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Résultats des concours
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Concours de Dessin n°100:
"Redessiner un ancien dessin
"

Avec modèle:
Ex-aequo
Mia Orihara


-Shaolan-



Sans modèle:
Evilshurato


~
Concours Graphisme 99:
"Renders imposés"

Intermédiaire
Camua


Confirmé-expert
Caeldori


~
Concours de Texte n°57 :
"au bar"


Lonely D

"[...]Je laissais un profond soulagement me gagner en voyant la silouhette à demi-voutée de monsieur Noyssodi apparaitre près de moi. La main qui tenait mon bras retomba tandis que le petit homme se plantait entre mon client pot-de-colle et moi. Ses yeux d'argent plongèrent dans ceux du Don Juan qui le regardait avec une pointe d'agacement.

« Votre serveuse allait s'occuper de moi justement, fit-il en faisant un signe vers moi, ne vous en faites pas.

– Vous n'avez rien à faire ici, déclara le patron sans le quitter des yeux.

– Pardon ? Demanda l'homme en prenant un air outré. Je suis un client, vous n'avez pas le droit...

– Dehors, le coupa le vieil homme. »

Il avait prononcé ce seul mot avec un ton que je ne lui connaissais pas et qui me fit frissonner. Même s'il ne s'adressait pas à moi, je ressentis l'irresistible envie de tourner les talons tant sa voix était soudainement devenue impérieuse, absolue. L'homme se raidit et son regard se vida, faisant disparaître toute émotion de son visage. A ma grande surprise, je le vis se diriger vers la sortie sans un mot, laissant la lourde porte de verre se refermer derrière lui.

« Tu vas bien ? Demanda monsieur Noyssodi en reprenant son ton doux habituel. »

Je hochais la tête en esquissant un sourire plein de gratitude. [...]"


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-



Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

Tous les gagnants des concours ici
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Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

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Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Naru le Ven 19 Oct 2018 - 0:38

Salut les écrivains !!^^

Alors, voici qui arrive le concours de texte n°66 !
désolé pour l'attente, j'avais oublié de le lancé!^^

le thème sera: Créatures infernales !

Alors, mes chers ami(e)s écrivains.... je vous propose un défis de taille !^^
A vous de voir comment, mais vous allez devoir m'inventer une créature des enfers! Avec tout ce que l'on pourrait trouver comme informations concernant ses habitudes alimentaires, son habitat et surtout son apparence! Pourquoi est-elle là? Qu'est-ce qu'elle veut? etc...
Le tout étant, bien entendue, de nous faire frissonner à la lecture! (bah quoi, on arrive bien fin Octobre non?! a me parait la saison idéale!!^^)
Vous pouvez l'intégrer dans une histoire ou en faire une description plus type Bestiaire de monstre! Comme vous voulez!
Si vous avez envie de créer plusieurs créatures, pas de soucis mais je vous demanderais de les exposer en plusieurs textes séparés!^^

Ce sera exceptionnellement un petit concours de texte très rapide!^^  
Aussi, il n'y aura pas un nombre de ligne extravagant donc vous me bouclerez ça en MAXIMUM 160 lignes!^^
(si vous voulez proposer plusieurs créatures, donc plusieurs textes, chacun d'entre eux seront soumis au même nombre de lignes max)

Vous avez jusqu'au 11/11 pour poster vos textes!^^

PS: Fans de Lovecraft, je vous attends!!!^^

Participants:


Dernière édition par Naru le Mar 23 Oct 2018 - 19:46, édité 1 fois

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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Sagiga le Dim 21 Oct 2018 - 13:01

Question un peu bête mais du coup on a jusqu'à quand ? Parce que dans l'intitulé du concours c'est jusqu'au 2 décembre et dans ton post c'est 11 novembre x)
En tout cas comptez sur moi pour ce concours !

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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Naru le Mar 23 Oct 2018 - 19:46

Oups!

C'est bien pour le 11 Novembre!!^^'

D'ailleurs petite précision, j'ai marqué "créatures infernales " mais ce serait plus juste de dire "créatures horrifiques" car il n'est pas obligé de faire un lien avec un quelconque enfer!^^

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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Lonely D. le Dim 28 Oct 2018 - 18:29

Youh, 

J'ai du m'y reprendre à trois fois, mais j'ai réussi à le terminer celui-là. 
J'espère que ce sera suffisamment clair, sinon n'hésitez pas si vous avez des questions, je suis peut-être un peu rouillé.
Peut-être à déconseiller aux lecteurs impressionnables ou de manière générale aux gens qui habitent dans un marais brumeux. M'enfin c'est vous qui voyez.

Malveillance:

Entrée 34,
8e jour de Prumaire

Alors que je couche ces lignes sur le papier, je m'efforce tant bien que mal à réprimer ce frisson qui ne me quitte plus. Je sens mon cœur tambouriner dans ma poitrine, mes mains ne cessent de trembler et cet arrière-goût infâme refuse de disparaître. Seul dans la pénombre, lorsque mes yeux se perdent dans la brume qui se lève peu à peu sur les marais, je ne vois plus que les cauchemars que demain s'apprête à engendrer...
Malgré ce sentiment qui hante chaque recoin de mon esprit, je me dois de consigner sans plus tarder les récents événements dans ce journal, tant que les détails les plus sordides sont encore gravés dans ma mémoire. Puissent ces écrits te guider, toi qui choisi d'arpenter la solitude du chemin des ombres dans mes pas, et ainsi t'aider à faire couler, toi aussi, le sang du démon.

Ce dernier cas s'est déroulé à Emberwood, un hameau perdu dans les marais de Winterfields, à la frontière du comté. J'ai séjourné dans chacun des patelins de cette région : des bourgades rongées par le soupçon et la superstition, truffées de moutons subjuguées par l'influence de l'Ordre des Saintes Croyances. Des imbéciles crédules persuadés que leurs péchés passeraient inaperçus s'ils agitaient assez fort la bannière de l'Ordre. On aurait dit de véritables nids gavés de vices n'attendant que l'éclosion du chaos. J'y avais égorgé pas moins de cinq démons mineurs en l'espace d'un mois tant le mal s'y était propagé rapidement.
Emberwood se trouvait à plusieurs jours à cheval à travers les marais, et cet isolement l'avait tenu jusque là à l'écart des calamités qui s'étaient récemment abattues un peu partout dans le comté. Mais je savais qu'aussi reclus soit ce petit village de pêcheurs, je devrais m'y rendre tôt ou tard. La corruption n'épargne personne.
Mes expériences précédentes dans la région m'avaient appris que la suspicion envers les étrangers était redoutable en ces temps de trouble et malgré l'aspect paisible du hameau, j'avais préféré installer mon campement à quelque lieux de là. J'observais secrètement pendant plusieurs jours les activités du village, et je fus surpris de l'insouciance avec laquelle ses habitants menaient leur vie. Une existence au jour le jour, simple, dénuée de la superficialité à laquelle j'avais été habitué dans les grandes bourgades. Des sourires sur les lèvres, une entraide sincère, des enfants rieurs laissés sans surveillance, on aurait dit que ce coin de paradis, imperméable au malheur, avait été arraché au monde. Et pourtant, malgré les yeux pétillants de bonté des riverains, malgré le sentiment de paix qui exhalait de chaque maison et les effluves de tartes à la rhubarbe qui emplissaient les rues, une immuable certitude grandissait en moi: cet endroit serait le prochain. J'avais le sentiment persistant que cette fois-ci, j'allais me retrouver face à quelque chose de beaucoup plus vil que les diablotins que j'avais rencontré jusque là. Cet endroit était trop pur, trop parfait. Ce qui se montrerait le surpasserait en ignominie, j'en étais convaincu. Si seulement j'avais su...

Un matin, alors que les premiers rayons de l'aube chassait les brumes nocturnes, les ténèbres finirent par s'abattre sur le hameau, déchirant sauvagement le voile d'utopie qui l'enveloppait jusque là. La dépouille atrocement mutilé d'une fillette avait été retrouvée gisant dans les fanges. Sa chair avait été soigneusement labourée et son sang mêlé de boue agglutinait ses boucles brunes autour de son visage rendu borgne par la voracité des corbeaux. L'effroi s'empara du village devant la barbarie de cette tragédie qui n'avait rien d'accidentelle. La peur assombrit les regards bienveillants en quelques minutes, l 'affolement et la panique commencèrent à suinter des foyers, et seule d'insoutenables relents de mort imprégnèrent les rues ce jour-là. Puis progressivement, les villageois avaient senti une terreur sournoise s'insinuer sous leur peau tandis que les hurlements accablés de la mère de la fillette déchiraient le calme des marais.
Dissimilé sous le couvert des arbres, je contemplai la scène, impassible. Le meurtre d'une innocente pour semer les graines du chaos... malgré la souffrance qui se distillait lentement dans le cœur des habitants à cet instant, ils ignoraient, contrairement à moi, que ce n'était que le début du cauchemar.
Tu pourrais tressaillir, toi qui lis ces lignes, de me voir rester de marbre devant un acte aussi abominable, mais je ne compte plus les jours qui me séparent de celui que j'étais au début de ce voyage. Mon cœur était alors faible, ma volonté vacillante, cependant, chaque rencontre avec l'horreur m'a forgé, chaque triomphe sur ces bêtes infernales m'a rendu implacable. Nous suivons la voie des élus, incompris, rejetés par les ignorants, mais au moins nous sommes capables de regarder l'obscur dans les yeux. Cependant, le côtoyer n'est pas sans risque, et indéniablement, il nous change, drainant peu à peu notre humanité.

Les jours qui suivirent la découverte du corps de la fillette, je ne pus m'approcher du village tant la vague de méfiance qui s'y était abattu avait échauffé les esprits. C'était une réaction compréhensible : les habitants ne savaient pas à qui, ou pire, à quoi, ils étaient confrontés, et étaient prêts à jeter leur dévolu sur le moindre suspect. Je laissai donc s'écouler deux semaines avant de m'y rendre en prétextant avoir eu vent de la tragédie qui les avait frappé et avoir été dépêché par les autorités voisines pour enquêter. La présence indésirable d'un vieux prêtre de l'Ordre dont l'influence avait connu un regain d'intensité depuis ce meurtre allait sans nul doute me mettre des bâtons dans les roues. Mais ce n'était pas en se réfugiant chez ce prêcheur de pacotille que ces villageois seraient sauvés. L'Eglise des Saintes Croyances, sous ses airs de culte omniscient, voyais les démons comme des entités impersonnelles sorties des enfers sans réelle autre motivation qu'engendrer le mal. Hors, lorsque ces créatures sont attirées jusqu'à notre plan, ce n'est que pour assouvir les desseins de leur invocateur. Certains les asservissent pour accomplir une vengeance, d'autres se nourrissent de leur sang pour accroître leurs pouvoirs, certains recherches même des plaisirs plus... exotiques. Mais ces subtilités, l'Ordre refusent de les voir, tant leur rejet fanatique du Mal les pousse à refuser d'essayer de comprendre ces créatures des abysses.
Je parvins difficilement à approcher Danitha, la mère de la victime, confinée chez elle depuis l'incident tandis que l'ambiance se dégradait de jours en jours. La pauvre femme demeurait étendue sur son lit, apathique, le regard vide, serrant entre ses doigts un ruban bleu. Lorsque je posai une main sur son épaule pour lui parler de sa fille, ses yeux tout d'abord inertes me fixèrent longuement mêlant incompréhension, colère, tristesse, tout un florilège d'émotions allant de la douleur lacérante à la terreur étouffante. Ce fut une confrontation éprouvante, de celle à laquelle on est jamais vraiment préparé, et j'en ai encore des frissons rien que de revoir son visage dévasté gravé dans mon esprit.

Ce fut d'ailleurs la dernière fois que je vis ce visage. Après ce bref interlude de calme, les événements s'accélèrent brutalement. L'état de santé de Danitha, dont personne n'avait plus de nouvelle depuis qu'elle s'était enfermée chez elle, commença a inquiéter ses voisins, alertés par une odeur persistante et des bruits étouffés émanant de la vieille masure. Cet après midi-là, je m'étais endormi après avoir passé plusieurs jours cloître à l'auberge à terminer un périlleux mais nécessaire rituel de protection anti-démon. C'est le bourdonnement angoissé de la foule sous ma fenêtre qui me sorti de ma torpeur. Me penchant par l'encadrement en bois, j'interrogeais un badaud sur les raisons de cette agitation et il m'expliqua que deux hommes s'apprêtait à enfoncer la porte de la mère en deuil à cause d'affreux gargouillements qui s'en échappaient depuis plusieurs heures. Ces mots me firent l'effet d'un coup de fouet et je me précipitai sur place aussi vite que mes jambes engourdies par le sommeil me le permirent. A peine m'étais-je frayé un chemin parmi l'attroupement de villageois inquiets que je vis le forgeron et son apprenti abattre deux lourdes masses sur la porte en bois, la démolissant dans une explosion de copeaux. Aussitôt, une onde de choc déferla, soufflant les quatre murs de la vieille bicoque, soulevant le toit comme un fétu de paille et renversant au passage la foule de badauds stupéfaits. Étendu à terre, je sentis cette pression désagréablement familière sur mes tympans tandis que la température chutait rapidement. L'atmosphère devint lourde, rendant chaque respiration difficile. Puis, au milieu de la poussière et des débris virevoltants, un long râle s'éleva.
Là où se tenait quelques minutes plus tôt la maisonette, il n'y avait plus qu'un grand pentagrame entouré d'un cercle au centre duquel convulsait Danitha, les ongles enfoncés dans le sol et les yeux révulsés. Le dos arqué dans une position surnaturelle, le tissu fin de sa robe s'éffilochait à mesure que son buste s'étirait vers le ciel. De sa gorge anormalement gonflée jaillissait un hurlement effroyable beaucoup trop rauque pour être humain mais auquel se mêlait sa propre voix, distordue par la douleur. Les habitants d'Emberwood restèrent pétrifiés devant ce spectacle lugubre, aussi incapables de fuir que de détourner leur regard de la scène.
Puis le corps de la jeune femme explosa. Son sang éclaboussa les visages les plus proches dans une pluie d'entrailles. Les cris de dégoûts et d'horreur restèrent figés dans les gorges tandis qu'une forme tortueuse s'élevait au dessus du cadavre en lambeaux.
Un corps grotesque, une peau grisâtre à l'aspect rugueux, un torse squelettique sur lequel était gravé trois bandes luisantes et d'où pendaient mollement deux protubérances se terminant chacune par une longue griffe.. Sa tête ovale nervurée ne comportait pas d'yeux mais deux rangées de dents jaunes concentriques incrustées dans une gueule aux tendons apparents. Deux longs bras aux doigts fins longeaient la courbe osseuse de sa colonne vertébrale et la partie inférieure de son corps se perdait dans un enchevêtrement de volutes sombres. La créature était deux fois plus grande qu'un homme et flottait silencieusement à un mètre du sol, immobile, encore suintante des fluides de la dépouille dont elle avait jaillit.
Un homme en sueur passa près de moi et s'aventura vers le démon dans un froissement de tissu. Je reconnu le vieux prêtre, les yeux écarquillés et le front plissé, brandissant les Saints Écrits d'une main et l'insigne de l'Ordre de l'autre. D'une voix impérieuse qui ne trahissait aucune peur, il exhorta la créature à disparaître, traçant dans l'air des signes de conjuration tandis que les pages de son livre sacré défilaient d'elles même. Dans un même mouvement, les villageois se tassèrent derrière lui en priant avec autant de ferveur que leurs membres tremblants le leur permettaient. La bête eut un mouvement de recul alors que l'homme de foi avançait vers elle d'un pas lourd et imposant. Elle émit un étrange glapissement, agitant ses membres griffus et se recroquevilla sur elle même. Une fraction de seconde plus tard, elle empalait le prêtre sur ses faux. Celui-ci regarda sans comprendre les deux morceaux de chair aiguisés qui traversaient sa poitrine, le soulevant du sol. Puis ses yeux se levèrent sur la face sans visage de la créature qui s'approchait de lui. Levant fébrilement son insigne, il tenta d'articuler quelque chose, mais seul des gargouillis sanglants parvinrent à ses lèvres tandis que sa barbe se tâchait de pourpre. Avec une effrayante douceur, les deux bras dans le dos du démon s'allongèrent jusqu'au visage du vieillard, ses doigts arachnéens s'insinuèrent lentement dans sa bouche qu'ils écartèrent comme on ouvre un piège à loup. Il y eut ce moment de battement insupportable, l'air se mit à bourdonner et je sentis tous les poils de mon corps se dresser. Puis soudain, dans un vacarme de tous les diables, la monstruosité se mit à hurler dans la gorge béante du prêtre, et son corps entier fut pris de spasmes incontrôlés. En quelques secondes sa peau flétrit, ses joues se creusèrent, ses yeux roulèrent dans tous les sens avant se s'enfoncer dans leurs orbites. Ses muscles fondirent comme s'ils étaient drainés de toute substance et sa toge glissa le long de son corps rabougri dont la peau presque translucide se plaquait contre ses os saillants. Lorsque le démon se tut, seul un pantin de chair désarticulé se balançait au bout de ses griffes. Dans un bruit répugnant il laissa les restes du prêtre couler sur le sol avant de se tourner lentement vers les villageois, atterrés.

Ce fut la débandade. Le démon, que je nommai Hurlegueule, avait fauché des vies comme l'on moissonne le blé cet après-midi là. Il avait massacré sauvagement les villageois, se repaissant de l'âme des mourants avant de disparaître. Seuls ceux qui étaient parvenus à se réfugier chez eux furent épargnés. Tout du moins le pensaient-ils... A partir de ce jour là, chaque nuit, l'Hurlegueule rasait une maison en laissant dans son sillage les cadavres méconnaissables de ses occupants. Quand ils comprirent que le démon avait fait d'Emberwood son terrain de jeu, les habitants tentèrent de fuir le village, mais une brume mystérieuse et persistante s'était levée dans le marais. Même ceux qui aurait pu le traverser les yeux fermés furent incapables de s'y repérer, et pour ceux qui s'y risquèrent, on entendait résonner leurs hurlements quelques secondes avant celui de la créature...

Alors que l'Hurlegueule s'amusait a dévisser à coup de dents la tête du dernier survivant dans les décombres d'une maison, je m'approchai en relevant ma manche, révélant sur mon bras les trois marques de protection identiques à celles qui scintillaient sur le thorax de la bête. Je contemplai avec satisfaction les restes du village qui débordait de bonheur encore quelques semaines auparavant. Il m'avait suffit d'écorcher cette fillette pour ébranler leur tranquillité et créer le parfait réceptacle pour mon invocation : une mère éplorée dont j'avais galvanisé les émotions des jours durant au sein du cercle après lui avoir raconté en détails les derniers instants de son enfant adorée. Certes, je ne m'attendais pas à ce que ces imbéciles brisent si tôt mon cocon d'incubation à coup de masse, mais le résultat avait dépassé toutes mes attentes.
Le démon se recroquevilla en tremblotant tandis que les runes du rituel protecteur le forçaient à m'obéir. Je posai ma main le long de son cou et senti sous mes doigts ses veines pulser... Il s'était gavé d'âmes jusqu'à en être repus. Il était fin prêt à être récolté. D'un coup de serpe, je lui ouvris la gorge puis m'abreuvai avidement du sang qui en giclait à flot. Et alors que la vie quittait la créature, je sentais son pouvoir s'écouler en moi, délicieux, enivrant.

Investi de cette nouvelle puissance, il n'y a plus qu'une question qui m'obsède : quelle forme prendra le prochain ? Mon cœur trépigne de le savoir, et sur mes lèvres noircies s'étire un sourire impatient...
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par derviche le Ven 9 Nov 2018 - 17:33

A NEW CHALLENGER IS COMING!!

mon texte presque  prêt , je le laisse refroidir. par contre  je vais  peut être le poser que lundi.
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Lonely D. le Ven 9 Nov 2018 - 18:56

Challenge accepted.

 Show me which goblin you got in your chest this time...
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Naru le Ven 9 Nov 2018 - 19:48

Pas de soucis, je lancerais donc les votes Lundi soir histoire d'être sur que tout le monde ai bien eut le temps!^^

J'ai pas encore lu ton texte Lonely D, je m'y collerais après avoir finis le mien! histoire de pas être influencée, on ne sait jamais !^^

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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par derviche le Lun 12 Nov 2018 - 13:18

Voila mon texte!!  c'était vraiment sympa d'écrire " à la lovecraft"  j'en ai lu pas mal,en fait.
A bientôt pour mes critiques sur vos textes!

Le livre :

Nous le surnommions « Le livre qui fait peur ». Je me souviens de sa couverture brillante, ses pages dorées, sa manière d’être à la fois vieux et neuf. La première fois que nous l’avions remarqué, il nous avait fait rire car il n’y avait pas de titre sur la couverture, ni même sur la première page. Tous les mardis soir, nous nous arrêtions à l’immense bâtiment qu’était la bibliothèque. Nos parents s’imaginaient que nous révisions alors que Maxence, Jules et moi allions tout au fond de la section archives à la recherche de « vrais livres ». C’était un lieu gênant pour nous,  souvent assis par terre, cachés au fond des rayons, silencieux quand les grandes personnes nous épiaient.




Il y avait un centre de documentation dans notre collège mais les publications proposés n’étaient faites que pour des enfants. Nous pensions, et pas forcement à tort, que les revues pour adolescents n’étaient qu’une littérature prémâchée pour esprits sous-développés. Nous voulions de la vraie littérature,des livres «  de grands». Pas un truc de gamin.


Plus l’écrit était vieux, moins il y avait de paragraphes et plus cela nous semblait intelligible. Nous n’osions pas le dire mais ces recueils étaient souvent barbants ou incompréhensibles, jusqu’à ce que nous découvrions ce livre. C’était un style simple et mélodieux, chaque phrase était rythmée, pouvait être psalmodiée, tous ses détails paraissaient réels, presque vivants. Si intrusif dans votre tête qu’il était dur de ne lire qu’une page par mardi. L’un de nous récitait à voix haute pour les deux autres. Une seule page, c’était comme ça. « N’oublie pas le marque page » s’exclamait Jules.


Je ne voulais pas lire, mes copains n’ont plus. Nous nous rejetions la tâche sur le chemin de la bibliothèque. C’était comme jouer à la patate chaude. Vous savez, ce jeu où les enfants se rejettent une balle pendant un compte à rebours. Si vous avez la balle à zéro, vous êtes mort.


Le livre décrivait un être non humain. Ce n’était pas une bête, ni même une créature, ce n’était pas un extraterrestre ou un esprit, il était fait de chair et d’os, il était là depuis toujours sans pour autant appartenir à notre monde. Je peux encore voir ses yeux brillants dans le noir.


Pendant que le désigné lisait à voix haute, les deux autres se taisaient et écoutaient, concentrés. Je me souviens d’une fois où, pendant la lecture, j’ai serré mes mains si fortement que mes doigts en étaient devenus blancs. À chaque extrait, je finissais en sueur, le front moite, le souffle court. Je ne pourrais vous redire de quelle couleur était le sol de la bibliothèque, pourtant mon regard était fixé dessus. Mes yeux clignaient à peine, n’osant regarder le lecteur.


Puis nous repartions. Sur le chemin du retour, nous nous poussions, charrions, taquinions pour savoir qui avait eu le plus les pétoches. Nous prétextions que c’était des idioties juste pour effrayer la galerie.


En vérité, nous n’avions pas tellement peur, ce n’était pas le sentiment qui prédominait. Si frissonner avait été notre but, nous aurions lu un bouquin comme un Chair de Poule ou un Stephen King. Ce qui nous liait profondément avec ce bouquin, c’était son réalisme, la formidable forme obsédante que prenait la chose sous nos yeux. Des enfants perdus dans une nuit sans lune, guettant les déplacements d’un être sans nom. Nous nous approchions d’un gouffre sans fond, pris d’un fascinant vertige, découvrant que le noir avait une multitude de couleurs.


Tout ça était loin derrière moi. J’étais devenu consultant en informatique. Ma vie était paisible, rythmée par les cafés, les pauses clopes, les soirées entre copains. Ce n’était pas très compliqué. Que je regrette ce temps.


Des souvenirs revinrent à cause d’un petit article nécrologique en bas d’une page de journal. Mon œil a été attiré par ce « Livet ». Livet, c’était le nom de Maxence. C’était bien Max qui était mort. Il avait exactement le même âge que moi. J’ai cru bon d’appeler ses parents pour leur présenter mes condoléances. Quand j’y repense, c’était stupide, je ne l’avais pas vu depuis des lustres.


J’ai discuté avec sa mère. Les causes de sa mort étaient inconnues, même l’arrêt cardiaque avait été écarté au vu de sa santé. Lorsqu’elle m’apprit où il était mort, je fus foudroyé, tétanisé. Je raccrochai tout de suite, fit les cent pas dans ma chambre en me tenant la tête, j’augmentai le chauffage, j’avais si froid. Il était mort dans ce village, dans ce foutu village, le même qui était dans le livre. Exactement-le même.


J’ai essayé d’oublier. Mais il y a des fois où les souvenirs deviennent une maladie de peau qui vous saute aux yeux à chaque miroir. A chaque minute, chaque silence, chaque seconde presque, je repensais à cet être non-humain, cet être qui s’approchait silencieusement, la chose maudite de mon enfance. Aussi profonds étaient-ils, ces souvenirs revenaient en moi comme une tisane de minuit qui diffuse un nuage noir. La nuit, je n’éteignais pas la lumière. Le noir ne m’effrayait pas, mais le sommeil ne venait pas. Incapable de lire, de me concentrer, au travail j’étais absent, présent mais absent.


Je suis arrivé dans ce village vers quatorze heure – préférant venir de jour. L’homme que j’étais en avait assez des histoires du croque-mitaine et décidait une bonne fois pour toute de regarder à la lampe torche sous le lit. Le village était totalement abandonné. Les maisons dans un bois gris et sans porte étaient habitées par des herbes hautes. Les toits collectionnaient les effondrements. Entre deux voitures, le silence était comblé par quelques soudaines bourrasques.


Je suis allé au village suivant pour y passer la nuit. La maison d’hôte était charmante, très confortable avec des coussins partout et de la lumière tamisée. Les décorations étaient foisonnantes. On aurait dit un étalage de toutes les babioles que l’on pourrait trouver dans un magasin de décoration rétro.


Mélodie, la gérante de la maison, était âgée mais belle. Sa beauté était lisible dans l’intelligence de ses yeux et ses cheveux volumineux. Son maquillage avait quelque chose de trop poussé, presque pour se donner ce défaut qui donne du caractère à tout le reste. Elle faisait partie de ces femmes qui sont éternellement belles ; comme le bon vin qui vieillit.


Le soir même, après dîner, alors que la pendule sonnait vingt heures, je mis mon manteau, ne sachant si j’avais froid ou peur.

N’y allez pas  me dit-elle sèchement, la créature vous tuera comme elle a tué votre ami. Vous le savez. 


Cette créature peut tuer ? dis-je.


Bien évidemment, je pensais que vous aviez lu le livre. 


Pas jusqu’au bout  admis-je. Je savais que Maxence s’était vanté de l’avoir fini.


Comment est-ce possible de s’arrêter au milieu ?  pesta-t-elle.


Elle s’approcha de la bibliothèque, attrapa le livre comme si c’était un vulgaire roman, le laissa tomber sur la table du salon et l’ouvrit avant de s’enfuir s’allumer une cigarette dans un coin de la pièce.


Page 502  dit-elle en faisant claquer son briquet.


A la vue de l’ouvrage, ce fut comme un coup de poings dans mon estomac. Je ne l’avais moi-même pas retrouvé. La bibliothèque de mon enfance avait disparu, remplacée par des logements sociaux. Je m’approchai de la table. Mon regard fuyait ces pages par crainte de cet état hypnotique qui s’insinuerait en moi. Mais il semblait que j’étais le commis d’office.


Votre copain ne m’a pas écouté. Quel idiot. 


Maxence avait-il souffert du même traumatisme que moi ? Bien pire même, s’il s’était enfermé seul avec ce livre. Mes doigts se posèrent sur la page. La calligraphie était la même que dans mes souvenirs.


Ses longs doigts s’enroulent autour de votre cou. Puis dans votre bouche. Ses deux diamants vous observent à l’intérieur de votre âme. 


Quelqu’un frappa à la porte. Mélodie se paralysa.


N’ouvrez pas, c’est peut être elle. siffla-t-elle


On frappa à nouveau. Malgré son air dur et tous ses efforts pour cacher sa peur, Mélodie frissonnait. Quand la poignée tourna toute seule, elle se rua à l’étage. Le lendemain quand le soleil se leva, Mélodie gisait dans un fauteuil, sans vie. Et moi j’étais toujours là, le livre devant moi.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; }


Dernière édition par derviche le Mer 14 Nov 2018 - 10:54, édité 3 fois
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par derviche le Mar 13 Nov 2018 - 8:50

j'ai reposté mon texte (avec moins de faute d’orthographe, je suis désolé ) et j'ai changé les on par des nous, je trouve ça mieux.
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par Sagiga le Mar 13 Nov 2018 - 23:47

Tulululululululu Tum Tum Tum

Un posteur sauvage apparaît !

Il lance l'attaque "Texte en retard" !

C'est super efficace !

Vous vous retrouvez avec un nouveau texte de dernière minute.

Spoiler:

– Et bin moi, même que mon voisin c'est le diable !
Les enfants tournèrent leurs regards à l'unisson vers Arthur, qui avait croisé les bras et affichait un petit sourire en coin, fier d'avoir attiré l'attention de ses amis.
– Tu mens, c'est pas possible.
– Tu dis ça juste parce qu'il te renvoie pas les ballons quand tu les lances dans son jardin.
Arthur ne se démonta pas face à tant de mauvaise foi :
– Même pas vrai ! Et puis oui c'est vrai qu'il me renvoie pas les ballons parce qu'il y a un monstre dans son jardin qui les mange !
Captant de l'intérêt dans le regard d'Hélène, et face à la moue dubitative du reste de son auditoire, il enchaîna plus sûr de lui que jamais  :
– La nuit, de la lumière rouge sort des fenêtres, et son chien, c'est pas un vrai chien, c'est un monstre horrible qui se transforme, comme les loups-garous à la pleine lune sauf que lui il se transforme si on rentre dans sa maison.
Florian, la tête brûlée du petit groupe se leva, dominant ses amis assis en tailleur en cercle. Au milieu d'eux, les osselets abandonnés témoignaient d'une partie qui avait dérivé en concours d'anecdotes les plus incroyables. Le garçon pointa du doigt Arthur de toute sa hauteur :
– Il dit ça pour frimer devant son amoureuse Hélène !
La petite fille vira au rouge écarlate et cacha son visage derrière ses boucles blondes. Arthur, dont le visage avait également changé de couleur se leva à son tour pour affronter son adversaire droit dans les yeux :
– Si tu me crois pas, t'as qu'à venir chez moi et tu verras de tes propres yeux !
L'hésitation traversa l'expression de Florian. Johan à son tour se leva d'un bond :
– Trop cooooooool ! On sera comme des aventuriers qui vont affronter des créatures monstrueuses !
Joignant le geste à la parole, il donnait des coups de poings dans le vide. Les chuchotements se transformèrent en brouhaha, et Arthur dû hausser la voix pour retrouver l'attention de tout le monde.
– Venez chez moi demain pour le goûter. On attendra que la nuit tombe et on entrera à l'arrière du jardin de mon voisin. Vous verrez que je suis pas un menteur !
Le brouhaha reprit de plus belle, le petit groupe était en effervescence. Leur soirée du lendemain promettait d'être excitante.

Comme convenu, les amis d'Arthur se rejoignirent chez lui le lendemain. Seulement quatre sur cinq étaient venus, Guillaume étant connu pour être le plus trouillard de la bande, personne n'avait vraiment cru à son excuse lorsqu'il avait annoncé que sa mère l'avait privé de sortie pour avoir mangé tout le pot de Nutella. Lorsque la nuit tomba, peu avant 19h, Arthur, Florian, Johan, Hélène et Julie quittèrent à pas de loups la chambre du garçon pour sortir dans le jardin à l'arrière de la maison sans éveiller les soupçons des parents qui étaient absorbés pr la télévision.
Tous avaient prévu des manteaux, les filles avaient même mit leurs protections de vélo aux coudes et aux genoux « au cas où ». Bien moins prévoyants, les garçon n'avaient rien porté, mais Arthur leur avait prété un pistolet à bille et deux épées en plastique qu'il possédait. Tous espéraient ne pas avoir à se servir de leurs instruments cependant. Arthur avait clairement défini les règles : « Si ça part en cacahuètes, on se taille ! ».
Ils se rendirent donc au fond du jardin, jusqu'au petit muret un peu plus grand qu'eux, qui délimitait la frontière entre les deux propriétés. Muni de sa lampe torche, Arthur se hissa le premier, aidé par Julie qui lui faisait la courte échelle. Il sonda le jardin du voisin et ne décela aucune activité. Les volets étaient fermés, ils ne risquaient pas d'être vus.
– La voie est libre ! chuchota-t-il à ses amis.
Tous grimpèrent le muret et atterrirent de l'autre côté, sauf Julie qui semblait hésiter à sauter et resait assise en haut du muret. Arthur comprit immédiatement qu'elle avait peur, et en tant normal l'aurait traitée de poule mouillée, mais le regard d'Hélène pesait sur lui.
– Julie, tu peux rester ici et surveiller nos arrières ? Tiens, prends une lampe et préviens nous si tu vois quelque chose.
La petite fille sembla ravie du rôle qui lui avait été confié et Arthur se félicita en croisant le regard d'Hélène qui souriait.
Plus sérieux que jamais, les quatre aventuriers progressèrent doucement dans le jardin. Johan donnait des coups d'épée dans le vide, déjà prêt pour le combat.
Même si le jardin était très grand, il avait déjà bien progressé et arrivaient presque aux abords de la terrasse de la maison. Aucun bruit suspect.
– Que du pipeau ! railla Florian. Y a même pas de chien ici.
Soudain Johan cessa complètement de bouger, ce qui alerta ses camarades.
– Johan ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Incapable de parler, le garçon leva simplement son épée devant lui. Arthur suivit la direction qu'il indiquait avec sa lampe torche et éclaira la véranda vitrée. Deux énormes yeux brillèrent, alors que l'énorme chien venait de se redresser derrière la vitre. Un frisson glacé courrut le long de la colonne vertébrale d'Arthur. Le molosse montra les dents et partit comme une furie dans l'ombre de la véranda. Arthur prévint ses amis en criant et chuchotant à la fois :
– Il va faire le tour ! Courrez vite !
Florian était déjà en train de courir, Arthur prit la main d'Hélène alors que Johan agitait son épée devant lui tout en courant. Ils entendirent des bruits de course plus lourds que les leurs et accélérèrent en direction du point lumineux qui indiquait la position de Julie. Cette dernière fut la première à voir la bête. Oubliant toute discrétion elle hurla :
– Derrière vous ! Elle arrive !
Instinctivement tous se retournèrent. La lampe de Julie était loin, elle éclairait mal mais tous distinguèrent la silhouette haute de presque deux mètres. La chose qui les poursuivaient n'était plus un chien.
C'était un monstre de muscle et de poils, aux yeux rouges si brillant qu'on aurait pu croire que du feu brûlait à l'intérieur de son crâne. Il se rapprochait vite, ils n'avaient pas de temps à perdre. Mais les jambes d'Hélène tremblaient et elle trébucha. Arthur l'aida à se relever et appela son ami :
– Florian ! Aide-la à rejoindre Julie, Johan et moi on va le ralentir !
– Quoi ? s'insurgea Johan.
Florian prit la main d'Hélène et tous deux reprirent leur courses alors qu'Arthur et Johan se retournaient pour faire face à leur adversaire. Arthur braqua sa lampe sur le monstre et le visa avec son pistolet à bille. Johan, agitait encore son épée, l'air tout de même moins rassuré. Tous deux pouvaient à présent voir parfaitement le monstre.
C'était une bête, au sens premier du terme. Ses jambes musclées supportaient un large tronc poilu. De ses épaules encore plus larges pendaient deux énormes bras à la longueur démesurée qui se terminaient en deux longues mains crochues. Des griffes acérées, noircies de terres jaillissaient de ses pieds mi-humains mi-lupins. Il ne portait aucun vêtement, sa queue fouettait l'air rageusement tandis qu'il se rapprochait. Un grognement sourd s'échappait de sa gueule... Sa gueule immense, comme celle d'un loup mais avec un museau si massif qu'on aurait pu aussi penser à un lion. Ses oreilles pointues étaient rabattues, lui donnant l'air encore plus féroce. Comme si les crocs démesurés qui dépassaient de ses babines, et la bave mousseuse qui en sortait ne suffisait pas pas.
Il avait cessé de courir et avançait avec une drôle de démarche, légère et lupine mais gênée par cette énorme masse que représentant le poids de son buste. Il fixait les garçons de ses yeux rouges où brûlaient les flammes de l'enfer.
Tremblant, Arthur tira ses premières billes et fit mouche, même si elles rebondirent sur le torse du monstre sans qu'il semble les sentir.
– Pourquoi j'ai pris une épée ? se morigéna Johan à deux doigt de fondre en larmes.
Arthur continua de tirer. Une de ses billes alla droit dans l’œil de la bête qui gronda en secouant la tête. Son grondement résonna dans la poitrine des garçons, faisant vibrer leurs os.
– Cours ! cria Arthur.
Ils prirent leurs jambes à leurs cous. Hélène, Florian et Julie criaient tous en même temps. Il ne restait plus que quelques mètres. Johan sauta le premier pour se hisser sur le muret, suivi de près par Arthur qui fut aidé par Hélène qui le tira de toute ses forces. Quelque chose accrocha le pantalon du garçon.
– Aaaaah !
Florian se joignit à Hélène et ils parvinrent à le faire basculer de l'autre côté. Tous reculèrent, horrifiés. Le monstre était plus grand que le mur, et les fixait d'un air sévère, toujours en grognant. Il pouvait choisir à tout instant de bondir et de les rattraper de l'autre côté.
– Qu'est-ce qu'il se passe ici ?!
Les cinq enfants se retournèrent en sursautant. De la lumière provenait de la maison d'Arthur et ils avaient reconnus la voix de sa mère.
– Il a disparu, souffla Florian.
Tous reportèrent leur attention sur le muret, effectivement, la bête avait profité de la diversion pour se volatiliser.
– Mais il était juste là ! s'étonna Arthur.
Il fit mine de retourner vers le muret mais la main d'Hélène l'en empêcha :
– N'y retourne pas.
– Arthuuuur ! C'est quoi ce bazar ? Que faites-vous dehors ? Et c'est quoi ce raffut ?!
Arthur ne se sentait pas de taille à affronter un deuxième monstre dans la soirée. Il tomba à genoux exténué, prêt à subir les foudres de sa mère. Julie et Florian se mirent subitement à pleurer. La mère d'Arthur resta bouche bée devant la drôle de troupe en piteux état.
– Mais qu'est-ce que vous avez fait ? Allons, séchez-moi ces larmes ! Venez rentrez vite vous mettre au chaud et expliquez-moi ce qu'il s'est passé.
Elle jeta un coup d’œil dans le jardin d'à côté et vit la silhouette du chien des voisins qui faisait ronde devant la maison. Elle entendit une voix étouffée par la distance appeler :
– Cerbère ! Rentre !
Son attention se reporta sur les enfants, elle les ramena tous à l'intérieur.

Tous assis autour de la table de la cuisine, emmitouflés dans de grosses vestes ou grosses couvertures le petit groupe d'ami sirotait un chocolat chaud. On sonna à la porte.
– Ce doit être les parents de l'un de vous qui sont arrivés, annonça la mère d'Arthur avant de s'éclipser pour aller ouvrir.
Le silence fut immédiatement brisé par Johan :
– Whaaaa c'était trop trop cool, la prochaine fois j'aurai pas peur et je lui mettrai des patates dans sa tête pas belle !
Il mima des coups de poings.
– Je vous avais bien dit que c'était vrai, dit Arthur.
Florian fit la moue, encore mal remis de ses émotions. Des adultes firent irruption dans la salle.
– Hélène tes parents sont là ! Julie tu pars avec eux aussi c'est ça ?
Les deux petites filles se levèrent et dirent au revoir à tout le monde. Hélène serra fort Arthur dans ses bras et lui chuchota :
– Tu nous as sauvé. Tu es un héros.
Le petit garçon sentit ses oreilles chauffés.
Ses amis le quittèrent les uns après les autres. Lorsqu'il se retrouva seul avec sa mère, celle-ci le dévisagea :
– Tu crois pas que c'était exagéré ?
Il haussa les épaules :
– Florian il me traite toujours de menteur. Comme ça ils me croiront maintenant.
Elle soupira. Elle s'en voulait un peu que deux d'entre eux se soient mis à pleurer. Elle espérait que son fils n'avait pas créé de traumatisme chez ses camarades.
– Le voisin ne s'attendait certainement pas à ce que son déguisement d'Halloween lui resserve de si tôt. Tu n'oublieras d'aller le remercier demain pour ce petit coup de pouce.
– Oui maman !

Edit : je viens de lire la consigne du concours ... Et je suis carrément hors-sujet xD
Oups...
Bon bah du coup je vous laisse quand même mon texte en espérant que ça vous fera une lecture sympa mais je comprendrais tres bien qu'il ne soit pas inclu dans les votes !
Bref ça m'apprendra à écrire un texte sans revérifier le thème x)


Dernière édition par Sagiga le Mer 14 Nov 2018 - 17:44, édité 1 fois

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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

Message par derviche le Mer 14 Nov 2018 - 10:28

Derviche lance super potion sur son texte.

Alors hein! on s'y attendait pas, hein? Ps: vous avez vu la bande d'annonce du prochain pokémon le film!

bon voila j'ai amélioré mon texte,c'est un petit peu mieux.

J'ai lu ton texte Lonely D

diabolique critique:

Ton point fort c'est le rythme dans la phrase, j'ai pu lire ton texte à toute vitesse. Rien ne m'a trop sortis.

Au niveau scénaristique par contre c'est le début qui me gène par rapport à la fin. Je ne comprends pas au final le but de l'écrit du bonhomme. Si c'est pour aider le lecteur, ou si c'est pour le prévenir qu'il est super balèze. Mais il semble avoir peur.

Autre petit détail, quand la créature apparaît, Là, bonne description,  mais on ne sait  pas, on se demande ce que le héro de ton histoire fait pendant ce temps . On suppose qu'il observe. Et on comprend plus tard pourquoi il ne fait rien. Mais une petite précision dans le texte m'aurait permis de rentrer encore plus dans le texte. J'étais entrain de me demander ce qu'il faisait.

bref sinon j'ai imaginé ton personnage comme anthony hopkins dans le dracula de coppola et comme j'aime bien ce film, bah c'était cool.

un bon texte
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Re: Concours de Texte N°66 [début des votes le 11/11]

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