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Concours de Dessin n°100:
"Redessiner un ancien dessin
"

Avec modèle:
Ex-aequo
Mia Orihara


-Shaolan-



Sans modèle:
Evilshurato


~
Concours Graphisme 99:
"Renders imposés"

Intermédiaire
Camua


Confirmé-expert
Caeldori


~
Concours de Texte n°57 :
"au bar"


Lonely D

"[...]Je laissais un profond soulagement me gagner en voyant la silouhette à demi-voutée de monsieur Noyssodi apparaitre près de moi. La main qui tenait mon bras retomba tandis que le petit homme se plantait entre mon client pot-de-colle et moi. Ses yeux d'argent plongèrent dans ceux du Don Juan qui le regardait avec une pointe d'agacement.

« Votre serveuse allait s'occuper de moi justement, fit-il en faisant un signe vers moi, ne vous en faites pas.

– Vous n'avez rien à faire ici, déclara le patron sans le quitter des yeux.

– Pardon ? Demanda l'homme en prenant un air outré. Je suis un client, vous n'avez pas le droit...

– Dehors, le coupa le vieil homme. »

Il avait prononcé ce seul mot avec un ton que je ne lui connaissais pas et qui me fit frissonner. Même s'il ne s'adressait pas à moi, je ressentis l'irresistible envie de tourner les talons tant sa voix était soudainement devenue impérieuse, absolue. L'homme se raidit et son regard se vida, faisant disparaître toute émotion de son visage. A ma grande surprise, je le vis se diriger vers la sortie sans un mot, laissant la lourde porte de verre se refermer derrière lui.

« Tu vas bien ? Demanda monsieur Noyssodi en reprenant son ton doux habituel. »

Je hochais la tête en esquissant un sourire plein de gratitude. [...]"


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-



Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

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Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Sagiga le Lun 10 Sep 2018 - 20:56

Bonjour bonjour =)

Alors voilà, il arrive, c'est le concours de Textes numérooooo 65 !

Pour la rentrée, je vous propose un thème du tonnerre =D J'ai nommé phénomènes météorologiques et géologiques !!
Ou pour parler plus clairement : catastrophes naturelles.

De l'orage incendiaire au tsunami ravageur en passant par le tremblement de terre, choisissez la catastrophe qui vous fait trembler. Vous pouvez choisir de commencer votre récit juste après la catastrophe (ou les catastrophes) en question si vous souhaitez vous attarder sur les conséquences mais évidemment il faudra bien expliquer ce qu'il s'est passé quand même.
Même s'il y a "naturelle" dans catastrophe naturelle, on peut très bien imaginer une catastrophe qui a été provoquée d'une façon ou d'une autre par quelqu'un ou quelque chose (ex : des randonneurs de l'extrême qui provoquent une avalanche dévastatrice).

Bref, avec 170 lignes, j'espère que cela vous donnera assez de liberté pour vous inspirer.

A vos claviers ! Lancement des votes le 7 octobre !

Participants :

derviche :
Gobelin on a desert road:
Le désert de Carson. La poussière qui s'élève de son sol caillasseux vous empêche de voir le ciel bleu et l'horizon. Le vent y est permanent, inlassable infatigable. Mais cette brise infinie est surtout rafraîchissante, si fraîche qu'elle vous rappelle une longue gorgée d'eau qui étanche votre soif et ces perles qui coulent le long de vos lèvres.

Le voyageur trop téméraire, ou trop pressé de rejoindre la capital, peut s'aventurer dans l'immense plaine sans vie comme une mouche qui penserait que la douceur de la soie de l’araignée ne peut pas lui faire de mal.

Le sifflement de l'air virevolte et bouscule les gerbes de poussière. Le vent saute comme un dauphin de vague en vague provoquant bourrasques et tourbillons. Mais aujourd huis il n'est pas seul. Dans son bourdonnement continue, il y a un écho anormal, un bruit de mécanique, une machine faiblement graissée, un conglomérat de pièces branlantes qui roulent et qui roulent à toute allure.

Ya!! " hurla Grip.Le bruit de la charrette couvrait le sifflement du vent et cela rassurait le gobelin.
Ces mains vertes et fripées tenaient fermement les rênes d'un yack du désert. Rare animal à supporter le désert de Carson car il est muni d'une fourrure extrêmement légère qui le protège des grains de sable qui fouettent la peau. Régulièrement le gobelin lâchait une rêne pour essuyer son masque et consulter sa boussole. Dans la charrette, il y avait un tas de vieux outils inutiles. Mais parmi tout ce bazars, il y avait ce coffre, ce petite coffre qui devait passer coûte que coûte le désert.

Dans sa tête, le pauvre gobelin priait car il ne voyait rien, seulement l'ombre de son yack . Il souleva son masque, déboucha sa gourde pour s'envoyer une petite lampée mais elle était déjà vide. Il la jeta et remis son masque. Dans ce bref instant, le sable s'était infiltré, dans ses narines, dans ses oreilles et aux coins de ses yeux.Il toussa grassement. "Yaaa!!" hurla-il pour montré à son yack qu'il avait de nouveau les deux mains sur les rênes

Pour se donner du courage il jetait régulièrement un œil sur sa précieuse cargaison. Ses oreilles pointues s'étaient habituées aux bruits assourdissants. Il guettait les soubresauts de la charrette, le bruit d'une roue endommagée ou un changement terrain . L'aiguille du compas indiquait toujours le 280.Tous ses poursuivants devaient être loin maintenant. C'était parfait. Pourtant quelque chose gênait Grip, comme un mauvais pressentiment.

Le vent commença à changer de direction. Tout le vent. Il n'y avait plus ces bourrasques à contre sens. Le vent accéléra. Le Gobelin serra les dents et tira sur les rênes pour maintenir son cap. Mais le vent redoubla et le yack ni arrivait plus. il fallait stopper pour repartir dans la bonne direction. Le souffle d'air s'intensifia encore à telle point que le gobelin pouvait voir des sillons d'air passer sous le yack pareil à un flux d'une eau jaune. La charrette commença a déraper, puis à se renverser et dans un crissement de bois qui s'arrache, le gobelin fut projeté contre la cloison.

Lorsque Grip reprit conscience ses paupières étaient collées par le sable. Il n'entendait plus le bruit du vent. Ou-est-ce que je suis? Pensa-t-il avant d'ouvrir lentement les yeux. Il était toujours dans la charrette. La bâche et ces arceaux avait tenue par il ne savait quel miracle. Ses affaires n'étaient plus que des amas de sable . Il se releva et regarda sa boussole qu'il avait protégé de son corps avant l'impact. Intact, une chance. Soudain son coffre lui revint à l'esprit. Ses yeux s'agrandirent de frayeur.Tel un possédé, il souleva ce qui fut son matériel comme si c'était un vulgaire tas de feuille.

Le petit coffre était là. Il était maintenant serré sous son bras. Tout en caressant son bien le plus précieux, le gobelin respirait à nouveau. Lorsqu'il sortit de la charrette, le soleil lui irradia les yeux. Le désert était toujours là mais le vent,lui, avait disparu.Toute cette poussière aussi, disparue, laissant place à une chaleur assommante. Grip le Gobelin faisait le tour du chariot en traînant la patte, bien que non blessé. Même son Yack avait disparu. Pas une ombre à l'horizon. La chaleur était si oppressante que le ciel en devenait gris.

Même si Le vent avait disparu laissant derrière lui qu'un immense silence, la situation du gobelin ne c'était pas améliorée, elle avait même empirée. Il fit un tour d'horizon, comme un naufragé cherche un navire. Rien. Ou peut être que si. Une ligne noire infime. Au Sud. Qui grossissait.

Bonjour"

Grip cru faire un arrêt cardiaque  Il se retourna, faillit se faire un croche-pied à lui même.

Vous êtes qui." pesta-t-il, sont emprise se resserrant sur son coffre.

C'était un individu au aussi moche que lui, au nez crochu et oreilles pointues cependant il avait la peau mate et rocailleuse. Ses habits étaient un patchwork de tissu fin.

L’étranger avait un sourire narquois.

T'es un foutu Gobelin du désert. Tire toi de là. Charognard. » vitupéra Grip

" Allons bon, on se fâche alors que tu es notre invités." l'étranger se rapprocha d'un pas les mains tendues pour montrer sa bonne foie.

Votre invité!?"

Bien sur, regarde mieux l'horizon derrière toi"

Grip lança un bref regard derrière lui sans vouloir perdre de vu l'étranger qui se rapprochait lentement.

Un horizon noir grossissait. Grip dévisagea le gobelin du désert comme s'il attendait une explication.

C'est un orage magnétique, il va se rependre jusqu'à la capital. Des milliers de mort..." Le gobelin étranger regardait l'horizon il parlait d'une voix prophétique. Il n'était plus qu'à quelques mètres.

T'approche pas, j'ai dit." Grip savait exactement ce que voulait son cousin éloigné. Un gobelin, quelque soit sa race, est attiré par tout ce qui est précieux.

Tu n'as nulle part ou aller, mon frère, Dois-je vraiment te décrire l'horreur d'un orage magnétique,".

Grip connaissait ces cataclysmes. Dans les montagnes il arrivait que cela se produise. Des cratères plus grands qu'une cathédrale,des pluies diluviennes, des torrents de boue, des montagnes se forment ou disparaissent.

Je veux juste ton coffre." dit l'étranger d'une voix presque imperceptible. Grip reculait d'autant que le gobelin du désert avançait. Pendant que l'ombre de l'orage était presque sur eux.

Je sais très bien que tu me feras la peau dès que auras mon coffre." aboya Grip acculé

Mais non, nous les gobelin du désert avons le sens de l'hospitalité."

Grip regarda l'orage qui approchait, puis regarda le Gobelin de désert.

Ok, je marche." Il posa son coffre par terre et le fit glisser jusqu'au gobelin du désert.

Le gobelin du désert eut l'air surpris. Grip regarda à nouveau l'orage qui approchait. Il n'était plus qu'à quelques kilomètres. Les éclairs commençaient à apparaître et il pouvait presque sentir les gouttes d'eau sur sa peau.

Alors, fais moi voir l'hospitalité de mes cousins du désert » cria Grip pour couvrir le son du vent qui revenait.


Il se retourna et, comme il s'y attendait, il n'y avait plus personne.

Soudain il y eut un bruit sourd. Mais ce n'était pas l'orage. À dix mètres du gobelin verdâtre le terrain s’effondra. Une galerie apparut et avec elle un cadavre tenant son coffre. Les gobelins du feu aiment à piéger tout ce qui leur est très précieux.

Le gobelin vert sauta dans le cratère, récupéra son coffre et s'enfuit dans la galerie. Le vieux Grip avait encore une chance de s'en sortir.

Naru
origine:
La nuit était bien avancée et une belle demi-lune éclairait le ciel nocturne où les nuages se faisaient rares. L'été était sensé touché à sa fin, mais il faisait encore de lourdes chaleurs la journée et Lucas appréciait la fraîcheur qu'apportait la nuit.
Il était déjà trois heures du matin alors l'adolescent prenait des précautions pour ne pas être vu seul dans la rue par une voiture de police. Il n'était pas non plus passé à côté des boites de nuit et des bars le long des quais, histoire de laisser les alcooliques et les fêtards à leurs élucubrations et déambulations nocturnes. Lucas préférait prendre par les vieilles rues des Chartrons et traverser le Jardin Public pour rentrer chez lui.
Le jeune homme n'était cependant pas pressé. Fils unique de parents qui ne se souciaient guère que des apparences, sa maison n'était pas un lieu qui l'apaisait. La solitude était une compagne qu'il avait appris à apprécier.
Il sortait presque tous les soirs depuis la rentrée pour déambuler simplement dans les rues ou se poser sur un banc le long des quais pour laisser la Garonne emporter ses pensées. Ses parents ne prenaient pas la peine de vérifier qu'il était bien rentré après ses cours ou s'il dormait bien dans son lit. Lucas trouvait quelque chose de reposant au silence de la nuit.
Ce soir-là, il ne portait qu'un simple t-shirt gris clair, un éternel jean et quelques bracelets de cuir noir qui ne quittaient jamais ses poignets. Il faisait sauter une vieille pièce d'argent qu'il avait ramassé à la plage un week-end. Trop abîmée par le sable, on ne distinguait plus vraiment les gravures dessus, mais Lucas aimait jouer avec. Elle ne le quittait plus depuis et il la faisait jouer sur ses articulations sans vraiment y prêter attention. L'adolescent était plutôt grand pour son âge et pratiquait le Taekwondo et le basket depuis plusieurs années. Il avait d'ailleurs escaladé la grille en fer forgée du Jardin Public sans aucune difficulté.
Cependant, à peine avait-il déambulé dans quelques allées que d'étranges sons accrochèrent ses oreilles. Intrigué, Lucas se dirigea lentement vers la source du bruit et une lumière orangée commença à poindre. La lueur provenait de derrière le Musée d'Histoire Naturelle et les crépitements d'un feu l'intriguèrent plus encore. Prenant garde de ne pas faire de bruit en passant sur la tôle qui recouvrait le sol à cet endroit, Lucas jeta un œil depuis le coin du bâtiment.
À quelques mètres, un homme lui tournait le dos. Un vieux baril utilisé normalement pour recueillir l'eau de pluie avait été chargé d'accueillir un feu vif tandis qu'une dizaine de grosses pierres sensées border une allée se retrouvaient alignées dans un complexe dessin. L'homme psalmodiait quelque chose dans une langue que le jeune homme n'avait jamais entendue.
Lorsqu'il se tourna quelque peu, Lucas pu distinguer son visage.
L'homme à la peau noire avait une cinquantaine d'années, les épaules larges d'un ancien sportif, le visage quelque peu creusé par la fatigue, mais avenant, son crâne chauve renvoyant parfois l'éclat du feu qui crépitait tout près. Il portait un long manteau malgré la chaleur et de nombreux colliers lui pendaient autour du cou et accompagnaient ses mouvements de quelques cliquetis.
Les yeux noirs de l'homme étaient concentrés sur une forme posée sur le sol. Oubliant quelque peu la prudence, il s'avança à découvert, mais l'homme était bien trop concentré pour s'en apercevoir. L'air crépita un instant, mais Lucas ne sembla pas le remarquer, trop captivé par la scène qui se jouait devant lui. L'homme se baissa pour ramasser du bout des doigts la forme qu'il avança lentement vers le baril en feu, sa voix chantant toujours d'un ton apaisant et hypnotique.
La lumière vint alors éclairer la créature qu'il tenait à bout de bras et Lucas ne pu s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprises.
La chose était rachitique, couverte d'une peau très fine, presque translucide, d'une couleur dorée. Ses yeux étaient clos, mais ils prenaient une très grande place sur un visage dépourvue de narines. Elle n'avait pas d'oreille non plus, à ce qu'il pu en voir, et quelques rares poils recouvrait des bras aussi longs que ses jambes. Quatre longues griffes osseuses lui servaient de mains et malgré son apparente aphasie, il pouvait voir sa cage thoracique se soulever dans un rythme régulier bercé par la voix de l'homme.
La créature ouvrit subitement une gueule, dévoilant deux rangées de dents acérées et pointues comme des rasoirs d'une blancheur incroyable, et le mouvement subite fit sursauter le jeune homme.
La pièce, que Lucas n'avait pas eu conscience de tripoter jusqu'alors, lui échappa des doigts et vint percuter le morceau de tôle à ses pieds dans un bruit étrangement assourdissant.
Tout se passa si vite que l'adolescent n'eut le temps que de baisser la tête en direction de la pièce tandis que le bruit surprit l'homme qui stoppa son chant. La créature ouvrit ses deux grands yeux noirs à la pupille dorée et d'un mouvement de patte se dégagea des mains qui la maintenaient.
_NON ! Hurla l'homme.
Lucas, incrédule, releva la tête, juste à temps pour s'apercevoir que la créature s'élançait sur lui. Il sentit son poids, beaucoup plus lourd qu'il ne l'aurait cru pour ce corps si frêle, puis se sentit basculer en arrière, tombant lourdement sur la tôle et le gravier.
Un cri suraiguë émanant de la créature le cloua sur place. Les deux yeux dorés se posèrent dans les siens et Lucas mis quelques secondes à comprendre que la douleur atroce qu'il sentait monter venait sans aucun doutes des quatre griffes qui s'étaient frayées un chemin sur son torse, lacérant la chaire à vif. Il entendit une détonation et la créature fut projetée au-dessus de lui dans une gerbe de sang qui l'éclaboussa.
Sa vue se brouilla soudain tandis que l'air ne semblait plus pouvoir passer dans ses poumons. Lucas sentit la panique et la peur prendre le contrôle sur son esprit et sa vue commença à se brouiller.
_ ça va aller petit ! Entendit-il alors qu'il ouvrait frénétiquement la bouche pour essayer de laisser entrer de l'air que le sang dans sa gorge ne semblait pas vouloir laisser passer.
Le visage de l'homme apparu dans son champ de vision qui s'obscurcissait de plus en plus. Il plaça une main contre son cou et son torse pour endiguer le flot de sang et hurla quelque chose à une autre personne qui accourait vers eux.
La douleur devenait insupportable. Lucas brûlait de l'intérieur. Il avait l'impression que ses organes se consumaient lentement, que le monde tournoyait à une vitesse alarmante et que plus jamais il ne pourrait respirer de nouveau.
Sa vision s'éteignit brusquement, mais le jeune homme sentit encore quelques secondes les mains de l'homme qui tentaient de maintenir une pression sur ses blessures et sa voix qui le suppliait de tenir bon.


***

La police avait longuement interrogé Somane et Gaelle, mais le père et sa fille avait eut le temps de préparer une même histoire.
Cinq jours plus tôt, l'homme avait décidé de montrer à sa fille une fleur bien spécifique au Jardin Public alors qu'ils rentraient d'un voyage, en plein milieu de la nuit. Ils avaient escaladé la grille de l'entrée, mais avaient entendu des voix et des cris avant de découvrir un jeune homme couvert de sang près du Musée d'Histoire Naturelle et ils avaient cru voir 4 hommes louches avec des gros chiens s'en aller en courant. Devant l'état alarmant du jeune homme, ils avaient immédiatement appelé une ambulance.
L'homme poussa un soupir. Leur histoire n'était pas très nette, mais ils n'avaient pas eut d'autre idées pour rendre crédible l'état dans lequel se trouvait l'adolescent à cause d'eux, et même si les policiers semblaient soupçonneux, ils les avaient relâchés rapidement, faute de preuves.
Assis sur l'un des fauteuils en plastique de l'hôpital, Somane attendait qu'une infirmière veuille bien lui indiquer la chambre de l'adolescent. À ses côtés, une belle jeune fille aux cheveux bouclés et au teint métissé attendait, un vieux livre à la main.
_Range ça, tu veux. Lui lança son père après avoir jeté un œil et reconnu l'un de ses journaux.
Gaelle soupira, mais obéit. Le calme qu'elle montrait n'était que façade. La jeune femme essayait plus que tout de chasser le souvenir de l'attaque de sa tête. C'était son devoir de veiller à ce que personne ne se trouve dans les parages pendant que son père faisait ce qu'il avait à faire.
À cause d'elle, un garçon d'à peu près son age se trouvait entre la vie et la mort et la culpabilité la rongeait au moins autant que celle qu'elle pouvait lire dans le front plissé et le regard inquiet de son père.
Enfin, une infirmière fit signe à Somane de s'avancer au comptoir.
_Merci d'avoir patienté monsieur Moenza.
La femme jeta un regard en arrière, mais elle était seule dans le petit bureau.
_Je n'ai pas trop le droit de vous autoriser à faire ça, mais on m'a confirmé que vous étiez celui qui avez porter secours à Lucas Savory après son agression. Je veux bien vous laisser le voir quelques minutes, mais pas plus.
Un sourire vint égayer le visage de l'homme.
_Merci beaucoup. Dit-il avec soulagement.
Gaelle sourit elle aussi à l’infirmière, mais l'angoisse l'empêcha de formuler le moindre mot et elle suivit les deux adultes silencieusement.
La femme les guida dans l'hôpital tout en feuilletant un classeur de prescriptions.
_Ses parents sont passés le voir les deux premiers jours, mais ils ne sont pas repassés depuis. Pauvre garçon. Marmonna-t-elle d'un ton réprobateur.
Ils déambulèrent encore quelques minutes dans les couloirs aseptisés avant que la femme ne leur indique une chambre.
Une grande vitre donnait sur le couloir tandis que de l'autre côté du lit, une fenêtre donnait sur le parc de l'hôpital. La lumière du soleil inondait la chambre et le jeune homme allongé n'en paraissait que plus mal en point. Un tube sortait de sa bouche et l'aidait à respirer, son visage était d'une pâleur inquiétante et les bandages qui entouraient son cou et son torse indiquaient que les blessures étaient sérieuses.
Gaelle n'entra pas dans la chambre et se mordit la lèvre pour ne pas laisser ses larmes couler.
_Le médecin à dû le plonger dans un coma artificiel pour soulager la douleur. L'opération s'est bien passé, mais il développe une fièvre et les médicaments ont du mal à agir correctement. Reprit la femme.
Somane avança plus près de Lucas.
_Je peux rester un peu ? Demanda-t-il sans quitter le visage du jeune homme des yeux.
_Oui, mais pas trop longtemps. Je vais faire ma ronde du service et je viendrais vous chercher à la fin, d'accord ?
La femme n'attendit pas l'assentiment du visiteur et sortit de la chambre.
Un silence lourd s'abattit, seulement rompu par les bips sonore et répétitifs des machines.
_Il... Il va s'en remettre, hein ?
Gaelle n'osait pas regarder le visage de Lucas et se tenait dans l'embrasure de la porte.
Somane se tourna vers la jeune fille avec tristesse. Il pouvait lire dans ses yeux la même inquiétude qui y brillait à l'époque où sa mère avait été hospitalisée.
_Tu veux bien aller me chercher un café, ma puce ? J'ai vu une machine à l'étage du dessous.
Tremblante, l'adolescente à la chevelure de lionne ne se fit pas prier pour déguerpir.
Somane  se rapprocha de la tête de lit, sans la moindre hésitation, il souleva les paupières du jeune homme l'une après l'autre et soupira avant de passer une main sur son visage. C'était trop tard.
_ Je suis désolé. Dit-il, sincère.
Depuis les replis de son manteau, l'homme sortit une petite seringue.
_Je suis désolé, mais je n'ai pas le choix, Lucas. J'aurais dû faire preuve de plus de prudence, pardonne moi. Mais cette créature est bien trop ancienne et j'ai trop peu d'information sur ce qu'elle est capable de faire. Je dois la détruire avant qu'elle ne fasse des ravages.
L'homme passa une main dans les cheveux bruns du jeune garçon dans un geste d'apaisement qui s'adressait plus à lui-même qu'au jeune endormi.
_Son sang s'est mélangé au tien. Tu n'aurais déjà pas dû survivre à de telles blessures. S'il s'était agi d'une créature plus commune, j'aurais pu laisser une hybridation se faire, mais.... pas cette fois. Pas avec une créature dont on ne sait quasiment rien.
Somane respira profondément et avança l'aiguille vers le bras de Lucas.
Avant d'injecter un produit qui arrêterait le cœur du jeune garçon, l'homme se tourna une dernière fois vers lui.
_Je suis désolé.
Ce fut à cette seconde précise que Lucas ouvrit les yeux.
Deux yeux noirs et dorés.
La surprise fit reculer Somane puis le sol commença à onduler sous ses pieds. Tout à coup, les murs se mirent à trembler tandis que les diverses machines et appareils s'unirent dans une cacophonie de sons stridents.
Incapable de bouger, Somane fut violemment envoyé contre le mur de la pièce tandis que tout l'immeuble tangua sous une secousse sismique d'une force incroyable. La télévision fut décrochée du mur, forçant Somane à se ruer vers la porte de la chambre. Mais les vitres explosèrent, envoyant valser des morceaux de verre de tous côtés.
Des cris fusaient partout dans les couloirs de l’hôpital, mais personne n'entendit les derniers mots de Somane qui se vida de son sang dans la chambre, le corps criblé de verres.
Un bruit assourdissant de craquements, comme si la terre elle-même se déchirait, retentit et le bâtiment tangua une nouvelle fois, faisant sauter les plombs. Des morceaux de murs s'arrachèrent tandis que de longues fissures se creusèrent au sol, le long des murs de l'hôpital, sur la route et jusqu'à 10 kilomètres autour du bâtiment. La secousse fut si terrible que de nombreuses maisons et de nombreux immeubles s'écroulèrent partout en ville. Le vieux pont céda, plongeant un tramway avec ces 38 passagers et les dizaines de voitures qui le traversaient dans la Garonne, vers une mort certaine. Une partie du Grand Théâtre s'écroula, tout comme le toit de la cathédrale et d'énormes fissures endommagèrent la Rocade, provoquant des accidents en série. Les secousses durèrent quelques longues minutes, de larges crevasses déformèrent le centre-ville, laissant le Miroir d'Eau brisé en plusieurs endroits.
Bordeaux fut soudainement plongé dans une catastrophe sans précédent.


La confusion devant l'ampleur des dégâts régna durant plusieurs mois en France. La secousse s'était fait ressentir jusqu'à plus de 80 kilomètres et aucun sismologue n'avait pu prévoir une telle chose. Les médias s'en donnèrent à cœur joie, passants d'une responsable à l'autre, rejetant la faute sur les sismologues qui ne cessaient de répéter que leurs appareils n'avaient pourtant pas enregistré de mouvement des plaques tectoniques. Les pertes humaines furent nombreuses, le bilan ne cessant de s'alourdir avec le temps, tout comme l'ampleur des dégâts et le traumatisme, inoubliable.

Dans les jours suivants la catastrophe, au milieu de la profusion d'informations et de témoignages de survivants, personne ne prêta attention à la disparition d'un jeune patient de l'hôpital de Bordeaux, tout juste sortit du coma.


Dernière édition par Sagiga le Dim 14 Oct 2018 - 21:28, édité 1 fois

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Exonear le Mar 11 Sep 2018 - 13:11

Bon celui ci sera beaucoup moins long a écrire xD 

Je pense faire un texte :)
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Mr_John_ le Mar 11 Sep 2018 - 19:19

j'en suis !
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Mer 12 Sep 2018 - 19:41

Alors question !^^

Peut-on prendre un personnage capable de créer des catastrophes naturelles pas vraiment naturelle car provoquée par un pouvoir surnaturel ?

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Sagiga le Mer 12 Sep 2018 - 20:16

Mdrrr ok Naru j'en ai pas parlé dans l'énoncé du sujet parce que j'avais éventuellement cette idée-là dans la tête xD Donc oui bien évidemment que c'est possible ! Et surtout ne change pas d'avis à cause de ce que je viens de dire ! Mon idée n'est pas arretée je trouverai peut-être autre chose ou sinon nos textes, une fois de plus se ressembleront xD

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Mer 12 Sep 2018 - 22:30

XD
Bah tu sais, tu prends deux fans de fantastiques et voilà ! ^^

Mais même si l'idée de base est peut-être la même (ce qui n'est même pas sur!^^) nos manière de traiter le sujet sont souvent différente, ce qui rends le truc encore plus intéressant!^^

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par derviche le Ven 21 Sep 2018 - 15:28

yep,

je passais par là, alors voilà j'ai écris. J'espère que mon scénario vous tiendra en halène jusqu'à la fin.


Gobelin on a desert road:

Le désert de Carson. La poussière qui s'élève de son sol caillasseux vous empêche de voir le ciel bleu et l'horizon. Le vent y est permanent, inlassable infatigable. Mais cette brise infinie est surtout rafraîchissante, si fraîche qu'elle vous rappelle une longue gorgée d'eau qui étanche votre soif et ces perles qui coulent le long de vos lèvres.

Le voyageur trop téméraire, ou trop pressé de rejoindre la capital, peut s'aventurer dans l'immense plaine sans vie comme une mouche qui penserait que la douceur de la soie de l’araignée ne peut pas lui faire de mal.

Le sifflement de l'air virevolte et bouscule les gerbes de poussière. Le vent saute comme un dauphin de vague en vague provoquant bourrasques et tourbillons. Mais aujourd huis il n'est pas seul. Dans son bourdonnement continue, il y a un écho anormal, un bruit de mécanique, une machine faiblement graissée, un conglomérat de pièces branlantes qui roulent et qui roulent à toute allure.

Ya!! " hurla Grip.Le bruit de la charrette couvrait le sifflement du vent et cela rassurait le gobelin.
Ces mains vertes et fripées tenaient fermement les rênes d'un yack du désert. Rare animal à supporter le désert de Carson car il est muni d'une fourrure extrêmement légère qui le protège des grains de sable qui fouettent la peau. Régulièrement le gobelin lâchait une rêne pour essuyer son masque et consulter sa boussole. Dans la charrette, il y avait un tas de vieux outils inutiles. Mais parmi tout ce bazars, il y avait ce coffre, ce petite coffre qui devait passer coûte que coûte le désert.

Dans sa tête, le pauvre gobelin priait car il ne voyait rien, seulement l'ombre de son yack . Il souleva son masque, déboucha sa gourde pour s'envoyer une petite lampée mais elle était déjà vide. Il la jeta et remis son masque. Dans ce bref instant, le sable s'était infiltré, dans ses narines, dans ses oreilles et aux coins de ses yeux.Il toussa grassement. "Yaaa!!" hurla-il pour montré à son yack qu'il avait de nouveau les deux mains sur les rênes

Pour se donner du courage il jetait régulièrement un œil sur sa précieuse cargaison. Ses oreilles pointues s'étaient habituées aux bruits assourdissants. Il guettait les soubresauts de la charrette, le bruit d'une roue endommagée ou un changement terrain . L'aiguille du compas indiquait toujours le 280.Tous ses poursuivants devaient être loin maintenant. C'était parfait. Pourtant quelque chose gênait Grip, comme un mauvais pressentiment.

Le vent commença à changer de direction. Tout le vent. Il n'y avait plus ces bourrasques à contre sens. Le vent accéléra. Le Gobelin serra les dents et tira sur les rênes pour maintenir son cap. Mais le vent redoubla et le yack ni arrivait plus. il fallait stopper pour repartir dans la bonne direction. Le souffle d'air s'intensifia encore à telle point que le gobelin pouvait voir des sillons d'air passer sous le yack pareil à un flux d'une eau jaune. La charrette commença a déraper, puis à se renverser et dans un crissement de bois qui s'arrache, le gobelin fut projeté contre la cloison.

Lorsque Grip reprit conscience ses paupières étaient collées par le sable. Il n'entendait plus le bruit du vent. Ou-est-ce que je suis? Pensa-t-il avant d'ouvrir lentement les yeux. Il était toujours dans la charrette. La bâche et ces arceaux avait tenue par il ne savait quel miracle. Ses affaires n'étaient plus que des amas de sable . Il se releva et regarda sa boussole qu'il avait protégé de son corps avant l'impact. Intact, une chance. Soudain son coffre lui revint à l'esprit. Ses yeux s'agrandirent de frayeur.Tel un possédé, il souleva ce qui fut son matériel comme si c'était un vulgaire tas de feuille.

Le petit coffre était là. Il était maintenant serré sous son bras. Tout en caressant son bien le plus précieux, le gobelin respirait à nouveau. Lorsqu'il sortit de la charrette, le soleil lui irradia les yeux. Le désert était toujours là mais le vent,lui, avait disparu.Toute cette poussière aussi, disparue, laissant place à une chaleur assommante. Grip le Gobelin faisait le tour du chariot en traînant la patte, bien que non blessé. Même son Yack avait disparu. Pas une ombre à l'horizon. La chaleur était si oppressante que le ciel en devenait gris.

Même si Le vent avait disparu laissant derrière lui qu'un immense silence, la situation du gobelin ne c'était pas améliorée, elle avait même empirée. Il fit un tour d'horizon, comme un naufragé cherche un navire. Rien. Ou peut être que si. Une ligne noire infime. Au Sud. Qui grossissait.

Bonjour"

Grip cru faire un arrêt cardiaque  Il se retourna, faillit se faire un croche-pied à lui même.

Vous êtes qui." pesta-t-il, sont emprise se resserrant sur son coffre.

C'était un individu au aussi moche que lui, au nez crochu et oreilles pointues cependant il avait la peau mate et rocailleuse. Ses habits étaient un patchwork de tissu fin.

L’étranger avait un sourire narquois.

T'es un foutu Gobelin du désert. Tire toi de là. Charognard. » vitupéra Grip

" Allons bon, on se fâche alors que tu es notre invités." l'étranger se rapprocha d'un pas les mains tendues pour montrer sa bonne foie.

Votre invité!?"

Bien sur, regarde mieux l'horizon derrière toi"

Grip lança un bref regard derrière lui sans vouloir perdre de vu l'étranger qui se rapprochait lentement.

Un horizon noir grossissait. Grip dévisagea le gobelin du désert comme s'il attendait une explication.

C'est un orage magnétique, il va se rependre jusqu'à la capital. Des milliers de mort..." Le gobelin étranger regardait l'horizon il parlait d'une voix prophétique. Il n'était plus qu'à quelques mètres.

T'approche pas, j'ai dit." Grip savait exactement ce que voulait son cousin éloigné. Un gobelin, quelque soit sa race, est attiré par tout ce qui est précieux.

Tu n'as nulle part ou aller, mon frère, Dois-je vraiment te décrire l'horreur d'un orage magnétique,".

Grip connaissait ces cataclysmes. Dans les montagnes il arrivait que cela se produise. Des cratères plus grands qu'une cathédrale,des pluies diluviennes, des torrents de boue, des montagnes se forment ou disparaissent.

Je veux juste ton coffre." dit l'étranger d'une voix presque imperceptible. Grip reculait d'autant que le gobelin du désert avançait. Pendant que l'ombre de l'orage était presque sur eux.

Je sais très bien que tu me feras la peau dès que auras mon coffre." aboya Grip acculé

Mais non, nous les gobelin du désert avons le sens de l'hospitalité."

Grip regarda l'orage qui approchait, puis regarda le Gobelin de désert.

Ok, je marche." Il posa son coffre par terre et le fit glisser jusqu'au gobelin du désert.

Le gobelin du désert eut l'air surpris. Grip regarda à nouveau l'orage qui approchait. Il n'était plus qu'à quelques kilomètres. Les éclairs commençaient à apparaître et il pouvait presque sentir les gouttes d'eau sur sa peau.

Alors, fais moi voir l'hospitalité de mes cousins du désert » cria Grip pour couvrir le son du vent qui revenait.


Il se retourna et, comme il s'y attendait, il n'y avait plus personne.

Soudain il y eut un bruit sourd. Mais ce n'était pas l'orage. À dix mètres du gobelin verdâtre le terrain s’effondra. Une galerie apparut et avec elle un cadavre tenant son coffre. Les gobelins du feu aiment à piéger tout ce qui leur est très précieux.

Le gobelin vert sauta dans le cratère, récupéra son coffre et s'enfuit dans la galerie. Le vieux Grip avait encore une chance de s'en sortir.
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Sagiga le Dim 30 Sep 2018 - 17:08

Merciii Derviche pour ta participation, je suis toujours excitée de lire une de tes productions x3

Je te laisserai un petit avis en même temps que pour les autres participants !

J'en profite pour rappeler qu'il ne reste plus qu'une semaine (avec bien sûr quelques jours bonus si vous les réclamez) !! Gambarouuu !

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Harfyz le Lun 1 Oct 2018 - 2:52

Super sujet :D

J'vais peut être essayer de participer si je trouve un peu de temps ~
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Dim 7 Oct 2018 - 20:22

Yo !

Juste pour dire que je devrais pouvoir poster mon texte ce soir assez tard ou demain !! ^^'
désolée, je m'y prends toujours au dernier moment!!!!

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Sagiga le Lun 8 Oct 2018 - 12:06

Pas de soucis, je pensais repousser le début des votes d'une semaine, donc prends ton temps pour te relire si tu veux ! Peut-être que d'autres son dans le même cas ^^
Moi aussi je suis un peu à la bourre !

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Lun 8 Oct 2018 - 12:13

Ah parfait!! Une semaine ce serait top !!^^

Merci!^^

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Dim 14 Oct 2018 - 12:43

Hey!

Alors, j'ai un soucis de taille.... dans les deux sens du terme!^^'
Même après avoir coupé un maximum de chose... mon texte tourne plutôt autour des 179 lignes donc 9 de plus que le nombre demandé!
Mais il s'agit de l'origine story du personnage principale d'une de mes histoires que j'aimerais terminer et pourquoi pas, essayer de publier!
Du coup, je ne peux pas couper plus sans dénaturer le truc!^^'

Alors bon, je poste quand même mon texte, mais je comprendrais parfaitement que tu ne l'accepte pas pour le concours! Avoir vos avis dessus me suffira !!^^

Origine:


La nuit était bien avancée et une belle demi-lune éclairait le ciel nocturne où les nuages se faisaient rares. L'été était sensé touché à sa fin, mais il faisait encore de lourdes chaleurs la journée et Lucas appréciait la fraîcheur qu'apportait la nuit.
Il était déjà trois heures du matin alors l'adolescent prenait des précautions pour ne pas être vu seul dans la rue par une voiture de police. Il n'était pas non plus passé à côté des boites de nuit et des bars le long des quais, histoire de laisser les alcooliques et les fêtards à leurs élucubrations et déambulations nocturnes. Lucas préférait prendre par les vieilles rues des Chartrons et traverser le Jardin Public pour rentrer chez lui.
Le jeune homme n'était cependant pas pressé. Fils unique de parents qui ne se souciaient guère que des apparences, sa maison n'était pas un lieu qui l'apaisait. La solitude était une compagne qu'il avait appris à apprécier.
Il sortait presque tous les soirs depuis la rentrée pour déambuler simplement dans les rues ou se poser sur un banc le long des quais pour laisser la Garonne emporter ses pensées. Ses parents ne prenaient pas la peine de vérifier qu'il était bien rentré après ses cours ou s'il dormait bien dans son lit. Lucas trouvait quelque chose de reposant au silence de la nuit.
Ce soir-là, il ne portait qu'un simple t-shirt gris clair, un éternel jean et quelques bracelets de cuir noir qui ne quittaient jamais ses poignets. Il faisait sauter une vieille pièce d'argent qu'il avait ramassé à la plage un week-end. Trop abîmée par le sable, on ne distinguait plus vraiment les gravures dessus, mais Lucas aimait jouer avec. Elle ne le quittait plus depuis et il la faisait jouer sur ses articulations sans vraiment y prêter attention. L'adolescent était plutôt grand pour son âge et pratiquait le Taekwondo et le basket depuis plusieurs années. Il avait d'ailleurs escaladé la grille en fer forgée du Jardin Public sans aucune difficulté.
Cependant, à peine avait-il déambulé dans quelques allées que d'étranges sons accrochèrent ses oreilles. Intrigué, Lucas se dirigea lentement vers la source du bruit et une lumière orangée commença à poindre. La lueur provenait de derrière le Musée d'Histoire Naturelle et les crépitements d'un feu l'intriguèrent plus encore. Prenant garde de ne pas faire de bruit en passant sur la tôle qui recouvrait le sol à cet endroit, Lucas jeta un œil depuis le coin du bâtiment.
À quelques mètres, un homme lui tournait le dos. Un vieux baril utilisé normalement pour recueillir l'eau de pluie avait été chargé d'accueillir un feu vif tandis qu'une dizaine de grosses pierres sensées border une allée se retrouvaient alignées dans un complexe dessin. L'homme psalmodiait quelque chose dans une langue que le jeune homme n'avait jamais entendue.
Lorsqu'il se tourna quelque peu, Lucas pu distinguer son visage.
L'homme à la peau noire avait une cinquantaine d'années, les épaules larges d'un ancien sportif, le visage quelque peu creusé par la fatigue, mais avenant, son crâne chauve renvoyant parfois l'éclat du feu qui crépitait tout près. Il portait un long manteau malgré la chaleur et de nombreux colliers lui pendaient autour du cou et accompagnaient ses mouvements de quelques cliquetis.
Les yeux noirs de l'homme étaient concentrés sur une forme posée sur le sol. Oubliant quelque peu la prudence, il s'avança à découvert, mais l'homme était bien trop concentré pour s'en apercevoir. L'air crépita un instant, mais Lucas ne sembla pas le remarquer, trop captivé par la scène qui se jouait devant lui. L'homme se baissa pour ramasser du bout des doigts la forme qu'il avança lentement vers le baril en feu, sa voix chantant toujours d'un ton apaisant et hypnotique.
La lumière vint alors éclairer la créature qu'il tenait à bout de bras et Lucas ne pu s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprises.
La chose était rachitique, couverte d'une peau très fine, presque translucide, d'une couleur dorée. Ses yeux étaient clos, mais ils prenaient une très grande place sur un visage dépourvue de narines. Elle n'avait pas d'oreille non plus, à ce qu'il pu en voir, et quelques rares poils recouvrait des bras aussi longs que ses jambes. Quatre longues griffes osseuses lui servaient de mains et malgré son apparente aphasie, il pouvait voir sa cage thoracique se soulever dans un rythme régulier bercé par la voix de l'homme.
La créature ouvrit subitement une gueule, dévoilant deux rangées de dents acérées et pointues comme des rasoirs d'une blancheur incroyable, et le mouvement subite fit sursauter le jeune homme.
La pièce, que Lucas n'avait pas eu conscience de tripoter jusqu'alors, lui échappa des doigts et vint percuter le morceau de tôle à ses pieds dans un bruit étrangement assourdissant.
Tout se passa si vite que l'adolescent n'eut le temps que de baisser la tête en direction de la pièce tandis que le bruit surprit l'homme qui stoppa son chant. La créature ouvrit ses deux grands yeux noirs à la pupille dorée et d'un mouvement de patte se dégagea des mains qui la maintenaient.
_NON ! Hurla l'homme.
Lucas, incrédule, releva la tête, juste à temps pour s'apercevoir que la créature s'élançait sur lui. Il sentit son poids, beaucoup plus lourd qu'il ne l'aurait cru pour ce corps si frêle, puis se sentit basculer en arrière, tombant lourdement sur la tôle et le gravier.
Un cri suraiguë émanant de la créature le cloua sur place. Les deux yeux dorés se posèrent dans les siens et Lucas mis quelques secondes à comprendre que la douleur atroce qu'il sentait monter venait sans aucun doutes des quatre griffes qui s'étaient frayées un chemin sur son torse, lacérant la chaire à vif. Il entendit une détonation et la créature fut projetée au-dessus de lui dans une gerbe de sang qui l'éclaboussa.
Sa vue se brouilla soudain tandis que l'air ne semblait plus pouvoir passer dans ses poumons. Lucas sentit la panique et la peur prendre le contrôle sur son esprit et sa vue commença à se brouiller.
_ ça va aller petit ! Entendit-il alors qu'il ouvrait frénétiquement la bouche pour essayer de laisser entrer de l'air que le sang dans sa gorge ne semblait pas vouloir laisser passer.
Le visage de l'homme apparu dans son champ de vision qui s'obscurcissait de plus en plus. Il plaça une main contre son cou et son torse pour endiguer le flot de sang et hurla quelque chose à une autre personne qui accourait vers eux.
La douleur devenait insupportable. Lucas brûlait de l'intérieur. Il avait l'impression que ses organes se consumaient lentement, que le monde tournoyait à une vitesse alarmante et que plus jamais il ne pourrait respirer de nouveau.
Sa vision s'éteignit brusquement, mais le jeune homme sentit encore quelques secondes les mains de l'homme qui tentaient de maintenir une pression sur ses blessures et sa voix qui le suppliait de tenir bon.


***

La police avait longuement interrogé Somane et Gaelle, mais le père et sa fille avait eut le temps de préparer une même histoire.
Cinq jours plus tôt, l'homme avait décidé de montrer à sa fille une fleur bien spécifique au Jardin Public alors qu'ils rentraient d'un voyage, en plein milieu de la nuit. Ils avaient escaladé la grille de l'entrée, mais avaient entendu des voix et des cris avant de découvrir un jeune homme couvert de sang près du Musée d'Histoire Naturelle et ils avaient cru voir 4 hommes louches avec des gros chiens s'en aller en courant. Devant l'état alarmant du jeune homme, ils avaient immédiatement appelé une ambulance.
L'homme poussa un soupir. Leur histoire n'était pas très nette, mais ils n'avaient pas eut d'autre idées pour rendre crédible l'état dans lequel se trouvait l'adolescent à cause d'eux, et même si les policiers semblaient soupçonneux, ils les avaient relâchés rapidement, faute de preuves.
Assis sur l'un des fauteuils en plastique de l'hôpital, Somane attendait qu'une infirmière veuille bien lui indiquer la chambre de l'adolescent. À ses côtés, une belle jeune fille aux cheveux bouclés et au teint métissé attendait, un vieux livre à la main.
_Range ça, tu veux. Lui lança son père après avoir jeté un œil et reconnu l'un de ses journaux.
Gaelle soupira, mais obéit. Le calme qu'elle montrait n'était que façade. La jeune femme essayait plus que tout de chasser le souvenir de l'attaque de sa tête. C'était son devoir de veiller à ce que personne ne se trouve dans les parages pendant que son père faisait ce qu'il avait à faire.
À cause d'elle, un garçon d'à peu près son age se trouvait entre la vie et la mort et la culpabilité la rongeait au moins autant que celle qu'elle pouvait lire dans le front plissé et le regard inquiet de son père.
Enfin, une infirmière fit signe à Somane de s'avancer au comptoir.
_Merci d'avoir patienté monsieur Moenza.
La femme jeta un regard en arrière, mais elle était seule dans le petit bureau.
_Je n'ai pas trop le droit de vous autoriser à faire ça, mais on m'a confirmé que vous étiez celui qui avez porter secours à Lucas Savory après son agression. Je veux bien vous laisser le voir quelques minutes, mais pas plus.
Un sourire vint égayer le visage de l'homme.
_Merci beaucoup. Dit-il avec soulagement.
Gaelle sourit elle aussi à l’infirmière, mais l'angoisse l'empêcha de formuler le moindre mot et elle suivit les deux adultes silencieusement.
La femme les guida dans l'hôpital tout en feuilletant un classeur de prescriptions.
_Ses parents sont passés le voir les deux premiers jours, mais ils ne sont pas repassés depuis. Pauvre garçon. Marmonna-t-elle d'un ton réprobateur.
Ils déambulèrent encore quelques minutes dans les couloirs aseptisés avant que la femme ne leur indique une chambre.
Une grande vitre donnait sur le couloir tandis que de l'autre côté du lit, une fenêtre donnait sur le parc de l'hôpital. La lumière du soleil inondait la chambre et le jeune homme allongé n'en paraissait que plus mal en point. Un tube sortait de sa bouche et l'aidait à respirer, son visage était d'une pâleur inquiétante et les bandages qui entouraient son cou et son torse indiquaient que les blessures étaient sérieuses.
Gaelle n'entra pas dans la chambre et se mordit la lèvre pour ne pas laisser ses larmes couler.
_Le médecin à dû le plonger dans un coma artificiel pour soulager la douleur. L'opération s'est bien passé, mais il développe une fièvre et les médicaments ont du mal à agir correctement. Reprit la femme.
Somane avança plus près de Lucas.
_Je peux rester un peu ? Demanda-t-il sans quitter le visage du jeune homme des yeux.
_Oui, mais pas trop longtemps. Je vais faire ma ronde du service et je viendrais vous chercher à la fin, d'accord ?
La femme n'attendit pas l'assentiment du visiteur et sortit de la chambre.
Un silence lourd s'abattit, seulement rompu par les bips sonore et répétitifs des machines.
_Il... Il va s'en remettre, hein ?
Gaelle n'osait pas regarder le visage de Lucas et se tenait dans l'embrasure de la porte.
Somane se tourna vers la jeune fille avec tristesse. Il pouvait lire dans ses yeux la même inquiétude qui y brillait à l'époque où sa mère avait été hospitalisée.
_Tu veux bien aller me chercher un café, ma puce ? J'ai vu une machine à l'étage du dessous.
Tremblante, l'adolescente à la chevelure de lionne ne se fit pas prier pour déguerpir.
Somane  se rapprocha de la tête de lit, sans la moindre hésitation, il souleva les paupières du jeune homme l'une après l'autre et soupira avant de passer une main sur son visage. C'était trop tard.
_ Je suis désolé. Dit-il, sincère.
Depuis les replis de son manteau, l'homme sortit une petite seringue.
_Je suis désolé, mais je n'ai pas le choix, Lucas. J'aurais dû faire preuve de plus de prudence, pardonne moi. Mais cette créature est bien trop ancienne et j'ai trop peu d'information sur ce qu'elle est capable de faire. Je dois la détruire avant qu'elle ne fasse des ravages.
L'homme passa une main dans les cheveux bruns du jeune garçon dans un geste d'apaisement qui s'adressait plus à lui-même qu'au jeune endormi.
_Son sang s'est mélangé au tien. Tu n'aurais déjà pas dû survivre à de telles blessures. S'il s'était agi d'une créature plus commune, j'aurais pu laisser une hybridation se faire, mais.... pas cette fois. Pas avec une créature dont on ne sait quasiment rien.
Somane respira profondément et avança l'aiguille vers le bras de Lucas.
Avant d'injecter un produit qui arrêterait le cœur du jeune garçon, l'homme se tourna une dernière fois vers lui.
_Je suis désolé.
Ce fut à cette seconde précise que Lucas ouvrit les yeux.
Deux yeux noirs et dorés.
La surprise fit reculer Somane puis le sol commença à onduler sous ses pieds. Tout à coup, les murs se mirent à trembler tandis que les diverses machines et appareils s'unirent dans une cacophonie de sons stridents.
Incapable de bouger, Somane fut violemment envoyé contre le mur de la pièce tandis que tout l'immeuble tangua sous une secousse sismique d'une force incroyable. La télévision fut décrochée du mur, forçant Somane à se ruer vers la porte de la chambre. Mais les vitres explosèrent, envoyant valser des morceaux de verre de tous côtés.
Des cris fusaient partout dans les couloirs de l’hôpital, mais personne n'entendit les derniers mots de Somane qui se vida de son sang dans la chambre, le corps criblé de verres.
Un bruit assourdissant de craquements, comme si la terre elle-même se déchirait, retentit et le bâtiment tangua une nouvelle fois, faisant sauter les plombs. Des morceaux de murs s'arrachèrent tandis que de longues fissures se creusèrent au sol, le long des murs de l'hôpital, sur la route et jusqu'à 10 kilomètres autour du bâtiment. La secousse fut si terrible que de nombreuses maisons et de nombreux immeubles s'écroulèrent partout en ville. Le vieux pont céda, plongeant un tramway avec ces 38 passagers et les dizaines de voitures qui le traversaient dans la Garonne, vers une mort certaine. Une partie du Grand Théâtre s'écroula, tout comme le toit de la cathédrale et d'énormes fissures endommagèrent la Rocade, provoquant des accidents en série. Les secousses durèrent quelques longues minutes, de larges crevasses déformèrent le centre-ville, laissant le Miroir d'Eau brisé en plusieurs endroits.
Bordeaux fut soudainement plongé dans une catastrophe sans précédent.


La confusion devant l'ampleur des dégâts régna durant plusieurs mois en France. La secousse s'était fait ressentir jusqu'à plus de 80 kilomètres et aucun sismologue n'avait pu prévoir une telle chose. Les médias s'en donnèrent à cœur joie, passants d'une responsable à l'autre, rejetant la faute sur les sismologues qui ne cessaient de répéter que leurs appareils n'avaient pourtant pas enregistré de mouvement des plaques tectoniques. Les pertes humaines furent nombreuses, le bilan ne cessant de s'alourdir avec le temps, tout comme l'ampleur des dégâts et le traumatisme, inoubliable.

Dans les jours suivants la catastrophe, au milieu de la profusion d'informations et de témoignages de survivants, personne ne prêta attention à la disparition d'un jeune patient de l'hôpital de Bordeaux, tout juste sortit du coma.
 

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Sagiga le Dim 14 Oct 2018 - 21:24

Pas de soucis Naru, je pense que derviche ne sera pas contre donc vu le petit nombre de participants, je l'accepte sans problème.
Je n'ai pas réussi à achever mon texte dans les temps (je vous jure que j'ai un emploi du temps de fou T__T), mais je vais essayer de le finir et le posterai plus tard, il sera hors compétition ^^

Merci à tous les deux d'avoir participé, je lance donc les votes, vous avez un mois pour élire (mais surtout commenter) votre texte préféré !

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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par derviche le Lun 15 Oct 2018 - 9:59

je vois que les votes son lancé

bon voila j'ai commenté ton texte Naru, mais va falloir que tu me payes en consequence la modique somme de 10 000 euros (prix d'amis) tu trouveras mon RIB. ne pas lire mon com si vous avez pas le texte de naru, par contre vous pouvez lire mon RIB si vous voulez faire un don à l'associatin "derviche est un mec cool"

commentaire:
comme d'hab un super style d'écriture, très fluide. Le début est vrament cool. ( vraiment pas de bol la piece qui tombe sur la plaque de métal, mais ça passe, c'est cool. Par contre j'ai moins été emballé par la catastrophe à la fin. dommage. Au lieu de décrire les dégats sur la ville en général tu aurais du passer tous les dégats de la ville en hors champs. Du genre, décrire comment Mister Somane et sa fille s'en tire en ne décrivant uniquement le ressentis à l'intérieur de l'hopital et une fois que c'est fini dire " c'était pareil dans toute la ville"  Parce que donner des chiffres comme 10km, ou dire de nombreuses maisons se sont écroulées, ça fais trop documentaire et même si  c'est bien écris, ça jure avec la premiere partie du texte qui est très bien.

voila
RIB:
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par Naru le Lun 15 Oct 2018 - 11:47

XD

ça c'est un prix d'ami Derviche! Mais je crois que je vais te payer en commentaire, ce sera le plus simple! ^^

Merci d'avoir commenter Derviche!^^
Et je suis très contente de ce que tu me dis là parce qu'en faite, c'est exactement ce passage que j'ai du modifier pour le concours! XD
Il faut savoir que quand j'ai terminé mon texte, celui-ci tournait entre 200 et 210 lignes!!
J'ai donc du couper un passage entier où Gaelle se réveillait après les secousses, coincée sous la machine a café, et remontait un étage pour trouver son père, décédé (mais ça je pensais que c'était clair même dans le passage retravailler! donc il ne s'en est pas sortit) et constatait que Lucas était toujours en vie.
avant d'avoir un petit aperçu de Bordeaux détruit.
Mais bref, faute de place, j'ai du modifier comme ça et je voulais aussi montrer les conséquences à plus grandes échelles que jute l’hôpital.

Et pour ce qui est de la pièce... disons simplement... que ce n'est pas forcément un coup de "malchance" mais peut-être autre chose... XD

Bref, en tout cas merci d'avoir commenter!!^^

A mon tour :
Derviche:

Comme d'habitude, tu m'emmène avec une telle facilité dans ton monde, c'est assez dingue!
En deux, trois phrases, hop, je suis déjà incapable de m'arrêter de lire!^^

La description du vent du désert et de l'environnement du gobelin est vraiment bien faite! juste ce qu'il faut pour qu'on se fasse une idée même si un peu plus de détails sur la vie dans le désert n'aurait pas détonné!^^

Je me suis demandée pourquoi le gobelin n'avait pas gardé son coffre avec lui sur la charrette? Genre assis dessus ou entre les jambes? Parce qu'à la fin du texte, le coffre à l'air de se transporter plutôt facilement donc... vu qu'il y tiens beaucoup....

j'ai été un peu perdu sur la toute fin du texte quand l'autre gobelin meure? Je n'ai pas trop compris ce qu'était exactement le piège, une bombe? (ce qui aurait pu endommager le coffre quand même !!)

A part ce petit détail, j'ai kiffé ma lecture, comme d'habitude et maintenant j'ai envie de savoir ce qu'il y avait dans de si précieux dans ce coffre!! XD

Sagiga: Oui, poste ton texte quand même!!! j'ai envie de le lire!!^^

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par derviche le Lun 15 Oct 2018 - 14:51

merci pour le com!
A la base je voulais écrire un truc assez court qui me prendrais pas trop de temps. Bon au final j'y ai passé plus de temps que prévu et ça m'énerve car à chaque fois que je le relis j'y vois plein de truc à améliorer. Mais bon j'y ai pris de plaisir. Et je me suis pris la tête sur le design de la charrette.Ya vraiment des fois on se prend la tête pour pas grand chose.

J'ai toujours peur de me lancer dans de la description d'univers, car j'ai peur de casser le rythme du récit.

bon encore merci pour le com.

Sagiga: je t'autorise à poser ton texte et utiliser mon RIB, ya pas de quoi ça me fait plaisir
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

Message par derviche le Jeu 8 Nov 2018 - 19:06

aaaah je vois que quelqu'un de fort sympathique a voté pour moi. Certainement un chic type.
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Re: Concours de Textes n°65 [début des votes le 7/10]

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