^

Et pour l’anecdote, le massacre de Sand Creek a vraiment eu lieu, c'est l'un des massacres les plus cruels qui ont été commis contre les Indiens d'Amérique, et un certain Howling Wolf a survécu à ce massacre, bien qu'il n'était peut-être pas jeune et sexy ahah !

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Message par Exonear le Mer 30 Oct 2019 - 15:28

Hey tout le monde ! Du coup je poste mes avis et les réponse au votre ! 

DERVICHE:
Du coup tu savait déjà ce que je pensait du texte, en plus Naru a valider le sujet donc gg a toi,j'ai vraiment prit plaisir a lire le texte, mais en lisant le commentaire de Naru le seul truc dommage, c'est qu'on se perd un peux avec tout ceux qui raconte une histoire.

Sagiga:
Du coup je vient de lire ton texte, de ma grande expérience de lecteur je vais te dire ce que j'en pense(tmtc xD).
Franchement j'ai bien aimer l'histoire même si arrivé a 10 ligne de la fin je me suis dit "c'est déjà fini", je pensait pas que ça se terminerai comme ça après un bon début.
Au final tu aurait du te lâcher sur ce que tu voulais faire au début, j'aurais bien aimer.
Après le personnage féminin, on se met vite dans sa peau, par contre le personnage masculin j'accroche moins, j'ai du mal avec ces dialogue que parfois je trouvais vide.
Après on a pas le temps de s'attacher au personnage, de ce fait on a du mal a se dire qu'il commence a avoir des sentiment aussi rapidement.
Voila tout ce que j'avais a dire en tout cas bravo pour ton texte, vue que tu n'avais pas beaucoup le temps je me pose la question de savoir si c'était la vrai fin que tu voulais avoir ???

NARU:
Du coup je vient tout juste de finir ton texte, c'est vrai que les deux personnage se ressemble dans leurs manière d'avoir vécu ^^. Mais je trouve ton personnage beaucoup plus intéressant car c'est elle la narratrice, donc on se met beaucoup plus dans sa peau. Alors que le miens au final on sait rien a part ce que voit le personnage principal.

Du coup quand j'ai lu la deuxième partie de l'histoire je me suis dit, c'est quoi le rapport avec la première partie xD, après relecture j'ai compris.
Du coup je trouve ça chouette est ça donne envie de connaitre la suite.
T'es phrases sont belle, tu a bien retranscrit tout ce qu'elle vivait.
Un truc qui ma fait bizarre c'est quand elle parle de poison sur ça lame, de mon point de vue je trouve ça bizarre que de sont jeune âge est qu'elle ne connaissent rien au technique humaine de combat puisse penser et réussir a mettre du poison sur une lame. 
C'est le seul truc que j'ai trouvé bizarre, en tout cas c'est une belle histoire.
Après le seule défaut a ce que se soit au passé, pour moi, c'est qu'il y a moins d'émotions sur ce qu'elle vie, tu avait de quoi faire quelque chose de beaucoup plus émotionnel a lire.
Enfin c'est moi qui dit ça mdr, enfin bref bravo pour ton texte j'ai adoré !!!!

Du coup naru et sagi merci pour vos commentaire:
Vous avez tout a fait raison, je suis trop aller dans la facilité sans aller plus loin.
Je savais que ça allait poser problème a la lecture mais la vous me l'avez fait prendre conscience, que ces encore pire que ce que je croyait.
J'ai eu beaucoup de mal a l'écrire alors que j'avais mon idée sur l'hisoire.
Je pensait aussi me faire critiquer sur les dialogue vide, mais rien ^^ (y'avait surement déjà trop de chose a dire xD)
l’orthographe ne vous a pas trop fait saigner des yeux ? xD
Je suis content que le personnage féminin vous plaisent, je pensait pas qu'il se démarquerait comme ça.
Du coup c'est la première fois que je me lancer dans se style d'écriture réaliste et je me suis planter, je ferrait mieux la prochaine fois.

Je voulais me lancer dans l'écriture d'un roman, mais après tout cela je vais encore attendre car je n'ai clairement pas la niveau.
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