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Résultats des concours
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Concours de Dessin n°96:
"Les Chibi
"

Avec modèle:
Haru Kaika


Confirmé sans modèle:
-Shaolan-


Expert sans modèle:
Evilshurato


Valiente


~
Concours Graphisme 95:
"Pokémon/Gijinla Pokémon"

Intermédiaire
Vracotinau


Confirmé
Kurogami


Expert
Caeldori


~
Concours de Texte n°53 :
"Échec"


Mr. John

"Cher Journal,
Ma déconvenue d'aujourd'hui est assez ironique.Je t'ai déjà raconté que je suis un passionné d'échecs,et que je ne manque pas un seul tournoi ou concours chaque fois que l'occasion se présentait d'y participer . Et donc,lorsque le tournoi communal de Brives-la-Gaillarde fut annoncé et daté,mon sang de Briviste n'a fait qu'un tour.
Il fallait que je gagne ce satané concours pour montrer que je suis un adversaire de taille pour le cercle d'initiés du jeu d'échecs.Je me suis entraîné chaque jour avec ma chère mère qui est toujours prête à m'aider dans tout ce que j'entreprend,mais qui est d'un niveau déplorable..hélas.Je me suis quand même malgré tout préparé pour cette épreuve! [...]"

Lonely D.

"« Bon, tu l'ouvres cette porte, oui ou non ? demanda Barduul le guerrier en piétinant d'impatience.
– J'essaie, balbutia Ludrick, c'est pas aussi facile que ça en à l'air... »
Son crochet se brisa en deux dans un crissement métallique avant de tomber à ses pieds. Barduul leva les yeux aux ciel en jurant.
« Mais c'est pas vrai, c'est le quatrième ! s'emporta t-il. T'es un voleur ou quoi ? Déjà que tu sers à que dalle en combat, si en plus tu es pas capable de déverrouiller une porte, tu aurais du rester à l'auberge !
– Lâche-le un peu, intervint Yléa en lui lançant un regard noir. C'est sa première quête, c'est normal qu'il ait du mal.
– Oh, excusez-moi madame la grande prêtresse, fit Barduul d'un air faussement désolé, c'est vrai qu'il faut éviter de mentionner le fait que votre petit frère est un boulet depuis le début de cette aventure ! Non, mais sérieusement, un voleur nain ! Qui est-ce qui prend un voleur nain pour partir en expédition ? Et puis c'est quoi votre famille chelou où un nain et une elfe sont frère et sœur ? »"[...]

Naru:
"Le silence est assourdissant. Pesant comme cette énorme épée de Damoclès que j'imagine se prélasser au-dessus de ma tête depuis le début de l'examen. La salle est remplie de cliquetis de stylos, de grattements de gorges et de soupirs.
Je braque mon regard sur l'horloge au-dessus du tableau désespérément noir. Déjà 10 minutes que le test à commencé. 10 longues minutes que mon estomac fait les montagnes russes et qu'une sueur froide me coule de la nuque.
10 minutes et une page blanche.
Qu'est-ce que c'est que ce sujet d'examen ?!
J'ai beau réfléchir, j'ai l'impression que ma tête est vide. Je n'ai pas une seule idée, pas une seule piste, pas un seul souvenir d'avoir ne serais-ce qu'effleurer le sujet dont il est question sur le contrôle !" [...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°21:
"
Noir et blanc"
Gagnante :
-Shaolan-



Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

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Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Mar 28 Fév 2017 - 1:29

Et c'est partit pour le concours de texte n°51!!^^

On espère bien évidement vous voir nombreux!^^

Le thème sera : Sur un toit.
(Ou Sur les toits, ça marche aussi si l'action de votre histoire se passe sur différents toits!^^ Genre course poursuite etc... pas de soucis!^^)

Vous avez 145 lignes pour laisser libre court à votre imagination!^^
Et jusqu'au 02-04 pour poster votre texte ici!^^

Petit rappel des règles: Pas de plagiat, pas de fanfictions, pas de poèmes, pas d'images dans vos textes, pas de chansons.

Participants :

Yuriakai:

Spoiler:

Depuis que je l'ai vu ,je n'ai pas sus résister, l'envie de recommencer un challenge était intense.Je venais tout juste de finir celui avec la glace et le sel et c'était déjà reparti pour un autre ,malgré ma blessure dû au mélange sel-glace.Celui-ci était le "blue whale challenge" qui consistait à faire des défis pendant 50 jours .
Tout est allé si vite ,j'ai été contacté par une personne qui disait être un parrain,ensuite il m'a posé des questions, et quand il n'en eut plus,il m'a dit que c'était parfait ,que j'étais prête pour commencer .
Tout les défis qu'il m'a donné chaque jours  me sembler facile car j'étais habituer à tout cela ,je ne dormais presque pas par peur d'aller à l'école et je me sacrifier souvent pour me soulager.
Après avoir réalisé jour après jour les défis, on été déjà arrivé au dernier où je devait sauté d'un toit.
Quand je suis arrivé sur le toit , je ne sais pas ce qu'il m'est arrivé , sur le moment je ne ressentait plus aucune peur comme si je n'étais plus moi même.Plus je m'avançait ,plus je sentais ma mort proche . Pour immortaliser ce jour ,le parrain m'avait demandé de prendre un photo au dessus du vide et de la postait sur les réseaux sociaux,ce que j'ai fait .
Au début , je ne croyais pas qun ce challenge  allait me mener jusqu'à là,c'était juste un jeu pour moi.Mais maintenant ,il est trop tard il ne me reste à peine que quelques secondes avant que je saute.Cependant je ressens un peu de tristesse ,je n'ai pas eu le temps de dire adieu  à ma famille qui m'a tant  soutenu ,les seules personnes qui représenter quelque chose pour moi ,j'ai juste laisser un mot dans lequel est écrit "Merci".

Otakugirl
Spoiler:

L'air frais de la rue, sauter de maison en maison c'est ça que j'aime la nuit. Sans oublier ce ciel bleu profond, ces étoile qui brille de mille feux et cette lune, cela reste tout de même ce que je préfère.

Je suis là, je marche tel un homme à la recherche de sa dulcinée. En cette nuit céruléenne je l'ai croisé douce et gracieuse, son pelage roux et blanc flottant au vent. Elle a levé les yeux et ne regards se sont croisés, je me suis perdue dans ses yeux, ils sont d'un vert...j'ai l'impression de me noyer dans un océan d'émeraude. Ce n'est qu'éphémère, je repris mes esprits quand elle partit. Elle marche puis se met à courir et danser de toit en toit. Que dois-je faire? "Cesse de bavardage, va la retrouver, cours lui après et rattrape la. Va et tente ta chance " Je l'écoute et fini par me soumettre à cette voix je m'élance, j'arpente les toits à sa recherche. Est-elle là ? Ici ? Là-bas ? Tout à coup, une odeur m'interpelle et me déstabilise dans ma quête. Cette délicieuse odeur de poulet qui sort d'une cheminée.  Je m'arrête un instant pour humer ce parfum. Cette odeur s'estompe, je finis par ne plus la sentir. Avant qu'il ne soit trop tard, je repars à la recherche de ma dulcinée, j'essaie de la retrouver tant bien que mal. J'aperçois une ombre au loin, est-ce elle ? Je m'approche et non ce n'est pas elle, c'est juste quelqu'un qui ère dans les ténèbres de la nuit. Je poursuis mes recherches parmi les toitures. Je la vois étendu sur un toit plat, regardant les étoiles. Je la contemple de loin, après un moment d'hésitation je décide de m'approcher d'elle. Je m'allonge à ses côtés, muet, ne sachant quoi dire. Elle est si belle. Sa beauté me fascine et me subjugue,  tellement que je m'endors paisiblement près d'elle. J'ouvre doucement les yeux, aveuglé par la lumière du jour, le soleil qui illumine la pièce. Ce n'était donc qu'un n rêve, le songe de cette féline me faire réfléchir. Existe-t-elle vraiment ?

Liuanne

Spoiler:
Il y a trois images qu’il n’arrive pas à se sortir de la tête, après cet été-là : les vieilles sandales de sa mère, Raven — assise en tailleur, mâchant inlassablement son chewing-gum à la menthe —, et les toits colorés d’Espagne.

Il arrive un mardi matin, le dos douloureux à cause des dizaines d’heures passées dans la voiture. La villa paraît tout de suite immense, ce qui est absurde, parce que sa famille n’est composée que de lui et ses parents, et ils n’ont pas besoin de genre, trois étages à eux seuls. Ce n’est que lorsqu’il voit l’autre voiture qu’il comprend qu’ils ne seront pas seuls. Première déception.

Léo n’est pas un garçon compliqué, d’accord ? Il aime bien lire et parfois, il lui arrive d’écrire quelques mots sur une page world, avant de les effacer, parce qu’il les trouve trop mauvais pour être partagés. Il n’a pas besoin de grand-chose pour être satisfait : son iPod, ce bouquin de John Fante qu’il a commencé il y a quelques jours, une canette de Coca-Cola, et il est le plus heureux des hommes. C’est comme ça qu’il s’était représenté ses vacances. Mais il faut toujours que les choses soient plus mouvementées que prévues, hein ?

Il partage son étage avec Raven, parce qu’apparemment, laisser les ados dans leur coin est beaucoup plus drôle que de faire ce que toute personne logique ferait : séparer les familles. Au départ, Léo en est presque anxieux. Raven a des cheveux mi-longs, très lisses, très noirs. Elle porte du rouge à lèvres violet (ce n’était pas passé de mode, ce truc-là ?), des talons hauts, et une tonne d’eyeliner. Elle a des airs de True Emo Kid™ , mais Léo se rend vite compte qu’il n’a rien à craindre de cette fille, aussi impressionnante qu’elle paraisse.

Lors de cette étrange période de cohabitation, ils n’échangent pas beaucoup. Elle a cet air renfermé, et aussi un peu dur, comme s’il lui était arrivé des choses horribles, qui l’avaient rendue amère. (Léo se dit que c’est ce qui va avec le packaging ‘Emo’, il n’y fait pas attention. Chacun son passé, chacun ses secrets. Ça ne sert à rien de courir après les souvenirs, il y a un moment où il faut les laisser partir et apprendre à connaître la personne telle qu’elle est aujourd’hui).

Parfois, Raven reste des heures au balcon, ces longues jambes appuyées contre la table en marbre. Elle fixe l’horizon, cligne des yeux. Ses cils semblent découper le paysage.

— Tu as vu ? demande-t-elle. Les Espagnols vivent sur les toits.


Les mots de Raven ont dû avoir un impact particulier sur lui, ou bien peut-être qu’il n’est pas assez observateur pour noter ce genre d’évidences.

Les toits sont plats. Ils regorgent de couleurs, de vêtements flottant dans le vent, de guirlandes lumineuses. Ils y passent des heures et des heures, plongés dans le silence radio de la nuit. Léo garde son casque sur les oreilles. Ce n’est pas comme si Raven allait lui parler.


Depuis leur toit, la vue s’étend sur tout le reste de la ville. Ils sont au sommet du monde, pense Léo, ils ont accès aux courbes des bâtiments, aux plantes grimpantes, aux sourires des voisins et au ciel étoilé qui semble à portée de main. Lieu calme, apaisant et intemporel. Léo aime s’allonger sur le dos, les bras croisés derrière sa nuque, et siffloter un air des Beach Boys, ignorant la façon dont Raven roule des yeux, son expression suffisamment claire pour qu’il puisse deviner les mots ‘mais bon sang, pourquoi est-ce que tu écoutes encore cette merde’ cachés au fond de sa gorge.

Parfois, Léo se demande s’il pourrait sauter sur le toit voisin, et celui d’à côté, jusqu’à faire le tour de la ville. Il se dit que s’il y arrive, il aura quelque chose d’intéressant à écrire sur son ordinateur. Il ne fait jamais rien. C’est un peu triste.
D’ici, tout semble possible ; c’est un sentiment un peu insolite, un peu grossier, mais il l’aime bien.



La musique l’empêche de penser clairement. Elle résonne dans tout son corps, tambourine contre son coeur, depuis les énormes amplis branchés à quelques mètres derrière lui. Une main est tendue vers lui. C’est sa voisine, cette fille d’une vingtaine d’années, qui l’invite à la rejoindre. Il accepte l’invitation avec un demi-sourire : il n’a jamais été particulièrement fêtard, ou même sociable de manière générale. Mais passer de toit en toit est si facile qu’il se demande si ce qui va avec ne le sera pas autant.

Raven est juste derrière lui, elle saute, sans l’aide de personne. Elle attache ses cheveux en une queue-de-cheval haute qui lui donne des airs de fille branchée. Ce toit est bien plus grand que le leur, et plus rempli. Des gens dansent. Léo ne sait pas danser, il ne sait pas non plus parler Espagnol, mais il fait de son mieux pour ne pas être trop à l'écart. Il accepte ce qu’on lui donne à boire, hoche la tête quand on lui parle, accepte même de danser un peu (si on peut appeler ça danser). Étrange, cette façon de communiquer avec l’inconnu.

Après quelques bières, Léo cherche Raven. Il la trouve assise sur le rebord du toit, les yeux perdus dans l’obscurité, loin des lumières rougeâtres apportées par les lampes accrochées aux murs. Elle ne le remarque qu’au bout de quelques minutes, et il ne peut pas la blâmer pour ça — Léo est discret, invisible, il a l’étiquette ‘garçon timide’ collée au front. Elle ouvre la bouche, prononce des mots qu’il ne comprend pas à cause des basses trop fortes.

— Hein ? qu’il fait.

— Prend de la hauteur, répète-t-elle, lâche-toi. Tu es tout en haut. Tu ne pourras pas être plus haut que ça.

Et Léo sent les mots s’encrer dans sa peau, ramer dans son esprit étourdi par l’alcool. Sa bouche lui paraît soudainement sèche.

— Je m’amuse, réplique-t-il plus froidement qu’il ne le voudrait.

— Ouais.

— T’es pas obligée de gâcher le plaisir des autres parce que tu as un problème avec la vie, fait-il. T’as pas besoin d’être chiante comme ça.

— Et c’est moi qui ai un problème, ricane Raven.

— Va te faire foutre.

Il s’éloigne, veut retourner au coeur de la fête. Raven peut rester seule, il n’en a rien à foutre. Il ne la connaît même pas si bien que ça ; ils ont eu quoi, un total de treize conversations ? Alors qu’ils vivent juste à côté l’un de l’autre ? Ce n’est pas beaucoup.

Mais quand il rejoint les autres, il se sent de nouveau à part. Peut-être que parfois, être sur un toit, piste d’envol, ne suffit pas vraiment.


Il la retrouve le lendemain, sur leur toit à eux. Elle porte un vieux pyjama bleu, ses pieds sont nus contre les pierres chaudes sous les rayons du Soleil levant. Lorsqu’elle le voit, elle fait une bulle avec son chewing-gum, vert d’eau.

— Désolée pour hier, lance-t-elle.

Léo hausse les épaules. D’accord, il lui en veut toujours un peu.

— Tu comprends, je suis faible (Léo veut l’interrompre — elle ressemble à une guerrière, elle n’est pas faible —, il ne se permet pas de le faire). Vivre en bas, avec tout le monde ? Je ne suis pas douée à ça. Mais ici ? C’est comme si j’étais quelqu’un d’autre. Je fous mes pieds dans le vide, et je sens le monde entier tout en bas, et c’est un peu rassurant, tu ne trouves pas ? J’ai l’impression que cet endroit m’appartient. Pas toi ?

— Peut-être, dit Léo en haussant les épaules.

— Mais t’inquiète. Je veux bien te laisser empiéter sur mon territoire.


Cacaspray
Corones de Weber:
Le hasard ne s’était pas épris de cette hirondelle, celle-ci si forte qu’elle était capable de faire Paris-Londres en quelques minutes pour ses convictions.
Quelques pointes de bleue sur son bec aussi fin qu’une aiguille, son dos comme ses ailes similaire à de l’encre avec quelques tâches mélangées de façon hétérogène pour faire quelques courbes s’échappant jusqu’à ses plumes, son ventre, blanc à ce que je sache, mais je n’ai jamais été vraiment capable de la voir de face donc je ne m’avancerais pas plus ; ses pattes, aussi longues que la tige d’une fleur, incapable de rester plus de quelques heures sur mon sol ou mon toit; et son visage, avec ses yeux d’un marron tacheté de vert, recherchant tout sauf les fragiles choses en dessous d’elles, tout cette être me subjugue, me fascine, m’envoute, alors j’espère que vous comprenez pourquoi je continuerais de regarder en direction du ciel.

Pendant un long moment qui finalement restait trop court pour moi je voyais cette hirondelle survoler le sol, devant sans arrêt regarder en l’air afin de l’apercevoir, elle était juste trop haute, sa hauteur lui permettait de se rapprocher des étoiles, elles devaient danser pour elles après tout.
Quelques fois je me postais sur mon toit et je continuais à l’apercevoir me survolant une fois de plus, faisant des cercles, des courbes en fendant l’air comme les danses que je voyais étant encore plus enfant que je ne l’étais ; toujours seule, elle ne passait que très rarement au-dessus de mon toit.
Des idées saugrenues me venait en tête par moment, lui jeter une pierre par jalousie pour qu’elle stoppe cette danse qu’elle répétait sans arrêt ou encore l’appâter avec des graines sans savoir spécialement ce qu’elle aimait manger, rien ne la déstabilisa, elle continua cette danse, cette danse des anges.

C’est finalement le temps qui lui aura permis d’arrêter sa parade, cette fois-là elle s’était posée sur mon toit, elle aurait pu se poser sur n’importe qu’elle autre toit mais elle a choisi le mien cette fois-ci, cependant elle se posa à la frontière entre mon toit et le ciel lui permettant de s’envoler dès qu’elle le souhaitait, mais j’étais déjà heureux.
Je ne sais toujours pas pourquoi spécialement ce jour-ci, peut-être par curiosité, ou encore par courtoisie mais je ne pensais pas à cela quand l’événement eu lieu.
Le fait est que sur le coup, je n’ai absolument rien fais par peur de la voir s’envoler, je la scrutais dans ses amandes tachetés de vert sans penser à quelque chose de spécial, je me rendais pas compte de la chance que j’ai eus sur le coup, c’est peut-être pour cela qu’elle partit directement après, me laissant avec cette image.


Malheureusement ou heureusement pour moi, ce n’était pas la dernière rencontre sur mon toit avec cette danseuse, la deuxième se fit de façon assez spontanée, je pense toujours qu’elle recherchait quelque chose pour cette seconde fois, sans intérêt particulier pour moi.
Lors de cette embuscade j’étais debout entrain de regarder le sol contemplant quelque chose d’invisible pour moi et qui n’existe que pour les autres quand tout à coup j’entendis un doux chant sur mon côté gauche, je me retournât par réflexe quand je l’aperçus, j’ai directement fais un pas en arrière, je la craignais, mais elle, non, ce n’était pas le cas, comme si elle avait une aptitude à régner sur moi, elle me parla à travers son chant ; je n’ai pas réussi à comprendre ce qu’elle cherchait à me dire mais son chant n’était pas autoritaire, il était puissant mais toujours doux, de plus il était honnête et sans arrière-pensée, cela dit je n’ai rien compris sur l’instant, par tentative de lui satisfaire je lui lança un cailloux jusqu’à quelques centimètres de ces pattes, suite à cela son chant se ternit, il était remplis de son plus aigüe que précédemment, il n’a fallu que très peu de temps pour que c’est pattes florales se déracinent pour survoler les sols et les toits, c’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’importance qu’elle avait pour moi.


Les jours suivants je restais sur mon toit guettant son retour de pied ferme avec la volonté de l’aider, de lui être utile, je cherchais à l’amadouer avec ma fumée de cigarette me disant qu’elle pourrait confondre ceci avec des nuages et qu’elle souhaiterait dominée la fumée que je lui donnais avec sa danse pour les étoiles, mais déjà c’est différentes performances de ma part me ravissait de bonheur.
Quelque fois elles venaient, peut être grâce à ma fumée, en tout cas elle ramenait des branches pour se constituer un nid sur mon toit, et je continuais à me rapprocher de cette danseuse, ma danseuse.

Ces performances ont continuées pendant quelques mois, c’est lors d’une tentative désespérée de ma part que cela pris fin, ce jours-là je la vit danser de façon encore plus ample et artistique qu’avant, elle jouait avec l’air comme un nourrisson avec du coton, elle déchirait le ciel, montrant une coupure net du ciel en deux partis respectivement, son corps servait de frontière entre c’est deux partis ; ses ailes, comme des mains qui repousse, suffisait à repousser les deux côtés, je ne l’ai jamais trouvée aussi grande qu’à ce moment-là, elle, transcendant les cieux, m’autorisait à la nourrir, à la contempler et même à la loger sur mon toit guère abandonné.
Se posant sur le centre de mon toit où je me trouvais me chantant ses douces paroles qui ravivait mes oreilles, elle n’avait comme défaut que ma présence.
C’est alors que timidement en réaction avec ce qu’elle m’offrait, je tentai de la prendre dans mes mains, son refus fut net et elle s’envola sans danser, c’était la première fois.


Depuis ce jours je n’allais même plus sur mon propre toit, peut-être qu’elle s’y trouvait, mais, je n’avais pas la force de faire les quelques pas, par peur.
Je voulais tellement qu’elle fasse son nid sur mon toit, qu’importe si elle continue de danser dans les airs, attendant des jours pour qu’elle revienne sur mon toit, cela ne la rendait que plus belle.
Le fait de ne pas être sur mon toit ne voulait cependant pas dire que je ne cherchais pas à la revoir, juste que je faisais le moins de choses pour retrouver mon bonheur.
Je savais pertinemment que les mots n’aidais ni la situation et ni moi-même, cela dit je continuais à les écrire, les penser.

Il n’y a eu aucun déclenchement spécifique pour que ma motivation m’aide à surpasser le mur qui bloquait le chemin vers mon toit, peut être mes mots, au final  à force de me répéter : « J’irais te donner les nuages afin que tu puisse t’asseoir dans ce confortable fauteuil ; toi qui danse pour le sourire des étoiles, j’irais te chercher ces étoiles impossible à atteindre pour moi afin que tu puisses connaitre leur réactions ;je te ferais une berceuse au piano sans savoir quelle touche je dois enclencher » peut être que cela me poussa à faire ce minuscule pas pour quiconque, mais si grand pour moi.
En tout cas j’étais de nouveau sur mon toit, découvrant les vestiges de ton nid, j’ai tout de suite fait en sorte de le conserver et j’attendis, j’attendis de nombreux jours, sans revoir cette chose qui est mon modèle, mon but.


C’est alors que je t’aperçus comme la première fois entrain de voler au-dessus du sol non loin de chez moi sans me regarder, juste en volant, ta danse avait encore changée, c’était devenue une valse ; ce jour-ci il pleuvait.

De nouveau je te revoyais sur mon toit de temps en temps mettant au fur et à mesure des branches afin de faire ton nid mais qui ne se complétera peut être jamais notamment due à mes actes trop timides, ce n’est pas que je n’essaye pas, c’est surtout la peur qui m’empêche de continuer ce but, je ne sais pas si j’ai toujours d’autres objectifs cela dit, je pense que oui même si ils sont cachés derrière ce rideau si opaque qui te va à ravir.
A partir du moment où je suis retourné sur mon toit, j’aurais dus laisser mon deuil de côté, j’aurais dus élargir ce toit pour toi, mais non, je ne suis qu’un être humain après tout.

Au final, je repense à ces moments, je me dis que j’aurais peut être due chercher à voler au-dessus de ton toit, après tout je suis pas sûr de le faire, je ne suis peut-être pas capable d’évoluer en hirondelle comme toi, puis c’est vrai que je ne m’étais jamais demandé si tu en avais un, après tout, je ne cherchais pas à aller sur ton toit vue que n’y ai pas pensé, alors pourquoi, pourquoi toi tu cherchais à faire ton nid sur le mien ?


Lonely D
Toit+Moi:

   Midi. Dans la cours du lycée Piniac, la cloche sonne l'heure du déjeuner. Déjà dans les salles de cours on peut entendre le raclement des chaises que l'on tire, les portes qui s'ouvrent à la volée, les bavardages croissants. Bientôt, un flot d'élèves bruyants se précipitent dans les couloirs, jouant des coudes dans les escaliers, guidés par le gargouillement de leur estomac. Certains poussent, d'autres pestent, tous se dirigent vers la sortie, impatients.
   Tous sauf moi. Me frayant un passage à travers la masse dense qui converge vers les portes, je me faufile jusqu'aux escaliers et commence mon ascension, petit poisson luttant contre le courant. J'ai toujours été ce genre de gars, celui qui ne fait jamais rien comme les autres, celui qui ne suit pas le mouvement. Deuxième palier, troisième, à droite au fond du couloir, porte rouge. La fameuse porte rouge. Elle est verrouillée bien sûr, mais cela ne m'arrête pas. Je la franchis avec une légère appréhension, comme à chaque fois.
   Une bruine légère vient m'accueillir. Ciel nuageux, bourrasques d'automne, mon temps préféré. Je ferme les yeux un instant, sentant la pression de ces dernières heures se dissiper lentement. Le toit du lycée. Mon sanctuaire. Je ne sais plus à quand remonte la première fois que je suis venu ici, ni ce que je cherchais. Mais ce que j'y ai trouvé, c'est une quiétude nouvelle, un moment de répit loin du chaos de ma vie de lycéen. Du haut de ces quatorze mètres de béton, tout semble si différent. En bas, la vie continue de grouiller, mais les mots ne sont plus que des murmures, les gens des silhouettes. Tout paraît si... futile. Je suis là, invisible, observant mes ''camarades'' déambuler dans la cour, absorbés par leur petite vie. De là où ils sont, se doutent-ils qu'ils font partie d'une gigantesque fresque qui les dépasse ? Tant d'intrigues se déroulent entre ces vieux murs ! Je ne me lasse pas de venir les découvrir, jours après jours, et du haut de mon perchoir, rien ne m'échappe.

   Dans la file d'attente de la cantine, à l'angle du bâtiment principal, un lycéen rondouillard fouille frénétiquement dans son sac, visiblement inquiet, se mordillant la lèvre. Constatant que ce qu'il cherche ne s'y trouve pas, il commence à lancer des regards anxieux autour de lui, tâte toutes ses poches à plusieurs reprises, avant de rebrousser chemin, ses yeux balayant le sol. A une centaine de mètres de là, un professeur d'économie ramasse un porte-feuille, en tire une carte qu'il examine un instant avant de se diriger vers le bureau de la surveillante générale. Or, celle-ci ne s'y trouve pas, puisqu'elle est en ce moment même en train de réprimander une jeune fille à l'entrée de l'école à propos de l'indécence de sa tenue, jugée bien trop révélatrice. Le groupe de garçon observant la scène non loin de là ne semblent pourtant pas être de cet avis, leurs yeux baladeurs se perdant sur les courbes généreuses de la lycéenne... Quelle n'est pas leur déception lorsque celle-ci est contrainte de suivre la surgé jusqu'à son bureau, les arrachant soudainement à leurs rêveries friponnes. Sans cette distraction, peut être aurait-elle remarqué près des casiers trois lycéennes à la mine patibulaire entourant une plus jeune recroquevillée sur elle-même. Elles tirent sur son sac, la victime résiste, une gifle lui fait lâcher prise. Déversant son contenu à terre, elles s'amusent à piétiner ses affaires. Elle tente d'appeler à l'aide, une bottine noir s'écrase sur sa cheville. Les ricanements couvrent ses sanglots.
« Ne lutte pas, ça ne fait qu'empirer les choses... » pensais-je.
   Tandis que les brimades se poursuivent, mes propres souvenirs se réveillent. Les brutes s'en prennent toujours au plus faible, celui qu'on ne remarque pas, celui qu'on ne connaît pas assez, celui pour qui on hésite à risquer sa peau. J'étais ce gars-là, le solitaire, le marginal, la proie facile. Combien de temps ça a duré ? Les dérouillées, les humiliations, les rictus de ces deux types qui me regardaient de haut. Les adultes qui ne sont jamais là, le regard des autres qui se détournent, ce sentiment d'impuissance, et ce goût insupportable... le goût amer de la lâcheté. Je me souviens à présent. C'est la raison pour laquelle je suis venu sur ce toit en premier lieu. Pour échapper à tout ça. Mon refuge. Ici, rien ne pouvait plus m'atteindre. Depuis que j'ai découvert cet endroit, j'ai l'impression de tout voir avec plus de recul, mes angoisses s'estompent, je me sens invulnérable. Quelques temps après, conforté par cette confiance nouvelle, j'ai pris ma revanche. Mes détracteurs ne s'attendaient pas à ce que je me dresse devant eux. Pour la première fois, j'ai lu la peur dans leurs yeux. Leurs cris, couplés à la douceur de la vengeance... Une leçon indélébile au nom de tout ceux qui ont souffert ce calvaire. Aujourd'hui encore, on parle toujours de cet incident et c'est avec une certaine appréhension qu'on murmure mon nom dans les couloirs. Je dois avouer que j'en tire une certaine fierté. Enfin, tout ça me semble loin maintenant.
   Je détache mon regard de cette scène sordide. Je ne peux rien pour elle. A quoi bon l'aider si la prochaine fois que ces garces lui tombent dessus, elle est incapable de s'en sortir seule ? C'est peut-être le fait d'observer à cette distance, mais je me sens de moins en moins sensibles à ce genre de déboires. Pourtant, j'aime les histoires tristes de ce vieux lycée, il s'y ait passé tant de choses : un avion britannique s'y ait un jour crashé pendant la guerre, un professeur aurait eu une affaire avec une élève, on parle même d'un lycéen qui se serait suicidé du haut de ce toit... J'ai toujours été friand de ce genre de ragots.
   Mes yeux errent un moment avant de s'arrêter sur un garçon et une fille se faisant face sous le grand tilleul aux branches dégarnis qui trône au milieu de la pelouse. C'est bien ce que je crois ? Ces deux là, je les reconnais, cela fait des semaines que je les vois se tourner autour en s'épiant l'un l'autre. A t-il enfin trouvé le courage de lui parler ? Je les observe, intrigué. Il semble réciter quelque chose, ses mains tremblent. Elle lui lance des regards furtifs en esquissant des sourires timides. Malgré la distance et l'ombre qui les recouvre, je devine aisément que tout deux sont écarlates. Le jeune homme finit par tendre la main. Après un moment d'hésitation, elle glisse ses doigts dans les siens, et fait un pas vers lui. Tout deux se rapprochent lentement, leurs paupières se ferment, leurs lèvres se frôlent et...
« CLANK ! »
Je sursaute. Derrière moi, quelqu'un vient d'ouvrir le vasistas reliant le toit à la salle de chimie. Réflexe stupide, je me cache près de la cheminée. Qui diable ose venir troubler ma tranquillité ? Une main saisit l'encadrement de la fenêtre et une petite rousse se hisse bientôt par l'ouverture. Je découvre avec surprise la lycéenne qui se faisait maltraiter quelques minutes plus tôt. Sa longue natte à moitié défaite, la joue rouge et du mascara coulant sous ses yeux, elle fait quelque pas en boitillant avant de s'écrouler en sanglots. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle cache son visage dans ses mains. A quelques pas, j'observe la scène en silence. Ce qu'elle ressent en ce moment, je suis passé par là. Cette peine, ce dégoût...
« Qu'est-ce que je fais maintenant... ? »
   Je n'aime pas me mêler de la vie des gens. J'aurais souhaité qu'ils le fassent lorsque j'avais des ennuis, au lieu de ça, ils m'ont tourné le dos. Depuis cette époque, je limite au mieux mes interactions avec mes sois-disant ''camarades'', et je m'en porte très bien. Pourtant, pour une raison que j'ai du mal à cerner, la détresse de cette jeune fille me secoue. Peut être parce que j'ai un jour été à sa place ? Mais moi, je m'en suis sorti. Devrais-je la guider, l'aider à faire de même ? J'hésite. Une partie de moi me dit que je ne dois pas m'impliquer, c'est sa vie après tout ! Le son de ses pleurs fait chanceler cette certitude. Je n'ai jamais aimé voir une fille pleurer... Au dessus de nous, de lourds nuages noirs se sont formés et la bruine se change en pluie fine. Je lève les yeux au ciel. Combien de temps ai-je passé sur ce toit sous les averses tandis que les autres se terraient à l'abri sous le préau bondé ? Encore quelque chose qui m'éloigne d'eux. J'ai toujours l'impression de vivre dans un autre monde, forcé de m'adapter au leur. Si seulement quelqu'un prenait la peine de faire un pas dans le mien... Mon regard se pose à nouveau sur la jeune fille essuyant son visage à quelques mètres. Espère t-elle la même chose en secret? J'ai autrefois triomphé de ma peur et de ma lâcheté, mais la solitude me ronge toujours. Mon toit. Mon royaume. Peut-être pourrais-je partager ma couronne... ?
« Ne fais pas ça, ne fais pas ça, ce n'est pas toi » me répète une petite voix agaçante dans ma tête.
Elle souffre. Quel genre de monstre serais-je si je restais insensible à ses larmes ? C'est décidé, je vais la sauver. Elle ne sera plus seule. Je ne serai plus seul.
   Je m'approche doucement et effleure son épaule. Elle sursaute en m'apercevant et a un geste de recul. Je lui souris pour la rassurer et lui tend la main. Elle m'observe un long moment, confuse.
« Suis-moi, tu vas voir » lui dis-je en m'approchant de la limite du toit et en lui faisant signe de me suivre.
Un peu effrayée, elle trouve tout de même le courage de se lever et fait quelques pas vers moi. Lorsqu'elle me rejoint, je lui murmure :
« Regarde, la voilà ta lueur d'espoir »
Elle me dévisage sans comprendre.
« Je... je ne saisis pas ce que tu dis, » dit-elle en tremblotant, « je ne comprends pas... »
D'un geste, je lui désigne la cour tout en bas. Elle suit mon doigt, fixe un moment les flaques noires qui se forment au sol, perplexe. Puis peu à peu, je vois naître dans ses yeux le même éclat qui m'était apparut il y a fort longtemps. Elle me regarde à nouveau, pluie et larmes se mêlent sur ses joues. Elle a compris. Je lui souris et lui fais un signe de la tête. Contemplant la vue, elle prend une profonde inspiration. La peur et le doute laisse place à une folle détermination. Ses lèvres frémissent. Elle ferme les yeux.

Un pas en avant. Le vent qui siffle. L'eau qui remonte. Le sol qui se rapproche... Les flaques se teintent de rouge.

   En bas, c'est l'affolement. Cris, choc, panique... Un attroupement bruyant se forme autour de la silhouette inerte étendue sur le sol. Depuis le toit, je les regarde s'agiter. Sur ma gauche, une jeune fille rousse flotte à présent à mes côtés. Son visage est aussi pâle que le mien, mais il respire une sérénité nouvelle. Mes doigts fantomatiques cherchent les siens, elle n'esquive pas et me sourit. Je l'ai sauvée. Ils ne peuvent plus nous faire de mal. Loin de leurs tourments, loin de la souffrance, ensemble. Pour toujours.


Naru  
Spoiler:

Les fracas de la bataille se répercutaient sur les murs, le long des ruelles, écorchaient les vieilles demeures, les édifices religieux et les statues des places. Sezera était en train de tomber sous le feu ennemi. Les soldats des deux camps s'étaient affrontés de longs jours devant les remparts, mais même protégé par ses lourds murs de pierres, ses ruelles exiguës et sa garde bien formée, la ville ne pouvait contenir l'assaut d'une armée trois fois plus nombreuse que la sienne.
Les portes Sud avaient cédé aux premières lueurs du jour et la guerre avait gagné les civils. Les envahisseurs ne faisaient plus de distinction entre les hommes formés à tuer et prêt à donner leurs vies et les femmes, vieillards et enfants qui n'avaient pas eu leur mot à dire. La folie des champs de bataille s'était invitée au cœur de la ville et la mort en avait fait sa demeure.
Depuis les hauteurs d'un toit encore en état de tenir, une silhouette était assise en tailleur, les yeux quelque peu dans le vague, observant la lente course des nuages qui avaient viré au gris cendreux avec les feux qui s'étaient déclarés en contrebas. Seul un brouhaha indistinct lui parvenait entre cris étouffés, acier s'entrechoquant et les bâtisses s'écroulant sous les flammes.
Le jeune homme semblait indifférent à l'horreur qui se jouait plus bas, tout comme aucun œil ne pouvaient s'arrêter sur lui pour chercher aussi bien un soutien qu'un ennemi de plus à abattre.
Il était invisible pour les humains. Il attendait simplement.
Les heures s'écoulaient tandis que le soleil, caché derrière une fumée de plus en plus noire et opaque, continuait inlassablement sa course. Le murmure de la guerre avait perdu en intensité, Sezera avait plié. Les soldats vainqueurs avaient été arrêtés dans leur folie destructrice par leurs supérieurs, mais le sang avait tellement coulé qu'il restait peu de survivants dans les rues de la ville. Quelques pauvres âmes se terraient dans d'improbables cachettes, terrifiées qu'un ennemi ne les trouvent ou que le feu ai raison d'elles.
Aucun prisonnier n'avait été fait. Les soldats quittaient peu à peu la cité maintenant ravagée par les flammes, laissant les survivants à leurs malheurs. Quelque part, une autre guerre, un autre combat les attendaient.
Du haut de son perchoir, les yeux rouges du jeune homme se tournèrent vers l'Est. Une autre silhouette se découpait au-dessus du champ de bataille et de l'armée victorieuse. Quatre grandes ailes d'un vert intense lui permettaient de filer à grande allure au-dessus des hommes. Sa peau brune était quelque peu écailleuse et deux cornes ornaient le sommet de son crâne. Deux yeux jaunes scrutaient les soldats avec intérêt et satisfaction.
Le dieu de la guerre semblait avoir apprécié le spectacle.
Le jeune homme soupira. Si ses frères et sœurs divins ne pouvaient ni comprendre, ni ressentir les émotions humaines, lui était différent. Il ne bougea cependant pas du toit, attendant que partent les vainqueurs et que la nuit vienne déposer son voile sombre. Il n'agirait pas avant. Tel était son devoir. Il avait tout observé depuis ce toit qui ne tenait debout que parce qu'il y siégeait encore. Il en avait fait son trône le temps d'accomplir son devoir. Il l'avait choisi bien avant que les soldats ennemis ne soient en vue. Il savait. Mais il ne pouvait intervenir. Alors il devait choisir l'endroit où il observerait avec minutie. Et encore une fois, il n'avait rien manqué, ni des jours heureux et insouciants, ni des massacres et des tueries. Ses yeux lui permettaient de voir bien au-delà de la fumée, des flammes et du dédale de ruelles. Il pouvait voir les corps rendre leur dernier souffle, les yeux se fermer de terreur, les bras se serrer de soulagement et ceux qui luttaient encore pour survivre.
Lorsque la lune monta dans le ciel nocturne et qu'une pluie inattendue vienne abréger les souffrances de Sezera, il se redressa enfin.

Un silence assourdissant écrasait la ville. Le sang avait lentement roulé le long des pavés en de petites rigoles rouges sombres. Les cadavres étaient éparpillés dans chaque recoin de la cité, depuis les plus nobles et riches aux plus miséreux. Tous étaient réunis dans la mort. La pluie avait calmé la fureur des flammes et quelques bâtiments étaient encore debout. De rares survivants erraient parmi les décombres, sursautant au moindre bruit suspect, pleurant leurs familles perdues, leurs amis disparus, leurs maisons ravagés, leurs possessions envolées. Leurs vies détruites. La souffrance n'était pas partie avec l'ennemie.
Depuis le toit devenu le plus haut point d'observation de Sezera, le jeune homme inspira profondément avant d'entonner un chant mélodieux. Sa voix ne résonnait pas pour les humains, elle ne venait pas les effleurer, ni les réconforter. Elle ne leur était pas destinée.
Et dans le ciel s'élevèrent lentement les âmes des morts. Guidées par la voix, elles s'élevèrent dans l'obscurité, tressaillants, flottant faiblement pour rejoindre le jeune homme, seul sur le toit le plus élevé de la ville. Elles ne pouvaient pas se perdre tant qu'il était là, veillant au-dessus des décombres et du labyrinthe tourmenté qu'était devenue la terre pour elles. Le chant les guidait vers le corps du jeune homme qui les accueillaient en son sein.
Le dieu de la mort chantait pour faire venir les âmes à lui où le repos éternel leur serait accordé. Hommes, femmes, enfants, soldats ennemis comme soldats Sezerant, les lâches qui avaient abandonné leurs amis sans se retourner comme ceux qui avaient courageusement essayé de protéger leur fuite. Aucune âme n'était mise de côté par la mort. Le chant venait les libérer, les entraîner dans une dernière danse.
Et à chaque fois que l'une d'entre elles était assimilée par le jeune homme, tous leurs souvenirs, des plus violents aux plus chaleureux venaient se déverser dans son esprit. Il éprouvaient toutes leurs sensations, toutes leurs émotions.
Mais alors que le chant arrivait à sa fin et qu'il absorbait les dernières âmes, une forte lumière attira l'attention du dieu de la mort. Avec douceur, il s'envola du toit pour se rapprocher de la lumière. La pureté de cette âme était sans précédent. Et pour une raison qui lui était inconnue, elle résistait à son chant et ne semblait pas vouloir quitter le corps sans vie allongée dans la ruelle.
Intrigué, le jeune homme aux yeux rouges tendit la main vers la boule de lumière formée par l'âme. À peine l'avait-il effleuré qu'un flot de souvenirs le traversa. L'adolescente que l'on avait sauvagement assassinée avait vécu une vie pleine d'insouciance, de légèreté et de bonheur. Elle avait aussi connu la peur et la tristesse, mais cela n'avait jamais ébranlé sa volonté de vivre. Une volonté hors du commun. D'une puissance absolue.
Une pensée traversa l'esprit du dieu de la mort. Une pensée qu'il n'avait jamais eut jusque-là. Une idée qui lui était étrangère malgré les innombrables années qu'il avait passées sur cette terre.
Pour la première fois, il n'avait pas envie de prendre cette âme.
Tout se passa alors en une fraction de seconde. La boule de lumière explosa, attirant le jeune homme en son centre.



Des chuchotements ne cessaient de virevolter dans l'air. Avec lenteur, la jeune fille ouvrit les yeux et remua quelque peu. Elle était allongée dans un lit confortable. Les chuchotements autour d'elle se turent et son regard se porta sur les trois femmes qui la surveillaient.
_Vous... Vous êtes réveillé. Commença la plus âgée. La femme avait des traits ridés, ses cheveux gris avaient été coiffés en un chignon en bataille, mais il se dégageait d'elle une impression de force. Les deux autres n'arrivaient pas à soutenir le regard de la blessée et partirent en courant à grands cris.
Quelque peu désorientée, l'adolescente ne broncha pas. Elle ne savait pas où elle était et son esprit semblait embrumé. Elle toucha sa poitrine et rencontra un bandage serré. Une douleur sourde répondit à ses doigts et son cœur se mit tout à coup à battre plus vite. Une main ridée vint arrêter l'exploration de ses blessures.
_Comment t'appelle-tu ?
_Esie. La voix de la jeune fille était roque et cassée. Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? Continua-t-elle.
Une tristesse infinie passa dans le regard de la vieille femme. Elle ne pu mettre des mots sur ce qu'elle avait vécut et préféra indiquer la fenêtre à la jeune fille.
Un soleil maussade éclairait les ruines de Sezera.
_Lorsqu'on t'as trouvé, tu étais mal en point. Au début... Tu semblais morte. Et puis, tu as ouvert les yeux et tu t'es mise à chanté avant de t'évanouir. Je n'avais jamais entendu un son pareil...
Esie ne comprenait rien. Elle n'arrivait à se rappeler ni de ce chant, ni de ce qui lui était arrivé. Elle se souvenait de ses parents, de sa sœur, de son enfance dans la grande demeure au Nord de Sezera. Mais les ruines qu'elle apercevaient par la fenêtre suggéraient quelque chose qu'elle ne pouvait appréhender pour le moment.
Elle décida de fermer son esprit aux questions qui menaçaient de la faire plonger dans la folie des souvenirs récents et se rallongea.
La vielle femme ne lui en tient pas rigueur et tamponna son front avec un chiffon humide.
_Je n'avais jamais vu une telle couleur non plus. Murmura-t-elle.
Esie la regarda d'un air surpris qui déstabilisa sa soigneuse.
_Tes.. Yeux.
_Qu'est-ce qu'ils ont mes yeux ?
_Ils sont rouges.


Dernière édition par Naru le Lun 10 Avr 2017 - 22:58, édité 3 fois

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Lonely D. le Mar 28 Fév 2017 - 21:56

Oh, en voilà un thème peu commun '-'

Le travail de recherche sera sans aucun doute intéressant, ça promet ! Bon courage à tous, et que l'inspiration guide votre plume : )
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Toasterfugace le Mar 28 Fév 2017 - 22:13

Hussard. Voilà, la vanne est faite, ne vous en donnez pas la peine c:


Dernière édition par Toasterfugace le Mer 1 Mar 2017 - 16:24, édité 1 fois
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Mr_John_ le Mer 1 Mar 2017 - 7:21

Je vais y réfléchir et je vous dirait si je me lance dans ce concours ^^
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par CacaSpray le Jeu 2 Mar 2017 - 21:26

Olla! Je participe pour une fois!
J'ai déjà fais mon texte, reste plus qu'à corriger les ambiguïtés qui vous feront haïr mon texte, et ce sera bon !
Mais Naru, j'aurais bien aimer faire un poème pour celui là, c'est car tu considère que c'est impossible de comparer des textes et des poèmes entre eux ou alors tu hais juste les poèmes? :O
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Jeu 2 Mar 2017 - 23:31

XD
J'aime bien la poésie! ^^

Les poèmes sont interdits parce qu'on ne peut pas les juger sur les même critères que les textes. Comme ça tout le monde est à égalité. ^^

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par otakugirl le Ven 3 Mar 2017 - 12:26

Compliqué comme thème, c'est vrai qu'il va falloir faire de sacré recherche ^^
Arrrg je suis pas du tout inspiré, j'accepte le challenge capitaine Naru, je vais essayer d'écrire un truc potable haha (pas comme le concours précédent).
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Ven 3 Mar 2017 - 13:28

XD

Mais non c'est pas si compliqué!^^ ça peut se passer aussi bien en journée que la nuit!^^ ça peut très bien être médiéval comme contemporain!^^ Un archer qui attends sa proie, un ado venu tagger un truc, une femme qui s'installe sur le toit de sa maison pour observer les étoiles etc....
Y a pleins de choses possible!^^

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par otakugirl le Ven 3 Mar 2017 - 16:13

Bon bah finalement j'ai été inspiré je l'ai fini et le posterai sûrement ce soir apres avoir fait certaines modifications notamment pour la conjugaison voilaaaaaaa
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Ven 3 Mar 2017 - 19:24

he he ! tu vois!^^

On attends ça, pas de soucis!^^

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Mr_John_ le Dim 5 Mar 2017 - 0:57

Bon ,j'annonce officiellement ma participation à ce 51 ème concours et le john qui fait de la fiction est de retour!! L'argumentatif ne me reussit pas et le temps aussi le mois dernier,mais là ,..J'arrive ^^

Bon sur un toit ,ce sera dans le thème sans l'être mais après tout,un sommet montagneux peut être le toit du monde ^^
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par otakugirl le Mar 7 Mar 2017 - 9:17

Je poste mon texte des que possible etant sur le telephone ca va mettre un petit moment pour tout ecrire mais je vais réussir^^
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Sagiga le Mar 7 Mar 2017 - 9:43

Mdr Otaku, tu sais il te reste près d'un mois encore pour poster ton texte, t'embête pas à le retaper sur téléphone c'est de la folie xD
Il vaut mieux attendre que tu sois chez toi, le faire de ton ordi, non ? ^^'

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par yuriakai le Dim 12 Mar 2017 - 21:40

Je participe !!!
Bon je viens de finir mon texte il est petit comme d'habitude xD. Le jour où je ferais un texte aussi grand que ceux de naru est très lointain xD
Bref,mon texte est inspiré d'un challenge venant de Russie qui arrive peu à peu en France. Surtout ne le tentait pas !!!
Je suis pas trop sûre qu'il ne soit pas hors-sujet parce que je parle du toit que vers la fin ^^"
Spoiler:
 Depuis que je l'ai vu ,je n'ai pas sus résister, l'envie de recommencer un challenge était intense.Je venais tout juste de finir celui avec la glace et le sel et c'était déjà reparti pour un autre ,malgré ma blessure dû au mélange sel-glace.Celui-ci était le "blue whale challenge" qui consistait à faire des défis pendant 50 jours .
Tout est allé si vite ,j'ai été contacté par une personne qui disait être un parrain,ensuite il m'a posé des questions, et quand il n'en eut plus,il m'a dit que c'était parfait ,que j'étais prête pour commencer .
Tout les défis qu'il m'a donné chaque jours  me sembler facile car j'étais habituer à tout cela ,je ne dormais presque pas par peur d'aller à l'école et je me sacrifier souvent pour me soulager.
Après avoir réalisé jour après jour les défis, on été déjà arrivé au dernier où je devait sauté d'un toit.
Quand je suis arrivé sur le toit , je ne sais pas ce qu'il m'est arrivé , sur le moment je ne ressentait plus aucune peur comme si je n'étais plus moi même.Plus je m'avançait ,plus je sentais ma mort proche . Pour immortaliser ce jour ,le parrain m'avait demandé de prendre un photo au dessus du vide et de la postait sur les réseaux sociaux,ce que j'ai fait .
Au début , je ne croyais pas qun ce challenge  allait me mener jusqu'à là,c'était juste un jeu pour moi.Mais maintenant ,il est trop tard il ne me reste à peine que quelques secondes avant que je saute.Cependant je ressens un peu de tristesse ,je n'ai pas eu le temps de dire adieu  à ma famille qui m'a tant  soutenu ,les seules personnes qui représenter quelque chose pour moi ,j'ai juste laisser un mot dans lequel est écrit "Merci".
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Liuanne le Mar 14 Mar 2017 - 19:29

Hey ! Petite question concernant le thème : l'action doit-elle toujours avoir lieu sur un toit ? Ou bien peut-être couper le texte en plusieurs courtes parties, certaines (la plupart) depuis un toit, d'autres juste pour explorer quelque chose de différent ?

En tout cas, l'idée me plaît :) !
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Mar 14 Mar 2017 - 20:04

Salut Liuanne !^^ Et bienvenue!^^

Alors. Il s'agit d'un thème donc ton texte peu avoir quelques parties qui ne se passent pas sur un toit mais le coeur du texte doit mettre le thème en valeur, donc il faut que le gros de ton texte parle de quelque chose qui se passe sur un toit.

Yuriakai: ton texte rentre dans le thème parce qu'il est très court donc au final, ce qu'il se passe sur le toit est le point culminant de ton histoire. ^^
Je trouve un peu dommage par contre que tu n'ai pas plus détaillé tout ça!^^ c'est tellement court que je n'étais pas sur d'avoir tout compris. (mais je pense que si!^^)
Le problème d'un texte si court c'est qu'on à du mal à ressentir de l'empathie, de l'émotion pour ton personnage. ^^'

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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par yuriakai le Mar 14 Mar 2017 - 20:14

Okay ,merci pour ton avis ^^
Je vais essayer de l'agrandir mais sur le moment j'ai pas d'idée mais bon ça va j'ai encore le temps x)
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Liuanne le Mar 14 Mar 2017 - 21:12

Merci pour les précisions ! 

Bon bah du coup, j'annonce ma participation. Quelques corrections, et mon texte est fini :) !
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Mr_John_ le Mer 15 Mar 2017 - 22:15

Bonjour,je viens vite fait pour vous dire que je ne pourrais pas faire le concours ce mois ci ,car je suis assez occupé et que finalement le sujet m'inspire pas ^^Je serais là pour le mois prochain je vous l'assure^^
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par otakugirl le Sam 18 Mar 2017 - 16:26

Bonjour, je poste ma participation. Je n aerive point a mettre le spoiler je poste mon tecte comme ça j espere que quelqu'un pourra le mettre sous spoiler a ma place merci.


Spoiler:

L'air frais de la rue, sauter de maison en maison c'est ça que j'aime la nuit. Sans oublier ce ciel bleu profond, ces étoile qui brille de mille feux et cette lune, cela reste tout de même ce que je préfère. 

Je suis là, je marche tel un homme à la recherche de sa dulcinée. En cette nuit céruléenne je l'ai croisé douce et gracieuse, son pelage roux et blanc flottant au vent. Elle a levé les yeux et ne regards se sont croisés, je me suis perdue dans ses yeux, ils sont d'un vert...j'ai l'impression de me noyer dans un océan d'émeraude. Ce n'est qu'éphémère, je repris mes esprits quand elle partit. Elle marche puis se met à courir et danser de toit en toit. Que dois-je faire? "Cesse de bavardage, va la retrouver, cours lui après et rattrape la. Va et tente ta chance " Je l'écoute et fini par me soumettre à cette voix je m'élance, j'arpente les toits à sa recherche. Est-elle là ? Ici ? Là-bas ? Tout à coup, une odeur m'interpelle et me déstabilise dans ma quête. Cette délicieuse odeur de poulet qui sort d'une cheminée.  Je m'arrête un instant pour humer ce parfum. Cette odeur s'estompe, je finis par ne plus la sentir. Avant qu'il ne soit trop tard, je repars à la recherche de ma dulcinée, j'essaie de la retrouver tant bien que mal. J'aperçois une ombre au loin, est-ce elle ? Je m'approche et non ce n'est pas elle, c'est juste quelqu'un qui ère dans les ténèbres de la nuit. Je poursuis mes recherches parmi les toitures. Je la vois étendu sur un toit plat, regardant les étoiles. Je la contemple de loin, après un moment d'hésitation je décide de m'approcher d'elle. Je m'allonge à ses côtés, muet, ne sachant quoi dire. Elle est si belle. Sa beauté me fascine et me subjugue,  tellement que je m'endors paisiblement près d'elle. J'ouvre doucement les yeux, aveuglé par la lumière du jour, le soleil qui illumine la pièce. Ce n'était donc qu'un n rêve, le songe de cette féline me faire réfléchir. Existe-t-elle vraiment ?

Bonne lecture
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Liuanne le Sam 18 Mar 2017 - 16:40

Sympa ^^ quelques fautes et maladresses, mais jolie ambiance.

J'en profite pour poster mon texte

Spoiler:
Il y a trois images qu’il n’arrive pas à se sortir de la tête, après cet été-là : les vieilles sandales de sa mère, Raven — assise en tailleur, mâchant inlassablement son chewing-gum à la menthe —, et les toits colorés d’Espagne.

Il arrive un mardi matin, le dos douloureux à cause des dizaines d’heures passées dans la voiture. La villa paraît tout de suite immense, ce qui est absurde, parce que sa famille n’est composée que de lui et ses parents, et ils n’ont pas besoin de genre, trois étages à eux seuls. Ce n’est que lorsqu’il voit l’autre voiture qu’il comprend qu’ils ne seront pas seuls. Première déception.

Léo n’est pas un garçon compliqué, d’accord ? Il aime bien lire et parfois, il lui arrive d’écrire quelques mots sur une page world, avant de les effacer, parce qu’il les trouve trop mauvais pour être partagés. Il n’a pas besoin de grand-chose pour être satisfait : son iPod, ce bouquin de John Fante qu’il a commencé il y a quelques jours, une canette de Coca-Cola, et il est le plus heureux des hommes. C’est comme ça qu’il s’était représenté ses vacances. Mais il faut toujours que les choses soient plus mouvementées que prévues, hein ?

Il partage son étage avec Raven, parce qu’apparemment, laisser les ados dans leur coin est beaucoup plus drôle que de faire ce que toute personne logique ferait : séparer les familles. Au départ, Léo en est presque anxieux. Raven a des cheveux mi-longs, très lisses, très noirs. Elle porte du rouge à lèvres violet (ce n’était pas passé de mode, ce truc-là ?), des talons hauts, et une tonne d’eyeliner. Elle a des airs de True Emo Kid™ , mais Léo se rend vite compte qu’il n’a rien à craindre de cette fille, aussi impressionnante qu’elle paraisse.

Lors de cette étrange période de cohabitation, ils n’échangent pas beaucoup. Elle a cet air renfermé, et aussi un peu dur, comme s’il lui était arrivé des choses horribles, qui l’avaient rendue amère. (Léo se dit que c’est ce qui va avec le packaging ‘Emo’, il n’y fait pas attention. Chacun son passé, chacun ses secrets. Ça ne sert à rien de courir après les souvenirs, il y a un moment où il faut les laisser partir et apprendre à connaître la personne telle qu’elle est aujourd’hui).

Parfois, Raven reste des heures au balcon, ces longues jambes appuyées contre la table en marbre. Elle fixe l’horizon, cligne des yeux. Ses cils semblent découper le paysage.

— Tu as vu ? demande-t-elle. Les Espagnols vivent sur les toits.


Les mots de Raven ont dû avoir un impact particulier sur lui, ou bien peut-être qu’il n’est pas assez observateur pour noter ce genre d’évidences.

Les toits sont plats. Ils regorgent de couleurs, de vêtements flottant dans le vent, de guirlandes lumineuses. Ils y passent des heures et des heures, plongés dans le silence radio de la nuit. Léo garde son casque sur les oreilles. Ce n’est pas comme si Raven allait lui parler.


Depuis leur toit, la vue s’étend sur tout le reste de la ville. Ils sont au sommet du monde, pense Léo, ils ont accès aux courbes des bâtiments, aux plantes grimpantes, aux sourires des voisins et au ciel étoilé qui semble à portée de main. Lieu calme, apaisant et intemporel. Léo aime s’allonger sur le dos, les bras croisés derrière sa nuque, et siffloter un air des Beach Boys, ignorant la façon dont Raven roule des yeux, son expression suffisamment claire pour qu’il puisse deviner les mots ‘mais bon sang, pourquoi est-ce que tu écoutes encore cette merde’ cachés au fond de sa gorge.

Parfois, Léo se demande s’il pourrait sauter sur le toit voisin, et celui d’à côté, jusqu’à faire le tour de la ville. Il se dit que s’il y arrive, il aura quelque chose d’intéressant à écrire sur son ordinateur. Il ne fait jamais rien. C’est un peu triste.
D’ici, tout semble possible ; c’est un sentiment un peu insolite, un peu grossier, mais il l’aime bien.



La musique l’empêche de penser clairement. Elle résonne dans tout son corps, tambourine contre son coeur, depuis les énormes amplis branchés à quelques mètres derrière lui. Une main est tendue vers lui. C’est sa voisine, cette fille d’une vingtaine d’années, qui l’invite à la rejoindre. Il accepte l’invitation avec un demi-sourire : il n’a jamais été particulièrement fêtard, ou même sociable de manière générale. Mais passer de toit en toit est si facile qu’il se demande si ce qui va avec ne le sera pas autant.

Raven est juste derrière lui, elle saute, sans l’aide de personne. Elle attache ses cheveux en une queue-de-cheval haute qui lui donne des airs de fille branchée. Ce toit est bien plus grand que le leur, et plus rempli. Des gens dansent. Léo ne sait pas danser, il ne sait pas non plus parler Espagnol, mais il fait de son mieux pour ne pas être trop à l'écart. Il accepte ce qu’on lui donne à boire, hoche la tête quand on lui parle, accepte même de danser un peu (si on peut appeler ça danser). Étrange, cette façon de communiquer avec l’inconnu.

Après quelques bières, Léo cherche Raven. Il la trouve assise sur le rebord du toit, les yeux perdus dans l’obscurité, loin des lumières rougeâtres apportées par les lampes accrochées aux murs. Elle ne le remarque qu’au bout de quelques minutes, et il ne peut pas la blâmer pour ça — Léo est discret, invisible, il a l’étiquette ‘garçon timide’ collée au front. Elle ouvre la bouche, prononce des mots qu’il ne comprend pas à cause des basses trop fortes.

— Hein ? qu’il fait.

— Prend de la hauteur, répète-t-elle, lâche-toi. Tu es tout en haut. Tu ne pourras pas être plus haut que ça.

Et Léo sent les mots s’encrer dans sa peau, ramer dans son esprit étourdi par l’alcool. Sa bouche lui paraît soudainement sèche.

— Je m’amuse, réplique-t-il plus froidement qu’il ne le voudrait.

— Ouais.

— T’es pas obligée de gâcher le plaisir des autres parce que tu as un problème avec la vie, fait-il. T’as pas besoin d’être chiante comme ça.

— Et c’est moi qui ai un problème, ricane Raven.

— Va te faire foutre.

Il s’éloigne, veut retourner au coeur de la fête. Raven peut rester seule, il n’en a rien à foutre. Il ne la connaît même pas si bien que ça ; ils ont eu quoi, un total de treize conversations ? Alors qu’ils vivent juste à côté l’un de l’autre ? Ce n’est pas beaucoup.

Mais quand il rejoint les autres, il se sent de nouveau à part. Peut-être que parfois, être sur un toit, piste d’envol, ne suffit pas vraiment.


Il la retrouve le lendemain, sur leur toit à eux. Elle porte un vieux pyjama bleu, ses pieds sont nus contre les pierres chaudes sous les rayons du Soleil levant. Lorsqu’elle le voit, elle fait une bulle avec son chewing-gum, vert d’eau.

— Désolée pour hier, lance-t-elle.

Léo hausse les épaules. D’accord, il lui en veut toujours un peu.

— Tu comprends, je suis faible (Léo veut l’interrompre — elle ressemble à une guerrière, elle n’est pas faible —, il ne se permet pas de le faire). Vivre en bas, avec tout le monde ? Je ne suis pas douée à ça. Mais ici ? C’est comme si j’étais quelqu’un d’autre. Je fous mes pieds dans le vide, et je sens le monde entier tout en bas, et c’est un peu rassurant, tu ne trouves pas ? J’ai l’impression que cet endroit m’appartient. Pas toi ?

— Peut-être, dit Léo en haussant les épaules.

— Mais t’inquiète. Je veux bien te laisser empiéter sur mon territoire.


Bonne lecture :D
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par CacaSpray le Dim 26 Mar 2017 - 11:34

Hello \o
Voilà je reprend du service! (Sans forcément continuer après.. :') )
Du coup voici mon texte, j'ai vraiment essayer de faire gaffe au fautes et à la lisibilité m'enfin c'est compliqué !
Voilà, j'espère qu'il vous plaira, moi il me plait. :D


Corones de Weber:
Le hasard ne s’était pas épris de cette hirondelle, celle-ci si forte qu’elle était capable de faire Paris-Londres en quelques minutes pour ses convictions.
Quelques pointes de bleue sur son bec aussi fin qu’une aiguille, son dos comme ses ailes similaire à de l’encre avec quelques tâches mélangées de façon hétérogène pour faire quelques courbes s’échappant jusqu’à ses plumes, son ventre, blanc à ce que je sache, mais je n’ai jamais été vraiment capable de la voir de face donc je ne m’avancerais pas plus ; ses pattes, aussi longues que la tige d’une fleur, incapable de rester plus de quelques heures sur mon sol ou mon toit; et son visage, avec ses yeux d’un marron tacheté de vert, recherchant tout sauf les fragiles choses en dessous d’elles, tout cette être me subjugue, me fascine, m’envoute, alors j’espère que vous comprenez pourquoi je continuerais de regarder en direction du ciel.

Pendant un long moment qui finalement restait trop court pour moi je voyais cette hirondelle survoler le sol, devant sans arrêt regarder en l’air afin de l’apercevoir, elle était juste trop haute, sa hauteur lui permettait de se rapprocher des étoiles, elles devaient danser pour elles après tout.
Quelques fois je me postais sur mon toit et je continuais à l’apercevoir me survolant une fois de plus, faisant des cercles, des courbes en fendant l’air comme les danses que je voyais étant encore plus enfant que je ne l’étais ; toujours seule, elle ne passait que très rarement au-dessus de mon toit.
Des idées saugrenues me venait en tête par moment, lui jeter une pierre par jalousie pour qu’elle stoppe cette danse qu’elle répétait sans arrêt ou encore l’appâter avec des graines sans savoir spécialement ce qu’elle aimait manger, rien ne la déstabilisa, elle continua cette danse, cette danse des anges.

C’est finalement le temps qui lui aura permis d’arrêter sa parade, cette fois-là elle s’était posée sur mon toit, elle aurait pu se poser sur n’importe qu’elle autre toit mais elle a choisi le mien cette fois-ci, cependant elle se posa à la frontière entre mon toit et le ciel lui permettant de s’envoler dès qu’elle le souhaitait, mais j’étais déjà heureux.
Je ne sais toujours pas pourquoi spécialement ce jour-ci, peut-être par curiosité, ou encore par courtoisie mais je ne pensais pas à cela quand l’événement eu lieu.
Le fait est que sur le coup, je n’ai absolument rien fais par peur de la voir s’envoler, je la scrutais dans ses amandes tachetés de vert sans penser à quelque chose de spécial, je me rendais pas compte de la chance que j’ai eus sur le coup, c’est peut-être pour cela qu’elle partit directement après, me laissant avec cette image.


Malheureusement ou heureusement pour moi, ce n’était pas la dernière rencontre sur mon toit avec cette danseuse, la deuxième se fit de façon assez spontanée, je pense toujours qu’elle recherchait quelque chose pour cette seconde fois, sans intérêt particulier pour moi.
Lors de cette embuscade j’étais debout entrain de regarder le sol contemplant quelque chose d’invisible pour moi et qui n’existe que pour les autres quand tout à coup j’entendis un doux chant sur mon côté gauche, je me retournât par réflexe quand je l’aperçus, j’ai directement fais un pas en arrière, je la craignais, mais elle, non, ce n’était pas le cas, comme si elle avait une aptitude à régner sur moi, elle me parla à travers son chant ; je n’ai pas réussi à comprendre ce qu’elle cherchait à me dire mais son chant n’était pas autoritaire, il était puissant mais toujours doux, de plus il était honnête et sans arrière-pensée, cela dit je n’ai rien compris sur l’instant, par tentative de lui satisfaire je lui lança un cailloux jusqu’à quelques centimètres de ces pattes, suite à cela son chant se ternit, il était remplis de son plus aigüe que précédemment, il n’a fallu que très peu de temps pour que c’est pattes florales se déracinent pour survoler les sols et les toits, c’est à ce moment-là que j’ai réalisé l’importance qu’elle avait pour moi.


Les jours suivants je restais sur mon toit guettant son retour de pied ferme avec la volonté de l’aider, de lui être utile, je cherchais à l’amadouer avec ma fumée de cigarette me disant qu’elle pourrait confondre ceci avec des nuages et qu’elle souhaiterait dominée la fumée que je lui donnais avec sa danse pour les étoiles, mais déjà c’est différentes performances de ma part me ravissait de bonheur.
Quelque fois elles venaient, peut être grâce à ma fumée, en tout cas elle ramenait des branches pour se constituer un nid sur mon toit, et je continuais à me rapprocher de cette danseuse, ma danseuse.

Ces performances ont continuées pendant quelques mois, c’est lors d’une tentative désespérée de ma part que cela pris fin, ce jours-là je la vit danser de façon encore plus ample et artistique qu’avant, elle jouait avec l’air comme un nourrisson avec du coton, elle déchirait le ciel, montrant une coupure net du ciel en deux partis respectivement, son corps servait de frontière entre c’est deux partis ; ses ailes, comme des mains qui repousse, suffisait à repousser les deux côtés, je ne l’ai jamais trouvée aussi grande qu’à ce moment-là, elle, transcendant les cieux, m’autorisait à la nourrir, à la contempler et même à la loger sur mon toit guère abandonné.
Se posant sur le centre de mon toit où je me trouvais me chantant ses douces paroles qui ravivait mes oreilles, elle n’avait comme défaut que ma présence.
C’est alors que timidement en réaction avec ce qu’elle m’offrait, je tentai de la prendre dans mes mains, son refus fut net et elle s’envola sans danser, c’était la première fois.


Depuis ce jours je n’allais même plus sur mon propre toit, peut-être qu’elle s’y trouvait, mais, je n’avais pas la force de faire les quelques pas, par peur.
Je voulais tellement qu’elle fasse son nid sur mon toit, qu’importe si elle continue de danser dans les airs, attendant des jours pour qu’elle revienne sur mon toit, cela ne la rendait que plus belle.
Le fait de ne pas être sur mon toit ne voulait cependant pas dire que je ne cherchais pas à la revoir, juste que je faisais le moins de choses pour retrouver mon bonheur.
Je savais pertinemment que les mots n’aidais ni la situation et ni moi-même, cela dit je continuais à les écrire, les penser.

Il n’y a eu aucun déclenchement spécifique pour que ma motivation m’aide à surpasser le mur qui bloquait le chemin vers mon toit, peut être mes mots, au final  à force de me répéter : « J’irais te donner les nuages afin que tu puisse t’asseoir dans ce confortable fauteuil ; toi qui danse pour le sourire des étoiles, j’irais te chercher ces étoiles impossible à atteindre pour moi afin que tu puisses connaitre leur réactions ;je te ferais une berceuse au piano sans savoir quelle touche je dois enclencher » peut être que cela me poussa à faire ce minuscule pas pour quiconque, mais si grand pour moi.
En tout cas j’étais de nouveau sur mon toit, découvrant les vestiges de ton nid, j’ai tout de suite fait en sorte de le conserver et j’attendis, j’attendis de nombreux jours, sans revoir cette chose qui est mon modèle, mon but.


C’est alors que je t’aperçus comme la première fois entrain de voler au-dessus du sol non loin de chez moi sans me regarder, juste en volant, ta danse avait encore changée, c’était devenue une valse ; ce jour-ci il pleuvait.

De nouveau je te revoyais sur mon toit de temps en temps mettant au fur et à mesure des branches afin de faire ton nid mais qui ne se complétera peut être jamais notamment due à mes actes trop timides, ce n’est pas que je n’essaye pas, c’est surtout la peur qui m’empêche de continuer ce but, je ne sais pas si j’ai toujours d’autres objectifs cela dit, je pense que oui même si ils sont cachés derrière ce rideau si opaque qui te va à ravir.
A partir du moment où je suis retourné sur mon toit, j’aurais dus laisser mon deuil de côté, j’aurais dus élargir ce toit pour toi, mais non, je ne suis qu’un être humain après tout.

Au final, je repense à ces moments, je me dis que j’aurais peut être due chercher à voler au-dessus de ton toit, après tout je suis pas sûr de le faire, je ne suis peut-être pas capable d’évoluer en hirondelle comme toi, puis c’est vrai que je ne m’étais jamais demandé si tu en avais un, après tout, je ne cherchais pas à aller sur ton toit vue que n’y ai pas pensé, alors pourquoi, pourquoi toi tu cherchais à faire ton nid sur le mien ?
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Lonely D. le Lun 27 Mar 2017 - 5:41

Youh,
Voilà ma participation. Mon mois de Mars est assez chargé donc j'ai pas eu beaucoup de temps pour me poser et écrire ce texte. Il ne casse pas trois plâtres à un canard en terme d'originalité mais le sujet me tenait à cœur et je n'ai pas d'autre créneau donc...
Toit+Moi:

    Midi. Dans la cours du lycée Piniac, la cloche sonne l'heure du déjeuner. Déjà dans les salles de cours on peut entendre le raclement des chaises que l'on tire, les portes qui s'ouvrent à la volée, les bavardages croissants. Bientôt, un flot d'élèves bruyants se précipitent dans les couloirs, jouant des coudes dans les escaliers, guidés par le gargouillement de leur estomac. Certains poussent, d'autres pestent, tous se dirigent vers la sortie, impatients.
    Tous sauf moi. Me frayant un passage à travers la masse dense qui converge vers les portes, je me faufile jusqu'aux escaliers et commence mon ascension, petit poisson luttant contre le courant. J'ai toujours été ce genre de gars, celui qui ne fait jamais rien comme les autres, celui qui ne suit pas le mouvement. Deuxième palier, troisième, à droite au fond du couloir, porte rouge. La fameuse porte rouge. Elle est verrouillée bien sûr, mais cela ne m'arrête pas. Je la franchis avec une légère appréhension, comme à chaque fois.
    Une bruine légère vient m'accueillir. Ciel nuageux, bourrasques d'automne, mon temps préféré. Je ferme les yeux un instant, sentant la pression de ces dernières heures se dissiper lentement. Le toit du lycée. Mon sanctuaire. Je ne sais plus à quand remonte la première fois que je suis venu ici, ni ce que je cherchais. Mais ce que j'y ai trouvé, c'est une quiétude nouvelle, un moment de répit loin du chaos de ma vie de lycéen. Du haut de ces quatorze mètres de béton, tout semble si différent. En bas, la vie continue de grouiller, mais les mots ne sont plus que des murmures, les gens des silhouettes. Tout paraît si... futile. Je suis là, invisible, observant mes ''camarades'' déambuler dans la cour, absorbés par leur petite vie. De là où ils sont, se doutent-ils qu'ils font partie d'une gigantesque fresque qui les dépasse ? Tant d'intrigues se déroulent entre ces vieux murs ! Je ne me lasse pas de venir les découvrir, jours après jours, et du haut de mon perchoir, rien ne m'échappe.

    Dans la file d'attente de la cantine, à l'angle du bâtiment principal, un lycéen rondouillard fouille frénétiquement dans son sac, visiblement inquiet, se mordillant la lèvre. Constatant que ce qu'il cherche ne s'y trouve pas, il commence à lancer des regards anxieux autour de lui, tâte toutes ses poches à plusieurs reprises, avant de rebrousser chemin, ses yeux balayant le sol. A une centaine de mètres de là, un professeur d'économie ramasse un porte-feuille, en tire une carte qu'il examine un instant avant de se diriger vers le bureau de la surveillante générale. Or, celle-ci ne s'y trouve pas, puisqu'elle est en ce moment même en train de réprimander une jeune fille à l'entrée de l'école à propos de l'indécence de sa tenue, jugée bien trop révélatrice. Le groupe de garçon observant la scène non loin de là ne semblent pourtant pas être de cet avis, leurs yeux baladeurs se perdant sur les courbes généreuses de la lycéenne... Quelle n'est pas leur déception lorsque celle-ci est contrainte de suivre la surgé jusqu'à son bureau, les arrachant soudainement à leurs rêveries friponnes. Sans cette distraction, peut être aurait-elle remarqué près des casiers trois lycéennes à la mine patibulaire entourant une plus jeune recroquevillée sur elle-même. Elles tirent sur son sac, la victime résiste, une gifle lui fait lâcher prise. Déversant son contenu à terre, elles s'amusent à piétiner ses affaires. Elle tente d'appeler à l'aide, une bottine noir s'écrase sur sa cheville. Les ricanements couvrent ses sanglots.
« Ne lutte pas, ça ne fait qu'empirer les choses... » pensais-je.
    Tandis que les brimades se poursuivent, mes propres souvenirs se réveillent. Les brutes s'en prennent toujours au plus faible, celui qu'on ne remarque pas, celui qu'on ne connaît pas assez, celui pour qui on hésite à risquer sa peau. J'étais ce gars-là, le solitaire, le marginal, la proie facile. Combien de temps ça a duré ? Les dérouillées, les humiliations, les rictus de ces deux types qui me regardaient de haut. Les adultes qui ne sont jamais là, le regard des autres qui se détournent, ce sentiment d'impuissance, et ce goût insupportable... le goût amer de la lâcheté. Je me souviens à présent. C'est la raison pour laquelle je suis venu sur ce toit en premier lieu. Pour échapper à tout ça. Mon refuge. Ici, rien ne pouvait plus m'atteindre. Depuis que j'ai découvert cet endroit, j'ai l'impression de tout voir avec plus de recul, mes angoisses s'estompent, je me sens invulnérable. Quelques temps après, conforté par cette confiance nouvelle, j'ai pris ma revanche. Mes détracteurs ne s'attendaient pas à ce que je me dresse devant eux. Pour la première fois, j'ai lu la peur dans leurs yeux. Leurs cris, couplés à la douceur de la vengeance... Une leçon indélébile au nom de tout ceux qui ont souffert ce calvaire. Aujourd'hui encore, on parle toujours de cet incident et c'est avec une certaine appréhension qu'on murmure mon nom dans les couloirs. Je dois avouer que j'en tire une certaine fierté. Enfin, tout ça me semble loin maintenant.
    Je détache mon regard de cette scène sordide. Je ne peux rien pour elle. A quoi bon l'aider si la prochaine fois que ces garces lui tombent dessus, elle est incapable de s'en sortir seule ? C'est peut-être le fait d'observer à cette distance, mais je me sens de moins en moins sensibles à ce genre de déboires. Pourtant, j'aime les histoires tristes de ce vieux lycée, il s'y ait passé tant de choses : un avion britannique s'y ait un jour crashé pendant la guerre, un professeur aurait eu une affaire avec une élève, on parle même d'un lycéen qui se serait suicidé du haut de ce toit... J'ai toujours été friand de ce genre de ragots.
    Mes yeux errent un moment avant de s'arrêter sur un garçon et une fille se faisant face sous le grand tilleul aux branches dégarnis qui trône au milieu de la pelouse. C'est bien ce que je crois ? Ces deux là, je les reconnais, cela fait des semaines que je les vois se tourner autour en s'épiant l'un l'autre. A t-il enfin trouvé le courage de lui parler ? Je les observe, intrigué. Il semble réciter quelque chose, ses mains tremblent. Elle lui lance des regards furtifs en esquissant des sourires timides. Malgré la distance et l'ombre qui les recouvre, je devine aisément que tout deux sont écarlates. Le jeune homme finit par tendre la main. Après un moment d'hésitation, elle glisse ses doigts dans les siens, et fait un pas vers lui. Tout deux se rapprochent lentement, leurs paupières se ferment, leurs lèvres se frôlent et...
« CLANK ! »
Je sursaute. Derrière moi, quelqu'un vient d'ouvrir le vasistas reliant le toit à la salle de chimie. Réflexe stupide, je me cache près de la cheminée. Qui diable ose venir troubler ma tranquillité ? Une main saisit l'encadrement de la fenêtre et une petite rousse se hisse bientôt par l'ouverture. Je découvre avec surprise la lycéenne qui se faisait maltraiter quelques minutes plus tôt. Sa longue natte à moitié défaite, la joue rouge et du mascara coulant sous ses yeux, elle fait quelque pas en boitillant avant de s'écrouler en sanglots. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, elle cache son visage dans ses mains. A quelques pas, j'observe la scène en silence. Ce qu'elle ressent en ce moment, je suis passé par là. Cette peine, ce dégoût...
« Qu'est-ce que je fais maintenant... ? »
    Je n'aime pas me mêler de la vie des gens. J'aurais souhaité qu'ils le fassent lorsque j'avais des ennuis, au lieu de ça, ils m'ont tourné le dos. Depuis cette époque, je limite au mieux mes interactions avec mes sois-disant ''camarades'', et je m'en porte très bien. Pourtant, pour une raison que j'ai du mal à cerner, la détresse de cette jeune fille me secoue. Peut être parce que j'ai un jour été à sa place ? Mais moi, je m'en suis sorti. Devrais-je la guider, l'aider à faire de même ? J'hésite. Une partie de moi me dit que je ne dois pas m'impliquer, c'est sa vie après tout ! Le son de ses pleurs fait chanceler cette certitude. Je n'ai jamais aimé voir une fille pleurer... Au dessus de nous, de lourds nuages noirs se sont formés et la bruine se change en pluie fine. Je lève les yeux au ciel. Combien de temps ai-je passé sur ce toit sous les averses tandis que les autres se terraient à l'abri sous le préau bondé ? Encore quelque chose qui m'éloigne d'eux. J'ai toujours l'impression de vivre dans un autre monde, forcé de m'adapter au leur. Si seulement quelqu'un prenait la peine de faire un pas dans le mien... Mon regard se pose à nouveau sur la jeune fille essuyant son visage à quelques mètres. Espère t-elle la même chose en secret? J'ai autrefois triomphé de ma peur et de ma lâcheté, mais la solitude me ronge toujours. Mon toit. Mon royaume. Peut-être pourrais-je partager ma couronne... ?
« Ne fais pas ça, ne fais pas ça, ce n'est pas toi » me répète une petite voix agaçante dans ma tête. 
Elle souffre. Quel genre de monstre serais-je si je restais insensible à ses larmes ? C'est décidé, je vais la sauver. Elle ne sera plus seule. Je ne serai plus seul.
    Je m'approche doucement et effleure son épaule. Elle sursaute en m'apercevant et a un geste de recul. Je lui souris pour la rassurer et lui tend la main. Elle m'observe un long moment, confuse.
« Suis-moi, tu vas voir » lui dis-je en m'approchant de la limite du toit et en lui faisant signe de me suivre.
Un peu effrayée, elle trouve tout de même le courage de se lever et fait quelques pas vers moi. Lorsqu'elle me rejoint, je lui murmure :
« Regarde, la voilà ta lueur d'espoir »
Elle me dévisage sans comprendre.
« Je... je ne saisis pas ce que tu dis, » dit-elle en tremblotant, « je ne comprends pas... »
D'un geste, je lui désigne la cour tout en bas. Elle suit mon doigt, fixe un moment les flaques noires qui se forment au sol, perplexe. Puis peu à peu, je vois naître dans ses yeux le même éclat qui m'était apparut il y a fort longtemps. Elle me regarde à nouveau, pluie et larmes se mêlent sur ses joues. Elle a compris. Je lui souris et lui fais un signe de la tête. Contemplant la vue, elle prend une profonde inspiration. La peur et le doute laisse place à une folle détermination. Ses lèvres frémissent. Elle ferme les yeux.

Un pas en avant. Le vent qui siffle. L'eau qui remonte. Le sol qui se rapproche... Les flaques se teintent de rouge.

    En bas, c'est l'affolement. Cris, choc, panique... Un attroupement bruyant se forme autour de la silhouette inerte étendue sur le sol. Depuis le toit, je les regarde s'agiter. Sur ma gauche, une jeune fille rousse flotte à présent à mes côtés. Son visage est aussi pâle que le mien, mais il respire une sérénité nouvelle. Mes doigts fantomatiques cherchent les siens, elle n'esquive pas et me sourit. Je l'ai sauvée. Ils ne peuvent plus nous faire de mal. Loin de leurs tourments, loin de la souffrance, ensemble. Pour toujours.


Yuriakai:
 Ah, et désolé Yuriakai, je m'étais dis que je ne lirai pas vos textes avant d'avoir fini le mien pour ne pas être influencé, mais du coup, j'ai un thème similaire au tiens... Pardon j'ai pas eu le courage de recommencer 

J'ai jeté un coup d'oeil rapide à vos textes, je vous laisserai des commentaires quand ce sera plus calme, mais j'y ai vu des choses intéressantes. Bonne journée
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Naru le Lun 3 Avr 2017 - 19:44

Désolé du retard mais j'ai du travaillé hier et j'ai pas pu rentré chez moi avant 21h donc... je vous avoue que je ne me suis même pas connecté!^^

Je lance les votes et j'en profite pour poser mon texte également!^^
En faite, j'avais plusieurs idées mais j'ai préféré celle-ci. 
J'aurais pu mettre en valeur le toit plus que ça mais ça m'aurait obligé à m'étaler bien plus!!! XD
Bref voilà mon texte!^^'

Spoiler:

Les fracas de la bataille se répercutaient sur les murs, le long des ruelles, écorchaient les vieilles demeures, les édifices religieux et les statues des places. Sezera était en train de tomber sous le feu ennemi. Les soldats des deux camps s'étaient affrontés de longs jours devant les remparts, mais même protégé par ses lourds murs de pierres, ses ruelles exiguës et sa garde bien formée, la ville ne pouvait contenir l'assaut d'une armée trois fois plus nombreuse que la sienne.
Les portes Sud avaient cédé aux premières lueurs du jour et la guerre avait gagné les civils. Les envahisseurs ne faisaient plus de distinction entre les hommes formés à tuer et prêt à donner leurs vies et les femmes, vieillards et enfants qui n'avaient pas eu leur mot à dire. La folie des champs de bataille s'était invitée au cœur de la ville et la mort en avait fait sa demeure.
Depuis les hauteurs d'un toit encore en état de tenir, une silhouette était assise en tailleur, les yeux quelque peu dans le vague, observant la lente course des nuages qui avaient viré au gris cendreux avec les feux qui s'étaient déclarés en contrebas. Seul un brouhaha indistinct lui parvenait entre cris étouffés, acier s'entrechoquant et les bâtisses s'écroulant sous les flammes.
Le jeune homme semblait indifférent à l'horreur qui se jouait plus bas, tout comme aucun œil ne pouvaient s'arrêter sur lui pour chercher aussi bien un soutien qu'un ennemi de plus à abattre.
Il était invisible pour les humains. Il attendait simplement.
Les heures s'écoulaient tandis que le soleil, caché derrière une fumée de plus en plus noire et opaque, continuait inlassablement sa course. Le murmure de la guerre avait perdu en intensité, Sezera avait plié. Les soldats vainqueurs avaient été arrêtés dans leur folie destructrice par leurs supérieurs, mais le sang avait tellement coulé qu'il restait peu de survivants dans les rues de la ville. Quelques pauvres âmes se terraient dans d'improbables cachettes, terrifiées qu'un ennemi ne les trouvent ou que le feu ai raison d'elles.
Aucun prisonnier n'avait été fait. Les soldats quittaient peu à peu la cité maintenant ravagée par les flammes, laissant les survivants à leurs malheurs. Quelque part, une autre guerre, un autre combat les attendaient.
Du haut de son perchoir, les yeux rouges du jeune homme se tournèrent vers l'Est. Une autre silhouette se découpait au-dessus du champ de bataille et de l'armée victorieuse. Quatre grandes ailes d'un vert intense lui permettaient de filer à grande allure au-dessus des hommes. Sa peau brune était quelque peu écailleuse et deux cornes ornaient le sommet de son crâne. Deux yeux jaunes scrutaient les soldats avec intérêt et satisfaction.
Le dieu de la guerre semblait avoir apprécié le spectacle.
Le jeune homme soupira. Si ses frères et sœurs divins ne pouvaient ni comprendre, ni ressentir les émotions humaines, lui était différent. Il ne bougea cependant pas du toit, attendant que partent les vainqueurs et que la nuit vienne déposer son voile sombre. Il n'agirait pas avant. Tel était son devoir. Il avait tout observé depuis ce toit qui ne tenait debout que parce qu'il y siégeait encore. Il en avait fait son trône le temps d'accomplir son devoir. Il l'avait choisi bien avant que les soldats ennemis ne soient en vue. Il savait. Mais il ne pouvait intervenir. Alors il devait choisir l'endroit où il observerait avec minutie. Et encore une fois, il n'avait rien manqué, ni des jours heureux et insouciants, ni des massacres et des tueries. Ses yeux lui permettaient de voir bien au-delà de la fumée, des flammes et du dédale de ruelles. Il pouvait voir les corps rendre leur dernier souffle, les yeux se fermer de terreur, les bras se serrer de soulagement et ceux qui luttaient encore pour survivre.
Lorsque la lune monta dans le ciel nocturne et qu'une pluie inattendue vienne abréger les souffrances de Sezera, il se redressa enfin.

Un silence assourdissant écrasait la ville. Le sang avait lentement roulé le long des pavés en de petites rigoles rouges sombres. Les cadavres étaient éparpillés dans chaque recoin de la cité, depuis les plus nobles et riches aux plus miséreux. Tous étaient réunis dans la mort. La pluie avait calmé la fureur des flammes et quelques bâtiments étaient encore debout. De rares survivants erraient parmi les décombres, sursautant au moindre bruit suspect, pleurant leurs familles perdues, leurs amis disparus, leurs maisons ravagés, leurs possessions envolées. Leurs vies détruites. La souffrance n'était pas partie avec l'ennemie.
Depuis le toit devenu le plus haut point d'observation de Sezera, le jeune homme inspira profondément avant d'entonner un chant mélodieux. Sa voix ne résonnait pas pour les humains, elle ne venait pas les effleurer, ni les réconforter. Elle ne leur était pas destinée.
Et dans le ciel s'élevèrent lentement les âmes des morts. Guidées par la voix, elles s'élevèrent dans l'obscurité, tressaillants, flottant faiblement pour rejoindre le jeune homme, seul sur le toit le plus élevé de la ville. Elles ne pouvaient pas se perdre tant qu'il était là, veillant au-dessus des décombres et du labyrinthe tourmenté qu'était devenue la terre pour elles. Le chant les guidait vers le corps du jeune homme qui les accueillaient en son sein.
Le dieu de la mort chantait pour faire venir les âmes à lui où le repos éternel leur serait accordé. Hommes, femmes, enfants, soldats ennemis comme soldats Sezerant, les lâches qui avaient abandonné leurs amis sans se retourner comme ceux qui avaient courageusement essayé de protéger leur fuite. Aucune âme n'était mise de côté par la mort. Le chant venait les libérer, les entraîner dans une dernière danse.
Et à chaque fois que l'une d'entre elles était assimilée par le jeune homme, tous leurs souvenirs, des plus violents aux plus chaleureux venaient se déverser dans son esprit. Il éprouvaient toutes leurs sensations, toutes leurs émotions.
Mais alors que le chant arrivait à sa fin et qu'il absorbait les dernières âmes, une forte lumière attira l'attention du dieu de la mort. Avec douceur, il s'envola du toit pour se rapprocher de la lumière. La pureté de cette âme était sans précédent. Et pour une raison qui lui était inconnue, elle résistait à son chant et ne semblait pas vouloir quitter le corps sans vie allongée dans la ruelle.
Intrigué, le jeune homme aux yeux rouges tendit la main vers la boule de lumière formée par l'âme. À peine l'avait-il effleuré qu'un flot de souvenirs le traversa. L'adolescente que l'on avait sauvagement assassinée avait vécu une vie pleine d'insouciance, de légèreté et de bonheur. Elle avait aussi connu la peur et la tristesse, mais cela n'avait jamais ébranlé sa volonté de vivre. Une volonté hors du commun. D'une puissance absolue.
Une pensée traversa l'esprit du dieu de la mort. Une pensée qu'il n'avait jamais eut jusque-là. Une idée qui lui était étrangère malgré les innombrables années qu'il avait passées sur cette terre.
Pour la première fois, il n'avait pas envie de prendre cette âme.
Tout se passa alors en une fraction de seconde. La boule de lumière explosa, attirant le jeune homme en son centre.



Des chuchotements ne cessaient de virevolter dans l'air. Avec lenteur, la jeune fille ouvrit les yeux et remua quelque peu. Elle était allongée dans un lit confortable. Les chuchotements autour d'elle se turent et son regard se porta sur les trois femmes qui la surveillaient.
_Vous... Vous êtes réveillé. Commença la plus âgée. La femme avait des traits ridés, ses cheveux gris avaient été coiffés en un chignon en bataille, mais il se dégageait d'elle une impression de force. Les deux autres n'arrivaient pas à soutenir le regard de la blessée et partirent en courant à grands cris.
Quelque peu désorientée, l'adolescente ne broncha pas. Elle ne savait pas où elle était et son esprit semblait embrumé. Elle toucha sa poitrine et rencontra un bandage serré. Une douleur sourde répondit à ses doigts et son cœur se mit tout à coup à battre plus vite. Une main ridée vint arrêter l'exploration de ses blessures.
_Comment t'appelle-tu ?
_Esie. La voix de la jeune fille était roque et cassée. Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? Continua-t-elle.
Une tristesse infinie passa dans le regard de la vieille femme. Elle ne pu mettre des mots sur ce qu'elle avait vécut et préféra indiquer la fenêtre à la jeune fille.
Un soleil maussade éclairait les ruines de Sezera.
_Lorsqu'on t'as trouvé, tu étais mal en point. Au début... Tu semblais morte. Et puis, tu as ouvert les yeux et tu t'es mise à chanté avant de t'évanouir. Je n'avais jamais entendu un son pareil...
Esie ne comprenait rien. Elle n'arrivait à se rappeler ni de ce chant, ni de ce qui lui était arrivé. Elle se souvenait de ses parents, de sa sœur, de son enfance dans la grande demeure au Nord de Sezera. Mais les ruines qu'elle apercevaient par la fenêtre suggéraient quelque chose qu'elle ne pouvait appréhender pour le moment.
Elle décida de fermer son esprit aux questions qui menaçaient de la faire plonger dans la folie des souvenirs récents et se rallongea.
La vielle femme ne lui en tient pas rigueur et tamponna son front avec un chiffon humide.
_Je n'avais jamais vu une telle couleur non plus. Murmura-t-elle.
Esie la regarda d'un air surpris qui déstabilisa sa soigneuse.
_Tes.. Yeux.
_Qu'est-ce qu'ils ont mes yeux ?
_Ils sont rouges.

Les votes sont ouvert jusqu'au 30/04 !!^^


Dernière édition par Naru le Lun 10 Avr 2017 - 22:58, édité 2 fois

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Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

Message par Mr_John_ le Mer 5 Avr 2017 - 22:50

Et j'ai une question : c'est quand que nous sera annoncé le prochain thème?
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Re: Concours de texte N°51 [fin des votes le 30-04]

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