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Résultats des concours
~
Concours de Dessin n°96:
"Les Chibi
"

Avec modèle:
Haru Kaika


Confirmé sans modèle:
-Shaolan-


Expert sans modèle:
Evilshurato


Valiente


~
Concours Graphisme 95:
"Pokémon/Gijinla Pokémon"

Intermédiaire
Vracotinau


Confirmé
Kurogami


Expert
Caeldori


~
Concours de Texte n°53 :
"Échec"


Mr. John

"Cher Journal,
Ma déconvenue d'aujourd'hui est assez ironique.Je t'ai déjà raconté que je suis un passionné d'échecs,et que je ne manque pas un seul tournoi ou concours chaque fois que l'occasion se présentait d'y participer . Et donc,lorsque le tournoi communal de Brives-la-Gaillarde fut annoncé et daté,mon sang de Briviste n'a fait qu'un tour.
Il fallait que je gagne ce satané concours pour montrer que je suis un adversaire de taille pour le cercle d'initiés du jeu d'échecs.Je me suis entraîné chaque jour avec ma chère mère qui est toujours prête à m'aider dans tout ce que j'entreprend,mais qui est d'un niveau déplorable..hélas.Je me suis quand même malgré tout préparé pour cette épreuve! [...]"

Lonely D.

"« Bon, tu l'ouvres cette porte, oui ou non ? demanda Barduul le guerrier en piétinant d'impatience.
– J'essaie, balbutia Ludrick, c'est pas aussi facile que ça en à l'air... »
Son crochet se brisa en deux dans un crissement métallique avant de tomber à ses pieds. Barduul leva les yeux aux ciel en jurant.
« Mais c'est pas vrai, c'est le quatrième ! s'emporta t-il. T'es un voleur ou quoi ? Déjà que tu sers à que dalle en combat, si en plus tu es pas capable de déverrouiller une porte, tu aurais du rester à l'auberge !
– Lâche-le un peu, intervint Yléa en lui lançant un regard noir. C'est sa première quête, c'est normal qu'il ait du mal.
– Oh, excusez-moi madame la grande prêtresse, fit Barduul d'un air faussement désolé, c'est vrai qu'il faut éviter de mentionner le fait que votre petit frère est un boulet depuis le début de cette aventure ! Non, mais sérieusement, un voleur nain ! Qui est-ce qui prend un voleur nain pour partir en expédition ? Et puis c'est quoi votre famille chelou où un nain et une elfe sont frère et sœur ? »"[...]

Naru:
"Le silence est assourdissant. Pesant comme cette énorme épée de Damoclès que j'imagine se prélasser au-dessus de ma tête depuis le début de l'examen. La salle est remplie de cliquetis de stylos, de grattements de gorges et de soupirs.
Je braque mon regard sur l'horloge au-dessus du tableau désespérément noir. Déjà 10 minutes que le test à commencé. 10 longues minutes que mon estomac fait les montagnes russes et qu'une sueur froide me coule de la nuque.
10 minutes et une page blanche.
Qu'est-ce que c'est que ce sujet d'examen ?!
J'ai beau réfléchir, j'ai l'impression que ma tête est vide. Je n'ai pas une seule idée, pas une seule piste, pas un seul souvenir d'avoir ne serais-ce qu'effleurer le sujet dont il est question sur le contrôle !" [...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-



Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

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Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Dim 2 Juil 2017 - 21:51

Hello !

C'est les yeux pleins de fatigue après un week-end chargé en intensité et en émotions que je lance le 55ème concours de textes !!!

Sans plus attendre je vous laisse faire connaissance avec le thème : Face à face!
Qu'il soit amical ou belliqueux ! (Les reflets (miroir/eau...) sont autorisés)

Vous aurez donc 165 lignes pour écrire votre texte ET je rajoute une nouvelle condition (et oui je suis comme ça moi !) pour que votre texte soit accepté, il faut obligatoirement proposer un thème sur lequel vous aimeriez écrire !
Donc vous postez votre texte, et vous en profitez pour proposer le thème de votre choix.
(Bon c'est pas hyper méchant comme contrainte non ?)

Je vous laisse tout le mois de Juillet pour trouver l'inspiration, rendez-vous le 30 juillet pour les votes !

Bon courage, chers écrivains !

Participants :

Lucie ღ :
Spoiler:
Elle entra doucement dans la chambre. La pièce baignait dans la douce lumière des premières lueurs du soleil, filtrée par des stores en bois, et le silence était maître des lieux. Cette pièce était comme une nature morte. Un jour, on l'avait abandonnée, et depuis, rien n'avait bougé. À chaque pas, la jeune femme soulevait des nuages de poussière, embaumant l'endroit d'une odeur de bois vieilli, contrastant avec la clarté que devait avoir cette chambre autrefois. Elle fût éblouit par un rayon de soleil réfléchi par un grand objet, partiellement caché sous un drap blanc. Elle fit quelques pas en avant, caressa le tissu du bout des doigts, n'osant pas le retirer de peur de le déchirer.

•C'est le miroir d'Alice, dit soudain une dame derrière elle.


Elle sursauta, ne l'ayant pas entendue arriver. En se retournant, elle vit la vieille dame, au chignon négligé, à la longue jupe en toile brune, et au gilet sombre, portant un plateau, deux tasses de thé posées dessus. Une paire de lunettes rondes pendait autour de son cou, s'entrochoquant avec le plat en métal.

•J'ai préparé du thé, sers-toi, Lucie, ajouta-t-elle en posant sa charge sur la table basse au centre de la pièce.


L'intéressée se retourna et s'agenouilla à la table basse, la vieille dame l'imitant. Elle posa une tasse devant son invitée, puis se servit elle-même, souffla sur son thé, et trempa ses lèvres dedans.
Lucie n'osait pas parler en première, c'était déjà suffisamment incroyable que sa grand-mère la fasse entrer dans cette chambre condamnée depuis plusieurs années, elle ne voulait pas en demander trop.

•Tu veux donc que je te parle de ta mère ? dit-elle, brisant le silence.

•Oh, euh... J-Je ne voudrais pas... bégaya-t-elle, prise de court.


Elle avait toujours voulu en savoir plus sur sa mère, morte lors de son accouchement. Son père n'avait jamais eu le courage de lui parler d'elle, à chaque fois, il versait une larme, et se murait dans le silence. Son aïeule souriait toujours, elle n'avait en rien changé sa façon de vivre. Mais au fond d'elle, elle avait tous les jours envie de pleurer la mort de sa fille.

•C'était une femme avenante, pleine de vie, et toujours là pour les autres. Tu lui ressembles beaucoup d'ailleurs.


Lucie rougit, ne sachant pas vraiment comment réagir à ce compliment.

•Elle nous a quitté trop tôt... ajouta-elle dans un souffle.


La jeune femme baissa la tête, le regard sombre. Elle s'était toujours reproché la mort de sa mère. Si elle n'était pas née, elle ne serait pas morte. Elle se leva, observant cette chambre où sa mère avait vécu. Sous le regard inquiet de la vieille dame, elle laissa glisser ses doigts sur une commode poussiéreuse, caresser des peluches entassées dans un coin, des carnets cadenassés, des dessins... Jusqu'à arriver face au miroir, toujours camouflé sous ce drap immaculé. Hésitant d'abord, elle retira le tissu et le lâcha sur le sol. C'était un grand miroir ovale, plein pied, orné de ferronneries en arabesques, et au verre sale, mais intact. Dans le reflet, elle vit la vieille dame se lever derrière elle, et approcher doucement.

•Tu ne dois pas te sentir coupable, Lucie.


Ses mots lui firent chaud au cœur.

•Ta mère t'aimait avant même de te voir, elle le sait aussi bien que nous tous. Tu n'as rien à te reprocher.


La jeune femme regarda son reflet. Tout autour d'elle devint flou, et le paysage se teinta de gris clair. Il ne restait plus qu'elle, et le miroir. Elle se vit. Blonde, cheveux raides, grande, élancée, yeux bleus, nez fin, fossette au menton. Puis, son reflet se transforma. Une petite dame, cheveux courts blonds, yeux verts, rides au front... Et la même fossette.
Sa mère la regardait avec amour, souriante. Lucie posa une main tremblante sur le miroir, ouvrit la bouche pour tenter de bafouiller les excuses qu'elle a toujours voulu lui dire... Mais aucun son ne sortit.

•Tu es devenue une si belle femme, Lucie.


Elle se retenait de pleurer, tant bien que mal. Même si elle n'était qu'une apparition venue tout droit de son esprit.

•Ce n'est pas de ta faute, voyons. Tu étais, et tu es toujours, le fruit de l'amour que je portais à ton père. J'ai toujours eu une santé fragile, les médecins étaient sceptiques à l'idée que je porte mon enfant. Mais j'étais tellement heureuse...


L'espace d'un instant, Lucie cru que sa mère était sortie du miroir pour poser une main douce sur sa joue. Et même si ce geste n'était pas réel, il était emplit d'amour, de tendresse, et de courage.

•Garde confiance en toi, ma chérie. Je t'aime.


Le paysage changea, tourna, et des bourdonnements lui vrillèrent les oreilles quelques secondes avant de disparaître. L'odeur de bois et la faible luminosité revinrent, la commode, les carnets, et les poupées se précisèrent, la vieille dame fit quelques pas vers elle, et Lucie tomba à genoux, tête basse, laissant couler ses larmes, et murmurant : Je t'aime, maman.

Lonely D :
Spoiler:
La première fois que je le vis à travers la vitre du compartiment, avec son survêtement de sport bleu et sa casquette Nike accrochée à sa ceinture, une petite voix dans ma tête s'est mise à prier ''non, pas ici, passe ton chemin, pas ici...''. J'ai évité son regard furetant à travers la glace en faisant mine d'être absorbée par mon livre. Mon coeur s'accéléra en l'entendant malmener la poignée du compartiment et je manquais un battement lorsqu'elle finit par s'ouvrir brusquement. L'homme, la vingtaine, la peau sombre et le visage transpirant pénétra dans la cabine en demanda d'une voix grave :

« Cette banquette est prise ? Les autres wagons sont pleins. »

Evitant le contact visuel, je hochais la tête sans détourner les yeux de ces trois lignes que je relisais en boucles depuis une minute. Lançant son sac à dos sur le siège en cuir, il se laissa tomber en face de moi, dezippant la fermeture de sa veste en prenant une pose décontractée. Une bouffée d'angoisse me saisit et je tentais de faire passer mon malaise discrètement en massant mon ventre. Puis du coin de l'oeil, je le vis fouiller dans sa poche et en sortir un portable dans lequel il brancha des écouteurs. Un léger soulagement me détendit en le voyant les mettre. « Au moins, il ne m'impose pas sa musique en poussant les haut-parleurs à fond... ». Ce genre de type, je les connais bien, te sifflant dans la rue en accompagnant ce petit son insolent d'une remarque déplacée. Une heure trente à voyager seule à côté de ce type... Je me sentis tout à coup pris de nausée. Si seulement Marc était là ! L'image de mon fiancé m'acceuillant à la gare me redonna un peu de courage. J'avais posé mon week-end pour lui faire une surprise, pas question de gâcher cette journée.

« Tu t'angoisse pour rien, tout va bien se passer » tentais-je de me convaincre.

Je sentis soudain le regard de cet inconnu me dévisager et je me raidis, les yeux rivés sur le même mot tracé à l'encre noir. Le souffle court, je sentis une boule se former dans ma gorge. Mes doigts tremblaient légèrement sur la couverture de mon livre. Dans un geste involontaire, je lui lançais un regard fugace, nos yeux se croisèrent brièvement, je tressaillis. D'un geste sec, il retira ses écouteurs, ses lèvres s'ouvrirent et deux choses se produisirent. La première, une pensée : ces mots allaient faire basculer ma vie. La seconde, une action : ma vie bascula.




A quelques minutes près, je manquais mon train, tout ça parce que j'avais failli oublier la casquette de mon petit cousin dans le bus qui m'avait conduit à la gare. En me rappellant à quel point il y tenait, je ne me voyais pas arriver chez ma tante en lui disant que je n'avais pas penser à la lui rapporter et encore moins que je l'avais perdue. Ayant rattrapé in extremis le chauffeur avant son départ, j'avais tout de même dû courir sur le quai pour ne pas louper le départ. Encore essoufflé, je m'étais frayé un passage dans les couloirs étroits à la recherche d'une cabine libre, mais seuls des compartiments bondés défilaient sous mes yeux tandis que le convoi se mettait en marche. Ce n'est qu'arrivé au dernier wagon que j'aperçus enfin au travers de la vitre sale une voiture comportant encore une banquette libre. Sur le siège opposé se tenait une jeune femme blonde à l'allure chic, plongée dans un ouvrage. Alors que je pressais le loquet, celui-ci resta coincé, cliquetant dans le vide. Je rééessayais à plusieurs reprises tandis que les soubressauts du wagons s'intensifiaient. La porte finit par céder et s'ouvrit dans un claquement sec tandis qu'une secousse me poussait à l'intérieur. Je lui demandais si je pouvais m'installer et elle opina de la tête sans daigner lever les yeux.

« Quel accueil » pensais-je en devinant bien à quelle genre de personne j'avais à faire. Sans doute une fille de bonne famille, de celle qui aime te regarder de haut et frissonne à la seule mention de ta couleur de peau. Même si je suis né en France et n'ai jamais mis les pieds au Nigéria, mes origines ont toujours joué un rôle crucial dans mes interactions avec les gens. Mais je me suis habitué aux préjugés, cela faisait un an et demi que je travaillais comme sage-femme, de quoi étaillé un peu plus les remarques acerbes sur mon cas. Laissant tomber mon sac, j'ouvrais ma veste de survêtement que ma récente course avait transformé en bouillote pour récupérer mon souffle. Ma voisine semblant décidée à ne pas décrocher un mot, je sortis mes écouteurs et relançai ma playlist. Je ne manquai pas de remarquer que l'expression tendue qu'elle affichait jusque là s'était relâchée légèrement. Je soupirai. Une heure trente à voyager avec ce genre de personne... un bonheur.

« Allez, ça pourrait être pire, pensai-je, en me remémorant les regards désaprobateurs ou les mimiques de mépris auxquels j'avais déjà été confronté par le passé »

Puis soudain, je vis la batterie de mon téléphone clignoter tandis que la musique se coupait. Me retrouvant tout à coup sans distraction, je me mis a pester intérieurement. Je laissai un temps mon regard se perdre sur le paysage qui défilait, mais très vite, je commençai à me sentir mal. De son côté, ma voyageuse hautaine devait avoir un rythme de lecture très lent, car cela faisait déjà dix minutes qu'elle était sur la même page... A son allure, on devinait qu'elle aimait prendre soin d'elle. Ses vêtements étaient impeccables, ses cheveux blonds tirés en une élégante queue de cheval et son rouge à lèvres discret. Un rendez-vous peut-être? Je notais la bague scintillante qu'elle portait et m'attardais sur le titre du livre qu'elle tenait entre les mains. Tiens, voilà qui était amusant, peut être que ce serait un bon point de départ pour briser la glace et entamer une conversation ? Je fus coupé dans mes pensées lorsque nos yeux se croisèrent, et, devant la maladresse de la situation, je me décidai à prendre la parole. Je retirai mes écouteurs muets, ouvrit la bouche et deux choses se produisirent. La première, une pensée : ces mots feraient peut-être s'effondrer son petit monde de préjugés. La seconde, une action : mon petit monde s'effondra.


« Où suis-je...? »

« Qu'est ce qui s'est passé...? »




« J'ai mal »




Clignant des yeux, le jeune homme tentais d'échapper au flou qui voilait ses yeux. Battant frénétiquement les paupières, il finit par discerner la silouhette blonde face à lui. Le beau visage de la jeune femme était griffé par des bris de verres, ses cheveux en bataille collés sur son visage et le sang qui coulait le long de son menton semblait faire goutter le rouge de ses lèvres. Dans la pénombre et la poussière, il ne pouvait discerner le reste de son corps. Elle le fixait de ses grands yeux bleus, ouvrant et refermant sa bouche sans qu'aucun mot ne la franchisse. Une douleur aigue ravageait le bas de son dos. Il senti le contact froid du métal qui traversait sa chair. Il n'avait pas besoin de regarder, d'ailleurs, il pouvait à peine bouger, mais la vérité s'imposa à lui de la façon la plus naturelle au monde : ils étaient tous deux en train d'agoniser sous les débris du train.
Il était là, à peine à un mètre d'elle, le corps tordu dans une position étrange. Asphyxiée par le voile de poussière, elle suffoquait, ses poumons réclamant désespérément de l'air. Elle aurait voulu crier, mais seul un terrifiant silence s'échappa de sa gorge. Elle manqua de s'étouffer lorsqu'un liquide au goût de fer commença à lui remplir la bouche. Elle ne sentait plus le bas de son corps, seuls les doigts de sa main gauche à quelques centimètres de sa tête remuaient encore dans des spasmes incontrôlés. Leurs regards se croisèrent, et cette fois-ci, elle accepta cet échange.
Privés de mots, seuls leurs yeux communiquaient, et ainsi débuta la conversation qu'ils n'avaient jamais eu. Il lu dans son regard ses rêves de mariée, ses espoirs de carrière, et ce secret qu'elle s'apprêtait à avouer à son fiancé. Elle y décela son amour pour sa tante qui l'avait élevé comme un fils, la fierté que lui procurait son métier, le regret que ses parents n'aient pu voir ce qu'il était devenu. Comment pouvaient-ils deviner tout celà ? Si vous étiez à leur place, piégés dans cet ultime face à face, luttant pour garder les yeux ouverts, se raccrochant tellement au désir de ''voir'' que vous redécouvririez le sens de ce mot, cette question vous paraîtrait triviale. Cet échange dura le temps d'une éternité, il respirait avec difficulté, elle sentait les larmes gonfler ses yeux. Dans un dernier effort, il fit ramper sa main jusqu'à la sienne et elle la saisit en sanglotant. Il tenta un sourire qu'elle lui rendit maladroitement.
« Le destin est cruel » pensa le jeune homme en reposant sa tête fatiguée sur le sol froid. Peut-être que dans des circonstances différentes, les choses se seraient passé différemments. Peut-être que quelques mois plus tard, ils se seraient à nouveau rencontrés tous les trois, et ils auraient partagé autre chose qu'un vieux compartiment de train. Epuisé, ses yeux se fermèrent sur la vision flou du livre que lisait la jeune femme, plié à quelques centimètres de là, et dont le titre tournait encore dans sa tête comme une amère rangaine : "Maman pour la première fois''.

MRUV :
Spoiler:
- Allez Keiji, va te préparer ! Et n'oublie pas d'avaler quelque chose avant de partir !

- Pas faim.

Une "nouvelle" journée commence et je me préparais lentement comme à mon habitude, pour me rendre à la fac.

- A ce soir maman.


Une fois prêt physiquement, il était temps de sortir de mon petit cocon surnommé "maison" pour aller prendre le train, ce moyen de transport fascinant
permettant de voir chaque matin de nouveaux visages blasés par la monotonie du quotidien.


Aujourd'hui, on est samedi, mais je dois tout de même me déplacer pour assister à des cours supplémentaires. Apparemment, c'est pour nous aider à pallier nos difficultés dans diverses notions, mais moi je n'y vois là dedans qu'un jour de repos en moins.

Le regard vide et le pas nonchalant, je me dirigeais donc vers la gare, traversant les rues jonchées de détritus en tout genre.
Chaque jour, je faisais un détour en passant voir l'ancien appartement de Saito, mon ami d'enfance, maintenant parti dans une ville éloignée.
Peut être que j'espérais le recroiser ici par hasard, et ainsi retrouver cette ancienne routine où on s'amusait ensemble, sans se soucier de ce qui se passait autour de nous.
Heureusement, j'ai tout de même réussi à garder contact avec lui via internet, mais ne plus le voir laissait une sorte de vide dans ma vie.

"Ah mince, le train est déjà là !"

J'apercevais au loin le train à quai. J'allais devoir courir pour ne pas le louper.

"Quel ennui... Bon, c'est parti..."

Après l'avoir attrapé de justesse, il ne me restait plus qu'à attendre, d'atteindre mon arrêt et surtout de reprendre mon souffle.
Je ne m'asseyais jamais ici, tout simplement car les sièges étaient déjà occupés par des mégots, canettes vides et restes de divers repas... Pour passer le temps, je décidais de jeter un œil à mon portable.

"Ah oui c'est vrai, on est le 4 octobre... Bah après tout, ce n'est pas si important..."

Quelques minutes plus tard, j'arrivais à destination, et sortait tranquillement de la gare tout en apercevant un fraudeur qui venait de se faire un interpeller.

"50 euros d'amende, ça fait mal quand même..."

Ma fac était composé de 2 grands bâtiments, un pour les sciences, et un pour les langues. C'est une organisation assez simpliste, mais efficace.
N'étant pas féru de littérature, j'avais choisi de poursuivre mes études dans les sciences, et de voir jusqu'où ça m'emmènerait.
Je me rends compte aujourd'hui que j'ai toujours été un spectateur de ma propre vie, suivant les chemins les plus adaptés pour moi, sans jamais chercher plus loin ni même me poser de questions.

- Hey Keiji !

Un élève de ma promo était en train d'attendre à l'entrée du bâtiment.

- Tu viens on sèche ? T'as pas envie d'aller en cours pendant le week-end toi non plus hein ?

"Quel intérêt de venir jusqu'ici si ce n'est pas pour assister au cours ? Autant rester chez soi. M'enfin, c'est le moment pour une note d'humour, puisqu'on me tend la perche..."


- Je suis pas une poule mouillée moi, donc j'ai pas besoin de sécher... répondis-je un sourire au lèvres, fier de ma plaisanterie de mauvais goût.
- ...Bon ok, je me barre, salut !

Je montais les escaliers pour me rendre au 4ème étage, là où se trouvait la salle du cours d'aujourd'hui.


"Pff... Pourquoi le département de maths est aussi mal placé..."


Le professeur m'attendait devant la salle, il avait l'air assez énervé par mon manque de ponctualité.


- Eh bien, on traine des pieds Keiji ?


Je rentrais dans la salle sans répondre, et constatais que celle-ci était complètement vide.


"Au final, ce type est vraiment parti... Et personne d'autre n'est venu, génial... On peut pas dire que ça se bouscule au portillon ici..."

Je m'asseyais au premier rang, pour pouvoir sortir plus vite ensuite, pendant que le professeur sortait sa feuille de présence.


- Vous êtes sûr de devoir faire l'appel monsieur ? Disais-je en ricanant.
- Oui, c'est vrai que je peux ne pas le faire, vu que tu es le seul à être venu... répondis-t-il, en se grattant le crâne avec son stylo.
- Euh, tout compte fait, faites-le quand même, s'il vous plait.

"J'ai pas trop envie de perdre ma bourse moi... Maintenant qu'ils surveillent nos absences et tout."


Après un cours dont la longueur n'avait d'égal que l'ennui que je ressentais, il m'appela avant que je ne sorte.

- Keiji, j'aimerais te parler deux minutes.
- Hmm ? Pourquoi donc ?
- Personne n'est venu aujourd'hui, est-ce que tu pourrais au moins partager ce cours à tes amis ?
- A qui ?...
- ... Tu devrais être moins individualiste et t'ouvrir un peu aux autres Keiji.
- L'amitié, ça ne se force pas vous savez. Si c'est tout ce que vous avez à me dire, je m'en vais.

Je sortais donc enfin de la salle, un peu irrité par les propos de mon professeur.

"Hmm... Il est encore tôt, à peine 11h, je vais peut être flâner un peu histoire de me détendre."

J'aimais bien me rendre dans un petit parc non loin de la fac après les cours, pour réfléchir, et évacuer le stress de la journée. L'air y était pur, et admirer les fleurs ainsi que le petit lac qui s'y trouvaient suffisait à me relaxer.

"Je me demande... Pourquoi je me sens si vide..."


Avachi sur un banc, je me perdais dans mes pensées, ne voyant plus le temps passer, jusqu'à ce que je remarque que le soleil commençait à se coucher.

"Il se fait tard... Je ferais mieux de rentrer, mes parents vont s'inquiéter..."

Une journée banale se terminait, et je rentrais donc chez moi, pour retourner dans ma petite bulle où je me sentais en sécurité.
Proche de mes mangas et de mes jeux, loin de la réalité et de ses problèmes...
J'arrivais devant la porte. Ne trouvant pas mes clefs, que j'avais sans doute oublié pour ne pas changer, je toquais pour qu'on vienne m'ouvrir.

- Ah te voilà enfin Keiji, entre donc !


Ma mère m'accueilla, affichant un grand sourire. Une paire de chaussures qui ne m'était pas familière se distinguait sur le pallier. Intrigué, j'entrais dans le salon. A ma grande surprise, quelqu'un m'y attendait.


- Bon anniversaire Keiji ! Ça fait un bail pas vrai ? Hahaha, mec t'as changé depuis !
- Que... Saito ? Mais qu'est ce que tu fais là ?

Des larmes coulèrent sur mon visage, et je restais sans voix face à la venue inattendue de mon meilleur ami.

Ce jour là, je lui ai parlé longuement. Nous avons discuté de nos expériences, nos joies, nos peines, ainsi que de nos espoirs pour l'avenir.
Ce jour là, ma routine s'est brisée, et ma vie prit un autre tournant, car j'avais enfin retrouvé goût à tout ce qui, encore quelques heures auparavant, me semblait dénué d'intérêt, et vide de sens.

Naru :
frère d'armes:
Les épées s'entrechoquèrent avec une telle puissance que la vibration se ressentit dans l'air, tout autour d'eux. Les deux combattants ne se lâchaient pas du regard, guettant la moindre ouverture, la moindre faiblesse. Enchainant les passes et les coups d'estoc, le plus grand des deux s'était entraîner toute sa vie au maniement des armes.
Il n'était pourtant encore qu'un adolescent, mais sa carrure bien dessinée, son visage buriné et ses bras couverts de cicatrices, le vieillissaient. Il avait toujours voulu entrer dans les rangs de l'armée. Si la solde et l'assurance d'avoir un toit pour dormir payer par son roi pesait tout de même plus lourds qu'il n'aurait voulu l'admettre, il avait aussi à cœur de protéger son royaume et ses habitants.
Sa famille vivait dans une petite ferme, assez près de Cartagha pour bénéficier des voyageurs se rendant en ville, mais assez éloignée pour ne pas être concernée par les problèmes des grandes villes. Firen n'avait pourtant jamais pu toucher une fourche ou un râteau sans essayer de s'en servir comme une arme. Il s'était lié d'amitié avec un vieux guerrier qui finissait tranquillement sa vie dans son village et avait commencé à s'entraîner au combat sans l'accord de ses parents. Avec le temps, ils avaient abandonné l'idée d'en faire un digne fermier.
Aujourd'hui, il combattait pour intégrer les rangs de Cartagha et démarrer sa carrière dans l'armée la plus puissante du monde.
Firen recula d'un pas pour essayer de transpercer la garde de son adversaire, mais celui-ci avait immédiatement réagit.
Presque, instinctivement.
Le jeune homme s'était endurci par de nombreux combats avec des adversaires souvent plus vieux et plus puissants que lui. Il en avait retiré une force et une expérience que peu de garçon de son âge pouvait se targuer d'avoir.
Mais face à lui, un autre adolescent le tenait en difficulté.
Plus petit d'une bonne dizaine de centimètres, agile et svelte, il maniait cependant son épée comme si elle était une extension de son propre bras. Il attaquait avec fougue, mais intelligence, jetant tout son poids vers l'avant pour rivaliser avec Firen. Son visage était impassible, mais ses yeux gris scrutaient avec une attention acérée les moindres mouvements de son adversaire.
Le jeune homme en était certain, il faisait face à un génie du combat.
Firen savait d'instinct repérer les combattants aguerris, ceux qui avaient l'expérience de manier une arme, mais tout ce que lui disait son flair sur son adversaire semblait démesuré en comparaison de son aspect fin et élancé.
Il n'aurait pas dû attaquer avec autant de puissance, pourtant les coups résonnaient jusque dans les os de son bras. Il était bien plus petit, pourtant c'était lui qui reculait. Il faisait tellement virevolter son arme qu'il aurait dû suer à grosse goûtes, pourtant aucun des deux adolescents n'avaient l'intention de ralentir ou de s'économiser.
Malgré les assauts, Firen tenait bon. Il y avait dans ce combat, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant . Car son vis-à-vis n'éprouvait aucune colère, aucune jalousie, aucune envie meurtrière. Le jeune homme pouvait le ressentir au plus profond de lui.
Son adversaire vivait son combat avec le même plaisir intense que lui.
Il n'y avait plus rien autour d'eux. Plus de sergents recruteur, plus de prétendants soldats, plus de titres, plus d'armées. Juste un combat sans concession, un duel intense, un face-à-face quasiment fraternel.
Firen entrevit soudain sa chance lorsque avec un mouvement du bras, l'autre ouvrit un espace dans sa garde au niveau des côtes. Vif comme l'éclair, il envoya sa lame émoussée vers la petite ouverture.
Mais à peine avait-il amorcé son geste qu'il comprit son erreur. Il avait lâché des yeux son adversaire une seconde et l'éclat de victoire qu'il voyait s'y refléter lui fit comprendre le piège. Firen ne pouvait plus retenir son geste, emporté par son élan et sa carrure. Il regarda, comme au ralenti, l'autre garçon se déplacer juste assez pour éviter le coup, sentit une pression derrière son genou gauche, le forçant à s'écraser au sol tandis que la lame adverse vint finir sa course au-dessus de sa gorge.
Ils s'arrêtèrent là, essoufflés.
L'un des soldats haut gradé qui avait assisté au combat applaudit dans le silence qui s'était établit autour des deux combattants, tandis que son assistant notait avec précipitation le nom des deux jeunes gens. Il venait de trouver deux recrues qui pourraient très vite compter parmi les meilleurs guerriers du royaume. Et ils en auraient besoin, car si le Roi avait beau se cacher derrière son « armée la plus forte du monde », ce qui déferlait dans les montagnes du grand Nords ne faisait pas de pitié.
Rengainant son épée, le plus petit des deux adolescents tandis une main à son adversaire défait. Firen l'a saisie sans une once de rancune.
_Tu es vraiment fort ! Dit-il avec fierté.
Un sourire vint illuminer le visage de son acolyte.
_Et tu es loin d'être en reste. Répondit-il d'une voix bien plus sombre et profonde que son apparence juvénile ne laissait présager.
Firen se dit que, décidément, ce jeune homme était plein de surprises.
_Je m'appelle Lamia.
_Et moi Firen.
Les deux adolescents reprirent place parmi les aspirants combattants qui, désormais, les regardaient avec un respect mélangé d'une pointe d'envie et d'angoisse.
Lamia donna un petit coup de coude à son camarade.
_Je crois qu'on a toutes nos chances.
Firen suivit la direction que lui indiquait le jeune homme et remarqua le haut gradé, et son assistant, qui leur fit un signe de tête.
Le fils de fermier soupira.
_On ne pourra peut-être plus combattre l'un contre l'autre une fois en formation...
Les yeux gris de Lamia étincelèrent.
_Quand tu veux, où tu veux !
Les deux garçons se dévisagèrent avant d'éclater de rire.
Avant même d'avoir intégré les rangs de l'armée, Firen venait de se trouver un frère d'armes.

Sagiga :
Spoiler:
-Vous avez pris connaissance du dossier ?
-Je le connais par cœur, à la virgule près.
L'homme en blouse blanche grommela, peu convaincu par cette tentative de l'impressionner. De gros sourils grisonnants soulignaient ses pommettes, lui donnant l'air toujours contrarié. Sa moustache épaisse s'accordait avec ses cheveux courts poivre et sel. Ajouté à cela, ses quelques rides aux coins des yeux lui donnaient un âge plus avancé qu'il ne l'était en réalité. C'était un brillant scientifique, il avait rédigé des tonnes d'articles et Thomas en avait lu la majorité.
Le jeune homme finissait à peine de son doctorat mais il était brillant. Sorti premier de sa promotion, il avait étudié la biologie à Lyon, puis avait continué son Master à Paris ainsi que son Doctorat. C'était un grand spécialiste des mécanismes biologiques à l'échelle cellulaire et moléculaire. Une fois diplomé, un institut privé à Québec l'avait contacté, intéressé par ses compétences.
Il avait sauté dans l'avion.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'était pas déçu. Depuis trois mois, il enchaînait les études en laboratoire, travaillant tantôt sur des souris, tantôt sur des cultures de cellules d'hydres, même sur des plantes alors que ce n'était pas vraiment sa spécialité. Il ne restait jamais très longtemps au même poste et considérait qu'on le testait. Cependant il apprenait énormément et passait des nuits blanches à travailler, poussé par son enthousiasme et sa passion.
Et cela avait payé. La semaine dernière, son mentor le Professeur Herman, alias l'homme à la moustache, était venu le voir avec dossier long comme le bras, lui demandant de l'étudier sérieusement. Le premier soir, Thomas n'avait pas dormi. Le second, il s'était assoupi en lisant les pages manuscrites et au réveil s'était rendu compte, catastrophé, qu'un filé de salive avait fait baver l'encre. En six jours, il avait lu le dossier deux fois, appris les schémas par cœur, il était prêt.
En circulant à travers les longs couloirs gris de l'Institut éclairés par les néons, le Professeur lui posa quelques questions pour vérifier qu'il avait retenu l'essentiel. Thomas s'appliqua à en dire plus que nécessaire, afin de montrer qu'il était définitivement fait pour travailler sur ce cas. Il s'agissait d'une espèce découverte possédant des propriétés inédites de régénération tissulaire -pour un mammifère-, doté d'une puissance musculaire que l'on attribuait en partie au nombre incroyablement élevé de mitochondries dans ses cellules. Il semblait également qu'il avait la possibilité de modifier son derme et de le rendre rigide, la plupart du temps pour se défendre ou au contraire, agresser son adversaire. Le seul point qui dérangeait Thomas c'était qu'il n'y avait aucun schéma de l'animal en question. Il se demandait si cette partie du dossier lui avait été cachée volontairement ou si tout simplement l'équipe qui le rédigeait n'avait pas jugé cela utile et s'était contentée de se concentrer sur les spécifités à l'échelle tissulaire ou cellulaire.
Quoi qu'il en fut, il se rendait en ce moment-même dans la partie la plus sécurisée et la plus secrète du bâtiment pour rencontrer ce spécimen. Il était excité comme un gamin à qui l'on aurait promis qu'il allait rencontré un véritable dragon.
Ils s'arrêtèrent devant une porte blindée digne des plus grands films de science-fiction. Le Professeur se pencha vers un appareil qui scanna ses pupilles puis posa sa main sur un tableau tactile. Puis les portes s'ouvrirent.
Ils déboulèrent dans une grande salle meublée par des dizaines de bureaux sur lesquels trônaient systématiquement des écrans. À chaque poste, un scientifique semblait plongé dans son travail et aucun ne leva la tête pour les saluer. Il traversèrent la salle, empruntèrent un couloir et le Professeur Herman glissa sa carte professionnelles dans une fente pour ouvrir une énième porte.
Thomas fut ébloui par toute la lumière dégagée par les néons dans la pièce. Devant lui, une cage en verre contenait le « spécimen ». Son cœur battait à grands coups sourds dans sa poitrine, il tressaillit.
Il avait attendu ce face à face depuis l'instant où il avait ouvert le dossier. Mais jamais, jamais il ne se serait attendu à cela.
-Bien sûr, il est inutile de vous répéter que ceci est totalement confidentiel et secret, lui rappela son mentor d'une voix dénuée de toute émotion.
Ce n'était pas une bête qui se tenait devant lui. C'était un homme, grand, bien bâti, qu'on avait affublé d'un ridicule pagne qui avait sans doute vocation à lui rendre la dignité que les chaînes qui entravaient ses poignets, ses chevilles et son cou lui avaient définitivement volée. Il avait les cheveux un peu trop long, et une barbe qui n'avait pas dû être rasée depuis des semaines. Que faisait cet homme ici ?
-Je ne suis pas sûr de comprendre... articula difficilement Thomas.
-Voici SP3006. Vous semblez connaître parfaitement son dossier, je n'ai donc pas grand chose de plus à vous apprendre à son sujet.
-Pourquoi... Pourquoi est-il attaché ?
-Nous en savons encore trop peu sur lui et il est... violent. Et imprévisible. Ce n'est qu'une simple mesure de sécurité.
Une simple mesure de sécurité. SP3006, ou plutôt l'homme, semblait assoupi, recroquevillé dans le fond de sa prison de verre. Thomas s'approcha et posa une main sur la paroi transparente, le souffle coupé.
-A votre place j'éviterai de le réveiller, lui conseilla le Professeur. Ça a tendance à le mettre... en rogne. Je ne vous souhaite pas de le voir dans cet état dès votre premier jour. Suivez-moi, je dois vous montrer votre nouveau bureau ainsi que des archives vidéos et des échantillons auxquels vous n'avez pas encore eu accès.
Thomas allait le suivre lorsqu'un éclat bleu attira son regard. Il avait ouvert les yeux et le regardait sans faire le moindre mouvement. Il sembla transpercer son âme. Thomas sentit un certitude grandir en lui : cet homme n'avait rien d'une bête que l'on pouvait enfermer ou enchaîner.
Il emboîta tout de même le pas au Professeur sans rien dire et écouta ses instructions.
C'est ainsi qu'il commença à travailler officiellement sur le cas SP3006. Il visionna les vidéos des différentes expériences menées sur lui, notamment lorsqu'ils l'avaient disséqué, alors que l'anésthésiant n'avait visiblement aucun effet, et qu'ils avaient constaté que les tissus se reconstituaient presque instantannément. Ou alors lorsqu'ils le piquaient avec une longue pointe en fer préalablement chauffée, dans le seul but de l'énerver et de voir apparaître ces drôles d'écailles brûnes et épaisses sur différentes parties de son corps, comme ses mains, son visage et parfois son torse. On lui avait apporté dans un bocal l'une de ces écailles et Thomas ne savait que trop bien comment elle avait été extraite.
Son enthousiasme l'avait quitté, il ne parvenait pas à s'émerveiller de cette anomalie scientifique car à chaque fois, il revoyait ce regard bleu, profond, intelligent. Il avait la conviction que ce qui ce passait dans cet institut était mal. Malgré les autorisations gouvernementale. Malgré les possibilités d'avancées médicales majeures pour la guérison des blessures graves. Les souris et les rats c'était une chose. Un homme, même avec des aptitudes étranges, en était une autre.
Il songeait sérieusement à donner sa démission. Avec son dossier, il n'aurait pas de mal à retrouver du travail. Mais alors quoi ? Il n'aurait le droit de parler de ce qu'il a vu à personne, et les recherches continueraient sans lui. Il ne pouvait pas laisser cet homme seul.

-On a de nouveaux prélèvements sanguins à faire sur SP3006. Seules trois personnes sont autorisées à rentrer en même temps dans la boîte, je voulais savoir si ça t'intéressait.
« La boîte », c'est comme ça qu'ils surnommaient leur prison. Évidemment, il accepta.
On l'habilla avec un gilet en kévlar et il écouta péniblement les consignes de sécurité qui semblaient interminables. Enfin, lui et deux autres hommes qu'il avait à peine croisés auparavant, dont un qui tenait une malette, se présentèrent devant la « boîte ».
Il était réveillé, debout, l'air menaçant. Dès qu'ils s'approchèrent, il tira sur ses chaînes, faisant sursauter Thomas. Il grognait et retroussait sa lèvres, comme un animal.
« Ce n'est pas un animal. » se répéta Thomas. L'homme semblait vouloir leur sauter dessus alors même qu'ils n'étaient pas entrés dans sa cage. Thomas se demandaient si les chaînes allaient vraiment suffir à le retenir ou s'ils allaient tous mourir. Puis, des fils de métal surgirent et se plantèrent dans sa peau. Il reçut une décharge d'électricité qui le cloua au sol. La porte se déverrouilla et Thomas suivit ses collègues à l'intérieur.
-Toi ! l'appela celui à la malette. Retiens son bras !
Thomas s'agenouilla et rassembla tout le courage et la force dont il disposait pour poser ses mains sur le bras tremblant. Il comprenait mieux l'utilité de ses gants, ils ne conduisaient pas l'électricité. Or l'homme était maintenu immobile grâce à des décharges en continu, et Thomas se demanda combien de temps il était capable d'endurer cela. L'homme à la malette sorti une aiguille bien trop grosse et après avoir rapidement taté l'intérieur du coude, le piqua.
L'aiguille se brisa sur une armure d'écailles.
-Merde ! Augmentez le voltage !
L'homme émit un bref hurlement et son corps se raidit davantage. Il referma sa main sur celle de Thomas et la serra fort. Thomas grimaça et faillit signaler un problème mais en relevant les yeux, il croisa à nouveau ces deux iris bleues. Il serrait parce qu'il avait mal, pas parce qu'il voulait faire mal, et cette pression était sans doute le seul petit réconfort dont il disposait. Tandis que les écailles disparaissaient et que le scientifique réalisait ses précieux prélèvements, Thomas ne détourna pas le regard. Ils partagèrent un échange muet et Thomas se demanda si un jour quelqu'un l'avait vraiment regardé en face.
L'homme à la malette donna le signal de départ et Thomas eut du mal à se dégager, ignorant si c'était l'homme qui le retenait ou si c'était lui qui était incapable de le laisser. Lorsqu'ils passèrent la porte, le courant fut coupé et le corps de l'homme s'affaissa, épuisé et meurtri. Thomas resta figé plusieurs minutes, observant la poitrine de l'homme s'abaisser et se soulever, jusqu'à ce qu'une main sur son épaule ne le fasse revenir à la réalité.
-Impressionnant n'est-ce pas ?

Les jours suivants, Thomas observa un léger changement chez SP3006, comme il détestait l'appeler. Il prit l'habitude de rester travailler très tard, attendant qu'il reste peu de personnes pour se rendre dans la pièce où était la « boîte » -il avait obtenu un pass. Il restait ainsi de longues minutes, debout, immobile, alors que lui et l'homme à l'intérieur s'observer mutuellement. Parfois il grognait et était de mauvaise humeur. Des écailles recouvraient alors ses paumettes et ses phalanges. Mais parfois il était calme, immobile, il semblait être le plus sage des hommes.
Thomas ressortait toujours bouleversé de ces entrevues. Il n'y avait rien entre eux, aucun dialogue, aucun contact. Juste une promesse muette, forgée après de longues heures à se regarder, face à face.
Ce soir-là, avant de partir, Thomas posa sa main sur la vitre épaisse, comme il l'avait fait la première fois. L'homme était debout, légèrement tourné vers la droite, ce qui laissait entrevoir la courbure de son dos légèrement cambré. Thomas le fixa, et les mots jaillirent.
-Je te libèrerai.

Le jeune étudiant était déjà loin, sans doute, lorsque deux yeux bleus s'innondèrent de larmes et que, pour la première fois, on entendit des sanglots étouffés résonner dans la boîte.


Dernière édition par Sagiga le Mar 1 Aoû 2017 - 10:22, édité 2 fois

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Naru le Dim 2 Juil 2017 - 23:54

Hum.... il me semble qu'on en est à 55 concours, pas 57! XD

Oui, je crois que tu es fatiguée, effectivement! XD

Alors, j'ai pas bien compris qu'elle était la contrainte par contre? Il faut que le thème sur le quel on aimerais écrire soit celui du texte qu'on propose?
Ou c'est plus, des propositions de thème pour de futurs concours de texte?

En tout cas, ce thème "face à face" me plait bien!^^

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Lun 3 Juil 2017 - 10:19

Mdr ouhla oui j'ai rectifié le 57 je sais pas pourquoi j'ai fait ça ><

Et non pas besoin qu'il y ait un rapport avec le texte que vous proposez, c'est en effet une façon de recueillir plus de propositions pour les futurs thèmes x)

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par otakugirl le Lun 3 Juil 2017 - 16:37

Bonne idée pour la contrainte^^
C'est face a face ma chère sagi que je t'annonce que je vais faire mon possible pour poster un texte ^^
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Harfyz le Mar 4 Juil 2017 - 14:43

J'pense y participer ^^

Faut que je trouve un thème aussi x)
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par MRUV le Mer 5 Juil 2017 - 11:28

Ce thème me plait et j'aimerais bien m'y essayer. Enfin, si j'arrive à trouver la famosa inspiration qui me manque toujours. Petite question par contre, le texte doit se centrer que sur le face à face de deux persos, ou on peut développer un petit univers avant d'arriver au face à face ?
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Mer 5 Juil 2017 - 11:40

Coucou MRUV et bienvenue parmi nous !

Alors bien sûr que tu peux développer un background, il faut simplement que le face à face soit l'aboutissement de ton texte, sa partie principale. Le but étant de mettre en valeur le thème, mais il n'a pas à occuper l'intégralité du texte.
J'espère que tu trouveras l'inspiration !

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par MRUV le Mer 5 Juil 2017 - 13:10

D'accord je vois le truc merci de ta réponse. Bon bah plus qu'à essayer d'écrire alors haha.
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Mr_John_ le Lun 10 Juil 2017 - 11:27

Ouahhhh après toute cette japan absolument délicieuse ,entre autres choses,je n'ai pas eu le temps de voir ce projet,et je dois vous dire que je rentre de vacances que le 29 donc j'aurai de la wifi que le 29 au soir ce qui est corsé pour retranscrir mon oeuvre mais je me défile pas et j'apporterai mon texte en retard oui mais hors concours! je ne serais pas noté mais vous pourrez voir ce que j'ai fait :0 au revoir mes chers amis de ce forum délicieux ^^
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Lys le Mer 12 Juil 2017 - 22:28

Je viens d'arriver mais je sens que ces concours vont me plaire ^^.
J'aime l'idée du face a face, je vais aller chercher l'inspiration.
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Naru le Jeu 13 Juil 2017 - 20:39

Cool, de nouveaux challengers!^^

Au faite, n'hésitez pas à aller voter pour le concours précédent, hein!^^
ici: http://hinata-online-forum.forumactif.com/t11187-concours-de-texte-n54-debut-des-votes-le-02-07

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Harfyz le Dim 16 Juil 2017 - 14:58

Si on vote pas pour nous, les participants peuvent voter aussi ?
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Dim 16 Juil 2017 - 17:37

Bah écoute Harfyz tu votes pour qui tu veux ! Et je crois qu'il n'y a rien qui interdit de voter pour soi-même ^^
Mais quoiqu'il en soit bien sûr tu peux voter pour n'importe quel candidat, que tu participes ou pas =)

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Jeu 27 Juil 2017 - 19:45

Hum je vous mets un petit rappel au cas où vous l'auriez oublié mais ce concours se termine bientôt et le nombre actuellement nul de participants est un peu triste =')
Courage !!

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Lucie ღ le Ven 28 Juil 2017 - 21:13

Salutations,

Spoiler:
Elle entra doucement dans la chambre. La pièce baignait dans la douce lumière des premières lueurs du soleil, filtrée par des stores en bois, et le silence était maître des lieux. Cette pièce était comme une nature morte. Un jour, on l'avait abandonnée, et depuis, rien n'avait bougé. À chaque pas, la jeune femme soulevait des nuages de poussière, embaumant l'endroit d'une odeur de bois vieilli, contrastant avec la clarté que devait avoir cette chambre autrefois. Elle fût éblouit par un rayon de soleil réfléchi par un grand objet, partiellement caché sous un drap blanc. Elle fit quelques pas en avant, caressa le tissu du bout des doigts, n'osant pas le retirer de peur de le déchirer.

  • C'est le miroir d'Alice, dit soudain une dame derrière elle.

Elle sursauta, ne l'ayant pas entendue arriver. En se retournant, elle vit la vieille dame, au chignon négligé, à la longue jupe en toile brune, et au gilet sombre, portant un plateau, deux tasses de thé posées dessus. Une paire de lunettes rondes pendait autour de son cou, s'entrochoquant avec le plat en métal.

  • J'ai préparé du thé, sers-toi, Lucie, ajouta-t-elle en posant sa charge sur la table basse au centre de la pièce.

L'intéressée se retourna et s'agenouilla à la table basse, la vieille dame l'imitant. Elle posa une tasse devant son invitée, puis se servit elle-même, souffla sur son thé, et trempa ses lèvres dedans.
Lucie n'osait pas parler en première, c'était déjà suffisamment incroyable que sa grand-mère la fasse entrer dans cette chambre condamnée depuis plusieurs années, elle ne voulait pas en demander trop.

  • Tu veux donc que je te parle de ta mère ? dit-elle, brisant le silence.
  • Oh, euh... J-Je ne voudrais pas... bégaya-t-elle, prise de court.

Elle avait toujours voulu en savoir plus sur sa mère, morte lors de son accouchement. Son père n'avait jamais eu le courage de lui parler d'elle, à chaque fois, il versait une larme, et se murait dans le silence. Son aïeule souriait toujours, elle n'avait en rien changé sa façon de vivre. Mais au fond d'elle, elle avait tous les jours envie de pleurer la mort de sa fille.

  • C'était une femme avenante, pleine de vie, et toujours là pour les autres. Tu lui ressembles beaucoup d'ailleurs.

Lucie rougit, ne sachant pas vraiment comment réagir à ce compliment.

  • Elle nous a quitté trop tôt... ajouta-elle dans un souffle.

La jeune femme baissa la tête, le regard sombre. Elle s'était toujours reproché la mort de sa mère. Si elle n'était pas née, elle ne serait pas morte. Elle se leva, observant cette chambre où sa mère avait vécu. Sous le regard inquiet de la vieille dame, elle laissa glisser ses doigts sur une commode poussiéreuse, caresser des peluches entassées dans un coin, des carnets cadenassés, des dessins... Jusqu'à arriver face au miroir, toujours camouflé sous ce drap immaculé. Hésitant d'abord, elle retira le tissu et le lâcha sur le sol. C'était un grand miroir ovale, plein pied, orné de ferronneries en arabesques, et au verre sale, mais intact. Dans le reflet, elle vit la vieille dame se lever derrière elle, et approcher doucement.

  • Tu ne dois pas te sentir coupable, Lucie.

Ses mots lui firent chaud au cœur.

  • Ta mère t'aimait avant même de te voir, elle le sait aussi bien que nous tous. Tu n'as rien à te reprocher.

La jeune femme regarda son reflet. Tout autour d'elle devint flou, et le paysage se teinta de gris clair. Il ne restait plus qu'elle, et le miroir. Elle se vit. Blonde, cheveux raides, grande, élancée, yeux bleus, nez fin, fossette au menton. Puis, son reflet se transforma. Une petite dame, cheveux courts blonds, yeux verts, rides au front... Et la même fossette.
Sa mère la regardait avec amour, souriante. Lucie posa une main tremblante sur le miroir, ouvrit la bouche pour tenter de bafouiller les excuses qu'elle a toujours voulu lui dire... Mais aucun son ne sortit.

  • Tu es devenue une si belle femme, Lucie.

Elle se retenait de pleurer, tant bien que mal. Même si elle n'était qu'une apparition venue tout droit de son esprit.

  • Ce n'est pas de ta faute, voyons. Tu étais, et tu es toujours, le fruit de l'amour que je portais à ton père. J'ai toujours eu une santé fragile, les médecins étaient sceptiques à l'idée que je porte mon enfant. Mais j'étais tellement heureuse...

L'espace d'un instant, Lucie cru que sa mère était sortie du miroir pour poser une main douce sur sa joue. Et même si ce geste n'était pas réel, il était emplit d'amour, de tendresse, et de courage.

  • Garde confiance en toi, ma chérie. Je t'aime.

Le paysage changea, tourna, et des bourdonnements lui vrillèrent les oreilles quelques secondes avant de disparaître. L'odeur de bois et la faible luminosité revinrent, la commode, les carnets, et les poupées se précisèrent, la vieille dame fit quelques pas vers elle, et Lucie tomba à genoux, tête basse, laissant couler ses larmes, et murmurant : Je t'aime, maman.

Si j'ai bien compris, il faut proposer un thème d'écriture, donc je propose : "Après l'Homme".

Voilà voilà, merci d'avoir lu !
Amicalement, Lucie.
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Lonely D. le Dim 30 Juil 2017 - 16:20

Youh, 

Non, ne soit pas triste Sagiga! x___x Il est bien ce thème en plus !

J'ai presque terminé mon texte, je le posterai vers minuit en rentrant du boulot si ça ne dérange pas, me manque un paragraphe à écrire et la rerererererelecture à faire.

Edit :

Spoiler:


   La première fois que je le vis à travers la vitre du compartiment, avec son survêtement de sport bleu et sa casquette Nike accrochée à sa ceinture, une petite voix dans ma tête s'est mise à prier ''non, pas ici, passe ton chemin, pas ici...''. J'ai évité son regard furetant à travers la glace en faisant mine d'être absorbée par mon livre. Mon coeur s'accéléra en l'entendant malmener la poignée du compartiment et je manquais un battement lorsqu'elle finit par s'ouvrir brusquement. L'homme, la vingtaine, la peau sombre et le visage transpirant pénétra dans la cabine en demanda d'une voix grave :
« Cette banquette est prise ? Les autres wagons sont pleins. »
Evitant le contact visuel, je hochais la tête sans détourner les yeux de ces trois lignes que je relisais en boucles depuis une minute. Lançant son sac à dos sur le siège en cuir, il se laissa tomber en face de moi, dezippant la fermeture de sa veste en prenant une pose décontractée. Une bouffée d'angoisse me saisit et je tentais de faire passer mon malaise discrètement en massant mon ventre. Puis du coin de l'oeil, je le vis fouiller dans sa poche et en sortir un portable dans lequel il brancha des écouteurs. Un léger soulagement me détendit en le voyant les mettre. « Au moins, il ne m'impose pas sa musique en poussant les haut-parleurs à fond... ». Ce genre de type, je les connais bien, te sifflant dans la rue en accompagnant ce petit son insolent d'une remarque déplacée. Une heure trente à voyager seule à côté de ce type... Je me sentis tout à coup pris de nausée. Si seulement Marc était là ! L'image de mon fiancé m'acceuillant à la gare me redonna un peu de courage. J'avais posé mon week-end pour lui faire une surprise, pas question de gâcher cette journée.
« Tu t'angoisse pour rien, tout va bien se passer » tentais-je de me convaincre.
   Je sentis soudain le regard de cet inconnu me dévisager et je me raidis, les yeux rivés sur le même mot tracé à l'encre noir. Le souffle court, je sentis une boule se former dans ma gorge. Mes doigts tremblaient légèrement sur la couverture de mon livre. Dans un geste involontaire, je lui lançais un regard fugace, nos yeux se croisèrent brièvement, je tressaillis. D'un geste sec, il retira ses écouteurs, ses lèvres s'ouvrirent et deux choses se produisirent. La première, une pensée : ces mots allaient faire basculer ma vie. La seconde, une action : ma vie bascula.

A quelques minutes près, je manquais mon train, tout ça parce que j'avais failli oublier la casquette de mon petit cousin dans le bus qui m'avait conduit à la gare. En me rappellant à quel point il y tenait, je ne me voyais pas arriver chez ma tante en lui disant que je n'avais pas penser à la lui rapporter et encore moins que je l'avais perdue. Ayant rattrapé in extremis le chauffeur avant son départ, j'avais tout de même dû courir sur le quai pour ne pas louper le départ. Encore essoufflé, je m'étais frayé un passage dans les couloirs étroits à la recherche d'une cabine libre, mais seuls des compartiments bondés défilaient sous mes yeux tandis que le convoi se mettait en marche. Ce n'est qu'arrivé au dernier wagon que j'aperçus enfin au travers de la vitre sale une voiture comportant encore une banquette libre. Sur le siège opposé se tenait une jeune femme blonde à l'allure chic, plongée dans un ouvrage. Alors que je pressais le loquet, celui-ci resta coincé, cliquetant dans le vide. Je rééessayais à plusieurs reprises tandis que les soubressauts du wagons s'intensifiaient. La porte finit par céder et s'ouvrit dans un claquement sec tandis qu'une secousse me poussait à l'intérieur. Je lui demandais si je pouvais m'installer et elle opina de la tête sans daigner lever les yeux.
« Quel accueil » pensais-je en devinant bien à quelle genre de personne j'avais à faire. Sans doute une fille de bonne famille, de celle qui aime te regarder de haut et frissonne à la seule mention de ta couleur de peau. Même si je suis né en France et n'ai jamais mis les pieds au Nigéria, mes origines ont toujours joué un rôle crucial dans mes interactions avec les gens. Mais je me suis habitué aux préjugés, cela faisait un an et demi que je travaillais comme sage-femme, de quoi étaillé un peu plus les remarques acerbes sur mon cas. Laissant tomber mon sac, j'ouvrais ma veste de survêtement que ma récente course avait transformé en bouillote pour récupérer mon souffle. Ma voisine semblant décidée à ne pas décrocher un mot, je sortis mes écouteurs et relançai ma playlist. Je ne manquai pas de remarquer que l'expression tendue qu'elle affichait jusque là s'était relâchée légèrement. Je soupirai. Une heure trente à voyager avec ce genre de personne... un bonheur.
« Allez, ça pourrait être pire, pensai-je, en me remémorant les regards désaprobateurs ou les mimiques de mépris auxquels j'avais déjà été confronté par le passé »
   Puis soudain, je vis la batterie de mon téléphone clignoter tandis que la musique se coupait. Me retrouvant tout à coup sans distraction, je me mis a pester intérieurement. Je laissai un temps mon regard se perdre sur le paysage qui défilait, mais très vite, je commençai à me sentir mal. De son côté, ma voyageuse hautaine devait avoir un rythme de lecture très lent, car cela faisait déjà dix minutes qu'elle était sur la même page... A son allure, on devinait qu'elle aimait prendre soin d'elle. Ses vêtements étaient impeccables, ses cheveux blonds tirés en une élégante queue de cheval et son rouge à lèvres discret. Un rendez-vous peut-être? Je notais la bague scintillante qu'elle portait et m'attardais sur le titre du livre qu'elle tenait entre les mains. Tiens, voilà qui était amusant, peut être que ce serait un bon point de départ pour briser la glace et entamer une conversation ? Je fus coupé dans mes pensées lorsque nos yeux se croisèrent, et, devant la maladresse de la situation, je me décidai à prendre la parole. Je retirai mes écouteurs muets, ouvrit la bouche et deux choses se produisirent. La première, une pensée : ces mots feraient peut-être s'effondrer son petit monde de préjugés. La seconde, une action : mon petit monde s'effondra.

« Où suis-je...? »
« Qu'est ce qui s'est passé...? »

« J'ai mal »

Clignant des yeux, le jeune homme tentais d'échapper au flou qui voilait ses yeux. Battant frénétiquement les paupières, il finit par discerner la silouhette blonde face à lui. Le beau visage de la jeune femme était griffé par des bris de verres, ses cheveux en bataille collés sur son visage et le sang qui coulait le long de son menton semblait faire goutter le rouge de ses lèvres. Dans la pénombre et la poussière, il ne pouvait discerner le reste de son corps. Elle le fixait de ses grands yeux bleus, ouvrant et refermant sa bouche sans qu'aucun mot ne la franchisse. Une douleur aigue ravageait le bas de son dos. Il senti le contact froid du métal qui traversait sa chair. Il n'avait pas besoin de regarder, d'ailleurs, il pouvait à peine bouger, mais la vérité s'imposa à lui de la façon la plus naturelle au monde : ils étaient tous deux en train d'agoniser sous les débris du train.
Il était là, à peine à un mètre d'elle, le corps tordu dans une position étrange. Asphyxiée par le voile de poussière, elle suffoquait, ses poumons réclamant désespérément de l'air. Elle aurait voulu crier, mais seul un terrifiant silence s'échappa de sa gorge. Elle manqua de s'étouffer lorsqu'un liquide au goût de fer commença à lui remplir la bouche. Elle ne sentait plus le bas de son corps, seuls les doigts de sa main gauche à quelques centimètres de sa tête remuaient encore dans des spasmes incontrôlés. Leurs regards se croisèrent, et cette fois-ci, elle accepta cet échange.
Privés de mots, seuls leurs yeux communiquaient, et ainsi débuta la conversation qu'ils n'avaient jamais eu. Il lu dans son regard ses rêves de mariée, ses espoirs de carrière, et ce secret qu'elle s'apprêtait à avouer à son fiancé. Elle y décela son amour pour sa tante qui l'avait élevé comme un fils, la fierté que lui procurait son métier, le regret que ses parents n'aient pu voir ce qu'il était devenu. Comment pouvaient-ils deviner tout celà ? Si vous étiez à leur place, piégés dans cet ultime face à face, luttant pour garder les yeux ouverts, se raccrochant tellement au désir de ''voir'' que vous redécouvririez le sens de ce mot, cette question vous paraîtrait triviale. Cet échange dura le temps d'une éternité, il respirait avec difficulté, elle sentait les larmes gonfler ses yeux. Dans un dernier effort, il fit ramper sa main jusqu'à la sienne et elle la saisit en sanglotant. Il tenta un sourire qu'elle lui rendit maladroitement.
« Le destin est cruel » pensa le jeune homme en reposant sa tête fatiguée sur le sol froid. Peut-être que dans des circonstances différentes, les choses se seraient passé différemments. Peut-être que quelques mois plus tard, ils se seraient à nouveau rencontrés tous les trois, et ils auraient partagé autre chose qu'un vieux compartiment de train. Epuisé, ses yeux se fermèrent sur la vision flou du livre que lisait la jeune femme, plié à quelques centimètres de là, et dont le titre tournait encore dans sa tête comme une amère rangaine : "Maman pour la première fois''.
 Re Edit ( The vengeange of the Retour II Reloaded) : Pour le thème à proposer, je suggère ''Rencontre'' (amicale, amoureuse, décisive, surnaturelle, plein de choses à faire avec ça!), en espérant que ça n'a pas déjà été traité auparavant.


Dernière édition par Lonely D. le Lun 31 Juil 2017 - 14:23, édité 2 fois
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Dim 30 Juil 2017 - 17:23

Tkt Lonely, je lancerai le concours demain, ça arrange pas mal de monde xD 

Mais contente de voir qu'il y aura finalement plus de participants que je ne le craignais !!

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par MRUV le Dim 30 Juil 2017 - 21:50

J'arrive aussi un peu à la bourre, un grand désolé... J'ai mis beaucoup de temps à trouver l'inspiration, et j'espère avoir respecté le thème. Voici mon texte:

Anniversaire:

- Allez Keiji, va te préparer ! Et n'oublie pas d'avaler quelque chose avant de partir !

- Pas faim.

Une "nouvelle" journée commence et je me préparais lentement comme à mon habitude, pour me rendre à la fac.

- A ce soir maman.


Une fois prêt physiquement, il était temps de sortir de mon petit cocon surnommé "maison" pour aller prendre le train, ce moyen de transport fascinant
permettant de voir chaque matin de nouveaux visages blasés par la monotonie du quotidien.


Aujourd'hui, on est samedi, mais je dois tout de même me déplacer pour assister à des cours supplémentaires. Apparemment, c'est pour nous aider à pallier nos difficultés dans diverses notions, mais moi je n'y vois là dedans qu'un jour de repos en moins.

Le regard vide et le pas nonchalant, je me dirigeais donc vers la gare, traversant les rues jonchées de détritus en tout genre.
Chaque jour, je faisais un détour en passant voir l'ancien appartement de Saito, mon ami d'enfance, maintenant parti dans une ville éloignée.
Peut être que j'espérais le recroiser ici par hasard, et ainsi retrouver cette ancienne routine où on s'amusait ensemble, sans se soucier de ce qui se passait autour de nous.
Heureusement, j'ai tout de même réussi à garder contact avec lui via internet, mais ne plus le voir laissait une sorte de vide dans ma vie.

"Ah mince, le train est déjà là !"


J'apercevais au loin le train à quai. J'allais devoir courir pour ne pas le louper.

"Quel ennui... Bon, c'est parti..."

Après l'avoir attrapé de justesse, il ne me restait plus qu'à attendre, d'atteindre mon arrêt et surtout de reprendre mon souffle.
Je ne m'asseyais jamais ici, tout simplement car les sièges étaient déjà occupés par des mégots, canettes vides et restes de divers repas... Pour passer le temps, je décidais de jeter un œil à mon portable.

"Ah oui c'est vrai, on est le 4 octobre... Bah après tout, ce n'est pas si important..."

Quelques minutes plus tard, j'arrivais à destination, et sortait tranquillement de la gare tout en apercevant un fraudeur qui venait de se faire un interpeller.

"50 euros d'amende, ça fait mal quand même..."

Ma fac était composé de 2 grands bâtiments, un pour les sciences, et un pour les langues. C'est une organisation assez simpliste, mais efficace.
N'étant pas féru de littérature, j'avais choisi de poursuivre mes études dans les sciences, et de voir jusqu'où ça m'emmènerait.
Je me rends compte aujourd'hui que j'ai toujours été un spectateur de ma propre vie, suivant les chemins les plus adaptés pour moi, sans jamais chercher plus loin ni même me poser de questions.


- Hey Keiji !

Un élève de ma promo était en train d'attendre à l'entrée du bâtiment.

- Tu viens on sèche ? T'as pas envie d'aller en cours pendant le week-end toi non plus hein ?

"Quel intérêt de venir jusqu'ici si ce n'est pas pour assister au cours ? Autant rester chez soi. M'enfin, c'est le moment pour une note d'humour, puisqu'on me tend la perche..."


- Je suis pas une poule mouillée moi, donc j'ai pas besoin de sécher... répondis-je un sourire au lèvres, fier de ma plaisanterie de mauvais goût.
- ...Bon ok, je me barre, salut !

Je montais les escaliers pour me rendre au 4ème étage, là où se trouvait la salle du cours d'aujourd'hui.


"Pff... Pourquoi le département de maths est aussi mal placé..."


Le professeur m'attendait devant la salle, il avait l'air assez énervé par mon manque de ponctualité.


- Eh bien, on traine des pieds Keiji ?


Je rentrais dans la salle sans répondre, et constatais que celle-ci était complètement vide.


"Au final, ce type est vraiment parti... Et personne d'autre n'est venu, génial... On peut pas dire que ça se bouscule au portillon ici..."

Je m'asseyais au premier rang, pour pouvoir sortir plus vite ensuite, pendant que le professeur sortait sa feuille de présence.


- Vous êtes sûr de devoir faire l'appel monsieur ? Disais-je en ricanant.
- Oui, c'est vrai que je peux ne pas le faire, vu que tu es le seul à être venu... répondis-t-il, en se grattant le crâne avec son stylo.
- Euh, tout compte fait, faites-le quand même, s'il vous plait.

"J'ai pas trop envie de perdre ma bourse moi... Maintenant qu'ils surveillent nos absences et tout."


Après un cours dont la longueur n'avait d'égal que l'ennui que je ressentais, il m'appela avant que je ne sorte.

- Keiji, j'aimerais te parler deux minutes.
- Hmm ? Pourquoi donc ?
- Personne n'est venu aujourd'hui, est-ce que tu pourrais au moins partager ce cours à tes amis ?
- A qui ?...
- ... Tu devrais être moins individualiste et t'ouvrir un peu aux autres Keiji.
- L'amitié, ça ne se force pas vous savez. Si c'est tout ce que vous avez à me dire, je m'en vais.

Je sortais donc enfin de la salle, un peu irrité par les propos de mon professeur.

"Hmm... Il est encore tôt, à peine 11h, je vais peut être flâner un peu histoire de me détendre."

J'aimais bien me rendre dans un petit parc non loin de la fac après les cours, pour réfléchir, et évacuer le stress de la journée. L'air y était pur, et admirer les fleurs ainsi que le petit lac qui s'y trouvaient suffisait à me relaxer.

"Je me demande... Pourquoi je me sens si vide..."


Avachi sur un banc, je me perdais dans mes pensées, ne voyant plus le temps passer, jusqu'à ce que je remarque que le soleil commençait à se coucher.

"Il se fait tard... Je ferais mieux de rentrer, mes parents vont s'inquiéter..."

Une journée banale se terminait, et je rentrais donc chez moi, pour retourner dans ma petite bulle où je me sentais en sécurité.
Proche de mes mangas et de mes jeux, loin de la réalité et de ses problèmes...
J'arrivais devant la porte. Ne trouvant pas mes clefs, que j'avais sans doute oublié pour ne pas changer, je toquais pour qu'on vienne m'ouvrir.

- Ah te voilà enfin Keiji, entre donc !


Ma mère m'accueilla, affichant un grand sourire. Une paire de chaussures qui ne m'était pas familière se distinguait sur le pallier. Intrigué, j'entrais dans le salon. A ma grande surprise, quelqu'un m'y attendait.


- Bon anniversaire Keiji ! Ça fait un bail pas vrai ? Hahaha, mec t'as changé depuis !
- Que... Saito ? Mais qu'est ce que tu fais là ?

Des larmes coulèrent sur mon visage, et je restais sans voix face à la venue inattendue de mon meilleur ami.

Ce jour là, je lui ai parlé longuement. Nous avons discuté de nos expériences, nos joies, nos peines, ainsi que de nos espoirs pour l'avenir.
Ce jour là, ma routine s'est brisée, et ma vie prit un autre tournant, car j'avais enfin retrouvé goût à tout ce qui, encore quelques heures auparavant, me semblait dénué d'intérêt, et vide de sens.

Le thème que je propose est le suivant: "Epanouissement".
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Mr_John_ le Lun 31 Juil 2017 - 10:29

Donc voilà je me dois d'être honnête,j'ai forgot de travailler dessus voilà XD
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Naru le Lun 31 Juil 2017 - 18:48

Merci d'avoir repoussé les votes Sagiga!^^

Je vais donc pouvoir poster mon texte! Qui pour une fois, a un titre et en plus, est assez court! XD
Je n'ai pas eu le temps de lire les autres textes mais, promis, je le ferais!^^

Frère d'armes:


Les épées s'entrechoquèrent avec une telle puissance que la vibration se ressentit dans l'air, tout autour d'eux. Les deux combattants ne se lâchaient pas du regard, guettant la moindre ouverture, la moindre faiblesse. Enchainant les passes et les coups d'estoc, le plus grand des deux s'était entraîner toute sa vie au maniement des armes.
Il n'était pourtant encore qu'un adolescent, mais sa carrure bien dessinée, son visage buriné et ses bras couverts de cicatrices, le vieillissaient. Il avait toujours voulu entrer dans les rangs de l'armée. Si la solde et l'assurance d'avoir un toit pour dormir payer par son roi pesait tout de même plus lourds qu'il n'aurait voulu l'admettre, il avait aussi à cœur de protéger son royaume et ses habitants.
Sa famille vivait dans une petite ferme, assez près de Cartagha pour bénéficier des voyageurs se rendant en ville, mais assez éloignée pour ne pas être concernée par les problèmes des grandes villes. Firen n'avait pourtant jamais pu toucher une fourche ou un râteau sans essayer de s'en servir comme une arme. Il s'était lié d'amitié avec un vieux guerrier qui finissait tranquillement sa vie dans son village et avait commencé à s'entraîner au combat sans l'accord de ses parents. Avec le temps, ils avaient abandonné l'idée d'en faire un digne fermier.
Aujourd'hui, il combattait pour intégrer les rangs de Cartagha et démarrer sa carrière dans l'armée la plus puissante du monde.
Firen recula d'un pas pour essayer de transpercer la garde de son adversaire, mais celui-ci avait immédiatement réagit.
Presque, instinctivement.
Le jeune homme s'était endurci par de nombreux combats avec des adversaires souvent plus vieux et plus puissants que lui. Il en avait retiré une force et une expérience que peu de garçon de son âge pouvait se targuer d'avoir.
Mais face à lui, un autre adolescent le tenait en difficulté.
Plus petit d'une bonne dizaine de centimètres, agile et svelte, il maniait cependant son épée comme si elle était une extension de son propre bras. Il attaquait avec fougue, mais intelligence, jetant tout son poids vers l'avant pour rivaliser avec Firen. Son visage était impassible, mais ses yeux gris scrutaient avec une attention acérée les moindres mouvements de son adversaire.
Le jeune homme en était certain, il faisait face à un génie du combat.
Firen savait d'instinct repérer les combattants aguerris, ceux qui avaient l'expérience de manier une arme, mais tout ce que lui disait son flair sur son adversaire semblait démesuré en comparaison de son aspect fin et élancé.
Il n'aurait pas dû attaquer avec autant de puissance, pourtant les coups résonnaient jusque dans les os de son bras. Il était bien plus petit, pourtant c'était lui qui reculait. Il faisait tellement virevolter son arme qu'il aurait dû suer à grosse goûtes, pourtant aucun des deux adolescents n'avaient l'intention de ralentir ou de s'économiser.
Malgré les assauts, Firen tenait bon. Il y avait dans ce combat, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant . Car son vis-à-vis n'éprouvait aucune colère, aucune jalousie, aucune envie meurtrière. Le jeune homme pouvait le ressentir au plus profond de lui.
Son adversaire vivait son combat avec le même plaisir intense que lui.
Il n'y avait plus rien autour d'eux. Plus de sergents recruteur, plus de prétendants soldats, plus de titres, plus d'armées. Juste un combat sans concession, un duel intense, un face-à-face quasiment fraternel.
Firen entrevit soudain sa chance lorsque avec un mouvement du bras, l'autre ouvrit un espace dans sa garde au niveau des côtes. Vif comme l'éclair, il envoya sa lame émoussée vers la petite ouverture.
Mais à peine avait-il amorcé son geste qu'il comprit son erreur. Il avait lâché des yeux son adversaire une seconde et l'éclat de victoire qu'il voyait s'y refléter lui fit comprendre le piège. Firen ne pouvait plus retenir son geste, emporté par son élan et sa carrure. Il regarda, comme au ralenti, l'autre garçon se déplacer juste assez pour éviter le coup, sentit une pression derrière son genou gauche, le forçant à s'écraser au sol tandis que la lame adverse vint finir sa course au-dessus de sa gorge.
Ils s'arrêtèrent là, essoufflés.
L'un des soldats haut gradé qui avait assisté au combat applaudit dans le silence qui s'était établit autour des deux combattants, tandis que son assistant notait avec précipitation le nom des deux jeunes gens. Il venait de trouver deux recrues qui pourraient très vite compter parmi les meilleurs guerriers du royaume. Et ils en auraient besoin, car si le Roi avait beau se cacher derrière son « armée la plus forte du monde », ce qui déferlait dans les montagnes du grand Nords ne faisait pas de pitié.
Rengainant son épée, le plus petit des deux adolescents tandis une main à son adversaire défait. Firen l'a saisie sans une once de rancune.
_Tu es vraiment fort ! Dit-il avec fierté.
Un sourire vint illuminer le visage de son acolyte.
_Et tu es loin d'être en reste. Répondit-il d'une voix bien plus sombre et profonde que son apparence juvénile ne laissait présager.
Firen se dit que, décidément, ce jeune homme était plein de surprises.
_Je m'appelle Lamia.
_Et moi Firen.
Les deux adolescents reprirent place parmi les aspirants combattants qui, désormais, les regardaient avec un respect mélangé d'une pointe d'envie et d'angoisse.
Lamia donna un petit coup de coude à son camarade.
_Je crois qu'on a toutes nos chances.
Firen suivit la direction que lui indiquait le jeune homme et remarqua le haut gradé, et son assistant, qui leur fit un signe de tête.
Le fils de fermier soupira.
_On ne pourra peut-être plus combattre l'un contre l'autre une fois en formation...
Les yeux gris de Lamia étincelèrent.
_Quand tu veux, où tu veux !
Les deux garçons se dévisagèrent avant d'éclater de rire.
Avant même d'avoir intégré les rangs de l'armée, Firen venait de se trouver un frère d'armes.

Et du coup, je donne aussi un thème!^^
(qui sera différent du prochain concours!^^)
"chant/chanson"

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Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Mar 1 Aoû 2017 - 0:29

J'ai un petit problème j'arrive pas à me connecter à internet sur mon ordi sauf que mon texte est sur mon ordi et que ce serait trop galère à ajouter vos textes sur téléphone ><
J'essaie de résoudre le problème demain matin pour enfin lancer les votes, promis !!
En tout cas merci à tous pour votre participation et rendez-vous au concours 56 que Naru vient de lancer !!

EDIT :

Et voilà les votes sont lancés, votez pour votre texte préféré !
Comme Naru je viendrai faire mon petit commentaire un peu plus tard sur vos productions ! =3
Quant à moi je me suis une fois de plus un peu trop emballée, mais bon, au moins j'ai réussi à écrire quelque chose, même si ça a un arrière goût d'inachevé ^^'

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Naru le Mar 1 Aoû 2017 - 12:20

J'ai également lancé le prochain concours juste ici: http://hinata-online-forum.forumactif.com/t11235-concours-de-texte-n56-debut-des-votes-le-3-09
Avec comme thème : Sous la pluie!

(j'ai changé de thème entre hier soir et aujourd'hui, je le trouve mieux!^^)

Aller, je vais donc donner mes avis sur vos textes!^^

Lonely D:


J'ai juste adoré ton texte!!^^
j'avais compris ce qu'il en retournait pour la femme avant la fin mais ça n'a pas empêcher le texte de fonctionner à merveille!^^

Tout est bien maitrisé entre les deux personnes et leurs préjugés respectifs.
C'est devenue un peu plus confus dans la troisième partie parce qu'on ne sait plus trop qui à mal, qui ressens quoi.
Mais tu as des ses phrases..... oulala! Chargées en émotions!!!^^
Comme cette phrase parfaite où tu dis qu'ils auraient pu se croiser tous les trois dans un autre lieux!^^

Bref, comme d'habitude j'ai grandement aimé ton texte! Il est doux et amer et cette fin est pour moi, parfaite!

Bravo!!^^

MRUV:

Hum... J'avoue que ton texte m'a laissée perplexe quand au "face à face".
S'agissait-il du face à face avec le prof ou bien de la retrouvaille avec son vieil ami?
Je penche plus pour celle avec le prof mais comme elle n'est que peu détaillé, c'est un peu dommage. ^^

Attention, tu mélange le passé et le présent dans ton texte et ce n'est pas possible!^^ Il faut choisir un temps et s'y tenir! Car ça change la manière dont tu dois construire tes phrases. ^^

J'aime bien ton personnage principale et se "flegme" qui le caractérise!^^
Tu arrives à faire passer son ennuie et ses émotions dans ton texte, ce qui est très important!!^^

Un petit conseil: tu donnes parfois trop de détails qui desservent ton texte.
Par exemple, à un moment ton personnage dit que le train est déjà arrivé. et juste après, tu nous redis que le train est à quais.
Ce n'est pas nécessaire et a créer une lenteur dans ton texte. En tant que lecteur, tu te doutes bien que le train est là puisque le personnage lui-même viens d'en parler.
Essaye de visualiser les détails que ton lecteur sera capable de comprendre seul et ceux où il aura besoin d'être guidé.

En tout cas, ton texte était sympa et frais! ^^
j'espère te voir sur les prochains concours!


Sagiga:

...
XD
J'étais certaine de ce qu'étais SPtrucmuche à partir du moment où le nouveau montre à son professeur qu'il à bien lu le dossier.
Pas parce que c'est trop voyant mais parce que toi et moi, on a vraiment un même attrait pour ce genre de fantasy!!! ^^

Il y a effectivement beaucoup de background autour de ton texte et du coup... ça dépasse un peu le cadre du concours et nous donne cette impression que tu n'as pas eu la place d'en dire assez. ^^ (bienvenue au club! XD)

Je sais ce que tu fais comme étude, alors évidement, les passages scientifiques sont bien maitrisé. Cependant, comme il y a pas mal de mots scientifiques dès les premières lignes de textes, ça peut en rebuter certains.

J'ai aimé le fait que Thomas accepte quand même de faire les expériences qu'on lui demande etc... avant de prendre sa décision. Car ça rends ton personnage très humain. On s'identifie à lui sans problème!
Ce qui est vraiment impressionnant c'est qu'au début de ton texte, on à une vision très discipliné, très flamboyante de ce personnage plein de passion et vers la fin du texte, on sent que ce qu'il à vu l'a profondément touché et l'a rendu plus morne.

Je ne sais pas si tu as l'intention d'en faire un histoire à par entière de ce texte mais, le conseil qui suit est pour ce cas là.
Quand tu créer un personnage qui est en cage et qui n'en bouge pas, il faut penser à ce qu'il y a dans la cage.
Y a-t-il un lit? Y a-t-il des toilettes? Une douche? Et si ce n'est pas le cas, laisse-t-on la personne comme ça ou est-ce que des gens la force à se laver etc...
Ce sont des détails (et qui plus est des détails assez peu ragoutant en générale) mais ils donnent une toute autre profondeur à ce que vit le personnage en cage. ça donne aussi cette impression de totale invasion de sa vie privé, de l'humiliation qu'il ressent aussi.
Bref, dans le cadre d'une plus grosse histoire, il y aurait des détails à apporter à ce personnage précis et son environnement.

bref. Ton texte est vraiment bien! Même si je savais où il allait aller, j'ai suivi le mouvement sans problème. Je voulais savoir quand et comment le personnage de Thomas allait prendre sa décision.
Et surtout... j'avais envie de lire la suite!^^

Un grand bravo à toi donc!!^^

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par MRUV le Mer 2 Aoû 2017 - 19:24

Merci beaucoup pour ces conseils Naru, je vais essayer de faire mieux la prochaine fois alors haha (enfin faut déjà que j'arrive à pondre quelque chose).
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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Naru le Mer 2 Aoû 2017 - 20:51

MRUV: eh oui, l'inspiration ça va, ça viens!^^ J'étais pas top inspirée jusqu'à la toute fin du concours perso donc... ^^
Mais parfois, il faut se forcer un peu, commencer à écrire un truc, même si ça n'a pas de rapport et souvent, ça débloque l'imaginaire!^^

Au fait.... me semble bien qu'un participant du concours n'a pas respecté les règles....
Bah alors Sagiga, comment ça on propose pas de thème alors qu'on poste son texte, hein?! XD

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Re: Concours de Textes n°55 [fin des votes le 3 septembre]

Message par Sagiga le Mer 2 Aoû 2017 - 22:18

Mdrrrrr Naru tu m'as trop cramée xD 

J'y ai pensé après et j'ai espéré que personne ferait attention xD 

Soit alors j'en propose un pour être bien réglo : la vieillesse 

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