Clique sur moi :)
Magazine
Connexion

Récupérer mon mot de passe

Résultats des concours
~
Concours de Dessin n°91:
"Les fruits
"

Intermédiaire avec modèle:
Otakugirl


Confirmé-Expert avec modèle:
Haru Kaika


Intermédiaire sans modèle:
Guimove


Confirmé sans modèle:
Zas-Dono


-Shaolan-


Neko-Echo


Expert sans modèle:
Fitia


~
Concours Graphisme 90:
"Vocaloid" (signature)

Intermédiaires
Bakane


Confirmé-Expert
Kurogami


~
Concours de Texte n°48 :
"Un jour de chance"


Sagiga:

"La première goutte de pluie s'écrasa en dizaines de petites perles dans ses cheveux ondulés. Les suivantes ne tardèrent pas et la petite fille leva la tête vers le ciel, par réflexe.
Il était couvert, les nuages se bousculaient, comme si ce ciel n'était pas assez vaste pour eux. Elle appréciait ces nuances de gris, cette beauté triste.
Une goutte manqua de lui tomber dans l'œil et elle se ressaisit. Elle avança d'un pas rapide, longeant le caniveau dans lequel l'eau commençait à sécouler. La journée commençait bien mal.
Elle avait manqué de se faire attraper par ce vieux grincheux de Ramski lorsqu'elle lui avait dérobé deux œufs frais dans son poulailler. Ensuite, à cause de l'humidité, elle n'avait pas réussi à allumer un feu et s'était résignée à gober l'un des œufs cru et à tenter de vendre le deuxième à quelqu'un qui en aurait autant besoin qu'elle. Elle vivait, ou plutôt survivait, dans une partie de la ville complètement abandonnée et fréquentée par de nombreux orphelins." [...]

Naru:

"Le son se répercutait de manière lugubre le long des couloirs, s'éparpillant dans les recoins sombres et humides des cachots. Soren se laissait trainer par ses deux bourreaux sans protester, feignant l'évanouissement sous les coups qu'on lui avait administrés. Le jeune homme avait encaissé les vingt premières minutes du lynchage en faisant mine de résister puis s’était laissé tomber après un coup-de-poing plutôt teigneux qui l'avait atteint à la joue.
Soren était aussi bien habitué aux coups qu'aux séjours plus ou moins longs dans les cachots du château. Abandonné devant les portes de l'église de la capitale, l'enfant aux cheveux blancs avait très vite été prit pour cible dans un royaume où être différent ne permettait pas de vivre très longtemps. Il avait grandi sous les regards haineux et méprisants d'Al Sorna, la capitale du Haut Royaume. À ses 10 ans, l'église l'avait mis à la porte sans le sous, sans autre vêtement que ceux qu'il portait, sans avenir.
Mais le jeune homme avait su s'adapter avec une facilité déconcertante à la cruauté et la rudesse de la vie d'orphelin des rues. "[...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°20:
"
Blanc comme neige"

Gagnante :
Lyngdarane




Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

Tous les gagnants des concours ici
Liens

Partenaires :




http://www.fun-animes.fr

http://spacefish.forum-actif.net/

http://tokyozone.1fr1.net/



Liens :

Les posteurs les plus actifs du mois
Nini-fly
 
Naru
 
otakugirl
 
evilshurato
 
Sakuraro
 
-Shaolan-
 
fairylaw
 
Vampiria
 
Lonely D.
 
Mr_John_
 

playlist


Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Quel texte avez-vous préféré ?

22% 22% 
[ 2 ]
11% 11% 
[ 1 ]
11% 11% 
[ 1 ]
33% 33% 
[ 3 ]
11% 11% 
[ 1 ]
11% 11% 
[ 1 ]
0% 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 9

Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Lun 30 Jan 2017 - 0:21

Rappel du premier message :

Hello tout le monde !!

Bon ça va être très difficile d'égaler le record de participation du concours 49 qui a eu un franc succès, ça fait vraiment plaisir, on vous attend sur les prochains concours pas question de vous ramollir !!
On revient cependant au format normal ce qui signifie que vous n'aurez qu'un mois pour poster votre texte, attention à la montre héhé (j'y connais quelque chose xD).

Alors c'est parti pour ce 50ème concours de texte (ça se fête quand même !) et afin de le rendre mémorable je vous propose comme thème...: L'oubli !
C'est un thème assez vaste qui vous permettra, je l'espère, d'exprimer votre propre style et surtout, qui vous inspirera !

Et vous aurez donc 140 lignes maximum (y en a qui vont regretter les 250 lignes ahah).

Bon courage à tous, soyez nombreux à nous rendre vos textes pour le 26 février dernier délai !

Partcipants :

Seiri :
Spoiler:
Au fond de moi, je savais que cela arriverait. Il y avait plusieurs signes avant coureur, mais j'avais fermé les yeux sur ça, espérant toujours et encore, comme à mon habitude. Mais c'était trop tard. Il me fallait maintenant « oublier » tout ce qui s'était passé. Tous les moments, de tristesses et de joies, passés ensemble. La douleur pesante écrasait mon cœur, torturé par tous ses sentiments. Plus mes larmes coulaient le long de mes joues, plus je me sentais emportée par ses vagues déferlantes d'émotions destructrices.


Je restais alitée plusieurs jours durant, vidant rapidement mon stock de mouchoir. Tantôt j'étais parcourue par une inlassable fatigue, tantôt par une insomnie persistante. Tantôt je me goinfrais de tout ce qui passait sous la main, tantôt je ne pouvais plus rien avaler pendant 3 jours. Le pire dans cette quête de l'oubli, c'est de faire bonne figure auprès des personnes que l'on côtoient tous les jours. Moi ? Si je vais bien ? Mais oui bien sûr, ne t'en fais pas. « Ne t'en fais pas »... De simples mots, qui avec un sourire béat, peuvent masquer toute la misère au fond de moi.


Le temps semblait plus long quand on essayait « d'oublier ». Forcément, on restait focaliser sur l'objet de notre souffrance. Du moins, c'était mon cas. J'essayais alors de passer le temps de diverses manières, pour fuir la réalité, mais elle finissait toujours par me rattraper quand je me retrouvais seule... Était-ce alors là mon destin ? Finir seule ? Non, j'étais trop fière pour me dire que je méritais ça. S'en était hors de question.


Rapidement, je finissais dans les bras de quelqu'un, une bien maigre consolation pour combler le vide en moi. Tout devenait fade à mes yeux. La nourriture, mes passes-temps favoris, le sexe. Je me renfermais alors un peu plus sur moi-même chaque jour, dépérissant de l'intérieur. Et pourtant, je continuais à porter ce masque, ce sourire faussement enjoué, dont je recevais les compliments. Je crois qu'au fond, j'essayais de me tromper moi-même. J'espérais. L'espoir fait vivre n'est-ce pas ? C'est sans doute ce qui me permettait encore d'avoir la tête hors de l'eau, afin de m'accrocher comme je le pouvais à la vie.


Pourtant, le corps étendu dans mon lit, tu me retrouvas inconsciente, les médicaments vidés à mes pieds. Je n'arrivais pas à t'oublier. On dit que l'amour est la chose la plus merveilleuse au monde, mais on omet de dire qu'elle est la chose la plus massacrante.

Un jour, je finis par ouvrir les yeux. Je ne sais pas si j'étais en pleine hallucination. Mais je te voyais, à mon chevet, les traits fatigués et vieillis par les années. Faiblement, ma main se dirigea vers la tienne et je voyais dans tes yeux, tout l'espoir que j'avais lâchement abandonné. Au final, toi non plus tu ne voulais pas « oublier ».

Otaku-girl :
Spoiler:

Ma Bien-Aimée

Je dépose cette lettre au pied de votre cercueil, je préfère croire que là où vous êtes vous la lirez.


Cela fait maintenant un an que vous m'avez quitté, votre perte m'attriste énormément. Je me rappelle de votre présence à mes cotés, de votre réaction quand je vous disais quelques petits mots doux, quand je vous rappelais tout l'amour que j’avais à votre égard.


Je voulais vous dire que je commençais, cependant, à vous oublier petit à petit, je ne me souviens point de votre odeur, de votre parfum. De la cuisine que, vous me prépariez chaque fois. J'oublie les courbes, les formes, chaque recoins de votre corps. Je cherche au plus profond de ma mémoire tout souvenir de vous. Je veux vous revoir, vous avoir auprès de moi. Je veux vous prendre dans mes bras, vous embrasser et ne plus m'arrêter. Je vous aime tellement!


Quand vous avez rejoint les cieux, je n'étais plus le même homme. Mon cœur s'est déchiré, mon corps s'est émietté. Mon être tout entier vous désirait, j'ai tenté à plusieurs reprise de vous rejoindre mais hélas! Je n'ai pas eu la force d'aller jusqu'au bout. Il m'est difficile de vivre sans vous et encore plus de perdre petit à petit ces souvenirs si cher à mon cœur.


Ma Bien-Aimée, laissez moi déposer sur votre joue ce baiser en gage de mon amour, ainsi murmurer à votre oreille ces mots doux que vous aimez tant et pouvoir vous dire à quel point je me languis de vous!


Votre Aimé
   

Mr_John :
oublier:
Oublier quelque chose de notre passé est dur,et une personne encore plus, parfois revoir un objet peut nous rappeler cette personne et revoir cette personne peut nous rappeler des souvenirs ,qu'on à voulu enterrer au plus profond de nous mêmes car ces souvenir même agréables,peuvent avoir l'effet d'une lame de rasoir sur notre âme .Souvent cette personne est associée au manque,de n'importe quelle façon dont on l'a perdue,même si parfois on lui parle encore,on sait que quelques part on à perdu une chose chère avec elle .Après avoir eu ce contact on essaie de tout rentrer en nous ,de tout masquer une fois encore.Mais parfois ,même au plus profond de nous,oublier est dur,et même si une personne vous dit qu'elle à oublié ces moments ou cette personne,c'est pertinemment un mensonge.Parfois mêmes les souvenirs heureux font mal,même encore plus mal que ceux qui sont malheureux .Alors l'oubli est t'il impossible à tous?Je ne parle pas des maladies ou des traumatismes mais bien de l'oubli volontaire,du baume qu'on met sur ces cicatrices,y'a t'il toujours un moment ou il ne fera plus effet,faut il qu'il n'y ai plus aucun contact avec les déclencheurs?Parfois les souvenirs sont à double tranchant car les moments de bonheur passé avec quelqu'un ,on ne veux pas les effacer,même en sachant qu'il feront du mal. Mais peut être on oublie pas pour se construire un avenir sans les mêmes malheur,ou peut être qu'on se fait du mal avec ces souvenirs pour se sentir en vie? Personne ne sais comment faire avec son passé,et parfois ,les morceaux sont impossible à recoller ,car la personne n'est plus là,et on se sent coupable,et c'est à ce moment que la culpabilité entre en jeu,entre en compte,et la tristesse s'amplifie ,et la les regrets prennent le pas,parfois l'oubli c'est appelé le deuil,ou parfois c'est appelé ..."et si".L'oubli est associé à des tas de choses,la mort,l'amour,la colère,la violence,chaque chose liées aux émotions passeront peut être par l'oubli un jour ,mais c'est un dilemme car parfois on le voudrait mais on ne le voudrait pas,on essaie mais on y arrive pas,et parfois le temps est long avant que les souvenirs deviennent mélancolie et non douleur.Mais la cohabitation peut être difficile,si on tente pas d'oublier,car on peut avoir cette douleur chaque jour,sans que d'autre s'en aperçoivent.

Lonely-D :
flots de souvenirs:
L'antre inquiétante est plongée dans l'obscurité. La roche est froide, les parois humides, la mousse absente. Dans la pénombre, seul le faible clapotis de l'eau fragilise cette glaçante tranquillité. Un bruissement imperceptible, un mouvement lent et fluide : je suis là. Des siècles ont passé depuis ma naissance, et pourtant me voilà comme au premier jour, tapie dans le silence, imperturbable. Contrairement à beaucoup, dès le commencement, ma vie avait un sens. Un sens unique : pas de choix, pas de doutes, juste un but. J'ai ainsi suivi le cours de mon existence, libérée des incertitudes qui hantent d'ordinaire les hommes, traversant les âges sans que les rides du Temps n'altèrent mes traits. Je voyage sans cesse, et pourtant, quel que soit ma demeure, quels que soit les obstacles qui me cachent à leurs vue, je sais ''qu'ils'' me retrouveront. Qu'importe le lieu, qu'importe l'époque, ce désir insatiable les conduira toujours à moi. Hommes ou femmes, jeunots ou vieillards, sages ou fous, lorsque les pensées impures les engloutissent, c'est dans mes bras qu'ils cherchent la délivrance. Faibles mais compréhensibles. Puis-je blâmer le héros de guerre éreinté qui quémande mes caresses ? Puis-je refuser à la jouvencelle trahie par son amant un lit plus accueillant ? Pourquoi ignorer mon étreinte apaisante lorsqu'au dehors, les malheurs ne cessent de se multiplier ? Je ne fait qu'accorder à ces âmes tourmentées un répit, le repos salvateur auquel elles aspirent. Je ne les traque pas, c'est eux qui me convoitent.

   Lorsque je frôle leurs lèvres tremblantes, je vois leur existence se dérouler sous mes yeux. Leurs souvenirs, leurs joies, leurs regrets, chaque parcelle de leur vie s'étale devant moi. Pendant une fraction de seconde, je dévoile les secrets, ravive les peurs, extirpe les vérités, expose les vices. Rien ne m'échappe, tout ce qu'ils veulent cacher m'est révélé. Pauvres petites choses angoissées... Tous ces sentiments qui les agitent me sont étrangers : ces peines qui les rongent, ces erreurs qui les dévorent, je n'y ai jamais goûté. Pourtant, lorsqu'il me supplient de les en débarrasser, je ne peux réprimer une certaine fascination pour les turbulences de leur existence. A chaque nouvelle rencontre, je ressens ce complexe mélange d'envie et de pitié, et lorsqu'ils finissent par s'éloigner, béat, soulager de leur peine, je me retrouve parfois à chérir ces moments qu'ils se sont acharnés à fuir.

   Les hommes m'amusent. Ils pourraient se battre, surmonter leurs tourments, ignorer mes charmes, et les faibles vieillards seraient alors mes seuls victimes. Mais ils choisissent la fuite, rampent jusqu'à moi, et, éblouis par ce que je peux leur offrir, troque tout une vie contre un semblant de paix. Le prix à payer est immense et les change à jamais, mais une fois le pacte scellé, je suis la seule à connaître l'étendue de leur perte. Tous ont une manière bien à eux de m'approcher. Il y a les perturbés aux mains tremblantes et au regard confus qui sont prêts à tout pour que j'exauce leur prière. Il y a les désespérés qui me couvrent de leurs larmes et m'implore à genoux pour un peu de réconfort. Il y a même les téméraires qui pense pouvoir me résister, apportent quelques bouteilles, dans l'espoir de me faire voyager... Mais qu'ils viennent par tentation ou non, lorsqu'ils se retrouvent seul face à moi, qu'en me regardant leurs angoisses les plus profondes s'éveillent, rares sont ceux ayant suffisamment de volonté pour ne pas céder à mes promesses. Je pourrais conter leurs errances sans jamais tarir, mais chut ! Voilà que l'un d'entre eux m'a trouvée ! Qui es-tu ? Que caches-tu ? approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal, petit être perdu...


   L'homme de haute stature s'avança lentement, le pas lourd et la mine maussade. Ses cheveux grisonnants et désordonnés encadraient un visage sec et buriné. Des cernes prononcées marquaient ses yeux clairs fatigués dont l'éclat semblait éteint depuis longtemps. Sur ses joues creusées poussait un début de barbe négligée, et les balafres de l'anxiété s'ajoutaient à celles du temps sur son front massif. Autrefois, cet homme avait probablement fait preuve d'un charisme certains. Même le voile de l'épuisement et du remords ne pouvaient masquer ses traits forts et séduisants. Malgré sa posture courbée, on pouvait l'imaginer se tenir de toute sa hauteur, le menton droit et le regard confiant, dégageant cette assurance communicative qui rassure même les plus craintifs. Mais l'individu brisé qui se traînait jusqu'à moi n'avait plus rien à voir avec ce modèle de droiture. Un spasme soudain le fit vaciller, ses yeux s'écarquillèrent une seconde avant qu'il ne les referme vivement en secouant la tête. Un faible gémissement lui échappa et ses genoux flanchèrent, le précipitant sur la pierre froide. Il resta au sol un moment, recroquevillé, marmonnant des sons inintelligibles. Lorsqu'il finit par relever la tête, accablé, il m'aperçut enfin. Ses lèvres frémirent, ses doigts se resserrèrent sur la roche. Ce moment où un rêve devient réalité.... Qui es-tu ? Depuis combien de temps me cherches-tu ? Dans un effort surhumain, l'homme se releva, fit quelques pas titubant avant de s'effondrer à nouveau près de moi. Sa main tremblante me frôla et il frissonna à la caresse glacée que je lui rendis. Sa respiration bruyante s'accélérait au même rythme que son cœur tambourinant dans sa poitrine. Sur son visage dévasté, des larmes perlèrent tandis qu'il articulait péniblement ces mots :

« Je vous en prie ! Par pitié... »

Il joignit cette fois les mains et les tendit vers moi, le regard implorant. Qui es-tu ? Quels tourments ont eu raison de toi ? Je m'approchai lentement, et, lorsque je touchai ses lèvres, un flot de souvenirs déferla dans son esprit.


  Un homme heureux. Une épouse aimante. Une fillette adorable venant parfaire le tableau. Il est courageux, attentionné, il combat le feu et sauve des vies. Ses collègues le respectent, sa fille l'admire, ses parents auraient été fiers. Vingt-deux annnées à secourir les victimes des caprices des éléments. Les crues impitoyables, les secousses dévastatrices, les flammes meurtrières. La peur, l'adrénaline, la tension, le danger, la fièvre... puis l'échec. L'imprévisible échec. Une mère prise au piège avec ses deux fils. L'incendie fait rage. Elle est évanouie et il est seul. Il la porte et tire les garçons par le bras. Le plafond s'effondre, le plus jeune hurle et appelle à l'aide. Encore un étage à descendre, le petit est bloqué. Il hésite. Une petite main tendue et un visage en pleurs. L'expression paniquée du plus grand. La chaleur, la fumée, l'épaule douloureuse. Il hésite. Craquement, chute, le sol s'ouvre comme un gouffre. Confusion. Ses collègues se précipitent, le tire avec la mère vers la sortie. « Les garçons ! Les garçons ! » s'étrangle t-il. Ils se retournent, un cris aigu perce le vacarme, il est trop tard. Tout n'est plus que fournaise...

   Depuis ce jour, sa vie a basculé. Il voulait tous les sauver. Il ne pouvait se résigner à en abandonner un. Ce choix intolérable auquel il avait été confronté, il n'avait pu se résoudre à le faire. Le sort avait emporté le plus jeune, son absence de décision avait condamné le plus grand. Il revoyait la terreur dans les yeux des enfants en détresse. Il revoyait l'anéantissement dans ceux de la mère à son réveil. Ses proches tentèrent de l'aider, mais les mots étaient incapables de chasser les visions cauchemardesques qui le hantaient. Dévoré par le remords, il fuyait le visage de sa fille auquel se substituait ceux des enfants disparus. Il ne supportait plus les paroles de réconfort de sa femme. Elle se trompait, le temps ne pouvait le guérir. Comment pourrait-il les oublier ? Puis peu à peu, dans son esprit ravagé se dessina une improbable solution. Moi. Fable ou réalité, moi seule pouvait le libérer de son fardeau. Peut importe le prix à payer, il s'était lancé frénétiquement sur mes traces.


   Telle est donc ton histoire. Pauvre petit mortel abîmé par la vie... L'homme ferma les yeux et pris une grande inspiration tandis que je le recouvrais doucement. Je sentis son cœur ralentir alors que je tirai le fil de ses pensées comme une pelote. Je le berçai tranquillement pendant de longues minutes, et il se laissa porter, dérivant sans but, le visage apaisé. Lorsqu'il battit à nouveau des paupières, il avait retrouvé cet éclat perdu. Il se redressa lentement, contempla ses mains avec perplexité avant de les passer sur son visage. Il m'observa, surpris, et, amusée, je lui montrais ce qu'il était redevenu. Sans un mot, il commença à s'éloigner d'un pas hésitant, les yeux dans le vague, ses doigts glissants sur les parois humides. Qui es-tu ? Maintenant je le sais, mais toi, t'en souviens tu encore ? Recommence ta vie, petit homme , je garde ton passé. Le pire et le meilleur, le beau et le tragique, un homme est entré dans cette caverne, un autre en ressort. Peut-être te reverrais-je un jour ?


   A nouveau le silence. Combien de temps avant le prochain ? Car il y a toujours un prochain. Il y en aura toujours. A travers les époques, leurs maux changent mais mon attrait demeure. J'étanche la soif des malheureux, je les abreuve d'un jour nouveau. Les libérant de leurs tourments, j'accorde une seconde chance aux morts comme aux vivants : tel est mon but.
 
   Qui suis-je ? Je suis l'eau de Léthé, le fleuve de l'Oubli, approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal...

Naru :
Spoiler:
La petite chambre semble plutôt douillette.
Sur les murs, des posters de groupes de musiques sont figés dans des positions plus ou moins rock’n’roll, quelques cartes postales ont été punaisées à la va-vite au-dessus de la tête de lit et quelques traces, maintenant illisibles, sur un morceau du papier peint laissent à penser que quelqu’un a essayé de gribouiller un message. Un lit d’une place est collé au mur opposé à la porte, la couverture en travers, les draps froissés. Dans un coin, une guitare est posée sur son étui tandis que des médiators et toutes sortes d’instruments de réglage sont éparpillés autour. Un bureau en désordre et une lourde armoire prennent les derniers espaces libres de la pièce.
Visiblement, personne n’est venue ici depuis des mois et tout a été laissé à sa place, comme dans un musée.
Il y règne pourtant une atmosphère chaleureuse que viennent souligner les innombrables photos de mon jumeau et de ses copains et copines collés au-dessus du bureau, dans des cadres, à même le mur, directement sur le meuble. Leurs visages sont souriants et heureux, certains font des signes, d’autres font les idiots, mais il n’y a que sur les photos de cette fille aux cheveux roux où de petits cœurs stylisés ont été dessinés au feutre noir.
Je sens mes lèvres esquisser un sourire. Je n’avais pas imaginé mon jumeau aussi fleur bleue.
C’est la première fois que j’entre dans sa chambre depuis l’accident.
J'ai posé quelques questions à nos parents mais entendre parler de mon jumeau met ma mère dans un tel état de détresse que j'ai vite arrêté. Mon père est plus calme. Pourtant, la tristesse dans ses yeux me frappe de plein fouet lorsque nos regards se croisent. La cohabitation dans la maison est plutôt difficile.
Si à l’hôpital les heures de visites les contraignaient à me laisser seul, une fois à la maison, je me suis volontairement éloigné d’eux. Avec le temps, les soirées sont devenues longues et silencieuses. Je dois toujours peser le moindre mot, car certaines réflexions semblent rendre mes parents perplexes ou attristés. Aussi, rester silencieux est plus confortable. Moins douloureux pour eux comme pour moi.
J’ai attendu que la maison soit vide, qu’on me laisse enfin respirer pour oser entrer dans sa chambre. J’ai mis de longues minutes à pousser cette porte et à repousser mes peurs et angoisses. Aussi bien par crainte de me rappeler quelque chose que de rester dans l’inconnu. Au final, ça ne m’a avancé en rien.
Je ne me souviens pas de lui.
Je me retrouve là, planté au beau milieu de la pièce comme un idiot. Je ne peux pas savoir s’il jouait réellement de la guitare ou si elle était là pour qu’il se donne un genre. Il y a des exercices de mathématiques sur le bureau. Est-ce qu’il était doué ? Est-ce qu’au contraire, il s’arrachait les cheveux dessus ?
Je ne reconnais aucun de ses amis sur les photos, étaient-ils toujours en bon terme ? Depuis combien de temps sortait-il avait la jolie rousse ? Avait-il pris son courage à deux mains pour lui déclarer ses sentiments ou avait-elle fait le premier pas ? Qu’elle était sa couleur préférée ? Son plat détesté ? Était-il du matin ? Comment occupait-il ses week-ends ? À quels jeux jouait-il ? Aimait-il regarder la télé, des séries ? Faisait-il du sport ? Comment voyait-il le monde ? Comment imaginait-il son avenir ? À quoi rêvait-il ?
Pourquoi était-il monté dans cette voiture ? Pour aller où ?
Un klaxon dans le lointain de la rue me tire de mes pensées angoissantes avec un sursaut. Malgré tous mes efforts, je ne peux combler ce néant que de questions sans réponses.
D’un pas las, je me dirige vers la fenêtre qui donne sur l’entrée de la maison et du jardin et me fige.
Elle est là. Encore.
Ça fait des jours qu’elle vient attendre devant la maison, la fille aux cheveux roux. Elle ne sonne pas, n'essaie d'entrer et si par malheur je dois sortir, je fais semblant de ne pas la voir. Elle était déjà là à mon retour de l’hôpital et quand nos yeux se sont croisés, j’ai pu y lire une telle tristesse, une telle puissance d’émotion que je n’ai pas réussi à lui dire un mot. Elle me fait peur, elle aussi.
Elle semble fragile, là, debout dans le froid, emmitouflé dans son manteau un peu trop grand. Ses taches de rousseur lui vont à merveilles et ça ne m’étonne pas que mon jumeau ait succombé à ses grands yeux clairs. Contrairement aux photos sur le mur, je ne l’ai pas vu sourire.
Maintenant, elle attend. Elle attend qu’il revienne.
La douleur me prend par surprise tout à coup. Mon souffle se coupe, mon ventre se tord d’une angoisse implacable et je commence à trembler. Je ne peux pas rester là plus longtemps !
Je ne prends même pas la peine de refermer la porte de la chambre et m’éloigne avec difficulté vers la salle de bains. L’air a du mal à passer mes poumons et mes côtes me semblent en feu. J’ai mal et la tête qui tourne.
Mais ce n’est pas la première crise de panique que je fais alors je place mes bras autour du lavabo, la tête baissée et je me force à me concentrer sur ma respiration.
Ne pense plus à la douleur, ni à la fille, ni à lui. Ne pense plus à rien…
Lentement, je sens mon corps se détendre. Mes muscles se sont crispés si brusquement que les courbatures ne vont pas tarder à se faire sentir. Les douleurs dans ma jambe gauche et dans mon dos se réveillent. J’ai oublié de prendre mes antalgiques ce midi et mon corps me fait savoir que même avec de la rééducation, il sort de l’hôpital.
Je me redresse lentement face au miroir, mon rythme cardiaque a retrouvé un tempo plus tranquille et l’air rentre mieux.
Si ce n’est le teint blafard, les cernes sous les yeux, la perte de poids et la blessure au sommet de mon front, je ressemble comme deux gouttes d’eau à mon jumeau. Les mêmes cheveux bruns, les mêmes yeux bleus, la même forme du visage.
Mais aucun souvenir de lui. Ni de mes parents, ni de mes amis. Ni de rien.
Je ne peux pas nier la ressemblance entre mon père et moi et c’est peut-être pour ça que cela m’a pris le moins de temps, les appeler mes parents. Ils ont l’air gentil, mais…. Cette sensation de vide est écrasante. J’ai beau percevoir l’amour qu’ils ont pour moi, je ne peux pas m’empêcher de les voir comme des étrangers. Je gère mal cette situation. Je sais que je ne dis pas ce qu’ils s’attendent à m’entendre dire, ni ne fait ce qu’ils s’attendent à me voir faire.
Mais plus que tout, c’est cet espoir que je retrouve un jour la mémoire qui transperce dans chacun de leurs gestes, chacune de leurs paroles rassurantes, chacune de leurs hésitations. Inlassablement, ils continuent à me montrer des photos, à me raconter des souvenirs que je ne peux pas saisir.
Ne pas se rappeler, ne serait-ce que de son propre prénom me mets dans un état de frustration, de peur et de colère que je n’arrive pas à gérer.
Le psychologue de l’hôpital est patient et compréhensif. Il m’écoute sans jugement et m’aide à gérer les attentes de ma famille, ma frustration face aux échecs de leurs tentatives. Il supporte aussi mes accès de colère que je n’arrive pas à exprimer face à mes parents. Nos séances n’ont rien d’une partie de plaisir, mais pendant ces quelques heures par semaines, le poids de ce passé inaccessible, des sentiments oubliés, la pression involontaire de mes proches pour que je retrouve la mémoire, cette impression d’avoir été jeté dans un monde inconnu, dans le corps d’un autre, s’efface un petit peu.
Dans ces moments, j’ai moins peur de me sentir complètement seul et démuni face au reste du monde, de ne pas savoir dire ce qu’il faut ou comment me comporter avec les autres, de ne pas pouvoir être comme il faut.
De ne pas être lui.
Mon jumeau. Mon alter-ego.
Mon moi d’avant l’accident.

Oras :
Spoiler:
Le jour semblait s'éteindre lorsque le jeune garçon au pied de la falaise s'éveilla.
La pénombre était telle qu'on ne pouvait déjà plus distinguer les couleurs. Son premier, et hélas pour lui mauvais, réflexe fut de sursauter. Les arbres qui l'encerclaient étaient denses et massifs. Couché sur des feuilles mortes, ils étaient pour lui autant de sombres barreaux qui s'étendaient infinis vers le ciel...


  Le soubresaut provoqua un second réveil : celui de la douleur. Sa tête était lourde et l'arrière de son crâne le faisait souffrir. Passant machinalement sa main au travers de ses cheveux il sentit quelque chose de légèrement collant : du sang.
"Que m'est-il arrivé? Où suis-je? Quel jour sommes-nous? mais enfin, qui suis-je?"
Ces mots proférés à voix haute le mit comme en face de la réalité : il n'en savait rien.
"J'ai tout oublié, tout..."
L'angoisse aurait pu le saisir, il était seul et blessé au milieu visiblement d'une forêt, maintenant inconnue pour lui en possession de rien si ce n'est son corps. Etrangement, il se sentait bien et sans pouvoir se l'expliquer, il savait cette quiétude nouvelle.

Il tâtonna de ses mains ses alentours et trouva un sac à dos dont il fouilla d'abord la poche avant. Elle contenait un portefeuille rempli de cartes en tous genres, carte de fidélité, carte de groupe sanguin, carte d'identité... C'est ainsi qu'il redécouvrit son nom, Eli Velvet, sa date de naissance ainsi que la ville où il était né, Llansa.

  Ces informations provoquèrent un certain remue-ménage de souvenirs dans la tête d'Eli, ses professeurs faire l'appel et toujours dire
-"Eli est absent...
-Mais non je suis là enfin!" Un éternel oublié. Il se revoit sans amis dans la cour, lui rentrer seul chez lui et ne trouver qu'un mot et un plat tout fait "je rentrerais tard ce soir, ne m'attends pas pour manger et dormir."


  Maintenant en possession de son nom et de quelques souvenirs lointains, il entreprit de fouiller la poche intérieur du sac. Boîtes de médicaments, lames de rasoir, mouchoirs, papier blanc et crayon noir, il saisit avec horreur sa situation.
Il n'était pas tombé dans une crevasse, il avait intentionnellement voulu se suicider. Comprennant quelle était la légèreté qui l'avait envahi quelques instants plus tôt, il n'était pas sûr de vouloir se souvenir du fardeau acculant de sa vie. Son portable vibra, l'interrompant dans ses pensées.
"Eli, où es-tu? Ta mère a appelé la police tu n'es pas rentré cette nuit... Je ne sais pas ce qui t'arrive mais je t'en supplie, ne fais pas de bêtises. Camélia"
Le souvenir de Camélia revint soudainement à Eli, cette fille brune qui tentait tout le temps de lui parler au lycée. Elle l'agaçait cette fille qui ne pouvait pas comprendre... mais ne pas comprendre quoi?
Le ciel devenait orangé petit à petit, et il réalisait que ce n'était pas un crépuscule mais un lever de soleil.
"Je suis un idiot, ce n'est pas une fin mais un début. Je vois clair maintenant, c'est si limpide... Je mérite des baffes. Il faut que j'aille parler à Camélia, que je lui explique tout simplement."
Il se leva et partit pour rentrer chez lui, cette seule phrase à la tête tournant encore et encore. "On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une".

Sagiga :
Spoiler:
La pluie battante de la matinée avait peu à peu laissé place au soleil, et les pavés humides reprenaient petit à petit leur teinte rose pâle.
Tori courait comme un fou. Les rues de la capitale fourmillaient, entre les marchands, les saltimbanques et les citoyens aisés qui n'avaient rien d'autres à faire de leurs journées que se promener innocemment, choisissant d'ignorer la futulité de leurs existences. Un œil averti aurait pu repérer les voleurs à la sauvette, nombreux parmi la foule, avec leur démarche repérable entre mille pour celui qui savait observer. Tori faisait partie de ces gens-là, il en avait pris plus d'un la main dans le sac, mais ce jour-là, il n'en vit aucun. Son esprit était ailleurs, accaparé par une pensée qui n'avait de cesse de tourner en boucle dans sa tête.
La lettre.
Il devait récupérer la lettre.
Il arriva dans le quartier est de la ville, le quartier des arts. S'il méprisait les bourgeois engraissés, emmitouflés dans leurs habits de soie qui passaient leur temps à flâner, il reconnaissait volontiers que le quartier des arts valait la peine d'une balade. S'il n'avait pas été si pressé, il se serait arrêté devant cette façade où des plantes grimpantes de toutes les couleurs représentaient la Princesse tendant la main vers un oiseau multicolore. C'était le tableau de l'été, à chaque saison, les plantes qui fleurissaient changeaient, et un autre tableau apparaissait. C'était là l'oeuvre de jardinniers exceptionnels, nombreux étaient les gens de l'Empire qui venaient à la capitale pour contempler cette œuvre incroyable.
Tori connaissait chaque tableau par cœur. S'il avait eu le moindre talent pour tenir un pinceau, il aurait pu peindre chacun d'eux avec la précision d'un maître horloger.
Il contourna une fontaine où s'abrevaient les chevaux de quelques voyageurs. Il songea une seconde à en voler un pour aller plus vite, il commençait à s'essoufler, mais chassa rapidement cette idée. Le palais impérial était proche, il y serait dans quelques minutes.
Il songea à la soit-disant mission urgente que lui avait confié l'Empereur le matin-même, alors que l'orage qui avait grondé une partie de la nuit continuait de déverser des torents d'eau sur la capitale.
Il avait reçu l'ordre d'aller régler la somme que le palais devait au meilleur pâtissier de la capitale pour tous les gâteaux qu'il avait préparer pour le lendemain.
Pour l'anniversaire de la Princesse.
L'Empereur aurait pu envoyer n'importe quel serviteur quelconque pour accomplir cette tâche, mais il avait choisi Tori, sans doute pour l'éloigner du palais pendant quelques heures.
Tori n'était pas un serviteur. Sa place n'était pas vraiment définie, l'Empereur l'avait adopté quand il était jeune et depuis son statut avait toujours été ambiguë. Il ne faisait aucun doute que l'unique héritière légitime du trône était la Princesse, et Tori n'avait jamais remis cela en question. Le trône ne l'intéressait pas le moins du monde, pas plus que ce monde de bourgeoisie et de politique.
Rejeté par ses parents quand il était petit, il n'avait pas eu une enfance heureuse, et même s'il n'avait jamais pu apprécier l'Empereur, un homme bien trop sournois derrière ses sourires forcés, il devait admettre que sa vie s'était quelque peu améliorée depuis qu'il vivait au palais.
Il se fichait des beaux habits, de son grand lit moelleux, des repas gargantuesques. Rien de tout cela ne lui apportait une quelconque joie.
Mais elle...
Son parfum, ses yeux violets, ses longs cheveux noirs de jais, son rire et même ses larmes.
Il aimait tout. Ils avaient grandi ensemble, traités comme des frères et sœurs qu'ils ne deviendraient jamais. Tori avait vu la Princesse devenir une femme progressivement, et des sentiments s'étaient éveillés chez lui. Des sentiments si forts qu'il peinait à les contenir.
L'Empereur avait bien remarqué leur complicité et depuis peu, il cherchait régulièrement des prétextes pour éloigner son fils adoptif de sa fille. Il avait même tenté de l'envoyer en mission au Sud de l'Empire récemment, une mission qui aurait duré des semaines, et qui l'aurait empêché d'être présent pour l'anniversaire de la Princesse.
Il avait catégoriquement refusé.
Les talons de ses bottes cessèrent de claquer sur les pavés lorsqu'il parvint à l'entrée principale du palais impérial. Les jambes fléchies et les mains sur les genoux, il prit une minute pour calmer le rythme de ses battements de cœur et sa respiration.
Les quatre gardes de l'entrée l'observèrent sans piper mot, ils connaissaient bien son visage, ses yeux plus bleus que le ciel, ses paumettes et sa mâchoire bien dessinées, ses cheveux bruns et lisses négligeamment attachés, personne ne l'empêcherait d'entrer.
Il pressa le pas pour rejoindre ses appartements.
L'anniversaire de la Princesse le préoccupait depuis des semaines, si ce n'est des mois. Elle possèdait déjà un nombre incalculable de bijoux et de belles robes, elle avait plus que ce qu'elle désirait... Quel cadeau offrir à une telle personne ?
Alors il avait commencé à écrire une lettre. Il l'avait écrite un million de fois, raturée, déchirée, recommencée.
Encore et encore.
Cette nuit, à nouveau, il tentait de coucher sur papier tout ce qu'il ressentait, car au fond, c'était bien ça le seul cadeau qu'il pouvait lui offrir. Tout l'amour qu'il ressentait pour elle.
Cependant, il avait fini par s'endormir sur son bureau, et le matin quand on l'avait réveillé à grands coups frappés sur sa porte, il s'était immédiatement levé pour aller à la rencontre de l'Empereur qui requérait sa présence.
Il avait oublié la lettre sur son bureau, à moitié achevée. Sauf qu'ils avaient prévu de se voir le matin-même avec la Princesse, comme presque tous les matins finalement, et elle pouvait à tout moment décider de pénétrer dans ses appartements.
Peut-être était-elle déjà en train de lire les mots maladroitement écrits qu'il avait eu tant de mal à exprimer.
Ses cuisses et ses mollets le brûlaient tandis qu'il gravissait les dernières marches d'escalier le menant à sa chambre. Le palais était en effervescence, tout le monde préparait avec excitation l'anniversaire de la Princesse.
Il ouvrit la porte si brusquement qu'elle manqua de sortir de ses gonds. La jeune fille sursauta et la feuille de papier voleta lentement jusqu'à se poser sur le sol.
Tous deux restèrent silencieux. La dernière parcelle d'espoir pour Tori venait de fondre comme neige au soleil, son cœur battait à tout rompre et pas seulement à cause de l'effort physique qu'il venait de fournir.
Il avait envie de sauter par la fenêtre, de disparaître. Comment un si petit oubli, presque anodin, pouvait-il générer de telles pulsions suicidaires ?
Il ne voulait pas qu'elle le sache. Pas comme ça. Pas encore.
Son honneur et son aplomb reduits en miettes, il se força à sourire.
-Vous êtiez donc là, Princesse ?
Elle étouffa un petit rire. Elle n'était pas sotte, elle savait depuis longtempts qu'il l'aimait. Chaque fois qu'il posait son regard azur sur elle, c'était comme s'il lui hurlait son amour. Elle n'avait jamais rien dit, se mentant à elle-même en prétextant qu'en tant que Princesse, elle ne devait pas s'impliquer émotionnellement avec n'importe qui. En réalité, elle n'avait tout simplement jamais eu le courage de lui parler. Et il était tout, sauf n'importe qui.
-Qu'est-ce qu'il te prend ? Voilà des années que tu ne me vouvoies plus.
-Tu as lu ?
Elle fut surprise du ton un peu sec de son ami. Elle s'approcha et lui prit les mains. Au prix d'un effort surhumain, Tori parvint à la regarder dans les yeux.
-Myo... commença-t-il avec une grimace.
-J'ai tout lu ! annonça-t-elle fièrement. T'es un piètre poète d'ailleurs, mais...
Il lui plaqua une main sur la bouche pour qu'elle cesse de parler.
-T'es un véritable monstre au visage d'ange, soupira-t-il.
Elle le repoussa doucement et se dirigea vers la porte :
-Mon père m'attend, je ne peux pas rester. On discutera plus tard !
-Essaie d'oublier ce que tu as vu ! lança-t-il.
-Tu sais bien que je n'oublie rien, répondit-elle en refermant la porte derrière elle.
Avec un sourire, il se pencha pour ramasser la lettre. Son doigt s'attarda sur le nom de la personne à qui elle était adressée.
-Je le sais, Myosotis.


Dernière édition par Sagiga le Dim 26 Fév 2017 - 23:38, édité 6 fois

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas


Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Mr_John_ le Lun 13 Fév 2017 - 2:51

Rahhh cela fait deux fois que j'essaie d'écrire un truc mais je suis pas satisfait,ça va si je fait un texte d'argumentation?XD enfin plus perso qu'une histoire?
avatar
Mr_John_
Aventurier du manga

Masculin
Messages : 74
Date d'inscription : 06/01/2017
Humeur : JE PETE LA FORME!!

Voir le profil de l'utilisateur http://my.w.tt/UiNb/5aaf7UY1Iz

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Lun 13 Fév 2017 - 11:28

Hum oui tout à fait ^^
Une réflexion ça peut marcher =) Après à toi de faire en sorte que les lecteurs puissent s'identifier, que ce soit pas un texte totalement neutre dans lequel on aura plus de mal à se plonger ^^
Bon après c'est juste un simple avis personnel xD Tu fais comme tu le sens ^^

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Mr_John_ le Mar 14 Fév 2017 - 22:23

Voici mon texte pour le concours,il est moins préparé que d'habitude ,car j'ai eu beaucoup de travail ce mois-ci,et l'inspiration était moindre ,ce sont des choses qui arrive me direz vous,mais en tout cas j'espère que vous le trouverez bon,moi je ne suis pas entièrement satisfait 
Oublier:
   Oublier quelque chose de notre passé est dur,et une personne encore plus, parfois revoir un objet peut nous rappeler cette personne et revoir cette personne peut nous rappeler des souvenirs ,qu'on à voulu enterrer au plus profond de nous mêmes car ces souvenir même agréables,peuvent avoir l'effet d'une lame de rasoir sur notre âme .Souvent cette personne est associée au manque,de n'importe quelle façon dont on l'a perdue,même si parfois on lui parle encore,on sait que quelques part on à perdu une chose chère avec elle .Après avoir eu ce contact on essaie de tout rentrer en nous ,de tout masquer une fois encore.Mais parfois ,même au plus profond de nous,oublier est dur,et même si une personne vous dit qu'elle à oublié ces moments ou cette personne,c'est pertinemment un mensonge.Parfois mêmes les souvenirs heureux font mal,même encore plus mal que ceux qui sont malheureux .Alors l'oubli est t'il impossible à tous?Je ne parle pas des maladies ou des traumatismes mais bien de l'oubli volontaire,du baume qu'on met sur ces cicatrices,y'a t'il toujours un moment ou il ne fera plus effet,faut il qu'il n'y ai plus aucun contact avec les déclencheurs?Parfois les souvenirs sont à double tranchant car les moments de bonheur passé avec quelqu'un ,on ne veux pas les effacer,même en sachant qu'il feront du mal. Mais peut être on oublie pas pour se construire un avenir sans les mêmes malheur,ou peut être qu'on se fait du mal avec ces souvenirs pour se sentir en vie? Personne ne sais comment faire avec son passé,et parfois ,les morceaux sont impossible à recoller ,car la personne n'est plus là,et on se sent coupable,et c'est à ce moment que la culpabilité entre en jeu,entre en compte,et la tristesse s'amplifie ,et la les regrets prennent le pas,parfois l'oubli c'est appelé le deuil,ou parfois c'est appelé ..."et si".L'oubli est associé à des tas de choses,la mort,l'amour,la colère,la violence,chaque chose liées aux émotions passeront peut être par l'oubli un jour ,mais c'est un dilemme car parfois on le voudrait mais on ne le voudrait pas,on essaie mais on y arrive pas,et parfois le temps est long avant que les souvenirs deviennent mélancolie et non douleur.Mais la cohabitation peut être difficile,si on tente pas d'oublier,car on peut avoir cette douleur chaque jour,sans que d'autre s'en aperçoivent     


Ps:Allez voir ma galerie de textes,y'a souvent du neuf!
avatar
Mr_John_
Aventurier du manga

Masculin
Messages : 74
Date d'inscription : 06/01/2017
Humeur : JE PETE LA FORME!!

Voir le profil de l'utilisateur http://my.w.tt/UiNb/5aaf7UY1Iz

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Jeu 16 Fév 2017 - 13:34

Youh,

Mr John étant donné que ton texte n'est pas une histoire, je ne sais pas trop sur quels critères me baser pour le commenter ^^' Je laisse donc le soin à des papattes plus expertes que les miennes de t'en faire un retour. Par contre, je vais aller lire les post de ta galerie : )

Bon, comme de mon côté je n'arrive pas à prendre du recul sur mon texte, même en le laissant reposer, je vais pas repousser l'échéance plus longtemps (en espérant que ce soit pas trop confus). Bonne lecture

Flots de Souvenirs:
 
    L'antre inquiétante est plongée dans l'obscurité. La roche est froide, les parois humides, la mousse absente. Dans la pénombre, seul le faible clapotis de l'eau fragilise cette glaçante tranquillité. Un bruissement imperceptible, un mouvement lent et fluide : je suis là. Des siècles ont passé depuis ma naissance, et pourtant me voilà comme au premier jour, tapie dans le silence, imperturbable. Contrairement à beaucoup, dès le commencement, ma vie avait un sens. Un sens unique : pas de choix, pas de doutes, juste un but. J'ai ainsi suivi le cours de mon existence, libérée des incertitudes qui hantent d'ordinaire les hommes, traversant les âges sans que les rides du Temps n'altèrent mes traits. Je voyage sans cesse, et pourtant, quel que soit ma demeure, quels que soit les obstacles qui me cachent à leurs vue, je sais ''qu'ils'' me retrouveront. Qu'importe le lieu, qu'importe l'époque, ce désir insatiable les conduira toujours à moi. Hommes ou femmes, jeunots ou vieillards, sages ou fous, lorsque les pensées impures les engloutissent, c'est dans mes bras qu'ils cherchent la délivrance. Faibles mais compréhensibles. Puis-je blâmer le héros de guerre éreinté qui quémande mes caresses ? Puis-je refuser à la jouvencelle trahie par son amant un lit plus accueillant ? Pourquoi ignorer mon étreinte apaisante lorsqu'au dehors, les malheurs ne cessent de se multiplier ? Je ne fait qu'accorder à ces âmes tourmentées un répit, le repos salvateur auquel elles aspirent. Je ne les traque pas, c'est eux qui me convoitent.
    Lorsque je frôle leurs lèvres tremblantes, je vois leur existence se dérouler sous mes yeux. Leurs souvenirs, leurs joies, leurs regrets, chaque parcelle de leur vie s'étale devant moi. Pendant une fraction de seconde, je dévoile les secrets, ravive les peurs, extirpe les vérités, expose les vices. Rien ne m'échappe, tout ce qu'ils veulent cacher m'est révélé. Pauvres petites choses angoissées... Tous ces sentiments qui les agitent me sont étrangers : ces peines qui les rongent, ces erreurs qui les dévorent, je n'y ai jamais goûté. Pourtant, lorsqu'il me supplient de les en débarrasser, je ne peux réprimer une certaine fascination pour les turbulences de leur existence. A chaque nouvelle rencontre, je ressens ce complexe mélange d'envie et de pitié, et lorsqu'ils finissent par s'éloigner, béat, soulager de leur peine, je me retrouve parfois à chérir ces moments qu'ils se sont acharnés à fuir.
    Les hommes m'amusent. Ils pourraient se battre, surmonter leurs tourments, ignorer mes charmes, et les faibles vieillards seraient alors mes seuls victimes. Mais ils choisissent la fuite, rampent jusqu'à moi, et, éblouis par ce que je peux leur offrir, troque tout une vie contre un semblant de paix. Le prix à payer est immense et les change à jamais, mais une fois le pacte scellé, je suis la seule à connaître l'étendue de leur perte. Tous ont une manière bien à eux de m'approcher. Il y a les perturbés aux mains tremblantes et au regard confus qui sont prêts à tout pour que j'exauce leur prière. Il y a les désespérés qui me couvrent de leurs larmes et m'implore à genoux pour un peu de réconfort. Il y a même les téméraires qui pense pouvoir me résister, apportent quelques bouteilles, dans l'espoir de me faire voyager... Mais qu'ils viennent par tentation ou non, lorsqu'ils se retrouvent seul face à moi, qu'en me regardant leurs angoisses les plus profondes s'éveillent, rares sont ceux ayant suffisamment de volonté pour ne pas céder à mes promesses. Je pourrais conter leurs errances sans jamais tarir, mais chut ! Voilà que l'un d'entre eux m'a trouvée ! Qui es-tu ? Que caches-tu ? approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal, petit être perdu...

    L'homme de haute stature s'avança lentement, le pas lourd et la mine maussade. Ses cheveux grisonnants et désordonnés encadraient un visage sec et buriné. Des cernes prononcées marquaient ses yeux clairs fatigués dont l'éclat semblait éteint depuis longtemps. Sur ses joues creusées poussait un début de barbe négligée, et les balafres de l'anxiété s'ajoutaient à celles du temps sur son front massif. Autrefois, cet homme avait probablement fait preuve d'un charisme certains. Même le voile de l'épuisement et du remords ne pouvaient masquer ses traits forts et séduisants. Malgré sa posture courbée, on pouvait l'imaginer se tenir de toute sa hauteur, le menton droit et le regard confiant, dégageant cette assurance communicative qui rassure même les plus craintifs. Mais l'individu brisé qui se traînait jusqu'à moi n'avait plus rien à voir avec ce modèle de droiture. Un spasme soudain le fit vaciller, ses yeux s'écarquillèrent une seconde avant qu'il ne les referme vivement en secouant la tête. Un faible gémissement lui échappa et ses genoux flanchèrent, le précipitant sur la pierre froide. Il resta au sol un moment, recroquevillé, marmonnant des sons inintelligibles. Lorsqu'il finit par relever la tête, accablé, il m'aperçut enfin. Ses lèvres frémirent, ses doigts se resserrèrent sur la roche. Ce moment où un rêve devient réalité.... Qui es-tu ? Depuis combien de temps me cherches-tu ? Dans un effort surhumain, l'homme se releva, fit quelques pas titubant avant de s'effondrer à nouveau près de moi. Sa main tremblante me frôla et il frissonna à la caresse glacée que je lui rendis. Sa respiration bruyante s'accélérait au même rythme que son cœur tambourinant dans sa poitrine. Sur son visage dévasté, des larmes perlèrent tandis qu'il articulait péniblement ces mots :
« Je vous en prie ! Par pitié... » 
Il joignit cette fois les mains et les tendit vers moi, le regard implorant. Qui es-tu ? Quels tourments ont eu raison de toi ? Je m'approchai lentement, et, lorsque je touchai ses lèvres, un flot de souvenirs déferla dans son esprit.

   Un homme heureux. Une épouse aimante. Une fillette adorable venant parfaire le tableau. Il est courageux, attentionné, il combat le feu et sauve des vies. Ses collègues le respectent, sa fille l'admire, ses parents auraient été fiers. Vingt-deux annnées à secourir les victimes des caprices des éléments. Les crues impitoyables, les secousses dévastatrices, les flammes meurtrières. La peur, l'adrénaline, la tension, le danger, la fièvre... puis l'échec. L'imprévisible échec. Une mère prise au piège avec ses deux fils. L'incendie fait rage. Elle est évanouie et il est seul. Il la porte et tire les garçons par le bras. Le plafond s'effondre, le plus jeune hurle et appelle à l'aide. Encore un étage à descendre, le petit est bloqué. Il hésite. Une petite main tendue et un visage en pleurs. L'expression paniquée du plus grand. La chaleur, la fumée, l'épaule douloureuse. Il hésite. Craquement, chute, le sol s'ouvre comme un gouffre. Confusion. Ses collègues se précipitent, le tire avec la mère vers la sortie. « Les garçons ! Les garçons ! » s'étrangle t-il. Ils se retournent, un cris aigu perce le vacarme, il est trop tard. Tout n'est plus que fournaise...
    Depuis ce jour, sa vie a basculé. Il voulait tous les sauver. Il ne pouvait se résigner à en abandonner un. Ce choix intolérable auquel il avait été confronté, il n'avait pu se résoudre à le faire. Le sort avait emporté le plus jeune, son absence de décision avait condamné le plus grand. Il revoyait la terreur dans les yeux des enfants en détresse. Il revoyait l'anéantissement dans ceux de la mère à son réveil. Ses proches tentèrent de l'aider, mais les mots étaient incapables de chasser les visions cauchemardesques qui le hantaient. Dévoré par le remords, il fuyait le visage de sa fille auquel se substituait ceux des enfants disparus. Il ne supportait plus les paroles de réconfort de sa femme. Elle se trompait, le temps ne pouvait le guérir. Comment pourrait-il les oublier ? Puis peu à peu, dans son esprit ravagé se dessina une improbable solution. Moi. Fable ou réalité, moi seule pouvait le libérer de son fardeau. Peut importe le prix à payer, il s'était lancé frénétiquement sur mes traces.

    Telle est donc ton histoire. Pauvre petit mortel abîmé par la vie... L'homme ferma les yeux et pris une grande inspiration tandis que je le recouvrais doucement. Je sentis son cœur ralentir alors que je tirai le fil de ses pensées comme une pelote. Je le berçai tranquillement pendant de longues minutes, et il se laissa porter, dérivant sans but, le visage apaisé. Lorsqu'il battit à nouveau des paupières, il avait retrouvé cet éclat perdu. Il se redressa lentement, contempla ses mains avec perplexité avant de les passer sur son visage. Il m'observa, surpris, et, amusée, je lui montrais ce qu'il était redevenu. Sans un mot, il commença à s'éloigner d'un pas hésitant, les yeux dans le vague, ses doigts glissants sur les parois humides. Qui es-tu ? Maintenant je le sais, mais toi, t'en souviens tu encore ? Recommence ta vie, petit homme , je garde ton passé. Le pire et le meilleur, le beau et le tragique, un homme est entré dans cette caverne, un autre en ressort. Peut-être te reverrais-je un jour ?

    A nouveau le silence. Combien de temps avant le prochain ? Car il y a toujours un prochain. Il y en aura toujours. A travers les époques, leurs maux changent mais mon attrait demeure. J'étanche la soif des malheureux, je les abreuve d'un jour nouveau. Les libérant de leurs tourments, j'accorde une seconde chance aux morts comme aux vivants : tel est mon but.
   
    Qui suis-je ? Je suis l'eau de Léthé, le fleuve de l'Oubli, approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal...

Pour les survivants
Spoiler:

L'idée de base était de mettre en avant une créature féminine attirante, en laissant le lecteur s'interroger sur son identité tout en disséminant du champ lexical de l'eau pour préparer le twist ''oh mon dieu, un fleuve qui parle''. Normalement tous ces termes sont à double sens pour que la supercherie ne soit révéler qu'à la fin. Après, je suis pas du tout objectif quand j'écris donc quant à savoir si ça a prit ou si vous avez deviné dès le premier paragraphe... à vous de me le dire u_u
avatar
Lonely D.
Fan de manga

Masculin
Messages : 118
Date d'inscription : 25/12/2016
Humeur : Nuageuse

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Oras le Dim 19 Fév 2017 - 15:32

Je n'ai pas encore fini, étant donné les 140 lignes ça va être chaud, mais je me demandais si c'était possible de participer avec une forme de mini visual novel?
avatar
Oras
Nouveau

Messages : 5
Date d'inscription : 14/02/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Lun 20 Fév 2017 - 10:24

Bonjour Oras et bienvenue dans le monde merveilleux des concours de texte !

Hum si par "forme de mini visual novel" tu entends que le lecteur doit faire des choix pour avancer dans l'histoire, alors non, ce format ne va pas être autorisé =/ L'idée est de produire un texte d'une forme très standard, donc pas de poésie, pas de théâtre, et pas de VN ^^' Désolée !

Mais déjà faire un visual novel en 140 lignes... je pense que c'est mission impossible xD

Et comme je dis toujours, si tu as envie de proposer ce genre de textes, tu peux bien sûr ouvrir une galerie, on sera ravis de les lire, ou alors proposer des battles (qui sont exactement comme les concours sauf que ce sont les membres qui les organisent) où il faut écrire un texte sous forme de VN ^^

J'espère que ça ne va pas décourager ta participation ^^

Lonely : J'avais pas vu que tu avais posté ton texte ! Je l'ajoute dès que je le lirai et j'en profiterai pour vous donner mon avis sur les textes qui ont déjà été postés =)

Et pour les autres, il reste à peine une semaine avant le lancement des votes, attention ^^

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Mer 22 Fév 2017 - 20:52

Alors alors! ça fait un moment que j'ai pas commenté!^^

Alors c'est partit!

Otaku-girl:


Je dois t'avouer franchement que... je ne suis pas emballée par ton texte. ^^'
Le truc c'est que quand tu as posté ton premier texte, on t'as dit que tu étais hors sujet, même à l'opposé du sujet.
Et tu as simplement modifier un paragraphe pour faire rentrer ton texte dans le sujet.
je trouve que c'est dommage. Tu as pas eu la démarche de repenser ton texte différemment.
Quand on dit à quelqu'un que son texte rentre pas dans le thème pour juste un détail, ne changer que ce détails, c'est suffisant.
Mais là, ton texte était à l'opposé du sujet demandé.
ça nécessitait un remaniement du coeur du texte pour qu'il soit harmonieux avec l'idée de base.

Du coup, le texte manque de force et d'émotion. (Pour moi hein! Tout le monde ne réagit pas pareil!!^^)
Je pense que tu as de quoi aller plus loin dans l'émotion. Je ne dis pas qu'il faut en faire une tonne!^^ Juste que tu aurais pu creuser plus loin.

Bref, n'ai pas peur de tenter plus de choses, de sortir de ta zone de confort!^^
Bon après, peut-être que tu n'étais pas plus inspirée que ça, ça arrive parfois!^^


Mr John:


Le soucis de ce genre de texte plutôt explicatif c'est qu'il lui faut une ligne directrice ^^
Là, j'avoue que ça part un peu dans pleins de sens différent et on se perds parfois avec ce que tu veux dire.
Ce n'est une mauvaise idée de faire un texte plus descriptif qu'une histoire, mais il faut pouvoir emmener ton lecteur jusqu'au bout avec un objectif à lui faire comprendre.
Bon évidement... sans inspiration... ça aide pas! XD
y a des thèmes qui inspirent plus que d'autres!^^

Il y a toujours ton petit soucis de virgules et de répétitions!^^ (Tu dois en avoir marre que je te répète ça à chaque fois mais... je suis sur qu'un jour je n'aurais plus à le dire!^^ )

C'est difficile de créer de l'émotion avec ce type de texte, c'est pourquoi je pense qu'une ligne conductrice, un objectif à faire atteindre à la fin de la lecture est important pour compenser.

Tu soulève quand même quelques questions intéressantes dans ton textes et c'est une bonne chose de ne pas en donner les réponses puisqu'au final, ça dépends un peu de chacun de nous!^^

Bref, je te préfère sur le registre plus romanesque mais bon, l'inspiration vient pas toujours comme on veut! ^^


Lonely D:


....

Sérieusement... je suis tellement contente que tu te soit inscrit sur le forum!!! XD
Franchement, ton texte est géniale et ne manque pas d'originalité!!^^
Tu as un vrai talent pour nous emmener dans ton univers très rapidement!

Au début je me suis imaginée une créature à l'apparence humaine dans sa façon de parler etc... et découvrir à la toute fin qu'il s'agit d'une rivière.... géniale!!^^ ça a fonctionner sans problème sur moi!^^

j'aime vraiment l'idée de ton texte, c'est très original!^^ Tu as un bon vocabulaire que tu sais utiliser parfaitement!^^
Vraiment... pour le coup je suis sous le charme de ton texte!^^
Beau travail!^^
Va falloir nous ouvrir une galerie de texte pour nous en fournir plus hein! XD

Voilà pour mes petites critiques!^^

Et je poste également mon texte!
Il y a plusieurs interprétations possibles de ce texte alors j'avoue que je suis curieuse de savoir qui comprendra quoi!^^
j'ai utilisée le présent et la première personne bien que je les utilise vraiment pas souvent!^^' j'avoue que j'ai eu un peu de mal mais en même temps, je trouve que ça colle mieux au texte comme ça

Spoiler:

La petite chambre semble plutôt douillette.
Sur les murs, des posters de groupes de musiques sont figés dans des positions plus ou moins rock’n’roll, quelques cartes postales ont été punaisées à la va-vite au-dessus de la tête de lit et quelques traces, maintenant illisibles, sur un morceau du papier peint laissent à penser que quelqu’un a essayé de gribouiller un message. Un lit d’une place est collé au mur opposé à la porte, la couverture en travers, les draps froissés. Dans un coin, une guitare est posée sur son étui tandis que des médiators et toutes sortes d’instruments de réglage sont éparpillés autour. Un bureau en désordre et une lourde armoire prennent les derniers espaces libres de la pièce.
Visiblement, personne n’est venue ici depuis des mois et tout a été laissé à sa place, comme dans un musée.
Il y règne pourtant une atmosphère chaleureuse que viennent souligner les innombrables photos de mon jumeau et de ses copains et copines collés au-dessus du bureau, dans des cadres, à même le mur, directement sur le meuble. Leurs visages sont souriants et heureux, certains font des signes, d’autres font les idiots, mais il n’y a que sur les photos de cette fille aux cheveux roux où de petits cœurs stylisés ont été dessinés au feutre noir.
Je sens mes lèvres esquisser un sourire. Je n’avais pas imaginé mon jumeau aussi fleur bleue.
C’est la première fois que j’entre dans sa chambre depuis l’accident.
J'ai posé quelques questions à nos parents mais entendre parler de mon jumeau met ma mère dans un tel état de détresse que j'ai vite arrêté. Mon père est plus calme. Pourtant, la tristesse dans ses yeux me frappe de plein fouet lorsque nos regards se croisent. La cohabitation dans la maison est plutôt difficile.
Si à l’hôpital les heures de visites les contraignaient à me laisser seul, une fois à la maison, je me suis volontairement éloigné d’eux. Avec le temps, les soirées sont devenues longues et silencieuses. Je dois toujours peser le moindre mot, car certaines réflexions semblent rendre mes parents perplexes ou attristés. Aussi, rester silencieux est plus confortable. Moins douloureux pour eux comme pour moi.
J’ai attendu que la maison soit vide, qu’on me laisse enfin respirer pour oser entrer dans sa chambre. J’ai mis de longues minutes à pousser cette porte et à repousser mes peurs et angoisses. Aussi bien par crainte de me rappeler quelque chose que de rester dans l’inconnu. Au final, ça ne m’a avancé en rien.
Je ne me souviens pas de lui.
Je me retrouve là, planté au beau milieu de la pièce comme un idiot. Je ne peux pas savoir s’il jouait réellement de la guitare ou si elle était là pour qu’il se donne un genre. Il y a des exercices de mathématiques sur le bureau. Est-ce qu’il était doué ? Est-ce qu’au contraire, il s’arrachait les cheveux dessus ?
Je ne reconnais aucun de ses amis sur les photos, étaient-ils toujours en bon terme ? Depuis combien de temps sortait-il avait la jolie rousse ? Avait-il pris son courage à deux mains pour lui déclarer ses sentiments ou avait-elle fait le premier pas ? Qu’elle était sa couleur préférée ? Son plat détesté ? Était-il du matin ? Comment occupait-il ses week-ends ? À quels jeux jouait-il ? Aimait-il regarder la télé, des séries ? Faisait-il du sport ? Comment voyait-il le monde ? Comment imaginait-il son avenir ? À quoi rêvait-il ?
Pourquoi était-il monté dans cette voiture ? Pour aller où ? 
Un klaxon dans le lointain de la rue me tire de mes pensées angoissantes avec un sursaut. Malgré tous mes efforts, je ne peux combler ce néant que de questions sans réponses.
D’un pas las, je me dirige vers la fenêtre qui donne sur l’entrée de la maison et du jardin et me fige.
Elle est là. Encore.
Ça fait des jours qu’elle vient attendre devant la maison, la fille aux cheveux roux. Elle ne sonne pas, n'essaie d'entrer et si par malheur je dois sortir, je fais semblant de ne pas la voir. Elle était déjà là à mon retour de l’hôpital et quand nos yeux se sont croisés, j’ai pu y lire une telle tristesse, une telle puissance d’émotion que je n’ai pas réussi à lui dire un mot. Elle me fait peur, elle aussi.
Elle semble fragile, là, debout dans le froid, emmitouflé dans son manteau un peu trop grand. Ses taches de rousseur lui vont à merveilles et ça ne m’étonne pas que mon jumeau ait succombé à ses grands yeux clairs. Contrairement aux photos sur le mur, je ne l’ai pas vu sourire.
Maintenant, elle attend. Elle attend qu’il revienne.
La douleur me prend par surprise tout à coup. Mon souffle se coupe, mon ventre se tord d’une angoisse implacable et je commence à trembler. Je ne peux pas rester là plus longtemps !
Je ne prends même pas la peine de refermer la porte de la chambre et m’éloigne avec difficulté vers la salle de bains. L’air a du mal à passer mes poumons et mes côtes me semblent en feu. J’ai mal et la tête qui tourne.
Mais ce n’est pas la première crise de panique que je fais alors je place mes bras autour du lavabo, la tête baissée et je me force à me concentrer sur ma respiration.
Ne pense plus à la douleur, ni à la fille, ni à lui. Ne pense plus à rien…
Lentement, je sens mon corps se détendre. Mes muscles se sont crispés si brusquement que les courbatures ne vont pas tarder à se faire sentir. Les douleurs dans ma jambe gauche et dans mon dos se réveillent. J’ai oublié de prendre mes antalgiques ce midi et mon corps me fait savoir que même avec de la rééducation, il sort de l’hôpital.
Je me redresse lentement face au miroir, mon rythme cardiaque a retrouvé un tempo plus tranquille et l’air rentre mieux.
Si ce n’est le teint blafard, les cernes sous les yeux, la perte de poids et la blessure au sommet de mon front, je ressemble comme deux gouttes d’eau à mon jumeau. Les mêmes cheveux bruns, les mêmes yeux bleus, la même forme du visage.
Mais aucun souvenir de lui. Ni de mes parents, ni de mes amis. Ni de rien.
Je ne peux pas nier la ressemblance entre mon père et moi et c’est peut-être pour ça que cela m’a pris le moins de temps, les appeler mes parents. Ils ont l’air gentil, mais…. Cette sensation de vide est écrasante. J’ai beau percevoir l’amour qu’ils ont pour moi, je ne peux pas m’empêcher de les voir comme des étrangers. Je gère mal cette situation. Je sais que je ne dis pas ce qu’ils s’attendent à m’entendre dire, ni ne fait ce qu’ils s’attendent à me voir faire. 
Mais plus que tout, c’est cet espoir que je retrouve un jour la mémoire qui transperce dans chacun de leurs gestes, chacune de leurs paroles rassurantes, chacune de leurs hésitations. Inlassablement, ils continuent à me montrer des photos, à me raconter des souvenirs que je ne peux pas saisir.
Ne pas se rappeler, ne serait-ce que de son propre prénom me mets dans un état de frustration, de peur et de colère que je n’arrive pas à gérer.
Le psychologue de l’hôpital est patient et compréhensif. Il m’écoute sans jugement et m’aide à gérer les attentes de ma famille, ma frustration face aux échecs de leurs tentatives. Il supporte aussi mes accès de colère que je n’arrive pas à exprimer face à mes parents. Nos séances n’ont rien d’une partie de plaisir, mais pendant ces quelques heures par semaines, le poids de ce passé inaccessible, des sentiments oubliés, la pression involontaire de mes proches pour que je retrouve la mémoire, cette impression d’avoir été jeté dans un monde inconnu, dans le corps d’un autre, s’efface un petit peu.
Dans ces moments, j’ai moins peur de me sentir complètement seul et démuni face au reste du monde, de ne pas savoir dire ce qu’il faut ou comment me comporter avec les autres, de ne pas pouvoir être comme il faut.
De ne pas être lui.
Mon jumeau. Mon alter-ego.
Mon moi d’avant l’accident. 

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
avatar
Naru
Admin
Admin

Féminin
Messages : 5068
Date d'inscription : 23/10/2010
Humeur : Toujours de bonne humeur !!!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Jeu 23 Fév 2017 - 20:58

Ouah, vous avez envoyé du lourd !

Allez, moi aussi je me lance dans mes petits commentaires ^^

Otaku:
Pour le coup, je suis assez d'accord avec Naru.
En fait le problème vient du thème. La façon dont tu as insérer ton paragraphe sur l'oubli pour que ton texte entre dans le thème est maladroite je trouve. En fait, ça m'a même fait hésité à accepter ta deuxième version.
On comprend pas très bien pourquoi, dans le contexte de la lettre, il commence à raconter qu'il oublie des événements, ou son physique. Enfin c'est très "brutal" comme entrée en matière donc pendant une seconde on se dit "Mais pourquoi il dit ça ?".
Du coup ton texte n'est pas le texte idéal, je pense, pour coller au thème et c'est ce qui nous gène, à mon avis ^^

John:
Du coup, pour moi ton texte est trop général ahah (je t'avais prévenu sur mes goûts xD).
J'ai du mal à rentrer dedans, en fait j'ai pas ressenti d'émotion en lisant ton texte, il est très neutre et c'est ce qui m'a gêné. C'est un peu comme un exposé qu'on écoute, alors que moi je voulais une vraie tirade de pièce de théâtre ! (ok, ok, j'exagère)
Cela dit la réflexion est intéressante, c'est plutôt la forme qui pèche pour moi ^^

Lonely-D:
Classe !
Tout comme Naru je suis ravie de te compter parmi les participants aux concours de texte !
Du coup moi aussi, j'imaginais une personnification de l'oubli, comme une entité même si je lui avais pas spécialement attribué une forme humaine au début, ton texte m'a "poussée" à devoir lui imaginer un aspect physique. Et du coup la chute avec l'eau (jeu de mot très drôle ...) m'a surprise et j'ai trouvé ça trop bien xD
T'as vraiment une écriture qui emporte, c'est doux, c'est beau... Je sais pas comment le dire autrement que "les phrases glissent" ahah x) Bref tu nous emporte, tu doses bien tes mots, tes rythmes, c'est vraiment très intéressant !
Félicitations ^^

Naru:
Tu t'en es pas trop mal tirée pour un texte à la première personne et au présent =P
En vrai, en sachant que c'était ton texte, au début le présent m'a perturbée xD
Mais finalement, on s'y fait (très bien même) et tu as eu raison de choisir ce système, c'est celui qui marche le mieux pour ton histoire, à mon humble avis.
J'ai eu l'intuition très rapidement de la véritable identité du jumeau, peut-être parce que je commence à connaître ce que tu fais (ou que je cherche toujours des trucs compliqués en lisant vos textes xD), et petit à petit dans le texte, cette intuition s'est confirmée.
J'aime particulièrement le passage où tu parles de la jeune fille rousse, c'est très mélancolique et doux-amer, pourtant tu n'en fais pas des tonnes, ça m'a émue !
Encore un texte très intéressant ^^

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par otakugirl le Ven 24 Fév 2017 - 14:25

Pour mon texte j'étais vraiment a court d'idée, mon idée de base n'a rien donné alors je suis partie sur la lettre et quand j'ai su que c’était pas dans le thème je savais pas quoi écrire du tout alors j'ai fait la deuxième version mais si ça vous chiffonne je comprends, je suis pas fière de cette version alors si tu juge bon de ne pas l'accepter tu fais comme tu veux^^
avatar
otakugirl
Fan de manga

Féminin
Messages : 176
Date d'inscription : 13/11/2016
Humeur : Je m'aime!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Ven 24 Fév 2017 - 17:42

Ah non non, là n'est pas le problème ahah, maintenant que ton texte est sur le premier post, c'est bon il est validé, et pour cause il rentre bien dans le thème ^^ j'ai simplement dit que tu l'avais introduit de façon maladroite =)
Dommage que ça ne t'ais pas tant inspiré que ça, j'espère que tu pourras d'avantage te faire plaisir sur un prochain concours ^^

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Sam 25 Fév 2017 - 1:54

Youh,

Merci pour vos retours, ça fait vraiment plaisir : )

Malheureusement pour la galerie de texte, il y a peu de chance que ça arrive ^^ Je n'ai pas la motivation pour écrire régulièrement, si je commence un texte, je m'investis H24 jusqu'à ce qu'il soit terminé, si je coupe dans mon élan, je n'arrive plus à m'y remettre, je me lasse et il finit orphelin... (je sais pas trop si ça vous parle, mais il me faut ma petite ''bulle'' de concentration) et du coup, je suis tellement dedans que je n'ai aucun recul sur mes erreurs et souvent ça ne veut plus rien dire pour un lecteur extérieur  Bref,le processus est assez intense et concentré, la mise en condition est plutôt éprouvante et je n'ai pas le courage de faire ça plus souvent, désolé ^^'

Naru, j'ai lu ton texte : D

Naru:
 

Arf, je crois que tu m'as mené par le bout du nez du début à la fin ^^'

    J'était persuadé que le narrateur avait perdu son frère dans un accident, avait survécu mais souffrait d'amnésie et culpabilisait de ne pas se souvenir de son frère disparu. Déjà avec cette vision là, le texte me paraissait excellent, mais cette dernière phrase m'a complètement retourner la tête! Traiter l'amnésie comme une mort symbolique, je ne m'y attendais pas du tout, et tu t'es tellement bien débrouillée pour nous faire croire qu'il s'agissait de deux personne différentes que l'effet n'en ai que plus réussi. L'opposition entre tous ce qui rappelle le ''jumeau'' écrit au passé et le discours du narrateur au présent accentue cette première impression, et personnellement, je me suis senti d'autant plus mal pour lui à la fin. La deuxième lecture était tellement triste !

''Maintenant elle attend. Elle attend qu'il revienne.'' ...   nooooooooon... Ces petites phrases très courtes mais intenses m'ont achevé.

  J'ai trouvé amusant la façon dont tu joues avec le lecteur sur la fin en pointant du doigt à quel point le narrateur et son ''jumeau'' sont semblables physiquement. Tu insistes bien avec la répétition du mot ''même'', du coup ça pourrait paraître évident, maaaais... je me suis fait avoir ^^

Je te tire mon chapeau imaginaire pour ce texte, il était très fort émotionnellement à la première lecture, et dix fois plus à la seconde.
avatar
Lonely D.
Fan de manga

Masculin
Messages : 118
Date d'inscription : 25/12/2016
Humeur : Nuageuse

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Oras le Dim 26 Fév 2017 - 11:03

En fait c'était simplement pour inclure une image le visual novel, mais c'est vrai que ce serait galère en fait... x)
J'espère qu'il n'est pas trop tard ! 
Voici mon texte 

Spoiler:
  Le jour semblait s'éteindre lorsque le jeune garçon au pied de la falaise s'éveilla.
La pénombre était telle qu'on ne pouvait déjà plus distinguer les couleurs. Son premier, et hélas pour lui mauvais, réflexe fut de sursauter. Les arbres qui l'encerclaient étaient denses et massifs. Couché sur des feuilles mortes, ils étaient pour lui autant de sombres barreaux qui s'étendaient infinis vers le ciel... 


   Le soubresaut provoqua un second réveil : celui de la douleur. Sa tête était lourde et l'arrière de son crâne le faisait souffrir. Passant machinalement sa main au travers de ses cheveux il sentit quelque chose de légèrement collant : du sang.
"Que m'est-il arrivé? Où suis-je? Quel jour sommes-nous? mais enfin, qui suis-je?"
Ces mots proférés à voix haute le mit comme en face de la réalité : il n'en savait rien.
"J'ai tout oublié, tout..."
L'angoisse aurait pu le saisir, il était seul et blessé au milieu visiblement d'une forêt, maintenant inconnue pour lui en possession de rien si ce n'est son corps. Etrangement, il se sentait bien et sans pouvoir se l'expliquer, il savait cette quiétude nouvelle.

Il tâtonna de ses mains ses alentours et trouva un sac à dos dont il fouilla d'abord la poche avant. Elle contenait un portefeuille rempli de cartes en tous genres, carte de fidélité, carte de groupe sanguin, carte d'identité... C'est ainsi qu'il redécouvrit son nom, Eli Velvet, sa date de naissance ainsi que la ville où il était né, Llansa.

   Ces informations provoquèrent un certain remue-ménage de souvenirs dans la tête d'Eli, ses professeurs faire l'appel et toujours dire 
-"Eli est absent...
 -Mais non je suis là enfin!" Un éternel oublié. Il se revoit sans amis dans la cour, lui rentrer seul chez lui et ne trouver qu'un mot et un plat tout fait "je rentrerais tard ce soir, ne m'attends pas pour manger et dormir."


   Maintenant en possession de son nom et de quelques souvenirs lointains, il entreprit de fouiller la poche intérieur du sac. Boîtes de médicaments, lames de rasoir, mouchoirs, papier blanc et crayon noir, il saisit avec horreur sa situation.
Il n'était pas tombé dans une crevasse, il avait intentionnellement voulu se suicider. Comprennant quelle était la légèreté qui l'avait envahi quelques instants plus tôt, il n'était pas sûr de vouloir se souvenir du fardeau acculant de sa vie. Son portable vibra, l'interrompant dans ses pensées. 
"Eli, où es-tu? Ta mère a appelé la police tu n'es pas rentré cette nuit... Je ne sais pas ce qui t'arrive mais je t'en supplie, ne fais pas de bêtises. Camélia
Le souvenir de Camélia revint soudainement à Eli, cette fille brune qui tentait tout le temps de lui parler au lycée. Elle l'agaçait cette fille qui ne pouvait pas comprendre... mais ne pas comprendre quoi? 
Le ciel devenait orangé petit à petit, et il réalisait que ce n'était pas un crépuscule mais un lever de soleil.
"Je suis un idiot, ce n'est pas une fin mais un début. Je vois clair maintenant, c'est si limpide... Je mérite des baffes. Il faut que j'aille parler à Camélia, que je lui explique tout simplement."
Il se leva et partit pour rentrer chez lui, cette seule phrase à la tête tournant encore et encore. "On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une".


Dernière édition par Oras le Dim 26 Fév 2017 - 18:28, édité 1 fois
avatar
Oras
Nouveau

Messages : 5
Date d'inscription : 14/02/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Dim 26 Fév 2017 - 18:18

Alors, Oras, Je ne serais pas celle qui prendra la décision sur ce concours mais l'image disqualifie ton texte pour moi.
C'est un concours de texte. Qui dit texte, dit écriture. Cette image de carte d'identité ne devrais donc pas être là puisque tu as tous les outils à disposition pour la décrire : l'écriture!
Les reste rentre dans le thème, pas de soucis mais je ne trouve pas normal que tu mettes une image alors qu'il s'agit d'un concours de texte où le but, justement, est de faire passer ce que l'ont souhaite dire par les mots.
Bref, pour moi, avec l'image, ta participation ne passe pas.
Il aurait fallu nous demander si tu pouvais ajouter une image au texte et au quel cas, on t'aurais surement répondu que non. ^^'

Sagiga, t'en penses quoi puisque c'est toi qui gère le concours?

Pour ce qui est de mon texte et de vos commentaires....
Juste merci déjà!^^
Je suis contente des réactions!^^ J'ai fait lire ce texte à 2 personnes avant de le poster et c'est marrant parce que l'un avait compris, tout comme toi Sagi, le sous-texte dès le début et une autre n'avais pas compris (même avec la dernière phrase.... ce qui me faisait un peu flipper sur la compréhension de mon texte, s'il fallait que je le retravaille pour éclairer la fin etc... ^^ Et puis en faite, je me suis dit que non. Si le lecteur comprends où je veux en venir, c'est chouette. S'il comprend autre chose... ben pourquoi pas!^^ )
Bref en tout cas, je suis contente que ça vous ai plu!^^

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
avatar
Naru
Admin
Admin

Féminin
Messages : 5068
Date d'inscription : 23/10/2010
Humeur : Toujours de bonne humeur !!!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Oras le Dim 26 Fév 2017 - 18:35

Tu as raison j'ai beaucoup hésité avant de la mettre mais dans le doute je l'enlève.
Je ne suis pas sûre qu'un roman se doit d'être sans images, je pense à La voleuse de livres qui comportait des dessins, mais peut-être que ce n'est effectivement qu'écriture par essence pour ne pas casser l'imagination du lecteur. 
PS : j'ai beaucoup aimé ton texte au passage ! Ca aurait été encore mieux si je ne m'étais pas spoilé la révélation finale qui faisait la magie du truc. xD
avatar
Oras
Nouveau

Messages : 5
Date d'inscription : 14/02/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Dim 26 Fév 2017 - 19:28

je ne suis pas juste contre les dessins dans des textes et histoires!^^ Juste que dans ce contexte et dans le contexte d'un concours de texte, ça n'a pas sa place. ^^'
(Lire Le Petit Prince sans les dessins enlève beaucoup de douceur au livre!^^)

XD Bah voui, faut se retenir de lire les spoiler des autres pour pas se gâcher des surprises!^^ Merci en tout cas!^^

En ce qui concerne ton texte :
Spoiler:

Tout va un peu vite!^^
J'aime bien l'idée derrière cela dit. Le fait qu'il comprenne qu'il à tenté de se suicidé.
La perte de mémoire n'est pas super mise en valeur cela dit mais c'est aussi le problème quand on à une histoire à mettre en place!^^ Il y a des éléments qu'on veux mettre et parfois, c'est au détriment d'autres!^^
J'aime bien aussi qu'il ne se rappel pas de pourquoi il se sent soulagé de ne pas se rappeler! XD Quelque part, on s'imagine nous même, peut-être quelque chose de pire que ce qu'il aurait vécut réellement!^^

Bref, je pense qu'il faut que tu prenne plus ton temps pour poser les choses, approfondir ton personnage. Pour donner plus d'émotions et d'attachement à ton personnage. ^^
En tout cas, j'aime bien l'idée derrière!^^

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
avatar
Naru
Admin
Admin

Féminin
Messages : 5068
Date d'inscription : 23/10/2010
Humeur : Toujours de bonne humeur !!!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Dim 26 Fév 2017 - 23:51

Bon c'est très bien Oras que tu l'ais retirée, je suis d'accord avec Naru.
Le but étant de décrire avec des mots, de raconter véritable une histoire (dans le cadre du concours évidemment), les images n'ont pas leur place, il vaut mieux faire une description, comme tu l'as fait ^^

Ton texte est donc ajouté, voici mon petit avis :
Spoiler:
Mon problème c'est que je suis toujours obligée de lire l'avis de Naru pour essayer de ne pas répéter ce qu'elle dit xD
J'ai bien aimé la métaphore du début, avec les arbres ! Simple et efficace !
C'est vrai que ton texte va un peu vite ^^ J'ai bien aimé ce moment où il se dit qu'il préférait quand il était amnésique, ça aurait été intéressant à développer comme sentiment, et là tu nous le fait tenir en une phrase.
On en veut plus !
J'ai trouvé un tout petit peu étrange le contenu du sac, comme s'il avait pris un plan B et un plan C au cas où la chute de la falaise n'aurait pas suffit ^^'
J'aime aussi la citation que tu as utilisée à la fin, et elle allait plutôt bien avec ton texte =)
Pas de vrais défauts donc, hormis le manque de développement ! ^^
Pour une première participation (si je ne me trompe pas) c'est super chouette =)

J'ai également ajouté mon texte. Je le voulais un peu plus léger que tous vos textes déprimants (je rigole évidemment xD) et même s'il est très simple, j'ai bien aimé l'écrire ^^

Les votes sont donc lancés, vous avez jusqu'au 26 mars pour élire votre texte préféré !
Bon courage à tous, et surtout merci pour votre participation, ça fait chaud au cœur !

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Lun 27 Fév 2017 - 1:42

Sagiga:
.... Quelle subtilité!^^  
Quand on lis ton texte, toute l'histoire se déroule avec une telle fluidité qu'on se demande un peu où est le thème. ^^
Et puis, bien entendu, le drame arrive!^^ Tori à oublier sa lettre! XD
Et ça aurait pu s'arrêter là.
Mais, comme tu avais fait monter la tension concernant la princesse et notamment son nom.. ça m'a mis la puce à l'oreille!^^
Et puisque tu le mets si bien en valeur à la fin, je me suis dis que j'allais faire une petite recherche dessus!^^
Je ne vais pas spoiler, ira chercher qui voudra!^^
Mais c'est bien pour ça que je dis: quelle subtilité!! j'adore!^^

Comme d'habitude, tes descriptions, tes personnages et l'histoire en elle-même se tient parfaitement!^^ J'aime bien Tori qui est très observateur et en même temps tête en l'air!^^

Bref, bien joué!!^^

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
avatar
Naru
Admin
Admin

Féminin
Messages : 5068
Date d'inscription : 23/10/2010
Humeur : Toujours de bonne humeur !!!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Lun 27 Fév 2017 - 8:50

Whaou je suis super contente que tu sois allée faire cette recherche ahah !
Je me suis dit que ça passerait sûrement inaperçu auprès de la plupart des lecteurs, mais tu as l'œil Naru héhé.
Je suis très contente du ressenti que tu as eu, mon texte a eu l'effet voulu et j'avoue que je ne m'attendais pas à ce que ça marche "si bien" x)
Merci beaucoup !! =3

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Mar 28 Fév 2017 - 21:04

XD
On commence à trop bien connaitre les écris des uns et des autres! XD

Au passage, je vous informe de l'ouverture du Concours N°51 au cas où vous ne l'auriez pas vu: http://hinata-online-forum.forumactif.com/t11113-concours-de-texte-n51-debut-des-votes-le-02-04
On vous y attends aussi nombreux et motivés que les précédents!^^

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!
avatar
Naru
Admin
Admin

Féminin
Messages : 5068
Date d'inscription : 23/10/2010
Humeur : Toujours de bonne humeur !!!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Mar 21 Mar 2017 - 0:20

Youh, 

Apparement je n'ai pas du bien valider mon post la dernière fois, car mon commentaire sur vos derniers textes n'est pas passé, je viens de m'en apercevoir '-' Ce qui est bien dommage car ils valent le détour! Alors les voici avec un peu de retard:

Oras:

Ton intrigue est bien pensée, c'est une idée intéressante, mais ton texte manque de développement pour être vraiment prenant. On passe trop rapidement sur les étapes qui mène le personnage au dénouement, et on ne s'y attarde pas assez. Je pense que tu aurais gagné à insister sur les différentes phases que traversent ton personnage (l'incompréhension, le sentiment de bien-être, la prise de conscience...) pour qu'elles marquent plus le lecteur. 
Et c'est dommage parce que le peu que tu nous donnes rends vraiment bien. J'aime beaucoup le parallèle que tu as fait entre sa méprise sur le moment de la journée et celle sur la direction que devait prendre sa vie : dans les deux cas il pensait qu'il s'agissait d'une fin, alors que ce n'était que le commencement de quelque chose. Tu as les grandes lignes d'une bonne histoire, il manque juste un peu d'habillement ! (donne nous en plus : D)

Sagiga:

La première fois que j'ai lu ton texte, je me suis dit ''tiens, c'est dommage, tout ce suspens et seulement une brève entrevue entre Tori et la princesse, je m'attendais à quelque chose de plus poétique/romantique''. Et... j'ai lu le commentaire bizarre de Naru, je n'ai pas compris, relecture, recherche et... c'est adorable >_< Naru a raison, ''subtil'' convient parfaitement (d'ailleurs merci à ton oeil de lynx, ça aurait été dommage de passer à côté de ça!). 
Ton texte est bien construit, tu nous donne suffisamment de détails pour créer une ambiance mais pas trop pour nous perdre dans une intrigue plus grande. On a juste un fragment de la vie de ton personnage mais on imagine très bien le nombre d'histoires qu'il pourrait y avoir dans cette ville, parce que tes descriptions lui donne une identité unique. 
Si j'avais une remarque, ce serait par rapport au moment où Tori croise les gardes : on a brièvement sa description à travers leur point de vue mais comme c'est une description qui met vraiment en valeur son physique, ça m'a semblé un peu étrange ^^ M'enfin c'est à peine perceptible, tant ton intrigue est fluide (et puis on était à fond avec Tori à se demander s'il arrivera à temps!!)

Merci à tous pour les textes que vous nous avez offert, il y a toujours autant de bonnes surprises ^^
avatar
Lonely D.
Fan de manga

Masculin
Messages : 118
Date d'inscription : 25/12/2016
Humeur : Nuageuse

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Mer 22 Mar 2017 - 23:17

Ahah certes Lonely, mais peut-être que Tori avait tapé dans l'œil d'un des gardes...?! xD
Non c'est vrai que je me suis faite la réflexion en l'écrivant, mais j'ai choisi de le laisser ainsi. De base même je trouve que l'insertion de la description est un peu maladroite, mais j'arrivais à la fin de mon texte et je me suis rendue compte qu'on avait absolument aucun détail physique sur le personnage. Cela dit, je pense que le texte se serait tout aussi bien tenu sans cette description.

Ah c'est chouette que tu ais cherché toi aussi, après concernant le suspens et la très brève entrevue finale entre les deux personnages, mon texte n'avait pas une très grande ambition, j'avais envie d'écrire ça vraiment comme une anecdote dans la vie de ces deux personnages, un tournant un peu spécial dans leur vie... Du coup, je conçois que la fin puisse être un peu décevante, mais je n'avais pas prévue d'en faire quelque chose de spectaculaire ^^

En tout cas je te remercie pour ton commentaire !

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Dim 2 Avr 2017 - 19:38

And the winner is... Lonely-D !!

Un grand bravo à toi !

Les votes sont très dispersés, vous nous avez envoyé de très bons textes ! Merci beaucoup d'avoir participer, soyez toujours aussi motivés pour les prochains concours ^^

_________________

Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
Ellana


(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)
avatar
Sagiga
Modératrice
Modératrice

Féminin
Messages : 745
Date d'inscription : 22/09/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum