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Concours de Dessin n°96:
"Les Chibi
"

Avec modèle:
Haru Kaika


Confirmé sans modèle:
-Shaolan-


Expert sans modèle:
Evilshurato


Valiente


~
Concours Graphisme 96:
"La joie"

Intermédiaire
Bakane


TomuuChan


Confirmé-Expert
-Shaolan-


~
Concours de Texte n°53 :
"Échec"


Mr. John

"Cher Journal,
Ma déconvenue d'aujourd'hui est assez ironique.Je t'ai déjà raconté que je suis un passionné d'échecs,et que je ne manque pas un seul tournoi ou concours chaque fois que l'occasion se présentait d'y participer . Et donc,lorsque le tournoi communal de Brives-la-Gaillarde fut annoncé et daté,mon sang de Briviste n'a fait qu'un tour.
Il fallait que je gagne ce satané concours pour montrer que je suis un adversaire de taille pour le cercle d'initiés du jeu d'échecs.Je me suis entraîné chaque jour avec ma chère mère qui est toujours prête à m'aider dans tout ce que j'entreprend,mais qui est d'un niveau déplorable..hélas.Je me suis quand même malgré tout préparé pour cette épreuve! [...]"

Lonely D.

"« Bon, tu l'ouvres cette porte, oui ou non ? demanda Barduul le guerrier en piétinant d'impatience.
– J'essaie, balbutia Ludrick, c'est pas aussi facile que ça en à l'air... »
Son crochet se brisa en deux dans un crissement métallique avant de tomber à ses pieds. Barduul leva les yeux aux ciel en jurant.
« Mais c'est pas vrai, c'est le quatrième ! s'emporta t-il. T'es un voleur ou quoi ? Déjà que tu sers à que dalle en combat, si en plus tu es pas capable de déverrouiller une porte, tu aurais du rester à l'auberge !
– Lâche-le un peu, intervint Yléa en lui lançant un regard noir. C'est sa première quête, c'est normal qu'il ait du mal.
– Oh, excusez-moi madame la grande prêtresse, fit Barduul d'un air faussement désolé, c'est vrai qu'il faut éviter de mentionner le fait que votre petit frère est un boulet depuis le début de cette aventure ! Non, mais sérieusement, un voleur nain ! Qui est-ce qui prend un voleur nain pour partir en expédition ? Et puis c'est quoi votre famille chelou où un nain et une elfe sont frère et sœur ? »"[...]

Naru:
"Le silence est assourdissant. Pesant comme cette énorme épée de Damoclès que j'imagine se prélasser au-dessus de ma tête depuis le début de l'examen. La salle est remplie de cliquetis de stylos, de grattements de gorges et de soupirs.
Je braque mon regard sur l'horloge au-dessus du tableau désespérément noir. Déjà 10 minutes que le test à commencé. 10 longues minutes que mon estomac fait les montagnes russes et qu'une sueur froide me coule de la nuque.
10 minutes et une page blanche.
Qu'est-ce que c'est que ce sujet d'examen ?!
J'ai beau réfléchir, j'ai l'impression que ma tête est vide. Je n'ai pas une seule idée, pas une seule piste, pas un seul souvenir d'avoir ne serais-ce qu'effleurer le sujet dont il est question sur le contrôle !" [...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-



Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

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Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Naru le Lun 29 Mai 2017 - 21:14

Rappel du premier message :

Bonjour à tous!!^^

Je me suis vachement creusée la tête pour vous trouver un thème intéressant pour ce concours!^^
Et ce n'est pas chose facile alors n'hésitez pas à proposer des trucs, vous aussi!!^^

Le concours N°54 portera sur: Une promesse.


Quelques précisions: Votre ou vos personnages ne sont pas obligé de tenir la promesse faite!^^
Mais dans tous les cas,  il faut qu'on sache ce qu'était la promesse !
(il peut également s'agir d'une promesse faite à soi-même, pas forcément à quelqu'un d'autre!!)


Il s'agit du thème capitale de votre texte! Donc la promesse et le faite qu'elle soit tenue ou pas, doit être au coeur de votre texte. 

Bien entendue, comme toujours, tous les style sont permis!^^

Et je vous accorde 155 lignes MAX !^^

Début des votes le 02/07!

PS: Si vous n'êtes pas sur que votre idée ou votre texte rentre dans le thème, n'hésitez pas, soit à poser des questions ici, soit à me MP !^^

Participants :



Otakugirl
Spoiler:

Le 28 novembre.....je suis mort! Je me rappelle de très peu de chose de mon vivant, seulement ce qui m'a marqué, ainsi que quelque petits choses. Étrangement je me souviens d'un évènement, et plus précisément une promesse.
Il y a quelques années avant que je meurs, j'avais une femme. Je me souviens que nous étions jeunes et heureux mais malheureusement une tumeur l'a emporté peu après notre mariage. Lors des funérailles, devant la pierre sous laquelle était posté son cercueil, je pleurais. Ce jour là, j'ai versé toutes les larmes de mon corps. Je me rappellerai toujours de la promesse que je lui ai faite au cimetière. "Je te rejoindrai, je ne te laisserai pas seule. Je te le promet! Pendant ce temps attend moi"
Pendant des années, j'ai essayé de trouver un moyen de tenir ma promesse. Je me rappelle avoir pris des médicaments en grande quantité, mais je n'ai pu la rejoindre. J'ai seulement eu le droit a un séjour à l’hôpital. Je désespérerais à l'idée de ne pas pouvoir tenir ma promesse.
J'aurais fait n'importe quoi pour la rejoindre, pour celle qui a le plus de valeur que n'importe qui à mes yeux...pour celle qui possède mon cœur!
Un soir, emporté par la tristesse,je me mis a boire. Je bus encore et encore, toute la soirée. Dans un état d'ivresse, n'ayant plus ma bien-aimée pour m'en empêcher, je pris le volant. Je parti sur la route avec ma voiture et des bouteilles d'alcool. Même ivre je cherchais à tenir ma promesse. Je ne contrôlais pas mes geste, l'alcool m'empêchais de me concentrer et j'avais sommeil. J'avais fait tomber ma bouteille dans la voiture et mes yeux commençaient à se fermer contre mon gré. Lorsque que j'ouvris les yeux je vis mon corps sous les flammes. Je venais d'avoir un accident et ma voiture avait pris feu à cause de l'alcool renversé. Acceptant mon funeste destin, je parti rejoindre ma femme.
"J'ai tenu ma promesse et désormais je ne te quitterai plus. Je t'aimerais éternellement!"

Harfyz
Texte:

Je marchais de long en large dans la salle d'attente. Je jetais un regard à gauche, fixant avec impatience l'horloge. La pièce était quasiment vide, seul un vieillard toussotant, à moitié endormi soit dit en passant, et une jeune femme se tenant le bras se trouvaient avec moi. Pourquoi je me trouvais là ? C'est ce qui vous taraude.. Et bien, je vais vous faire un flash back pour vous expliquez en attendant le verdict du médecin.



Revenons au matin de cette journée qui semblait débuter comme n'importe laquelle. Je m'étais réveillé de manière brutale, ma sœur m'avait balancer un seau d'eau. Je m'étais alors redresser en lui beuglant après, tremper dans mes draps sortit du sèche linge à peine deux nuits plus tôt. Je m'étais levé furibond en là poursuivant dans toute la maison, glissant à chaque tournant. Elle s'était arrêtée dans la cuisine, s'adossant contre le plan de travail. Elle me regardait, un faible sourire sur le visage. Je me passais la main dans les cheveux, histoire de retirer l'eau, avant de lui demander :

« Est ce que ça va ? Tu pourrais éviter de me balancer un seau la prochaine fois ? J'étais réveillé.. Enfin. Je reposais mes yeux. »

Elle faisait un léger sourire, bien que toujours triste. Elle serrait ses bras en croix avant de me répondre avec une faible voix :

« Tu te souviens de cette promesse que tu m'as faite ? »

Je me grattais la tête avec la main, me demandant à quelle promesse elle faisait référence. Je finissais par hausser les épaules, lui demandant de préciser. Elle soupirait, reposant ses bras sur le plan de travail avant de me sonder en profondeur avec ses yeux gris/bleus et de reprendre avec une certaine hésitation :

« Hum.. Celle que tu m'as faite quand on m'a diagnostiquer.. »

Je me redressais mal à l'aise, me figeant avant d'hocher la tête à contre cœur. Je me mordillais la lèvre, réaction de mal être et de stresse dans ma famille. Je la questionnais par la suite, inquiet :

« Pourquoi cette question.. Tu as vu le médecin ? »

C'était à son tour d'hocher la tête. Son regard devenait morose. Cela m'inquiétait d'avantage.. Je m'approchais d'elle, la prenant dans mes bras. Ce qui me réconfortait un peu, c'était qu'elle râlait à cause de mon t-shirt et mon caleçon mouillé. Elle me glissait quelques mots à l'oreille :

« J'ai besoin que tu tiennes cette promesse. »

Je me figeais de nouveau, sans pour autant retirer mon étreinte. Elle me soufflait dans le coup, ne bougeant pas. Attendez elle ma réponse ? Je ne voulais pas tenir cette promesse.. Elle me l'avait arraché de force. Pourquoi avais je fait ce stupide accord ? Quelques larmes perlaient sur mon visage, s'évanouissant sur l'épaule de ma jeune sœur. J'étais son grand frère. J'étais censé la protéger.. Mais là, tout ce que je pouvais c'est l'accompagner jusqu'à sa fin.



Nous étions rester tout les deux enlacés jusqu'à midi. L'horloge sonnait, les douze coups de la fin de matinée. Elle me tapotait dans le dos, me disant par ce geste qu'il était temps de se bouger. Une fois notre 'câlinade' terminée, je m'adossais contre la baie vitrée, regardant avec une profonde tristesse ma sœur qui préparait un plat surgelé. Nous étions tout les deux de mauvais cuisinier, donc rien d'étonnant.. Nous nous installions ensuite à table, l'un en face de l'autre. Le repas se déroulait dans un silence de mort. Ambiance Pesante. Ma sœur, Morgane, devait avoir compris que je n'avais nullement envie de tenir cette promesse. Elle se levait de table, m'informant qu'elle allait s'allonger un peu, me laissant débarrasser. Elle me faisait un baiser sur la joue tout en posant sa main sur mon épaule avant de marcher jusqu'à sa chambre.

J'étais en train de faire la vaisselle, après avoir débarrasser la table. Il y avait quelques choses qui clocher.. Mais je n'arrivais pas à trouver quoi. Je grattais une assiette tout en cherchant. Morgane n'était toujours pas revenue.. C'était étrange. Réalisant enfin, je lâchais l'assiette avant de courir jusqu'à la chambre de Morgane. Je toquais à la porte, hurlant tout mes poumons avant d'essayer t'ouvrir la porte. Elle était fermée à clé. Je me reculais avant de l'enfoncer à plusieurs reprises. La porte finissait par céder sous mon poids. Je retrouvais ma sœur sur son lit, les bras sur le ventre. Je m'approchais d'elle, prenant son pouls comme je l'avais vu dans les films. Je ne sentais rien.. J'étais paniqué. Je regardais en tout sens, cherchant le téléphone. Je trouvais à côté d'elle une tonne de médicaments et un mot à mon intention. Je le prenais à la hâte tout en attrapant le téléphone. Je tapais le numéro des urgences et gémissais au bout du fil. Les pompiers avaient mis trop de temps à mon goût. Je m'étais assis au chevet de ma sœur, lui tenant la main.



C'est donc dans ses conditions que je me tenais dans la salle d'attente de l'hôpital en début d'après midi. Le médecin m'arrêtait dans mes cents pas, m'attrapant par l'épaule pour m'emmener à l'écart. Il m'informait, avec regret le décès de ma sœur. Je baissais la tête, laissant quelques larmes s'enfuir de mon visage avant de me coller au mur et de laisser mes jambes me lâchaient. Je me retrouvais sur les fesses, par terre, les mains sur le visage. J'avais attendu que la blouse blanche ne soit plus dans mon champ de vision pour sortir le mot de ma sœur de ma poche. Je commençais à le lire :



Je me doutais que tu n'étais pas capable de m'aider à quitter ce monde.
Je ne t'en veux pas.. Tu voulais juste rester le plus longtemps possible avec moi.
Mais mon heure était venu. Je devais retrouver notre frère.
Ne nous oublie pas, mais ne laisse pas notre mémoire t'empêcher d'avancer.
Je t'aime de tout mon cœur Gabe,
Au revoir,
Morgane


Je le lisais à plusieurs reprises, ne pouvant accepter la vérité. J'avais perdu mon frère il a quelques années, et voilà que Morgane me quittait aussi. J'étais maintenant seul. Et je n'avais pas pu tenir la dernière promesse faite à ma sœur. Mais je pouvais au moins réaliser ce que me disait ses dernières paroles écrites.

Patronus:

La deuxième promesse:


Mais quel idiot !
Je cours sur le quai en retenant péniblement la lanière de mon sac qui menace à chaque seconde de m’échapper et de se perdre dans la foule. J’aurai ce train ! Il le faut absolument, sinon je ne serai jamais à l’heure.
- Écartez-vous !
Les gens autour de moi me regardent avec un air mauvais mais je m’en fiche. D’ailleurs les quelques uns qui me font des reproches, enfin je suppose que c’en sont, perdent leur temps : je suis en Autriche et je ne comprends pas un mot de ce qu’ils racontent. Je ne sais même pas quelle langue ils parlent : ça existe l’autrichien ou c’est de l’allemand ? Quoi qu’il en soit j’ai pris espagnol au collège alors...
Le train siffle, c’est ma dernière chance. Dans un élan désespéré, mon bras s’accroche à la poignée que je tire de toutes mes forces avant de sauter dans l’interstice que j’ai réussi à créer. Je m’effondre dans le train alors que la porte se referme derrière moi dans un claquement sourd, apparemment mécontente du traitement que je lui ai fait subir. Peu importe, j’y suis. Je me relève et vais déposer ma carcasse sur un strapontin. Et tout de suite, je me rends compte de nouveau à quel point je suis un idiot. Personne ne prend une promesse aussi stupide au sérieux, et pourtant je suis là, dans un train qui je l’espère se dirige vers Vienne (je n’ai pas vraiment eu le temps de vérifier), dans un pays que je ne connais pas, avec pour tout bagage mon vieux sac de cuir usé que je porte en bandoulière et qui contient des choses aussi inutiles qu’encombrantes mais que j’ai attrapé par habitude dans ma hâte de ce matin : les copies d’histoire de ma classe de CM2, trois hand-spinner confisqués hier et que j’ai oublié de rendre à mes élèves, des feuilles de cours, des feuilles avec marqué urgent froissées et abandonnées au fond, et des dizaines de babioles dont je n’ai plus aucune idée de la manière dont elles ont atterri dans mon sac mais que je ne me suis jamais donné la peine d’enlever. Et tout ça, pour tenir une promesse qui a presque treize ans. Je soupire exagérément devant ce triste constat. Mais je n’y peux rien, je suis comme ça, je devais tenir cette promesse.
    Hier soir, je me suis endormi difficilement, en me convainquant qu’une promesse faite à douze ans n’engage pas réellement, surtout lorsque l’on n’a pas vu la personne à qui on l’a faite depuis treize ans. Ni vu, ni parlé, ni quoi que ce soit. Si ça trouve, elle ne se souvient même plus de moi, c’est même très probable. Pourtant, moi, durant toutes ces années, je n’ai pas cessé une seconde de penser à elle. Mais je sais que je m’illusionne : je suis instituteur, sa carrière de pianiste prend ce soir une dimension internationale. Je vis à Paris, elle parcourt le monde en permanence. Je suis banal au possible, elle est merveilleuse.
    Je l’ai rencontrée pour la première fois au conservatoire, j’avais dix ans, elle huit, et nous étions dans le même cours de piano. Déjà à l’époque elle était brillante et moi assez maladroit. Pourtant, nous nous sommes tout de suite appréciés. Les deux ans que nous avons passés ensembles sont sûrement les plus heureux de ma vie. Il n’était pas question d’amour à l’époque, nous étions deux enfants. Mais après avoir quitté le conservatoire, sans jamais la contacter de nouveau, je n’ai jamais pu l’oublier, ni regarder aucune autre fille comme je la regardais en rêve. Et je n’ai jamais oublié non plus la promesse que je lui ai faite le dernier jour : « Lorsque tu joueras ton premier concert de soliste, je serai là pour applaudir plus fort que tout le monde, je te le promets ! » Je ne sais plus ce qu’elle m’a répondu, mais cette promesse que je lui ai faite a rythmé ma vie depuis lors. J’ai suivi sa carrière de loin durant des années. Et il y a quelque mois j’ai découvert que ce soir était son premier concert en tant que soliste. Son jour de gloire. Lorsque j’ai eu le programme sous les yeux, qu’il n’y a plus eu aucun doute possible, j’ai été heureux pour elle, mais étrangement je me suis senti aussi triste. Déçu. Parce que tout ce temps je m’étais dit que j’irai à ce concert, et que je lui déclarerai alors ma flamme. Quand ce n’était qu’un projet abstrait, cela me paraissait très bien, très beau, très romantique. Mais une fois la date sous les yeux, je me suis rendu compte de l’absurdité de la chose. Aller déclarer sa flamme à une femme que l’on n’a pas vu depuis treize ans ? Je ne suis qu’un imbécile si je crois à la possibilité qu’elle daigne même me répondre. J’ai vécu ces dernières semaines sans entrain, perdant de l’énergie à chaque jour qui me rapprochait de la date fatidique qui sonnait la fin de mes espoirs. Et hier soir, je me suis couché abattu. Cependant en me réveillant, tout avait changé dans mon esprit. Je devais tenir ma promesse. Aller la voir, même sans lui parler, je le devais au petit garçon que j’étais. Une promesse est une promesse, et je ferai tout pour la tenir, pour lui montrer que lorsque je la lui ai faite, j’étais sincère.
    Mais je suis très mal parti. J’ai déjà une demi-heure de retard sur le trajet prévu. J’ai eu le temps d’acheter un billet pour le concert et des tickets de train, mais dans ma précipitation, j’avais oublié mon portefeuille chez moi, j’ai du retourner le chercher et j’ai raté mon premier train. Et donc toutes mes correspondances. Quelle idée d’aller faire un concert à Vienne aussi ! Pourquoi elle ne fait pas ça à Paris, comme tout le monde ? Je regarde ma montre, et mon cœur manque un battement. Je ne serai jamais à l’heure. Me laissera-t-on entrer si je suis en retard ? Si je ne tiens pas ma promesse, je ne pourrais jamais vivre en paix.
    Enfin le train entre en gare de Vienne. Et je réalise que je n’ai pas de carte, et que, ne sachant parler ni l’allemand ni l’autrichien, je sais encore moins les lire. Alors que j’essaie de me repérer dans les rues de Vienne avec une carte qui pourrait aussi bien être en chinois, je me dis que ce doit être la promesse la plus difficile à tenir de la planète. J’ai l’impression d’être un grand explorateur, ou un prince charmant qui se bat dans la forêt remplie de ronces pour aller délivrer la princesse… Sauf que ne suis qu’un pauvre type perdu aux cheveux en bataille avec un manteau recouvert de craie que tous les passants dévisagent avec pitié.
    J’arrive en sueur et les poumons en feu devant le bâtiment. J’ai un quart d’heure de retard, tout est fini. Malgré tout, je me présente à l’accueil et essaie de persuader le réceptionniste de me laisser entrer. Il me fait non de la tête et m’explique quelque chose dont je ne comprends pas un mot. N’ayant rien à perdre, j’insiste, lui montre mon billet pour lui signifier que tout de même, j’ai payé (cher) ma place ! Soudain, il attrape mon billet, le contemple un instant et attrape son téléphone en me faisant signe de patienter. Je reprends espoir, il va peut-être me laisser entrer. J’espère juste que le solo n’était pas au début… Quelques minutes plus tard, un homme assez grand qui doit aborder la cinquantaine, en costume trois pièces et aux cheveux huilés et plaqués sur son crâne se dirige en hâte vers moi. Je m’apprête à lui signifier que je ne parle pas sa langue lorsqu’il m’apostrophe en français :
- Vous êtes Monsieur Cartier ? Thomas Cartier ?
Étonné, je lui réponds que oui, lui montrant le billet que m’a rendu le réceptionniste et où figure mon nom.
- Nous désespérions de vous voir arriver, nous vous attendions pour commencer. Venez, vous avez une place réservée dans la loge principale.
Je pose sur lui un regard éberlué. Comment ça ils m’ont attendu ? Comment ça j’ai une place réservée ? C’est quoi ce traitement exceptionnel ? J’essaie de reprendre une contenance et lui demande d’une voix qui tremble sous le coup de l’émotion :
- Puis-je savoir ce qui me vaut ce… superbe accueil ?
- Eh bien, nous avons l’habitude d’attendre les invités d’honneur des solistes avant leurs premiers concerts tout simplement. Maintenant, si vous voulez bien vous dépêcher de gagner votre place pour que nous puissions commencer…
Je le suis tandis qu’il court presque en montant les escalier. J’ai l’impression de voler vers le paradis, même si je n’y comprends rien. Se serait-elle, malgré tout ce temps, souvenue de moi ? Je m’avance entre les rangs jusqu’à un siège vide où une petite pancarte indique M. T. Cartier, invité de Mlle Camille Cerfs, soliste. Je m’assieds comme si c’était un trône en or massif. Elle se souvient de moi. Sur la scène, un à un, les musiciens vont prendre leur place devant leurs instruments. Elle est la dernière à entrer et elle vient se placer devant le monumental piano au centre de la scène. Et alors qu’elle commence à jouer, je me souviens. Je me souviens de ce qu’elle avait répondu à ma promesse, et je souris. Je pense que jamais plus je n’arrêterai de sourire.
- Lorsque tu joueras ton premier concert de soliste, je serai là pour applaudir plus fort que tout le monde, je te le promets !
- D’accord. Alors, tu seras mon invité d’honneur ! Je te promets de te réserver la meilleure place de la salle !
    Alors que je ne me souvenais pas de sa promesse, trop focalisé sur la mienne que j’ai même hésité à tenir, elle n’a jamais oublié ni la mienne ni la sienne. Et surtout, elle n’a jamais douté que je tiendrais ma promesse. Je pense que c’est la plus belle chose qu’elle pourra jamais m’offrir. La question de savoir si j’irai faire ma déclaration à la fin du concert ne se pose même plus. Nous n’avons plus besoin de nous faire des promesses pour nous comprendre. Alors, tandis que je me laisse bercer par la musique qui s’élève autour de moi, je me fais cette fois une promesse à moi-même : toujours tenir mes promesses.

Lonely D :


anna grahms:

Confortablement allongée sur la pelouse, les paupières closes et le sourire aux lèvres, je me laissais doucement porter par les sons qui s'élevait du jardin. Mes doigts se crispèrent lentement sur l'herbe fraîchement coupée. A côté de moi, Walter, mon bébé labrador, me léchouillait le coude de sa langue râpeuse, frottant au passage sa petite tête soyeuse contre mon bras. Je sentais la chaleur du soleil sur mon visage à travers mes lunettes teintées. Une brise légère portait le parfum des fleurs que maman avait planté au printemps dernier. J'humais à plein poumon, laissant ces senteurs agréables me chatouiller les narines. Je crois que c'est dans ces moments là que les gens aiment dire qu'il « fait beau ». Mais je n'en suis pas certaine. Parce que je m'appelle Anna Grahms, j'ai onze ans, et je suis aveugle.


Je ne suis pas née avec ce handicap, mais je n'ai pas beaucoup de souvenir du moment où j'ai perdu la vue. C'était il y a logtemps. Je me rappelle de mon père qui dormait dans son fauteuil, de l'odeur âcre de la bouteille qu'il tenait à la main, de cette drôle de poignée qui dépassait de la gazinière allumée. La curiosité, puis la chaleur, la douleur...et le début du noir. Lorsque je suis sortis de l'hôpital, Maman et moi ne sommes jamais retournées à la maison. Elle a quitté mon père et nous avons passé plein de temps chez mamie. C'est de la faute de papa je crois. Je n'ai jamais demandé. 
S'habituer au noir, ça a été dur. Surtout la nuit, quand l'obscurité des cauchemars ne prend pas fin lorsque j'ouvre les yeux. Oui, ça a été difficile. Pour Maman aussi, même si elle essayait de me le cacher. Mais ce qu'il y a, quand on ne voit plus, c'est qu'on perçoit des choses qu'on n'aurait peut-être pas remarqué autrement.Des pleurs étouffés dans un oreiller par exemple. Ça a duré longtemps... Puis elle a rencontré Luke. Je l'ai tout de suite bien aimé : il est marrant, ses doigts sentent toujours un peu l'encre à cause de son travail à l'imprimerie, et il dit des mots très gentils à Maman. Elle s'est beaucoup fâchée contre lui au début, je crois qu'elle avait peur, qu'elle voulait qu'on reste rien que toutes les deux. Mais il n'a pas abandonné, et elle a fini par pleurer dans ses bras un jour de pluie, comme dans les histoires qu'elle regarde à la télé. En tout cas c'est ce qu'elle m'a racontée, et depuis qu'on a emménagé chez lui, il y a un an, je ne l'ai plus jamais entendu pleurer. 
Je ne suis pas vraiment malheureuse. J'ai appris à écouter, à sentir, à vivre différemment. C'est un peu étrange, à la fois familier et nouveau. Luke m'a offert Walter pour mon dernier anniversaire, il a dit que quand il sera plus grand et dressé correctement, je pourrais me balader toute seule avec lui. Je me souviens quand il m'a mis cette boule de poils toute tiède entre les mains et que je l'ai entendu couiner pour la première fois. C'était le meilleur cadeau du monde. Non, je ne suis pas malheureuse. Mais parfois, les couleurs me manquent, le visage de Maman aussi. J'aimerai voir Walter sauter après les papillons et j'aimerai que le miroir dans la chambre me renvoie autre chose qu'un simple contact glacé...
Parfois, je me demande comment sera ma vie quand je serai plus grande. A l'école, je n'ai pas vraiment d'amis. Il y a ceux qui profitent de mon handicap pour cacher mes affaires ou me faire des grimaces, ceux qui sont mal à l'aise et préfère m'éviter, mais le plus dur, c'est lorsque j'essaie de m'intégrer dans une conversation. « Vous allez voir quoi au cinéma ce weekend ? », « J'adore les motifs de ta robe, tu l'as acheté où ? », « Vous trouvez pas qu' Hugo est vachement mignon ? »... autant de petites phrases qui me lacèrent le cœur, tuant à petit feu tout ce qui fait les plaisirs d'une adolescence ''normale''. Bon, d'accord, c'est vrai, parfois il m'arrive d'être malheureuse. Mais Luke m'emmène manger une glace vanille-fraise chez Miss Barny, Walter vient me baver copieusement sur la joue, et Maman me répète que je suis la plus adorable des filles de mon âge. Et puis il y a Marion.


Marion, c'est mon amie secrète. Elle est plus agée que moi et habite chez les voisins, les Dondru. On se voit en cachette quand nos parents sont pas là. Elle m'invite dans son jardin, dans l'arrière cour où Madame Dondru s'est installée un petit coin pour prendre le thé. C'est vraiment un endroit agréable. Mais je crois qu'elle n'a pas trop le droit de sortir ou quelque chose comme ça, alors j'ai du lui faire une promesse : de ne jamais en parler à nos parents. Est-ce que ce n'est pas terriblement excitant? En plus, ils sont drôlement sévères les Dondrus, on les entends souvent se disputer. Surtout avec Romain, leur fils. Il à dix-sept ans, passe son temps à fumer et trouver le moyen de se faire exclure du lycée, ce qui donne lieu à de grosses engueulades avec ses parents. Depuis le jardin, j'assiste parfois à leurs querelles, et Romain prononce des mots horribles, il crie, jure et clame à quel point le monde est ''pourri'' . « Un ado à problèmes » m'avait un jour dit Maman, en me défendant de l'approcher. Dans le quartier, tout le monde semble de cet avis. Même Marion, pourtant si gentille, le déteste, elle me l'a dit un jour. Ils ont le même âge, mais je crois qu'ils ne sont pas de vrais frères et sœurs. Je n'en suis pas sûre, elle n'aime pas en parler, elle m'a juste dit ''c'est compliqué'' lorsque je lui ai posé la question. Je n'ai pas insisté. Chacun ses secrets. 
Quoi qu'il en soit, depuis que j'ai rencontré Marion, nous sommes devenues très proches. Elle me fait penser à une grande sœur, quelqu'un de suffisamment mature pour me donner des conseils et ayant encore un pied dans l'enfance pour me comprendre. Elle me décrit en détails des paysages dans de grands livres d'images, me parle des nouvelles étoffes qu'elle a acheté pour coudre ses robes, me raconte la vie de son lycée, ou sa passion pour la danse. Mais surtout, elle écoute patiemment mes petites histoires, mes angoisses, m'aidant à me libérer d'un poids que je n'arrive pas à partager avec les adultes. Elle sait trouver les mots justes pour me rassurer, et c'est facile de lui parler. Quand elle était petite, elle suivait des cours de danse, et elle rêvait d'en faire son métier plus tard. Mais suite à une dispute avec Monsieur Dondru, il l'a retiré des cours. C'est peut être parce qu'on est toutes les deux en train de passer à côté de la vie dont on rêvait que je me sens si proche d'elle. Et même si je ne l'ai jamais ''vue'', je l'envie. Elle sent toujours bon, elle a de belles robes, alors je suis sûre qu'elle est très jolie et qu'on doit le lui dire souvent. Moi, même si Maman me le répète, je ne peux pas en être certaine...


«Tu rêvasses Anna? Fit une voix par dessus la palissade.
Coupée dans mes pensées, je sursautai et me relevai vivement.
– Marion! Tu m'as fais peur...
– Désolé, s'excusa la jeune fille, je pensais que tu m'avais entendue arriver. Il n'y a personne à la maison, tu veux venir me raconter ta journée? J'ai pris des biscuits sablés.»
J'acquiesçai avec un sourire et ramenai Walter à sa niche, avant de rejoindre le fond de la court. Suivant la cloture des doigts, je rencontrai l'encoche familière marquant l'emplacement de la planche coulissante séparant nos deux jardins. Ça aussi nos parents l'ignoraient, ça faisait partie de la promesse, et ça rendait ces entrevues secrètes bien plus palpitantes. Faisant basculer le morceau de bois, je me faufilai par l'ouverture. Marion m'accueillit en me tendant la main et me guida jusqu'à notre repaire. Ses doigts étaient longs et fins, les miens devaient sembler si petit et boudinés à côté ! Elle avait chaque fois un parfum différent quand elle venait me voir, mais celui là était mon préféré. Une senteur douce et aérienne. 
Alors qu'on prenait place sur la petite table en aluminium, Marion ouvrit une boîte et mis deux petits gâteaux dans ma paume. 
« Alors, de quoi veux-tu qu'on parle aujourd'hui ? fit-elle en croquant dans un biscuit.
– Ça t'embête pas de passer du temps avec moi plutôt que d'aller t'amuser avec tes amis après les cours ? Demandais-je.
– Non, j'aime bien être avec toi, répondit-elle en grignotant. Tu sais, avec les autres, tu dois toujours porter un masque, pour rentrer dans le moule, être à la hauteur... Quand je suis avec toi, je n'ai pas à faire semblant, je peux être moi-même. Pas de jugement, pas de règles à suivre, ça fait du bien. 
– Je ne comprends pas trop, avouais-je. Tu fais aussi semblant avec ta famille?
– Mes parents me détestent. Ils voudraient tellement oublié mon existence. J'ai hâte de pouvoir partir d'ici, d'être libre, de pouvoir enfin faire tout ce que je veux.
--Ta famille est compliqué, murmurai-je, surprise par la violence des mots qu'elle venait de prononcer. Je croyais juste qu'il ne supportait pas Romain...
– C'est tout l'inverse, soupira Marion. ''Il faut remettre Romain dans le droit chemin'', '' Je veux retrouver mon fils'', ''C'était un garçon si adorable!', il n'y en a que pour lui ! 
-- Tu es jalouse? Fis-je, étonnée de découvrir cette face cachée de la vie de mon amie.
– De lui ? Non, jamais ! Lâcha t-elle. Je suis... Il est.. je voudrais juste qu'il...
La fin de sa phrase se perdit dans un grognement tandis qu'elle tentait de ravaler la colère qui semblait monter en elle. C'était la première fois que je la sentais contrariée. Après un moment, elle dit dans un soupir :
– Je voudrais juste qu'ils me voient comme toi tu me voies... 
– Bah c'est plutôt un mauvais exemple, puisque justement je ne te vois pas, répondis-je en plaisantant. »
Elle resta silencieuse. Cette absence de paroles était un peu embarrassante, je n'arrivais pas à déchiffrer ses émotions. Est-ce qu'elle pleurait ? Je ressentis un bref soulagement lorsqu'elle se mit à parler à nouveau :
« Anna... au contraire, c'est parce que tu ne comptes pas sur tes yeux que tu peux me voir. Je l'ai su dès que je t'ai rencontrée... »
Ces mots me figèrent sur place. Mon cœur manqua un battement. Ce n'était pas leur signification qui m'avait interpellée, mais la voix qui les avait prononcés. Une voix grave, masculine. Une voix que j'avais déjà entendu jurer après monsieur Dondru et crier son dégoût pour le monde... 
« Je suis désolé... je suis vraiment désolé, répéta cette même voix de plus en plus bas. »
Peu à peu, les pièces d'un curieux puzzle se mirent en place dans mon esprit. Les mots de Marion lors de notre première rencontre me revinrent en mémoire: "Tu dois me promettre de ne parler de nous à personne, pas même à tes parents. On sera des amies secrètes, d'accord ? ''. Et c'est ce que nous étions devenues. Des amies. Je repensais à tous ces moments qu'on avait partagés, ces fous rires, ces bêtises... Je sentis les larmes me monter aux yeux maintenant que la vérité éclatait cette petite bulle. Après un long silence, celui-ci fut finalement rompu:
« Viens, je te raccompagne chez toi, fit doucement la voix tandis qu'une main frôlait mes doigts pour m'inviter à la suivre. Il vaut mieux en finir avec tout ça. 
– Non. Répliquais-je sans bouger.
– Comment ça ? Anna... tu n'as pas compris ? Je suis...
– Je sais qui tu es, coupais-je sèchement, la gorge serrée. Tu es Marion. Tu es mon amie secrète. Tu as promis. 
– Anna, tout ça c'était un men...
– Non ! M'écriais-je en serrant les poings. C'était pas un mensonge ! Tu aimes pas passer tes après-midi avec moi alors ? Tu veux pas m'apprendre à danser ? Tu as menti aussi quand tu disais que moi aussi je pourrais être heureuse ? Que ma différence me rendait unique ? Qu'un jour quelqu'un le remarquerait et que j'aurai plein d'amis ?
– Bien sûr que non ! Je le pensais vraiment !
– Alors ne me laisse pas ! Fis-je en m’agrippant à son bras. Tu m'as dit un jour que les vrais amis se disent tout et ne se cachent rien. Alors ça y est, on a franchi ce stade, maintenant c'est ce qu'on est ! »
Silence. S'agenouillant pour se mettre à ma hauteur, Marion serra ma main dans la sienne. Je crois que les mots restaient bloqués dans sa gorge. Enfin, elle finit par prononcer avec sa voix douce habituelle :
« Tu veux bien qu'on reste des amies secrètes alors ? 
– C'est ce qu'on avait promis, non? Répondis-je en lui souriant. »


Je m'appelle Anna Grahms, j'ai onze ans, et je suis aveugle. Pourtant, aujourd'hui, je me suis rendue compte que pour la première fois, j'étais la seule à voire une personne que les autres ne voyaient pas. Alors après tout, peut-être qu'on vit tous avec un handicap...

Naru:

Spoiler:

Le vent soufflait fort vers le Nord et le soleil commençait à diminuer vers l'horizon. Cela faisait des semaines que Laurell se préparait à la guerre, mais l'armée qu'elle voyait s'apprêter à passer la nuit sur les plaines lui nouait l'estomac. Malgré toute sa préparation, malgré ses entraînements et son fort caractère, c'était la première fois qu'elle faisait face à une armée, à un vrai combat.
Désavantagé en nombre, Laurell avait cependant pu choisir le terrain et avait placé ces troupes en conséquence. Elle avait étudié les cartes et fait repérer par ses éclaireurs les points stratégiques, les cours d'eau, les retraites possibles, les endroits parfaits pour une embuscade...
Pourtant, face au nombre de soldats ennemis qu'elle voyait se déployer et camper pour la nuit, elle douta que ces informations ne lui soit d'une quelconque utilité.
Sa tente avait été montée loin des premières lignes, derrière les tentes des officiers. Quelques mobiliers très ouvragés avaient été emmenés, une litière ainsi qu'une pièce d'eau avaient été conçues spécialement pour la princesse, tandis que de soyeux voiles, tentures luxueuses et autres ornements en or emplissaient l'espace. Laurell trouvait cela stupide. Elle partait à la guerre, qu'elle dorme dans un lit de soie ou de lin, aucun tissu ne pouvait la protéger. Mais la jeune femme s'était pliée aux protocoles, aux exigences.
Il s'agissait de sa seule et unique chance de succéder à son père et de monter sur le trône.
Si Favias était un petit pays, perdu près des grands déserts d'Agrasil et coincé au flan par la chaîne montagneuse de Rochas, il n'en était pas moins un royaume, avec son souverain, ses nobles, ses paysans et son armée.
Le Roi, Tennin II, régnait avec bonté sur son royaume, et même pendant les périodes de sècheresses et les hivers rudes, le peuple n'avait jamais vraiment eut à se soucier de grand chose. Mais les relations avec l'Empire Venezien, qui partageait des frontières communes, s'étaient depuis peu dégradées. Flavias ne pesait pas bien lourd face à l'un de plus grand royaume des Terres Étendues.
Mais lorsque Horell, prince héritier, était décédé des suites d'une méningite, l'Empire avait commencé à envahir le royaume. Le Roi, trop secoué par la perte de son fils unique n'avait pas vraiment réagit, laissant son conseil essayer de négocier.
Il n'avait jusqu'alors, jamais vraiment accordée d'attention à son second enfant, la princesse Laurell. Elle avait grandi dans l'ombre de son frère et n'avait pas hérité de la beauté de sa mère, ni même des formes avantageuse des jeunes filles de son âge. Trop grande, trop plate, la princesse avait un visage aux traits durs que ne venaient pas adoucir les produits de beautés pourtant luxueux que se déchiraient les courtisanes à la cour. Très jeune, elle avait montré un intérêt certain pour l'entraînement de soldat ou l'art de la guerre que l'on enseignait à son frère. Mais elle était une femme et avait été reléguée aux bons soins de nourrices qui s'assureraient qu'elle ne soient occupée que de travaux d'aiguille, de dessin, de chant et de danse, tandis que quelques précepteurs avaient accepté de lui enseigner quelques notions sur son royaume.
La mort de son frère avait plongé son père dans une profonde apathie et la situation du royaume avait empiré rapidement. Si Laurell n'avait jamais provoqué de scandale, n'avait jamais désobéi et avait étouffé ses envies de liberté, elle avait fini par prendre les choses en main.
S'inspirant des histoires que son frère lui racontaient enfant, elle allait devenir une princesse guerrière et sauver son royaume.


De retours dans sa tente fouettée par le vent, Laurell se laissa tomber devant un bureau où s'éparpillaient des documents plus ou moins intéressants, plus ou moins complexes. Les lettres de sa mère avaient été rangées dans un coin sans même avoir été ouvertes.
Fatiguée, la jeune femme se frotta énergiquement le visage.
Elle avait bataillé si dure, arrachée si difficilement le droit de représenter le royaume pour cette bataille ! Il avait été extrêmement compliqué de se faire respecter du conseil, de prouver qu'elle serait capable de quelque chose. Et quand l'Empire Vénézien avait envoyé un émissaire demandant ouvertement l'abdication du roi et le ralliement du royaume, les choses étaient devenue hors de contrôle.
Malgré tout, elle était passée au travers des intrigues de la cour, des pressions des nobles, du mépris des généraux de l'armée, de la désapprobation de sa mère et de l'indifférence de son père. Elle avait obtenu le droit de prouver sa valeur.
Une seule bataille. Une seule défaite et le conseil du roi négocieraient un traité avec l'empire.
Un cliquetis d'armure lui fit redresser les épaules et un homme en arme se présenta.
_Un détachement de soldat allié, votre altesse.
Il lui tendit un document scellé.
Laurell se leva avec un sursaut d'excitation. La cire dorée qui cachetait le parchemin, elle la reconnaîtrait entre milles. Elle congédia le messager d'un revers de la main pour qu'il attende dehors.
Lorsqu'elle avait su qu'enfin, elle partait pour la guerre, la jeune femme avait user de toute son influence et de tous ces contacts pour trouver du soutien. Mais elle avait surtout misé sur la Reine Noriah, avec qui elle s'était liée d'amitié bien des années plutôt, alors qu'elles étaient toutes deux encore que des enfants. Elles s'étaient fait la promesse de se venir en aide avec toute la plus sincère dévotion dont elle serait capable si un jour, l'une d'elles en faisait la demande.
Tremblante, la jeune femme déroula le parchemin.
« Ma Chère Laurell,
Je n'oublie pas mes promesses.
J'espère de tout cœur que tu atteindras tes objectifs et que nous pourrons nous voir très bientôt pour fêter ta victoire.
Je n'en doute pas.
Noriah. »
Laurell sentit les larmes lui monter aux yeux, mais ne laissa pas l'émotion prendre place. Elle avait demandé un soutien armé à la reine et celle-ci lui avait apparemment détaché de nombreux soldats.
Ravalant l'envie de courir dehors à toute vitesse, Laurell remit de l'ordre dans ses cheveux bruns et retrouva le soldat qui lui avait remis le parchemin.
_Conduit-moi aux soldats qui viennent gonfler nos rang ! Lâcha-t-elle avec assurance.
L'homme ne répondit pas, mais elle ne manqua pas le mépris qu'il laissa passer sur son visage. Quelque peu surprise de l'attitude du soldat, elle se laissa conduire jusqu'à un promontoire rocheux qui surplombait le campement de ses soldats.
Il n'y avait qu'une trentaine d'hommes, tous en armure noire et or. Quelques-uns s'occupaient de monter des tentes, d'autres s'occupaient eux-mêmes des chevaux qui avaient amené leurs matériels avec eux.
On lui indiqua leur chef qui observait le campement ennemi un peu plus haut. Elle ne pouvait voir son visage et se fichait éperdument des trois gros chiens qui semblaient l'entourer. Elle ne pouvait détacher les yeux de sa manche de manteau droite qui s'envolait aux grès du vent, vide.
Laurell sentit quelque chose se briser en elle. Une trentaine d'hommes. Son armée en comptait plus de six cent et son ennemi, un millier. Et Noriah lui envoyait un estropié. Peut-être était-il vétéran, peut-être avait-il gagné miles batailles. Il n'en restait pas moins un homme avec un seul bras, à la tête d'une trentaine de soldats sensé faire pencher la balance en sa faveur.
La colère fit place à l'ahurissement.
Laurell bomba le torse dans sa cote de maille taillée spécialement pour elle et se dirigea vers le chef des soldats de Noriah.
Les chiens aux pelages d'un bleu sombre grondèrent à son approche, mais d'un geste de la main gauche, les animaux se retirèrent. L'homme se retourna pour faire face à la princesse qui se composait un visage impassible malgré la colère. Les premiers mots qu'elle était sur le point de prononcer lui restèrent en travers de la gorge.
L'homme était sans doute plus jeune qu'elle. Il portait de longs cheveux blancs tressés, un manteau noir et long qui cachait entièrement sa tenue tandis qu'une épée pendaient à son ceinturon. Son visage était d'une pâleur inhabituelle et ses yeux bleus offraient un contraste saisissant avec la blancheur de sa peau. Il était beau. Mais il y avait dans ses traits, quelque chose de sauvage et de surnaturelle qui mettait la princesse, mal à l'aise.
Reprenant contenance, ses yeux glissèrent malgré elle vers la manche vide et sa colère se raviva. Elle ne remarqua même pas que l'homme ne s'était pas incliné devant elle.
_Voilà donc comment la Reine d'Elves tient ses promesses. Cracha-t-elle.
_Elle vous tiens effectivement en haute estime. Répondit malicieusement le jeune homme.
Tant de culot laissa la princesse sans voix.
Aussi, le jeune homme reprit.
_Il est rare que Noriah me demande une faveur. Mais elle n'oublie jamais ses promesses et si elle n'était déjà prise par ses obligations, elle aurait tenu à m'accompagner en personne jusqu'ici.
Laurell resta bouche bée. Une faveur ? Noriah ? Qui était donc cet homme qui parlait d'une reine en l'appelant par son prénom comme s'il était son égal ? Une reine n'a pas besoin de demander de faveur, elle ordonne.
Laurell secoua la tête pour dissiper son étonnement.
_La Reine Noriah d'Elves m'avait promis de m'aider à gagner cette guerre ! S'indigna-t-elle. Et vous n'êtes....
Ses yeux cillèrent vers le bras manquant, mais elle ne laissa pas le mépris et le dégout prendre le dessus.
_Et vous n'êtes que trente hommes !
Un sourire vint égayer le visage de l'homme qui n'avait pas manqué le sous-entendu.
Il dépassa la princesse et fit un signe de la main. Les trente soldats laissèrent immédiatement les tâches qu'ils exécutaient pour former les rangs dans un ordre parfait.
Le jeune homme se retourna.
_Et ce sera amplement suffisant.
Autour de son bras gauche, des étincelles vinrent soudaient voleter dans les airs et un bâton de mage se matérialisa. Les trois énormes chiens qui s'étaient écartés vinrent se coller aux pieds de leur maître.
_ Votre ennemi vous sous-estime, tout comme vos propres hommes. Regarder votre campement et les visages de vos soldats. Aucun d'eux ne croit vraiment en vous. Ils ne sont là que parce que votre titre les y oblige. Quelques-uns espèrent ne pas tomber sous la coupe de l'Empire, mais la plupart se demandent si se battre est vraiment utile sans Roi à leur côté. En face, ils n'ont même pas fait se déplacer d'émissaire du Roi. Ils pensent écraser cette petite résistance et ce petit royaume comme ils l'ont si souvent fait.
Laurell ne savait que répondre. Il avait raison et elle ne pouvait le nier. Son estomac se noua une nouvelle fois. Une princesse guerrière, hein ?! Elle qui n'avait jamais vécu de vrais combats, ne savait manier son arme que depuis quelques semaines, elle qui n'était ni une stratège militaire, ni une vraie femme forte dont l'autorité forçait le respect de ses hommes. Elle était loin de son rêve de gloire. Et la frustration de sa situation perça au fond de ses yeux bruns.
Le sourire du mage se fit plus doux.
_ Affranchissez-vous de vos doutes et de vos hésitations cette nuit. Car demain, la guerre se jouera. L'avenir de votre royaume et de sa pérennité reposera sur vos épaules. Mais n'ayez crainte. J'ai accepté la demande de Noriah et je vous prêterais main forte. Un ivis ne revient jamais sur sa parole.
Les yeux de Laurell s'agrandirent de surprises.
Les ivis n'étaient que légendes. Du moins l'avait-elle cru depuis toute petite. Des mages invincibles, des guerriers de légendes capables de renverser des royaumes, d'invoquer les plus terribles créatures, de faire revivre les morts. Des êtres parfaits qui ne vieillissaient pas.

« Je t'en fais la promesse, Laurell. Si un jour, tu as besoin, aussi bien d'une simple oreille pour écouter tes problèmes ou de te trouver les plus légendaires guerriers du monde, tu pourras toujours compter sur moi. »

La princesse se rendit compte qu'on l'avait laissé seule sur le promontoire, les soldats étant retournés à leurs tâches et le mage ayant disparu. Elle sourit avec gratitude.
_Noriah, je ne douterais plus jamais de toi.

Yuriakai:

Spoiler:

 J'ai été tellement heureux à un moment de ma vie, celui où j'etais avec toi rien ne pouvait m'ébranlait.
Je croyais en cette promesse, celle de rester pour toujours ensemble,donc  je n'aurais jamais pensé que ça puisse nous arriver.

 Nos journées s'enchainnées à un rythme endiablé avec nos rires, nos moments de joies et quelques disputes.
J'aimais tellement cette routine et surtout vivre avec toi.

Chaque matin, quand je te voyais avec ta chevelure doré et tes magnifiques yeux perçants, je  ne pouvais que penser à la chance que j'avais de t'avoir.
Tu resplendissais mes journées,:tu les rendait toutes meilleures.
Pour moi, tu étais à la fois mon ange, ma dulcinée et ma raison de vivre.
J'ai accompli temps de choses grâce à toi!
Tu étais la seule personne présente lors de la mort de ma tendre mère, tu m'a permis d'avancer, de faire mon deuil.
 On était tellement complémentaires, tellement amoureux à cette époque.
J'étais tout pour toi et tu étais tout pour moi.

Jamais je n'aurais pensé que tu me ferais ça! Depuis la première fois où on sait parlé, j'ai avalé toutes tes paroles mais j'ai eu tord.
Comment as tu osé me faire une telle chose!
Je croyais que j'étais tout pour toi mais je me suis trompé. Je t'aimais tellement. Mais pourtant c'est arrivé!
On s'était promis de resté ensemble pour toujours mais tu m'as trahis.
Pourquoi m'avoir abandonné?!
Nous n'étions pas si bien ensemble!

Pourquoi avoir brisé ce serment ?!
Une promesse est irrévocable, mais tu l'as bafoué  depuis que je t'ai vu dans les bras d'un autre.
Qu'est qu'il a de plus que moi ?!
Tu me disais que j'etait parfait, talentueux  et que j'avais du charme  tout ce dont tu rêvais!

 Mais tout ceci était donc un mensonge comme ce serment.
J'aurais dû m'endouté les promesses sont fausses! Au fond de moi je l'ai toujours su.
 Notre promesse datait de notre enfance, mais pendant celle-ci on s'était perdu de vue pendant un long moment.
Avant qu'on se revoit, tu  étais avec quelqu'un d'autre à qui tu avais fait le même serment , mais j'ai toujours su que tu l'avais quitter pour moi!

Comment j'ai pu être aussi idiot!
Pourtant il m'avait prévenu mais je ne l'ai pas cru, j'ai cru à de la jalousie de sa part,je n'ai pas voulu voir la vérité en face.
Quelle imbécile je suis! Tu as déjà fait le coup à t'en d'autre!
Comment j'ai pu croire en toi alors qu'on m'avait prévenu.
Je n'ai même pas était un seul instant prudent, tu sortais beaucoup le soir, mais je ne voulais pas être le petit ami trop collant, trop jaloux donc je t'ai laisser faire.
C'est donc en parti ma faute?
Moi aussi j'ai brisé cette promesse, je t'ai laisser sortir avec des amis tranquillement. Je ne te disais rien alors qu'au fond de moi je ne voulais pas que tu sortes .

Mais même si je suis en parti responsable,  ma haine est insurmontable envers toi.
Je ne vais pas pouvoir tenir la promesse faite à ma défunte mère. Celle que je  surmonterais tout, ce n'est plus possible!
Je suis devenu accro à l'alcool, le seul remède que j'ai trouver pour me faire oublier ma peine.

À cause de ma dépendance ,il y a quelques jours, j'ai tué quelqu'un, un regrettable accident de voiture.
Depuis ma haine à grandis.
Tout ceci ne serais jamais arrivé si tu n'avais pas brisé cette promesse!
C'est pour cela que ce soir, je t'attenderais chez toi et que ce jour là sera le dernier jour de ta vie ainsi que le mien. Je n'ai plus plus rien à perdre maintenant ma vie est fichue.

Je te le promets ceci est ma dernière promesse, il n'y en aura pas d'autres et personne ne pourra la briser !


Dernière édition par Naru le Dim 2 Juil 2017 - 23:57, édité 5 fois

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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Naru le Ven 23 Juin 2017 - 20:05

Hey!^^

Alors pour ton texte Yuriakai....
Ben.... moi je préfère la première version. ^^'

En faite, je préfère l'idée plus claire de la première version.
Ce que je veux dire c'est que dans le premier texte, malgré des passages pas clair, il y avait une idée de base simple mais très efficace: Tu m'as trompé, j'ai tuer quelqu'un "a cause de toi" donc je vais te tuer parce que tu as ruiner ma vie. "
L'idée est vraiment intéressante parce qu'elle est très humaine.
Il y a beaucoup de digressions dans le premier texte, des phrases trop longues, des changement de temps etc... mais l'idée de base est solide.

Le second texte va pour moi dans trop de directions différentes. La maladie et mort du père, la femme qui le trompe, le suicide, le presque accident puis l’envie de meurtre, puis finalement non, puis l'idée d'un avenir. (sans compter qu'il revient sur la promesse de ne plus jamais faire de promesse... genre 2 secondes après l'avoir dit....)
Pour moi, il y a trop d'éléments et du coup, pas assez de temps pour nous imprégner de tous.
D'autant qu'elles ne s'emboîtent pas forcément logiquement...

J'ai du mal également avec cette phrase (et idée) qui revient dans les deux textes, le fait qu'il dise qu'il soit accro à l'alcool. Au lieu de le dire, il vaudrait mieux le "montrer" dans de la description. (de sa voiture par exemple, de la perte de ses réflexes etc...)
parce que le dire, c'est l'admettre et généralement, les alcooliques ne font cette démarche que lorsqu'ils veulent s'en sortir... ce qui n'est pas le cas dans le texte.

Bref, voilà mon point de vue!^^
Mais je comprends qu'on ne soit pas d'accord et que tu préfère ton deuxième texte!^^

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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Mr_John_ le Sam 24 Juin 2017 - 1:51

Par "met toi en danger" ce que je voulais dire Otaku,c'est qu'il faut que tu t'essaie à de nouvelles choses ,de nouveaux défis d'écriture,ne pas rester dans le même genre!^^
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Harfyz le Lun 26 Juin 2017 - 14:04

Ouais, je lis vite :3


Sinon, c'est vrai que Naru a raison x) J'avais pas pensé aux grand nombre de points abordées.
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par yuriakai le Lun 26 Juin 2017 - 14:23

Hey Naru ^^
Merci pour ta critique ^^

Alors pour le coup, je préfère mon premier texte aussi ,parce que mwa et les descriptions ou dialogues, c'est pas trop mon trucs .
J'adore plutôt écrire les émotions d'un personnage ,comment ils se sentent ,tout ça ^^

Il ya des digressions comme lesquelles ? 
Ah oui je suis d'accord, là je me suis un peu eparpillé avec tout ce que j'ai dit ^^"

Pour le fait qu'il est alcoliques ,on peut dire qu'il le sait et qu'il veut s'en sortir mais maintenant c'est trop tard,il a tué quelqu'un et sa vie est détruite. 

Et tu écris vite aussi harfiz xD
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Lonely D. le Sam 1 Juil 2017 - 0:53

Youh, 

Voici un texte pour le concours, ça fait un peu bricolage, je me rattraperai sur le suivant. Je n'ai pas vraiment eu le temps de regarder ce que vous aviez posté, je repasserai dans quelques jours pour commenter tout ça. 
anna grahms:

Confortablement allongée sur la pelouse, les paupières closes et le sourire aux lèvres, je me laissais doucement porter par les sons qui s'élevait du jardin. Mes doigts se crispèrent lentement sur l'herbe fraîchement coupée. A côté de moi, Walter, mon bébé labrador, me léchouillait le coude de sa langue râpeuse, frottant au passage sa petite tête soyeuse contre mon bras. Je sentais la chaleur du soleil sur mon visage à travers mes lunettes teintées. Une brise légère portait le parfum des fleurs que maman avait planté au printemps dernier. J'humais à plein poumon, laissant ces senteurs agréables me chatouiller les narines. Je crois que c'est dans ces moments là que les gens aiment dire qu'il « fait beau ». Mais je n'en suis pas certaine. Parce que je m'appelle Anna Grahms, j'ai onze ans, et je suis aveugle.


Je ne suis pas née avec ce handicap, mais je n'ai pas beaucoup de souvenir du moment où j'ai perdu la vue. C'était il y a logtemps. Je me rappelle de mon père qui dormait dans son fauteuil, de l'odeur âcre de la bouteille qu'il tenait à la main, de cette drôle de poignée qui dépassait de la gazinière allumée. La curiosité, puis la chaleur, la douleur...et le début du noir. Lorsque je suis sortis de l'hôpital, Maman et moi ne sommes jamais retournées à la maison. Elle a quitté mon père et nous avons passé plein de temps chez mamie. C'est de la faute de papa je crois. Je n'ai jamais demandé. 
S'habituer au noir, ça a été dur. Surtout la nuit, quand l'obscurité des cauchemars ne prend pas fin lorsque j'ouvre les yeux. Oui, ça a été difficile. Pour Maman aussi, même si elle essayait de me le cacher. Mais ce qu'il y a, quand on ne voit plus, c'est qu'on perçoit des choses qu'on n'aurait peut-être pas remarqué autrement.Des pleurs étouffés dans un oreiller par exemple. Ça a duré longtemps... Puis elle a rencontré Luke. Je l'ai tout de suite bien aimé : il est marrant, ses doigts sentent toujours un peu l'encre à cause de son travail à l'imprimerie, et il dit des mots très gentils à Maman. Elle s'est beaucoup fâchée contre lui au début, je crois qu'elle avait peur, qu'elle voulait qu'on reste rien que toutes les deux. Mais il n'a pas abandonné, et elle a fini par pleurer dans ses bras un jour de pluie, comme dans les histoires qu'elle regarde à la télé. En tout cas c'est ce qu'elle m'a racontée, et depuis qu'on a emménagé chez lui, il y a un an, je ne l'ai plus jamais entendu pleurer. 
Je ne suis pas vraiment malheureuse. J'ai appris à écouter, à sentir, à vivre différemment. C'est un peu étrange, à la fois familier et nouveau. Luke m'a offert Walter pour mon dernier anniversaire, il a dit que quand il sera plus grand et dressé correctement, je pourrais me balader toute seule avec lui. Je me souviens quand il m'a mis cette boule de poils toute tiède entre les mains et que je l'ai entendu couiner pour la première fois. C'était le meilleur cadeau du monde. Non, je ne suis pas malheureuse. Mais parfois, les couleurs me manquent, le visage de Maman aussi. J'aimerai voir Walter sauter après les papillons et j'aimerai que le miroir dans la chambre me renvoie autre chose qu'un simple contact glacé...
Parfois, je me demande comment sera ma vie quand je serai plus grande. A l'école, je n'ai pas vraiment d'amis. Il y a ceux qui profitent de mon handicap pour cacher mes affaires ou me faire des grimaces, ceux qui sont mal à l'aise et préfère m'éviter, mais le plus dur, c'est lorsque j'essaie de m'intégrer dans une conversation. « Vous allez voir quoi au cinéma ce weekend ? », « J'adore les motifs de ta robe, tu l'as acheté où ? », « Vous trouvez pas qu' Hugo est vachement mignon ? »... autant de petites phrases qui me lacèrent le cœur, tuant à petit feu tout ce qui fait les plaisirs d'une adolescence ''normale''. Bon, d'accord, c'est vrai, parfois il m'arrive d'être malheureuse. Mais Luke m'emmène manger une glace vanille-fraise chez Miss Barny, Walter vient me baver copieusement sur la joue, et Maman me répète que je suis la plus adorable des filles de mon âge. Et puis il y a Marion.


Marion, c'est mon amie secrète. Elle est plus agée que moi et habite chez les voisins, les Dondru. On se voit en cachette quand nos parents sont pas là. Elle m'invite dans son jardin, dans l'arrière cour où Madame Dondru s'est installée un petit coin pour prendre le thé. C'est vraiment un endroit agréable. Mais je crois qu'elle n'a pas trop le droit de sortir ou quelque chose comme ça, alors j'ai du lui faire une promesse : de ne jamais en parler à nos parents. Est-ce que ce n'est pas terriblement excitant? En plus, ils sont drôlement sévères les Dondrus, on les entends souvent se disputer. Surtout avec Romain, leur fils. Il à dix-sept ans, passe son temps à fumer et trouver le moyen de se faire exclure du lycée, ce qui donne lieu à de grosses engueulades avec ses parents. Depuis le jardin, j'assiste parfois à leurs querelles, et Romain prononce des mots horribles, il crie, jure et clame à quel point le monde est ''pourri'' . « Un ado à problèmes » m'avait un jour dit Maman, en me défendant de l'approcher. Dans le quartier, tout le monde semble de cet avis. Même Marion, pourtant si gentille, le déteste, elle me l'a dit un jour. Ils ont le même âge, mais je crois qu'ils ne sont pas de vrais frères et sœurs. Je n'en suis pas sûre, elle n'aime pas en parler, elle m'a juste dit ''c'est compliqué'' lorsque je lui ai posé la question. Je n'ai pas insisté. Chacun ses secrets. 
Quoi qu'il en soit, depuis que j'ai rencontré Marion, nous sommes devenues très proches. Elle me fait penser à une grande sœur, quelqu'un de suffisamment mature pour me donner des conseils et ayant encore un pied dans l'enfance pour me comprendre. Elle me décrit en détails des paysages dans de grands livres d'images, me parle des nouvelles étoffes qu'elle a acheté pour coudre ses robes, me raconte la vie de son lycée, ou sa passion pour la danse. Mais surtout, elle écoute patiemment mes petites histoires, mes angoisses, m'aidant à me libérer d'un poids que je n'arrive pas à partager avec les adultes. Elle sait trouver les mots justes pour me rassurer, et c'est facile de lui parler. Quand elle était petite, elle suivait des cours de danse, et elle rêvait d'en faire son métier plus tard. Mais suite à une dispute avec Monsieur Dondru, il l'a retiré des cours. C'est peut être parce qu'on est toutes les deux en train de passer à côté de la vie dont on rêvait que je me sens si proche d'elle. Et même si je ne l'ai jamais ''vue'', je l'envie. Elle sent toujours bon, elle a de belles robes, alors je suis sûre qu'elle est très jolie et qu'on doit le lui dire souvent. Moi, même si Maman me le répète, je ne peux pas en être certaine...


«Tu rêvasses Anna? Fit une voix par dessus la palissade.
Coupée dans mes pensées, je sursautai et me relevai vivement.
– Marion! Tu m'as fais peur...
– Désolé, s'excusa la jeune fille, je pensais que tu m'avais entendue arriver. Il n'y a personne à la maison, tu veux venir me raconter ta journée? J'ai pris des biscuits sablés.»
J'acquiesçai avec un sourire et ramenai Walter à sa niche, avant de rejoindre le fond de la court. Suivant la cloture des doigts, je rencontrai l'encoche familière marquant l'emplacement de la planche coulissante séparant nos deux jardins. Ça aussi nos parents l'ignoraient, ça faisait partie de la promesse, et ça rendait ces entrevues secrètes bien plus palpitantes. Faisant basculer le morceau de bois, je me faufilai par l'ouverture. Marion m'accueillit en me tendant la main et me guida jusqu'à notre repaire. Ses doigts étaient longs et fins, les miens devaient sembler si petit et boudinés à côté ! Elle avait chaque fois un parfum différent quand elle venait me voir, mais celui là était mon préféré. Une senteur douce et aérienne. 
Alors qu'on prenait place sur la petite table en aluminium, Marion ouvrit une boîte et mis deux petits gâteaux dans ma paume. 
« Alors, de quoi veux-tu qu'on parle aujourd'hui ? fit-elle en croquant dans un biscuit.
– Ça t'embête pas de passer du temps avec moi plutôt que d'aller t'amuser avec tes amis après les cours ? Demandais-je.
– Non, j'aime bien être avec toi, répondit-elle en grignotant. Tu sais, avec les autres, tu dois toujours porter un masque, pour rentrer dans le moule, être à la hauteur... Quand je suis avec toi, je n'ai pas à faire semblant, je peux être moi-même. Pas de jugement, pas de règles à suivre, ça fait du bien. 
– Je ne comprends pas trop, avouais-je. Tu fais aussi semblant avec ta famille?
– Mes parents me détestent. Ils voudraient tellement oublié mon existence. J'ai hâte de pouvoir partir d'ici, d'être libre, de pouvoir enfin faire tout ce que je veux.
--Ta famille est compliqué, murmurai-je, surprise par la violence des mots qu'elle venait de prononcer. Je croyais juste qu'il ne supportait pas Romain...
– C'est tout l'inverse, soupira Marion. ''Il faut remettre Romain dans le droit chemin'', '' Je veux retrouver mon fils'', ''C'était un garçon si adorable!', il n'y en a que pour lui ! 
-- Tu es jalouse? Fis-je, étonnée de découvrir cette face cachée de la vie de mon amie.
– De lui ? Non, jamais ! Lâcha t-elle. Je suis... Il est.. je voudrais juste qu'il...
La fin de sa phrase se perdit dans un grognement tandis qu'elle tentait de ravaler la colère qui semblait monter en elle. C'était la première fois que je la sentais contrariée. Après un moment, elle dit dans un soupir :
– Je voudrais juste qu'ils me voient comme toi tu me voies... 
– Bah c'est plutôt un mauvais exemple, puisque justement je ne te vois pas, répondis-je en plaisantant. »
Elle resta silencieuse. Cette absence de paroles était un peu embarrassante, je n'arrivais pas à déchiffrer ses émotions. Est-ce qu'elle pleurait ? Je ressentis un bref soulagement lorsqu'elle se mit à parler à nouveau :
« Anna... au contraire, c'est parce que tu ne comptes pas sur tes yeux que tu peux me voir. Je l'ai su dès que je t'ai rencontrée... »
Ces mots me figèrent sur place. Mon cœur manqua un battement. Ce n'était pas leur signification qui m'avait interpellée, mais la voix qui les avait prononcés. Une voix grave, masculine. Une voix que j'avais déjà entendu jurer après monsieur Dondru et crier son dégoût pour le monde... 
« Je suis désolé... je suis vraiment désolé, répéta cette même voix de plus en plus bas. »
Peu à peu, les pièces d'un curieux puzzle se mirent en place dans mon esprit. Les mots de Marion lors de notre première rencontre me revinrent en mémoire: "Tu dois me promettre de ne parler de nous à personne, pas même à tes parents. On sera des amies secrètes, d'accord ? ''. Et c'est ce que nous étions devenues. Des amies. Je repensais à tous ces moments qu'on avait partagés, ces fous rires, ces bêtises... Je sentis les larmes me monter aux yeux maintenant que la vérité éclatait cette petite bulle. Après un long silence, celui-ci fut finalement rompu:
« Viens, je te raccompagne chez toi, fit doucement la voix tandis qu'une main frôlait mes doigts pour m'inviter à la suivre. Il vaut mieux en finir avec tout ça. 
– Non. Répliquais-je sans bouger.
– Comment ça ? Anna... tu n'as pas compris ? Je suis...
– Je sais qui tu es, coupais-je sèchement, la gorge serrée. Tu es Marion. Tu es mon amie secrète. Tu as promis. 
– Anna, tout ça c'était un men...
– Non ! M'écriais-je en serrant les poings. C'était pas un mensonge ! Tu aimes pas passer tes après-midi avec moi alors ? Tu veux pas m'apprendre à danser ? Tu as menti aussi quand tu disais que moi aussi je pourrais être heureuse ? Que ma différence me rendait unique ? Qu'un jour quelqu'un le remarquerait et que j'aurai plein d'amis ?
– Bien sûr que non ! Je le pensais vraiment !
– Alors ne me laisse pas ! Fis-je en m’agrippant à son bras. Tu m'as dit un jour que les vrais amis se disent tout et ne se cachent rien. Alors ça y est, on a franchi ce stade, maintenant c'est ce qu'on est ! »
Silence. S'agenouillant pour se mettre à ma hauteur, Marion serra ma main dans la sienne. Je crois que les mots restaient bloqués dans sa gorge. Enfin, elle finit par prononcer avec sa voix douce habituelle :
« Tu veux bien qu'on reste des amies secrètes alors ? 
– C'est ce qu'on avait promis, non? Répondis-je en lui souriant. »


Je m'appelle Anna Grahms, j'ai onze ans, et je suis aveugle. Pourtant, aujourd'hui, je me suis rendue compte que pour la première fois, j'étais la seule à voire une personne que les autres ne voyaient pas. Alors après tout, peut-être qu'on vit tous avec un handicap...
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Naru le Dim 2 Juil 2017 - 16:37

Hey!^^

Yuriakai, du coup, je mets quel texte sur l'accueil? ^^'
D'ailleurs, désolée mais je voulais pas dire digression!!! XD Mais répétitions!! XD (va savoir pourquoi c'est ce mot là qui est ressortit! )
Le mot promesse par exemple est vraiment trop présent. ^^'

C'est ajouté aussi pour Patronus et Lonely D!^^

Et j'ajoute également mon texte qui rentre pile poil dans le nombre de lignes! J'en ai bavé pour ça! XD

Spoiler:

Le vent soufflait fort vers le Nord et le soleil commençait à diminuer vers l'horizon. Cela faisait des semaines que Laurell se préparait à la guerre, mais l'armée qu'elle voyait s'apprêter à passer la nuit sur les plaines lui nouait l'estomac. Malgré toute sa préparation, malgré ses entraînements et son fort caractère, c'était la première fois qu'elle faisait face à une armée, à un vrai combat.
Désavantagé en nombre, Laurell avait cependant pu choisir le terrain et avait placé ces troupes en conséquence. Elle avait étudié les cartes et fait repérer par ses éclaireurs les points stratégiques, les cours d'eau, les retraites possibles, les endroits parfaits pour une embuscade...
Pourtant, face au nombre de soldats ennemis qu'elle voyait se déployer et camper pour la nuit, elle douta que ces informations ne lui soit d'une quelconque utilité.
Sa tente avait été montée loin des premières lignes, derrière les tentes des officiers. Quelques mobiliers très ouvragés avaient été emmenés, une litière ainsi qu'une pièce d'eau avaient été conçues spécialement pour la princesse, tandis que de soyeux voiles, tentures luxueuses et autres ornements en or emplissaient l'espace. Laurell trouvait cela stupide. Elle partait à la guerre, qu'elle dorme dans un lit de soie ou de lin, aucun tissu ne pouvait la protéger. Mais la jeune femme s'était pliée aux protocoles, aux exigences.
Il s'agissait de sa seule et unique chance de succéder à son père et de monter sur le trône.
Si Favias était un petit pays, perdu près des grands déserts d'Agrasil et coincé au flan par la chaîne montagneuse de Rochas, il n'en était pas moins un royaume, avec son souverain, ses nobles, ses paysans et son armée.
Le Roi, Tennin II, régnait avec bonté sur son royaume, et même pendant les périodes de sècheresses et les hivers rudes, le peuple n'avait jamais vraiment eut à se soucier de grand chose. Mais les relations avec l'Empire Venezien, qui partageait des frontières communes, s'étaient depuis peu dégradées. Flavias ne pesait pas bien lourd face à l'un de plus grand royaume des Terres Étendues.
Mais lorsque Horell, prince héritier, était décédé des suites d'une méningite, l'Empire avait commencé à envahir le royaume. Le Roi, trop secoué par la perte de son fils unique n'avait pas vraiment réagit, laissant son conseil essayer de négocier.
Il n'avait jusqu'alors, jamais vraiment accordée d'attention à son second enfant, la princesse Laurell. Elle avait grandi dans l'ombre de son frère et n'avait pas hérité de la beauté de sa mère, ni même des formes avantageuse des jeunes filles de son âge. Trop grande, trop plate, la princesse avait un visage aux traits durs que ne venaient pas adoucir les produits de beautés pourtant luxueux que se déchiraient les courtisanes à la cour. Très jeune, elle avait montré un intérêt certain pour l'entraînement de soldat ou l'art de la guerre que l'on enseignait à son frère. Mais elle était une femme et avait été reléguée aux bons soins de nourrices qui s'assureraient qu'elle ne soient occupée que de travaux d'aiguille, de dessin, de chant et de danse, tandis que quelques précepteurs avaient accepté de lui enseigner quelques notions sur son royaume.
La mort de son frère avait plongé son père dans une profonde apathie et la situation du royaume avait empiré rapidement. Si Laurell n'avait jamais provoqué de scandale, n'avait jamais désobéi et avait étouffé ses envies de liberté, elle avait fini par prendre les choses en main.
S'inspirant des histoires que son frère lui racontaient enfant, elle allait devenir une princesse guerrière et sauver son royaume.


De retours dans sa tente fouettée par le vent, Laurell se laissa tomber devant un bureau où s'éparpillaient des documents plus ou moins intéressants, plus ou moins complexes. Les lettres de sa mère avaient été rangées dans un coin sans même avoir été ouvertes.
Fatiguée, la jeune femme se frotta énergiquement le visage.
Elle avait bataillé si dure, arrachée si difficilement le droit de représenter le royaume pour cette bataille ! Il avait été extrêmement compliqué de se faire respecter du conseil, de prouver qu'elle serait capable de quelque chose. Et quand l'Empire Vénézien avait envoyé un émissaire demandant ouvertement l'abdication du roi et le ralliement du royaume, les choses étaient devenue hors de contrôle.
Malgré tout, elle était passée au travers des intrigues de la cour, des pressions des nobles, du mépris des généraux de l'armée, de la désapprobation de sa mère et de l'indifférence de son père. Elle avait obtenu le droit de prouver sa valeur.
Une seule bataille. Une seule défaite et le conseil du roi négocieraient un traité avec l'empire.
Un cliquetis d'armure lui fit redresser les épaules et un homme en arme se présenta.
_Un détachement de soldat allié, votre altesse.
Il lui tendit un document scellé.
Laurell se leva avec un sursaut d'excitation. La cire dorée qui cachetait le parchemin, elle la reconnaîtrait entre milles. Elle congédia le messager d'un revers de la main pour qu'il attende dehors.
Lorsqu'elle avait su qu'enfin, elle partait pour la guerre, la jeune femme avait user de toute son influence et de tous ces contacts pour trouver du soutien. Mais elle avait surtout misé sur la Reine Noriah, avec qui elle s'était liée d'amitié bien des années plutôt, alors qu'elles étaient toutes deux encore que des enfants. Elles s'étaient fait la promesse de se venir en aide avec toute la plus sincère dévotion dont elle serait capable si un jour, l'une d'elles en faisait la demande.
Tremblante, la jeune femme déroula le parchemin.
« Ma Chère Laurell,
Je n'oublie pas mes promesses.
J'espère de tout cœur que tu atteindras tes objectifs et que nous pourrons nous voir très bientôt pour fêter ta victoire.
Je n'en doute pas.
Noriah. »
Laurell sentit les larmes lui monter aux yeux, mais ne laissa pas l'émotion prendre place. Elle avait demandé un soutien armé à la reine et celle-ci lui avait apparemment détaché de nombreux soldats.
Ravalant l'envie de courir dehors à toute vitesse, Laurell remit de l'ordre dans ses cheveux bruns et retrouva le soldat qui lui avait remis le parchemin.
_Conduit-moi aux soldats qui viennent gonfler nos rang ! Lâcha-t-elle avec assurance.
L'homme ne répondit pas, mais elle ne manqua pas le mépris qu'il laissa passer sur son visage. Quelque peu surprise de l'attitude du soldat, elle se laissa conduire jusqu'à un promontoire rocheux qui surplombait le campement de ses soldats.
Il n'y avait qu'une trentaine d'hommes, tous en armure noire et or. Quelques-uns s'occupaient de monter des tentes, d'autres s'occupaient eux-mêmes des chevaux qui avaient amené leurs matériels avec eux.
On lui indiqua leur chef qui observait le campement ennemi un peu plus haut. Elle ne pouvait voir son visage et se fichait éperdument des trois gros chiens qui semblaient l'entourer. Elle ne pouvait détacher les yeux de sa manche de manteau droite qui s'envolait aux grès du vent, vide.
Laurell sentit quelque chose se briser en elle. Une trentaine d'hommes. Son armée en comptait plus de six cent et son ennemi, un millier. Et Noriah lui envoyait un estropié. Peut-être était-il vétéran, peut-être avait-il gagné miles batailles. Il n'en restait pas moins un homme avec un seul bras, à la tête d'une trentaine de soldats sensé faire pencher la balance en sa faveur.
La colère fit place à l'ahurissement.
Laurell bomba le torse dans sa cote de maille taillée spécialement pour elle et se dirigea vers le chef des soldats de Noriah.
Les chiens aux pelages d'un bleu sombre grondèrent à son approche, mais d'un geste de la main gauche, les animaux se retirèrent. L'homme se retourna pour faire face à la princesse qui se composait un visage impassible malgré la colère. Les premiers mots qu'elle était sur le point de prononcer lui restèrent en travers de la gorge.
L'homme était sans doute plus jeune qu'elle. Il portait de longs cheveux blancs tressés, un manteau noir et long qui cachait entièrement sa tenue tandis qu'une épée pendaient à son ceinturon. Son visage était d'une pâleur inhabituelle et ses yeux bleus offraient un contraste saisissant avec la blancheur de sa peau. Il était beau. Mais il y avait dans ses traits, quelque chose de sauvage et de surnaturelle qui mettait la princesse, mal à l'aise.
Reprenant contenance, ses yeux glissèrent malgré elle vers la manche vide et sa colère se raviva. Elle ne remarqua même pas que l'homme ne s'était pas incliné devant elle.
_Voilà donc comment la Reine d'Elves tient ses promesses. Cracha-t-elle.
_Elle vous tiens effectivement en haute estime. Répondit malicieusement le jeune homme.
Tant de culot laissa la princesse sans voix.
Aussi, le jeune homme reprit.
_Il est rare que Noriah me demande une faveur. Mais elle n'oublie jamais ses promesses et si elle n'était déjà prise par ses obligations, elle aurait tenu à m'accompagner en personne jusqu'ici.
Laurell resta bouche bée. Une faveur ? Noriah ? Qui était donc cet homme qui parlait d'une reine en l'appelant par son prénom comme s'il était son égal ? Une reine n'a pas besoin de demander de faveur, elle ordonne.
Laurell secoua la tête pour dissiper son étonnement.
_La Reine Noriah d'Elves m'avait promis de m'aider à gagner cette guerre ! S'indigna-t-elle. Et vous n'êtes....
Ses yeux cillèrent vers le bras manquant, mais elle ne laissa pas le mépris et le dégout prendre le dessus.
_Et vous n'êtes que trente hommes !
Un sourire vint égayer le visage de l'homme qui n'avait pas manqué le sous-entendu.
Il dépassa la princesse et fit un signe de la main. Les trente soldats laissèrent immédiatement les tâches qu'ils exécutaient pour former les rangs dans un ordre parfait.
Le jeune homme se retourna.
_Et ce sera amplement suffisant.
Autour de son bras gauche, des étincelles vinrent soudaient voleter dans les airs et un bâton de mage se matérialisa. Les trois énormes chiens qui s'étaient écartés vinrent se coller aux pieds de leur maître.
_ Votre ennemi vous sous-estime, tout comme vos propres hommes. Regarder votre campement et les visages de vos soldats. Aucun d'eux ne croit vraiment en vous. Ils ne sont là que parce que votre titre les y oblige. Quelques-uns espèrent ne pas tomber sous la coupe de l'Empire, mais la plupart se demandent si se battre est vraiment utile sans Roi à leur côté. En face, ils n'ont même pas fait se déplacer d'émissaire du Roi. Ils pensent écraser cette petite résistance et ce petit royaume comme ils l'ont si souvent fait.
Laurell ne savait que répondre. Il avait raison et elle ne pouvait le nier. Son estomac se noua une nouvelle fois. Une princesse guerrière, hein ?! Elle qui n'avait jamais vécu de vrais combats, ne savait manier son arme que depuis quelques semaines, elle qui n'était ni une stratège militaire, ni une vraie femme forte dont l'autorité forçait le respect de ses hommes. Elle était loin de son rêve de gloire. Et la frustration de sa situation perça au fond de ses yeux bruns.
Le sourire du mage se fit plus doux.
_ Affranchissez-vous de vos doutes et de vos hésitations cette nuit. Car demain, la guerre se jouera. L'avenir de votre royaume et de sa pérennité reposera sur vos épaules. Mais n'ayez crainte. J'ai accepté la demande de Noriah et je vous prêterais main forte. Un ivis ne revient jamais sur sa parole.
Les yeux de Laurell s'agrandirent de surprises.
Les ivis n'étaient que légendes. Du moins l'avait-elle cru depuis toute petite. Des mages invincibles, des guerriers de légendes capables de renverser des royaumes, d'invoquer les plus terribles créatures, de faire revivre les morts. Des êtres parfaits qui ne vieillissaient pas.

« Je t'en fais la promesse, Laurell. Si un jour, tu as besoin, aussi bien d'une simple oreille pour écouter tes problèmes ou de te trouver les plus légendaires guerriers du monde, tu pourras toujours compter sur moi. »

La princesse se rendit compte qu'on l'avait laissé seule sur le promontoire, les soldats étant retournés à leurs tâches et le mage ayant disparu. Elle sourit avec gratitude.
_Noriah, je ne douterais plus jamais de toi.

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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par yuriakai le Dim 2 Juil 2017 - 18:04

Salut ^^
Du coup, j'ai fait des petites modifications, alors ça sera lui que tu peux mettre ^^

Spoiler:

 J'ai été tellement heureux à un moment de ma vie, celui où j'etais avec toi rien ne pouvait m'ébranlait.
Je croyais en cette promesse, celle de rester pour toujours ensemble,donc  je n'aurais jamais pensé que ça puisse nous arriver.

 Nos journées s'enchainnées à un rythme endiablé avec nos rires, nos moments de joies et quelques disputes.
J'aimais tellement cette routine et surtout vivre avec toi.

Chaque matin, quand je te voyais avec ta chevelure doré et tes magnifiques yeux perçants, je  ne pouvais que penser à la chance que j'avais de t'avoir.
Tu resplendissais mes journées,:tu les rendait toutes meilleures.
Pour moi, tu étais à la fois mon ange, ma dulcinée et ma raison de vivre.
J'ai accompli temps de choses grâce à toi!
Tu étais la seule personne présente lors de la mort de ma tendre mère, tu m'a permis d'avancer, de faire mon deuil.
 On était tellement complémentaires, tellement amoureux à cette époque.
J'étais tout pour toi et tu étais tout pour moi.

Jamais je n'aurais pensé que tu me ferais ça! Depuis la première fois où on sait parlé, j'ai avalé toutes tes paroles mais j'ai eu tord.
Comment as tu osé me faire une telle chose!
Je croyais que j'étais tout pour toi mais je me suis trompé. Je t'aimais tellement. Mais pourtant c'est arrivé!
On s'était promis de resté ensemble pour toujours mais tu m'as trahis.
Pourquoi m'avoir abandonné?!
Nous n'étions pas si bien ensemble!

Pourquoi avoir brisé ce serment ?!
Une promesse est irrévocable, mais tu l'as bafoué  depuis que je t'ai vu dans les bras d'un autre.
Qu'est qu'il a de plus que moi ?!
Tu me disais que j'etait parfait, talentueux  et que j'avais du charme  tout ce dont tu rêvais!

 Mais tout ceci était donc un mensonge comme ce serment.
J'aurais dû m'endouté les promesses sont fausses! Au fond de moi je l'ai toujours su.
 Notre promesse datait de notre enfance, mais pendant celle-ci on s'était perdu de vue pendant un long moment.
Avant qu'on se revoit, tu  étais avec quelqu'un d'autre à qui tu avais fait le même serment , mais j'ai toujours su que tu l'avais quitter pour moi!

Comment j'ai pu être aussi idiot!
Pourtant il m'avait prévenu mais je ne l'ai pas cru, j'ai cru à de la jalousie de sa part,je n'ai pas voulu voir la vérité en face.
Quelle imbécile je suis! Tu as déjà fait le coup à t'en d'autre!
Comment j'ai pu croire en toi alors qu'on m'avait prévenu.
Je n'ai même pas était un seul instant prudent, tu sortais beaucoup le soir, mais je ne voulais pas être le petit ami trop collant, trop jaloux donc je t'ai laisser faire.
C'est donc en parti ma faute?
Moi aussi j'ai brisé cette promesse, je t'ai laisser sortir avec des amis tranquillement. Je ne te disais rien alors qu'au fond de moi je ne voulais pas que tu sortes .

Mais même si je suis en parti responsable,  ma haine est insurmontable envers toi.
Je ne vais pas pouvoir tenir la promesse faite à ma défunte mère. Celle que je  surmonterais tout, ce n'est plus possible!
Je suis devenu accro à l'alcool, le seul remède que j'ai trouver pour me faire oublier ma peine.

À cause de ma dépendance ,il y a quelques jours, j'ai tué quelqu'un, un regrettable accident de voiture.
Depuis ma haine à grandis.
Tout ceci ne serais jamais arrivé si tu n'avais pas brisé cette promesse!
C'est pour cela que ce soir, je t'attenderais chez toi et que ce jour là sera le dernier jour de ta vie ainsi que le mien. Je n'ai plus plus rien à perdre maintenant ma vie est fichue.

Je te le promets ceci est ma dernière promesse, il n'y en aura pas d'autres et personne ne pourra la briser !

Ah ok je comprends mieux xD
C'est vrai que le mot promesse revient souvent ^^"
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Naru le Dim 2 Juil 2017 - 21:20

C'est ajouté Yuriakai!^^

Attentions aux derniers participants, le concours se termine ce soir donc il vous reste très peu de temps pour poster quelque chose!^^

_____

Je me suis rendue compte que j'avais pas fais de "critique" sur les textes de Patronus et Lonely D. (ni, du coup, sur ton dernier texte Yuriakai!^^)
Je repasserais pour vous le donner!^^
N'hésitez pas a donner le votre également!^^

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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Naru le Dim 2 Juil 2017 - 23:57

Les votes sont ouvert!^^

Je vous laisse 2 choix possible!^^ Et jusqu'au 30/07 pour voter!

Bonne chance à tous!

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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Lonely D. le Dim 3 Sep 2017 - 10:45

Youh, 

ça date un peu, certes, mais voilà les commentaires en retard sur vos textes (ils ont un mot d'excuse signé par leur maman, donc ça passe, non?)

Otakugirl:

Alors pour le coup, ton texte m'a laissé un peu de marbre cette fois-ci Otakugirl. 
Pour parler de la forme, utiliser la première personne est un bon choix, ça donne un point de vue plus personnel, attachant. Mais là je trouve que c'est un peu trop descriptif et pas assez dans le ressenti : tu nous donnes le déroulement des événements mais on a très peu de détails sur les pensées du personnages, et c'est un peu dommage, car on s'y attend vraiment lorsqu'on voit la première personne. 
Ensuite, l'utilisation du passé simple dans le dernier paragraphe, ça pose aucun souci grammaticalement parlant, mais comme c'est un temps qu'on utilise assez peu naturellement par rapport au passé composé, ça a encore ajouté un peu de distance avec le personnage (c'est peut être juste moi, mais je ne trouve pas ça très naturel comme façon de s'exprimer).
Pour ce qui est du fond, je dois t'avouer que je ne suis pas fan du ''une chose tourne mal dans ma vie, je laisse tomber'', surtout pour un adulte. J'aurai tendance à comprendre les motivations d'un personnage qui voudrait mettre fin à ses jours pour DES raisons et non pas UNE, parce qu'il s'agit quand même d'une décision d'envergure ou alors il aurait vraiment fallu détaillé plus son ressenti si cette unique raison était sa seule raison de vivre. Mais là encore (c'est peut-être être juste moi) si cette raison est une histoire de cœur, ça ne me convainc pas.
Pour le coup tu aurais gagné à développer plus la partie sentiments/ressentis et comme l'a dit Naru, prendre ton temps pour étoffer ta première idée. Il me semble que tu est toujours dans les premières  à poster ton texte, tu devrais profiter du délai offert pour revenir sur ton premier jet (et puis je me sentirais moins coupable de rendre mon texte 30s avant la deadline! )

Harfyz:

J'ai bien aimé la façon dont tu nous montres le lien entre tes personnages, à coups de jeux, plaisanteries, et moment d'affection. On passe de la légèreté de la scène du seau d'eau à un ton plus dramatique quand il est fait mention de la visite chez le médecin, et ça offre un panel d'émotions qui fait très vrais.
Après, il y a à mon goût des petits passages qui sont en trop comme la phrase ''et bien je vais vous faire un flashback pour vous expliquer'' ou l'ajout du frère également disparu. Pour ce qui est des temps, la partie flash back aurait gagné à être au passé composé je pense, surtout la dernière partie où les actions se succèdent. Et pour le paragraphe où il apprend le décès de sa soeur, tu aurais du employer le passé simple et non pas l'imparfait, ça atténue énormément l'impact de la nouvelle je trouve. 
Hormis ça, c'était un texte plaisant à lire, et assez complet à vrai dire, on arrive au milieu de quelque chose, mais tu donnes suffisament d'éléments pour qu'on arrive à s'attacher à tes personnages.  

Patronus:

Quelle aventure ! Ton texte est bien construit, mêlant présent et flash back pour qu'on comprenne et s'attache à ton personnage, et pour moi, ça a marché. Je n'avais qu'une envie : savoir comment cette escapade allait se terminer. J'ai bien aimé le fait que ton personnage attache tellement d'importance à sa promesse qu'il en oublie celle qu'on lui a faite, ça donne un petit côté obsessionnel qui va bien avec le sentiment amoureux je trouve (dans le sens ou il oublie un peu tout le reste et ne voit que ses propres sentiments). 
Néanmoins je m'attendais à une raison qui expliquerait pourquoi il n'avait pas repris contact toutes ces années. Ils s'entendaient bien, ne se sont pas quitté en mauvais termes, aucun des deux n'avaient oublié l'autre et dans le cas de Thomas, il mentionne que Camille n'a jamais quitté ses pensées, alors rien ne les empêchait de se revoir ou au moins de se reparler (au lieu de simplement suivre sa carrière de loin). Et comme tu places ton histoire dans une période très récente (handspinners à l'appui), l'omniprésence des réseaux sociaux ou même du téléphone rendent ces treize ans d'attente un peu excessif. 
M'enfin, c'est le seul détail qui m'a perturbé, autrement, ton histoire m'a convaincu et les passages où le personnage est paumé dans un pays inconnu avec les tracas qui en découlent m'ont beaucoup amusé.  

Naru:

Nyaaah ! Tu as posé un univers détaillé et intéressant qui nous immerge petit à petit dans ton histoire, c'est vraiment captivant, mais du coup je veux savoir la suite maintenant ! 
Tous ces éléments que tu nous donnes nous révèlent  peu à peu les enjeux dans cette guerre (politiques, mais aussi d'autres plus personnels) et font monter le suspens. Et puis le rythme s'accélère avec l'arrivée des ''renforts'' (peu être un peu trop, mais je suppose que le nombre de lignes y est pour quelque chose) qui ajoute des rebondissements avec le doute sur l'efficacité de ces hommes, l'ajout de la magie... et tu m'as vraiment tenu en haleine jusqu'au bout. 
Maintenant je suis curieux à propos du dénouement de cette guerre, est ce que ces Ivis vont vraiment retourner la situation à eux seuls ? Est ce que Lorell réussira à faire ses preuves ? (parce que la volonté et la motivation ne fait pas tout!) Qu'est ce que sont ces chiens bleus ? (et où je peux en trouver ?). Bref, je ne sais pas qui a imposé une limite de 155 lignes pour ce concours (une idée peut-être? ) mais c'est bien fourbe ! En tout cas, merci pour ce petit moment d'immersion !

Yuriakai:

Youh, déjà je tiens à saluer les efforts pour avoir suivi et réagencer ton texte plusieurs fois en fonction des conseils qu'on te donnait, ça demande du courage! 
  Personnellement ta première version me plaisait bien et la structure de la seconde aussi (plus vivante, moins dans le descriptif), mais pour la 3e j'ai eu un peu plus de mal. Tu abordes beaucoup d'idées et de personnages différents sans trop t'y attarder et du coup ça créé une certaine confusion. Je pense à la mention du membre de la famille défunt, ça pourrait être optionnel pour ce que tu veux raconter (la romance qui tourne mal), et les personnages ne sont pas assez détaillés pour nous marquer (on a l'ex, le narrateur, le nouveau copain, beaucoup de monde mais peu d'informations sur eux au final, certains ne font ''que passer'').
   Pas mal de faute également entre l'imparfait (les terminaisons -ais/ait) et le participe passé à surveiller, les ''C'est/s'est/sait'' aussi qui reviennent souvent. Quelques autres par ci par là, mais je tiens quand même à relever en particulier ''tord'' qui prend un ''t'' à la fin, pas un ''d'' (Rien de personnel, c'est juste que je le vois partout, même dans des fan-sub, à tel point que j'ai douté un moment d'avoir la bonne orthographe... bref, pour pas que ça se répande!)
Pour ce qui du fond, l'idée est simple mais ça se tient. Après, je ne sais pas si c'est volontaire, mais j'ai trouvé ton personnage-narrateur assez antipathique dans son comportement et son raisonnement (ne pas vouloir que sa compagne sorte, son refuge dans l'alcool, son deni de responsabilité à propos de l'accident, sa volonté de se venger), mais ça peut tout à fait être un parti pris. 
Voilà, encore une fois, c'était courageux de revenir autant sur ton texte, ça sera sans aucun doute récompensé par un progrès régulier si tu continues comme ça.


Dernière édition par Lonely D. le Mar 12 Sep 2017 - 20:07, édité 1 fois
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Harfyz le Mer 6 Sep 2017 - 21:54

(ça passe, ça passe. J'irais pas voir ta mère lel)

Merci de ton commentaire ^^

J'ai encore un peu de mal niveau temps.. A une époque (lointaine, très lointaine), je gérais sur les temps.. Mais j'me suis ramollies depuis.
Et ça me fait plaisir de voir que les émotions que j'ai voulu faire passer on était perçu. J'ai beaucoup de mal sur ça ~


Je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour ~ on l'a connait tous celle là). :3
J'vais essayer de participer au concours de texte en cours ^^
(si jamais tu veux venir lire mon texte)
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

Message par Lonely D. le Mar 12 Sep 2017 - 20:22

Youh, voilà le dernier commentaire pour ce Concours ! (fiuuu!)

T'en fais pas pour les temps Harfyz, avec de l'entrainement, ça va te revenir ! (C'est comme le vélo et les sandwiches au bébé, une fois que t'en a fait, ça ne s'oublie jamais vraiment)

Je serai là pour commenter ton texte pour le concours en cours, tu peux en être sûre ! (je dois juste finir de rattraper mon retard sur les commentaires de textes du mois dernier !)

A bientôt 
*S'envole une fois de plus vers d'autres cieuuuux... Ting*
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Re: Concours de texte N°54 [début des votes le 02/07]

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