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Résultats des concours
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Concours de Dessin n°91:
"Les fruits
"

Intermédiaire avec modèle:
Otakugirl


Confirmé-Expert avec modèle:
Haru Kaika


Intermédiaire sans modèle:
Guimove


Confirmé sans modèle:
Zas-Dono


-Shaolan-


Neko-Echo


Expert sans modèle:
Fitia


~
Concours Graphisme 90:
"Vocaloid" (signature)

Intermédiaires
Bakane


Confirmé-Expert
Kurogami


~
Concours de Texte n°48 :
"Un jour de chance"


Sagiga:

"La première goutte de pluie s'écrasa en dizaines de petites perles dans ses cheveux ondulés. Les suivantes ne tardèrent pas et la petite fille leva la tête vers le ciel, par réflexe.
Il était couvert, les nuages se bousculaient, comme si ce ciel n'était pas assez vaste pour eux. Elle appréciait ces nuances de gris, cette beauté triste.
Une goutte manqua de lui tomber dans l'œil et elle se ressaisit. Elle avança d'un pas rapide, longeant le caniveau dans lequel l'eau commençait à sécouler. La journée commençait bien mal.
Elle avait manqué de se faire attraper par ce vieux grincheux de Ramski lorsqu'elle lui avait dérobé deux œufs frais dans son poulailler. Ensuite, à cause de l'humidité, elle n'avait pas réussi à allumer un feu et s'était résignée à gober l'un des œufs cru et à tenter de vendre le deuxième à quelqu'un qui en aurait autant besoin qu'elle. Elle vivait, ou plutôt survivait, dans une partie de la ville complètement abandonnée et fréquentée par de nombreux orphelins." [...]

Naru:

"Le son se répercutait de manière lugubre le long des couloirs, s'éparpillant dans les recoins sombres et humides des cachots. Soren se laissait trainer par ses deux bourreaux sans protester, feignant l'évanouissement sous les coups qu'on lui avait administrés. Le jeune homme avait encaissé les vingt premières minutes du lynchage en faisant mine de résister puis s’était laissé tomber après un coup-de-poing plutôt teigneux qui l'avait atteint à la joue.
Soren était aussi bien habitué aux coups qu'aux séjours plus ou moins longs dans les cachots du château. Abandonné devant les portes de l'église de la capitale, l'enfant aux cheveux blancs avait très vite été prit pour cible dans un royaume où être différent ne permettait pas de vivre très longtemps. Il avait grandi sous les regards haineux et méprisants d'Al Sorna, la capitale du Haut Royaume. À ses 10 ans, l'église l'avait mis à la porte sans le sous, sans autre vêtement que ceux qu'il portait, sans avenir.
Mais le jeune homme avait su s'adapter avec une facilité déconcertante à la cruauté et la rudesse de la vie d'orphelin des rues. "[...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°20:
"
Blanc comme neige"

Gagnante :
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Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

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Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Lun 30 Jan 2017 - 0:21

Hello tout le monde !!

Bon ça va être très difficile d'égaler le record de participation du concours 49 qui a eu un franc succès, ça fait vraiment plaisir, on vous attend sur les prochains concours pas question de vous ramollir !!
On revient cependant au format normal ce qui signifie que vous n'aurez qu'un mois pour poster votre texte, attention à la montre héhé (j'y connais quelque chose xD).

Alors c'est parti pour ce 50ème concours de texte (ça se fête quand même !) et afin de le rendre mémorable je vous propose comme thème...: L'oubli !
C'est un thème assez vaste qui vous permettra, je l'espère, d'exprimer votre propre style et surtout, qui vous inspirera !

Et vous aurez donc 140 lignes maximum (y en a qui vont regretter les 250 lignes ahah).

Bon courage à tous, soyez nombreux à nous rendre vos textes pour le 26 février dernier délai !

Partcipants :

Seiri :
Spoiler:
Au fond de moi, je savais que cela arriverait. Il y avait plusieurs signes avant coureur, mais j'avais fermé les yeux sur ça, espérant toujours et encore, comme à mon habitude. Mais c'était trop tard. Il me fallait maintenant « oublier » tout ce qui s'était passé. Tous les moments, de tristesses et de joies, passés ensemble. La douleur pesante écrasait mon cœur, torturé par tous ses sentiments. Plus mes larmes coulaient le long de mes joues, plus je me sentais emportée par ses vagues déferlantes d'émotions destructrices.


Je restais alitée plusieurs jours durant, vidant rapidement mon stock de mouchoir. Tantôt j'étais parcourue par une inlassable fatigue, tantôt par une insomnie persistante. Tantôt je me goinfrais de tout ce qui passait sous la main, tantôt je ne pouvais plus rien avaler pendant 3 jours. Le pire dans cette quête de l'oubli, c'est de faire bonne figure auprès des personnes que l'on côtoient tous les jours. Moi ? Si je vais bien ? Mais oui bien sûr, ne t'en fais pas. « Ne t'en fais pas »... De simples mots, qui avec un sourire béat, peuvent masquer toute la misère au fond de moi.


Le temps semblait plus long quand on essayait « d'oublier ». Forcément, on restait focaliser sur l'objet de notre souffrance. Du moins, c'était mon cas. J'essayais alors de passer le temps de diverses manières, pour fuir la réalité, mais elle finissait toujours par me rattraper quand je me retrouvais seule... Était-ce alors là mon destin ? Finir seule ? Non, j'étais trop fière pour me dire que je méritais ça. S'en était hors de question.


Rapidement, je finissais dans les bras de quelqu'un, une bien maigre consolation pour combler le vide en moi. Tout devenait fade à mes yeux. La nourriture, mes passes-temps favoris, le sexe. Je me renfermais alors un peu plus sur moi-même chaque jour, dépérissant de l'intérieur. Et pourtant, je continuais à porter ce masque, ce sourire faussement enjoué, dont je recevais les compliments. Je crois qu'au fond, j'essayais de me tromper moi-même. J'espérais. L'espoir fait vivre n'est-ce pas ? C'est sans doute ce qui me permettait encore d'avoir la tête hors de l'eau, afin de m'accrocher comme je le pouvais à la vie.


Pourtant, le corps étendu dans mon lit, tu me retrouvas inconsciente, les médicaments vidés à mes pieds. Je n'arrivais pas à t'oublier. On dit que l'amour est la chose la plus merveilleuse au monde, mais on omet de dire qu'elle est la chose la plus massacrante.

Un jour, je finis par ouvrir les yeux. Je ne sais pas si j'étais en pleine hallucination. Mais je te voyais, à mon chevet, les traits fatigués et vieillis par les années. Faiblement, ma main se dirigea vers la tienne et je voyais dans tes yeux, tout l'espoir que j'avais lâchement abandonné. Au final, toi non plus tu ne voulais pas « oublier ».

Otaku-girl :
Spoiler:

Ma Bien-Aimée

Je dépose cette lettre au pied de votre cercueil, je préfère croire que là où vous êtes vous la lirez.


Cela fait maintenant un an que vous m'avez quitté, votre perte m'attriste énormément. Je me rappelle de votre présence à mes cotés, de votre réaction quand je vous disais quelques petits mots doux, quand je vous rappelais tout l'amour que j’avais à votre égard.


Je voulais vous dire que je commençais, cependant, à vous oublier petit à petit, je ne me souviens point de votre odeur, de votre parfum. De la cuisine que, vous me prépariez chaque fois. J'oublie les courbes, les formes, chaque recoins de votre corps. Je cherche au plus profond de ma mémoire tout souvenir de vous. Je veux vous revoir, vous avoir auprès de moi. Je veux vous prendre dans mes bras, vous embrasser et ne plus m'arrêter. Je vous aime tellement!


Quand vous avez rejoint les cieux, je n'étais plus le même homme. Mon cœur s'est déchiré, mon corps s'est émietté. Mon être tout entier vous désirait, j'ai tenté à plusieurs reprise de vous rejoindre mais hélas! Je n'ai pas eu la force d'aller jusqu'au bout. Il m'est difficile de vivre sans vous et encore plus de perdre petit à petit ces souvenirs si cher à mon cœur.


Ma Bien-Aimée, laissez moi déposer sur votre joue ce baiser en gage de mon amour, ainsi murmurer à votre oreille ces mots doux que vous aimez tant et pouvoir vous dire à quel point je me languis de vous!


Votre Aimé
   

Mr_John :
oublier:
Oublier quelque chose de notre passé est dur,et une personne encore plus, parfois revoir un objet peut nous rappeler cette personne et revoir cette personne peut nous rappeler des souvenirs ,qu'on à voulu enterrer au plus profond de nous mêmes car ces souvenir même agréables,peuvent avoir l'effet d'une lame de rasoir sur notre âme .Souvent cette personne est associée au manque,de n'importe quelle façon dont on l'a perdue,même si parfois on lui parle encore,on sait que quelques part on à perdu une chose chère avec elle .Après avoir eu ce contact on essaie de tout rentrer en nous ,de tout masquer une fois encore.Mais parfois ,même au plus profond de nous,oublier est dur,et même si une personne vous dit qu'elle à oublié ces moments ou cette personne,c'est pertinemment un mensonge.Parfois mêmes les souvenirs heureux font mal,même encore plus mal que ceux qui sont malheureux .Alors l'oubli est t'il impossible à tous?Je ne parle pas des maladies ou des traumatismes mais bien de l'oubli volontaire,du baume qu'on met sur ces cicatrices,y'a t'il toujours un moment ou il ne fera plus effet,faut il qu'il n'y ai plus aucun contact avec les déclencheurs?Parfois les souvenirs sont à double tranchant car les moments de bonheur passé avec quelqu'un ,on ne veux pas les effacer,même en sachant qu'il feront du mal. Mais peut être on oublie pas pour se construire un avenir sans les mêmes malheur,ou peut être qu'on se fait du mal avec ces souvenirs pour se sentir en vie? Personne ne sais comment faire avec son passé,et parfois ,les morceaux sont impossible à recoller ,car la personne n'est plus là,et on se sent coupable,et c'est à ce moment que la culpabilité entre en jeu,entre en compte,et la tristesse s'amplifie ,et la les regrets prennent le pas,parfois l'oubli c'est appelé le deuil,ou parfois c'est appelé ..."et si".L'oubli est associé à des tas de choses,la mort,l'amour,la colère,la violence,chaque chose liées aux émotions passeront peut être par l'oubli un jour ,mais c'est un dilemme car parfois on le voudrait mais on ne le voudrait pas,on essaie mais on y arrive pas,et parfois le temps est long avant que les souvenirs deviennent mélancolie et non douleur.Mais la cohabitation peut être difficile,si on tente pas d'oublier,car on peut avoir cette douleur chaque jour,sans que d'autre s'en aperçoivent.

Lonely-D :
flots de souvenirs:
L'antre inquiétante est plongée dans l'obscurité. La roche est froide, les parois humides, la mousse absente. Dans la pénombre, seul le faible clapotis de l'eau fragilise cette glaçante tranquillité. Un bruissement imperceptible, un mouvement lent et fluide : je suis là. Des siècles ont passé depuis ma naissance, et pourtant me voilà comme au premier jour, tapie dans le silence, imperturbable. Contrairement à beaucoup, dès le commencement, ma vie avait un sens. Un sens unique : pas de choix, pas de doutes, juste un but. J'ai ainsi suivi le cours de mon existence, libérée des incertitudes qui hantent d'ordinaire les hommes, traversant les âges sans que les rides du Temps n'altèrent mes traits. Je voyage sans cesse, et pourtant, quel que soit ma demeure, quels que soit les obstacles qui me cachent à leurs vue, je sais ''qu'ils'' me retrouveront. Qu'importe le lieu, qu'importe l'époque, ce désir insatiable les conduira toujours à moi. Hommes ou femmes, jeunots ou vieillards, sages ou fous, lorsque les pensées impures les engloutissent, c'est dans mes bras qu'ils cherchent la délivrance. Faibles mais compréhensibles. Puis-je blâmer le héros de guerre éreinté qui quémande mes caresses ? Puis-je refuser à la jouvencelle trahie par son amant un lit plus accueillant ? Pourquoi ignorer mon étreinte apaisante lorsqu'au dehors, les malheurs ne cessent de se multiplier ? Je ne fait qu'accorder à ces âmes tourmentées un répit, le repos salvateur auquel elles aspirent. Je ne les traque pas, c'est eux qui me convoitent.

   Lorsque je frôle leurs lèvres tremblantes, je vois leur existence se dérouler sous mes yeux. Leurs souvenirs, leurs joies, leurs regrets, chaque parcelle de leur vie s'étale devant moi. Pendant une fraction de seconde, je dévoile les secrets, ravive les peurs, extirpe les vérités, expose les vices. Rien ne m'échappe, tout ce qu'ils veulent cacher m'est révélé. Pauvres petites choses angoissées... Tous ces sentiments qui les agitent me sont étrangers : ces peines qui les rongent, ces erreurs qui les dévorent, je n'y ai jamais goûté. Pourtant, lorsqu'il me supplient de les en débarrasser, je ne peux réprimer une certaine fascination pour les turbulences de leur existence. A chaque nouvelle rencontre, je ressens ce complexe mélange d'envie et de pitié, et lorsqu'ils finissent par s'éloigner, béat, soulager de leur peine, je me retrouve parfois à chérir ces moments qu'ils se sont acharnés à fuir.

   Les hommes m'amusent. Ils pourraient se battre, surmonter leurs tourments, ignorer mes charmes, et les faibles vieillards seraient alors mes seuls victimes. Mais ils choisissent la fuite, rampent jusqu'à moi, et, éblouis par ce que je peux leur offrir, troque tout une vie contre un semblant de paix. Le prix à payer est immense et les change à jamais, mais une fois le pacte scellé, je suis la seule à connaître l'étendue de leur perte. Tous ont une manière bien à eux de m'approcher. Il y a les perturbés aux mains tremblantes et au regard confus qui sont prêts à tout pour que j'exauce leur prière. Il y a les désespérés qui me couvrent de leurs larmes et m'implore à genoux pour un peu de réconfort. Il y a même les téméraires qui pense pouvoir me résister, apportent quelques bouteilles, dans l'espoir de me faire voyager... Mais qu'ils viennent par tentation ou non, lorsqu'ils se retrouvent seul face à moi, qu'en me regardant leurs angoisses les plus profondes s'éveillent, rares sont ceux ayant suffisamment de volonté pour ne pas céder à mes promesses. Je pourrais conter leurs errances sans jamais tarir, mais chut ! Voilà que l'un d'entre eux m'a trouvée ! Qui es-tu ? Que caches-tu ? approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal, petit être perdu...


   L'homme de haute stature s'avança lentement, le pas lourd et la mine maussade. Ses cheveux grisonnants et désordonnés encadraient un visage sec et buriné. Des cernes prononcées marquaient ses yeux clairs fatigués dont l'éclat semblait éteint depuis longtemps. Sur ses joues creusées poussait un début de barbe négligée, et les balafres de l'anxiété s'ajoutaient à celles du temps sur son front massif. Autrefois, cet homme avait probablement fait preuve d'un charisme certains. Même le voile de l'épuisement et du remords ne pouvaient masquer ses traits forts et séduisants. Malgré sa posture courbée, on pouvait l'imaginer se tenir de toute sa hauteur, le menton droit et le regard confiant, dégageant cette assurance communicative qui rassure même les plus craintifs. Mais l'individu brisé qui se traînait jusqu'à moi n'avait plus rien à voir avec ce modèle de droiture. Un spasme soudain le fit vaciller, ses yeux s'écarquillèrent une seconde avant qu'il ne les referme vivement en secouant la tête. Un faible gémissement lui échappa et ses genoux flanchèrent, le précipitant sur la pierre froide. Il resta au sol un moment, recroquevillé, marmonnant des sons inintelligibles. Lorsqu'il finit par relever la tête, accablé, il m'aperçut enfin. Ses lèvres frémirent, ses doigts se resserrèrent sur la roche. Ce moment où un rêve devient réalité.... Qui es-tu ? Depuis combien de temps me cherches-tu ? Dans un effort surhumain, l'homme se releva, fit quelques pas titubant avant de s'effondrer à nouveau près de moi. Sa main tremblante me frôla et il frissonna à la caresse glacée que je lui rendis. Sa respiration bruyante s'accélérait au même rythme que son cœur tambourinant dans sa poitrine. Sur son visage dévasté, des larmes perlèrent tandis qu'il articulait péniblement ces mots :

« Je vous en prie ! Par pitié... »

Il joignit cette fois les mains et les tendit vers moi, le regard implorant. Qui es-tu ? Quels tourments ont eu raison de toi ? Je m'approchai lentement, et, lorsque je touchai ses lèvres, un flot de souvenirs déferla dans son esprit.


  Un homme heureux. Une épouse aimante. Une fillette adorable venant parfaire le tableau. Il est courageux, attentionné, il combat le feu et sauve des vies. Ses collègues le respectent, sa fille l'admire, ses parents auraient été fiers. Vingt-deux annnées à secourir les victimes des caprices des éléments. Les crues impitoyables, les secousses dévastatrices, les flammes meurtrières. La peur, l'adrénaline, la tension, le danger, la fièvre... puis l'échec. L'imprévisible échec. Une mère prise au piège avec ses deux fils. L'incendie fait rage. Elle est évanouie et il est seul. Il la porte et tire les garçons par le bras. Le plafond s'effondre, le plus jeune hurle et appelle à l'aide. Encore un étage à descendre, le petit est bloqué. Il hésite. Une petite main tendue et un visage en pleurs. L'expression paniquée du plus grand. La chaleur, la fumée, l'épaule douloureuse. Il hésite. Craquement, chute, le sol s'ouvre comme un gouffre. Confusion. Ses collègues se précipitent, le tire avec la mère vers la sortie. « Les garçons ! Les garçons ! » s'étrangle t-il. Ils se retournent, un cris aigu perce le vacarme, il est trop tard. Tout n'est plus que fournaise...

   Depuis ce jour, sa vie a basculé. Il voulait tous les sauver. Il ne pouvait se résigner à en abandonner un. Ce choix intolérable auquel il avait été confronté, il n'avait pu se résoudre à le faire. Le sort avait emporté le plus jeune, son absence de décision avait condamné le plus grand. Il revoyait la terreur dans les yeux des enfants en détresse. Il revoyait l'anéantissement dans ceux de la mère à son réveil. Ses proches tentèrent de l'aider, mais les mots étaient incapables de chasser les visions cauchemardesques qui le hantaient. Dévoré par le remords, il fuyait le visage de sa fille auquel se substituait ceux des enfants disparus. Il ne supportait plus les paroles de réconfort de sa femme. Elle se trompait, le temps ne pouvait le guérir. Comment pourrait-il les oublier ? Puis peu à peu, dans son esprit ravagé se dessina une improbable solution. Moi. Fable ou réalité, moi seule pouvait le libérer de son fardeau. Peut importe le prix à payer, il s'était lancé frénétiquement sur mes traces.


   Telle est donc ton histoire. Pauvre petit mortel abîmé par la vie... L'homme ferma les yeux et pris une grande inspiration tandis que je le recouvrais doucement. Je sentis son cœur ralentir alors que je tirai le fil de ses pensées comme une pelote. Je le berçai tranquillement pendant de longues minutes, et il se laissa porter, dérivant sans but, le visage apaisé. Lorsqu'il battit à nouveau des paupières, il avait retrouvé cet éclat perdu. Il se redressa lentement, contempla ses mains avec perplexité avant de les passer sur son visage. Il m'observa, surpris, et, amusée, je lui montrais ce qu'il était redevenu. Sans un mot, il commença à s'éloigner d'un pas hésitant, les yeux dans le vague, ses doigts glissants sur les parois humides. Qui es-tu ? Maintenant je le sais, mais toi, t'en souviens tu encore ? Recommence ta vie, petit homme , je garde ton passé. Le pire et le meilleur, le beau et le tragique, un homme est entré dans cette caverne, un autre en ressort. Peut-être te reverrais-je un jour ?


   A nouveau le silence. Combien de temps avant le prochain ? Car il y a toujours un prochain. Il y en aura toujours. A travers les époques, leurs maux changent mais mon attrait demeure. J'étanche la soif des malheureux, je les abreuve d'un jour nouveau. Les libérant de leurs tourments, j'accorde une seconde chance aux morts comme aux vivants : tel est mon but.
 
   Qui suis-je ? Je suis l'eau de Léthé, le fleuve de l'Oubli, approche-toi, n'ai pas peur, je ne te veux aucun mal...

Naru :
Spoiler:
La petite chambre semble plutôt douillette.
Sur les murs, des posters de groupes de musiques sont figés dans des positions plus ou moins rock’n’roll, quelques cartes postales ont été punaisées à la va-vite au-dessus de la tête de lit et quelques traces, maintenant illisibles, sur un morceau du papier peint laissent à penser que quelqu’un a essayé de gribouiller un message. Un lit d’une place est collé au mur opposé à la porte, la couverture en travers, les draps froissés. Dans un coin, une guitare est posée sur son étui tandis que des médiators et toutes sortes d’instruments de réglage sont éparpillés autour. Un bureau en désordre et une lourde armoire prennent les derniers espaces libres de la pièce.
Visiblement, personne n’est venue ici depuis des mois et tout a été laissé à sa place, comme dans un musée.
Il y règne pourtant une atmosphère chaleureuse que viennent souligner les innombrables photos de mon jumeau et de ses copains et copines collés au-dessus du bureau, dans des cadres, à même le mur, directement sur le meuble. Leurs visages sont souriants et heureux, certains font des signes, d’autres font les idiots, mais il n’y a que sur les photos de cette fille aux cheveux roux où de petits cœurs stylisés ont été dessinés au feutre noir.
Je sens mes lèvres esquisser un sourire. Je n’avais pas imaginé mon jumeau aussi fleur bleue.
C’est la première fois que j’entre dans sa chambre depuis l’accident.
J'ai posé quelques questions à nos parents mais entendre parler de mon jumeau met ma mère dans un tel état de détresse que j'ai vite arrêté. Mon père est plus calme. Pourtant, la tristesse dans ses yeux me frappe de plein fouet lorsque nos regards se croisent. La cohabitation dans la maison est plutôt difficile.
Si à l’hôpital les heures de visites les contraignaient à me laisser seul, une fois à la maison, je me suis volontairement éloigné d’eux. Avec le temps, les soirées sont devenues longues et silencieuses. Je dois toujours peser le moindre mot, car certaines réflexions semblent rendre mes parents perplexes ou attristés. Aussi, rester silencieux est plus confortable. Moins douloureux pour eux comme pour moi.
J’ai attendu que la maison soit vide, qu’on me laisse enfin respirer pour oser entrer dans sa chambre. J’ai mis de longues minutes à pousser cette porte et à repousser mes peurs et angoisses. Aussi bien par crainte de me rappeler quelque chose que de rester dans l’inconnu. Au final, ça ne m’a avancé en rien.
Je ne me souviens pas de lui.
Je me retrouve là, planté au beau milieu de la pièce comme un idiot. Je ne peux pas savoir s’il jouait réellement de la guitare ou si elle était là pour qu’il se donne un genre. Il y a des exercices de mathématiques sur le bureau. Est-ce qu’il était doué ? Est-ce qu’au contraire, il s’arrachait les cheveux dessus ?
Je ne reconnais aucun de ses amis sur les photos, étaient-ils toujours en bon terme ? Depuis combien de temps sortait-il avait la jolie rousse ? Avait-il pris son courage à deux mains pour lui déclarer ses sentiments ou avait-elle fait le premier pas ? Qu’elle était sa couleur préférée ? Son plat détesté ? Était-il du matin ? Comment occupait-il ses week-ends ? À quels jeux jouait-il ? Aimait-il regarder la télé, des séries ? Faisait-il du sport ? Comment voyait-il le monde ? Comment imaginait-il son avenir ? À quoi rêvait-il ?
Pourquoi était-il monté dans cette voiture ? Pour aller où ?
Un klaxon dans le lointain de la rue me tire de mes pensées angoissantes avec un sursaut. Malgré tous mes efforts, je ne peux combler ce néant que de questions sans réponses.
D’un pas las, je me dirige vers la fenêtre qui donne sur l’entrée de la maison et du jardin et me fige.
Elle est là. Encore.
Ça fait des jours qu’elle vient attendre devant la maison, la fille aux cheveux roux. Elle ne sonne pas, n'essaie d'entrer et si par malheur je dois sortir, je fais semblant de ne pas la voir. Elle était déjà là à mon retour de l’hôpital et quand nos yeux se sont croisés, j’ai pu y lire une telle tristesse, une telle puissance d’émotion que je n’ai pas réussi à lui dire un mot. Elle me fait peur, elle aussi.
Elle semble fragile, là, debout dans le froid, emmitouflé dans son manteau un peu trop grand. Ses taches de rousseur lui vont à merveilles et ça ne m’étonne pas que mon jumeau ait succombé à ses grands yeux clairs. Contrairement aux photos sur le mur, je ne l’ai pas vu sourire.
Maintenant, elle attend. Elle attend qu’il revienne.
La douleur me prend par surprise tout à coup. Mon souffle se coupe, mon ventre se tord d’une angoisse implacable et je commence à trembler. Je ne peux pas rester là plus longtemps !
Je ne prends même pas la peine de refermer la porte de la chambre et m’éloigne avec difficulté vers la salle de bains. L’air a du mal à passer mes poumons et mes côtes me semblent en feu. J’ai mal et la tête qui tourne.
Mais ce n’est pas la première crise de panique que je fais alors je place mes bras autour du lavabo, la tête baissée et je me force à me concentrer sur ma respiration.
Ne pense plus à la douleur, ni à la fille, ni à lui. Ne pense plus à rien…
Lentement, je sens mon corps se détendre. Mes muscles se sont crispés si brusquement que les courbatures ne vont pas tarder à se faire sentir. Les douleurs dans ma jambe gauche et dans mon dos se réveillent. J’ai oublié de prendre mes antalgiques ce midi et mon corps me fait savoir que même avec de la rééducation, il sort de l’hôpital.
Je me redresse lentement face au miroir, mon rythme cardiaque a retrouvé un tempo plus tranquille et l’air rentre mieux.
Si ce n’est le teint blafard, les cernes sous les yeux, la perte de poids et la blessure au sommet de mon front, je ressemble comme deux gouttes d’eau à mon jumeau. Les mêmes cheveux bruns, les mêmes yeux bleus, la même forme du visage.
Mais aucun souvenir de lui. Ni de mes parents, ni de mes amis. Ni de rien.
Je ne peux pas nier la ressemblance entre mon père et moi et c’est peut-être pour ça que cela m’a pris le moins de temps, les appeler mes parents. Ils ont l’air gentil, mais…. Cette sensation de vide est écrasante. J’ai beau percevoir l’amour qu’ils ont pour moi, je ne peux pas m’empêcher de les voir comme des étrangers. Je gère mal cette situation. Je sais que je ne dis pas ce qu’ils s’attendent à m’entendre dire, ni ne fait ce qu’ils s’attendent à me voir faire.
Mais plus que tout, c’est cet espoir que je retrouve un jour la mémoire qui transperce dans chacun de leurs gestes, chacune de leurs paroles rassurantes, chacune de leurs hésitations. Inlassablement, ils continuent à me montrer des photos, à me raconter des souvenirs que je ne peux pas saisir.
Ne pas se rappeler, ne serait-ce que de son propre prénom me mets dans un état de frustration, de peur et de colère que je n’arrive pas à gérer.
Le psychologue de l’hôpital est patient et compréhensif. Il m’écoute sans jugement et m’aide à gérer les attentes de ma famille, ma frustration face aux échecs de leurs tentatives. Il supporte aussi mes accès de colère que je n’arrive pas à exprimer face à mes parents. Nos séances n’ont rien d’une partie de plaisir, mais pendant ces quelques heures par semaines, le poids de ce passé inaccessible, des sentiments oubliés, la pression involontaire de mes proches pour que je retrouve la mémoire, cette impression d’avoir été jeté dans un monde inconnu, dans le corps d’un autre, s’efface un petit peu.
Dans ces moments, j’ai moins peur de me sentir complètement seul et démuni face au reste du monde, de ne pas savoir dire ce qu’il faut ou comment me comporter avec les autres, de ne pas pouvoir être comme il faut.
De ne pas être lui.
Mon jumeau. Mon alter-ego.
Mon moi d’avant l’accident.

Oras :
Spoiler:
Le jour semblait s'éteindre lorsque le jeune garçon au pied de la falaise s'éveilla.
La pénombre était telle qu'on ne pouvait déjà plus distinguer les couleurs. Son premier, et hélas pour lui mauvais, réflexe fut de sursauter. Les arbres qui l'encerclaient étaient denses et massifs. Couché sur des feuilles mortes, ils étaient pour lui autant de sombres barreaux qui s'étendaient infinis vers le ciel...


  Le soubresaut provoqua un second réveil : celui de la douleur. Sa tête était lourde et l'arrière de son crâne le faisait souffrir. Passant machinalement sa main au travers de ses cheveux il sentit quelque chose de légèrement collant : du sang.
"Que m'est-il arrivé? Où suis-je? Quel jour sommes-nous? mais enfin, qui suis-je?"
Ces mots proférés à voix haute le mit comme en face de la réalité : il n'en savait rien.
"J'ai tout oublié, tout..."
L'angoisse aurait pu le saisir, il était seul et blessé au milieu visiblement d'une forêt, maintenant inconnue pour lui en possession de rien si ce n'est son corps. Etrangement, il se sentait bien et sans pouvoir se l'expliquer, il savait cette quiétude nouvelle.

Il tâtonna de ses mains ses alentours et trouva un sac à dos dont il fouilla d'abord la poche avant. Elle contenait un portefeuille rempli de cartes en tous genres, carte de fidélité, carte de groupe sanguin, carte d'identité... C'est ainsi qu'il redécouvrit son nom, Eli Velvet, sa date de naissance ainsi que la ville où il était né, Llansa.

  Ces informations provoquèrent un certain remue-ménage de souvenirs dans la tête d'Eli, ses professeurs faire l'appel et toujours dire
-"Eli est absent...
-Mais non je suis là enfin!" Un éternel oublié. Il se revoit sans amis dans la cour, lui rentrer seul chez lui et ne trouver qu'un mot et un plat tout fait "je rentrerais tard ce soir, ne m'attends pas pour manger et dormir."


  Maintenant en possession de son nom et de quelques souvenirs lointains, il entreprit de fouiller la poche intérieur du sac. Boîtes de médicaments, lames de rasoir, mouchoirs, papier blanc et crayon noir, il saisit avec horreur sa situation.
Il n'était pas tombé dans une crevasse, il avait intentionnellement voulu se suicider. Comprennant quelle était la légèreté qui l'avait envahi quelques instants plus tôt, il n'était pas sûr de vouloir se souvenir du fardeau acculant de sa vie. Son portable vibra, l'interrompant dans ses pensées.
"Eli, où es-tu? Ta mère a appelé la police tu n'es pas rentré cette nuit... Je ne sais pas ce qui t'arrive mais je t'en supplie, ne fais pas de bêtises. Camélia"
Le souvenir de Camélia revint soudainement à Eli, cette fille brune qui tentait tout le temps de lui parler au lycée. Elle l'agaçait cette fille qui ne pouvait pas comprendre... mais ne pas comprendre quoi?
Le ciel devenait orangé petit à petit, et il réalisait que ce n'était pas un crépuscule mais un lever de soleil.
"Je suis un idiot, ce n'est pas une fin mais un début. Je vois clair maintenant, c'est si limpide... Je mérite des baffes. Il faut que j'aille parler à Camélia, que je lui explique tout simplement."
Il se leva et partit pour rentrer chez lui, cette seule phrase à la tête tournant encore et encore. "On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une".

Sagiga :
Spoiler:
La pluie battante de la matinée avait peu à peu laissé place au soleil, et les pavés humides reprenaient petit à petit leur teinte rose pâle.
Tori courait comme un fou. Les rues de la capitale fourmillaient, entre les marchands, les saltimbanques et les citoyens aisés qui n'avaient rien d'autres à faire de leurs journées que se promener innocemment, choisissant d'ignorer la futulité de leurs existences. Un œil averti aurait pu repérer les voleurs à la sauvette, nombreux parmi la foule, avec leur démarche repérable entre mille pour celui qui savait observer. Tori faisait partie de ces gens-là, il en avait pris plus d'un la main dans le sac, mais ce jour-là, il n'en vit aucun. Son esprit était ailleurs, accaparé par une pensée qui n'avait de cesse de tourner en boucle dans sa tête.
La lettre.
Il devait récupérer la lettre.
Il arriva dans le quartier est de la ville, le quartier des arts. S'il méprisait les bourgeois engraissés, emmitouflés dans leurs habits de soie qui passaient leur temps à flâner, il reconnaissait volontiers que le quartier des arts valait la peine d'une balade. S'il n'avait pas été si pressé, il se serait arrêté devant cette façade où des plantes grimpantes de toutes les couleurs représentaient la Princesse tendant la main vers un oiseau multicolore. C'était le tableau de l'été, à chaque saison, les plantes qui fleurissaient changeaient, et un autre tableau apparaissait. C'était là l'oeuvre de jardinniers exceptionnels, nombreux étaient les gens de l'Empire qui venaient à la capitale pour contempler cette œuvre incroyable.
Tori connaissait chaque tableau par cœur. S'il avait eu le moindre talent pour tenir un pinceau, il aurait pu peindre chacun d'eux avec la précision d'un maître horloger.
Il contourna une fontaine où s'abrevaient les chevaux de quelques voyageurs. Il songea une seconde à en voler un pour aller plus vite, il commençait à s'essoufler, mais chassa rapidement cette idée. Le palais impérial était proche, il y serait dans quelques minutes.
Il songea à la soit-disant mission urgente que lui avait confié l'Empereur le matin-même, alors que l'orage qui avait grondé une partie de la nuit continuait de déverser des torents d'eau sur la capitale.
Il avait reçu l'ordre d'aller régler la somme que le palais devait au meilleur pâtissier de la capitale pour tous les gâteaux qu'il avait préparer pour le lendemain.
Pour l'anniversaire de la Princesse.
L'Empereur aurait pu envoyer n'importe quel serviteur quelconque pour accomplir cette tâche, mais il avait choisi Tori, sans doute pour l'éloigner du palais pendant quelques heures.
Tori n'était pas un serviteur. Sa place n'était pas vraiment définie, l'Empereur l'avait adopté quand il était jeune et depuis son statut avait toujours été ambiguë. Il ne faisait aucun doute que l'unique héritière légitime du trône était la Princesse, et Tori n'avait jamais remis cela en question. Le trône ne l'intéressait pas le moins du monde, pas plus que ce monde de bourgeoisie et de politique.
Rejeté par ses parents quand il était petit, il n'avait pas eu une enfance heureuse, et même s'il n'avait jamais pu apprécier l'Empereur, un homme bien trop sournois derrière ses sourires forcés, il devait admettre que sa vie s'était quelque peu améliorée depuis qu'il vivait au palais.
Il se fichait des beaux habits, de son grand lit moelleux, des repas gargantuesques. Rien de tout cela ne lui apportait une quelconque joie.
Mais elle...
Son parfum, ses yeux violets, ses longs cheveux noirs de jais, son rire et même ses larmes.
Il aimait tout. Ils avaient grandi ensemble, traités comme des frères et sœurs qu'ils ne deviendraient jamais. Tori avait vu la Princesse devenir une femme progressivement, et des sentiments s'étaient éveillés chez lui. Des sentiments si forts qu'il peinait à les contenir.
L'Empereur avait bien remarqué leur complicité et depuis peu, il cherchait régulièrement des prétextes pour éloigner son fils adoptif de sa fille. Il avait même tenté de l'envoyer en mission au Sud de l'Empire récemment, une mission qui aurait duré des semaines, et qui l'aurait empêché d'être présent pour l'anniversaire de la Princesse.
Il avait catégoriquement refusé.
Les talons de ses bottes cessèrent de claquer sur les pavés lorsqu'il parvint à l'entrée principale du palais impérial. Les jambes fléchies et les mains sur les genoux, il prit une minute pour calmer le rythme de ses battements de cœur et sa respiration.
Les quatre gardes de l'entrée l'observèrent sans piper mot, ils connaissaient bien son visage, ses yeux plus bleus que le ciel, ses paumettes et sa mâchoire bien dessinées, ses cheveux bruns et lisses négligeamment attachés, personne ne l'empêcherait d'entrer.
Il pressa le pas pour rejoindre ses appartements.
L'anniversaire de la Princesse le préoccupait depuis des semaines, si ce n'est des mois. Elle possèdait déjà un nombre incalculable de bijoux et de belles robes, elle avait plus que ce qu'elle désirait... Quel cadeau offrir à une telle personne ?
Alors il avait commencé à écrire une lettre. Il l'avait écrite un million de fois, raturée, déchirée, recommencée.
Encore et encore.
Cette nuit, à nouveau, il tentait de coucher sur papier tout ce qu'il ressentait, car au fond, c'était bien ça le seul cadeau qu'il pouvait lui offrir. Tout l'amour qu'il ressentait pour elle.
Cependant, il avait fini par s'endormir sur son bureau, et le matin quand on l'avait réveillé à grands coups frappés sur sa porte, il s'était immédiatement levé pour aller à la rencontre de l'Empereur qui requérait sa présence.
Il avait oublié la lettre sur son bureau, à moitié achevée. Sauf qu'ils avaient prévu de se voir le matin-même avec la Princesse, comme presque tous les matins finalement, et elle pouvait à tout moment décider de pénétrer dans ses appartements.
Peut-être était-elle déjà en train de lire les mots maladroitement écrits qu'il avait eu tant de mal à exprimer.
Ses cuisses et ses mollets le brûlaient tandis qu'il gravissait les dernières marches d'escalier le menant à sa chambre. Le palais était en effervescence, tout le monde préparait avec excitation l'anniversaire de la Princesse.
Il ouvrit la porte si brusquement qu'elle manqua de sortir de ses gonds. La jeune fille sursauta et la feuille de papier voleta lentement jusqu'à se poser sur le sol.
Tous deux restèrent silencieux. La dernière parcelle d'espoir pour Tori venait de fondre comme neige au soleil, son cœur battait à tout rompre et pas seulement à cause de l'effort physique qu'il venait de fournir.
Il avait envie de sauter par la fenêtre, de disparaître. Comment un si petit oubli, presque anodin, pouvait-il générer de telles pulsions suicidaires ?
Il ne voulait pas qu'elle le sache. Pas comme ça. Pas encore.
Son honneur et son aplomb reduits en miettes, il se força à sourire.
-Vous êtiez donc là, Princesse ?
Elle étouffa un petit rire. Elle n'était pas sotte, elle savait depuis longtempts qu'il l'aimait. Chaque fois qu'il posait son regard azur sur elle, c'était comme s'il lui hurlait son amour. Elle n'avait jamais rien dit, se mentant à elle-même en prétextant qu'en tant que Princesse, elle ne devait pas s'impliquer émotionnellement avec n'importe qui. En réalité, elle n'avait tout simplement jamais eu le courage de lui parler. Et il était tout, sauf n'importe qui.
-Qu'est-ce qu'il te prend ? Voilà des années que tu ne me vouvoies plus.
-Tu as lu ?
Elle fut surprise du ton un peu sec de son ami. Elle s'approcha et lui prit les mains. Au prix d'un effort surhumain, Tori parvint à la regarder dans les yeux.
-Myo... commença-t-il avec une grimace.
-J'ai tout lu ! annonça-t-elle fièrement. T'es un piètre poète d'ailleurs, mais...
Il lui plaqua une main sur la bouche pour qu'elle cesse de parler.
-T'es un véritable monstre au visage d'ange, soupira-t-il.
Elle le repoussa doucement et se dirigea vers la porte :
-Mon père m'attend, je ne peux pas rester. On discutera plus tard !
-Essaie d'oublier ce que tu as vu ! lança-t-il.
-Tu sais bien que je n'oublie rien, répondit-elle en refermant la porte derrière elle.
Avec un sourire, il se pencha pour ramasser la lettre. Son doigt s'attarda sur le nom de la personne à qui elle était adressée.
-Je le sais, Myosotis.


Dernière édition par Sagiga le Dim 26 Fév 2017 - 23:38, édité 6 fois

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Chamlok le Lun 30 Jan 2017 - 13:58

Salutations voyageurs! 

Mais c'est... le 50ème concours! Le concours le plus important après le 1er et le 10ème et le 100ème! Ce qui en fait... le 4ème concours le plus important! 

on s'en fiche

Je participe bien entendu! Et puis le thème est chouette, à la hauteur du rendez vous. Il ne reste plus qu'à se creuser la tête pour trouver une bonne idée. Par contre... 140 lignes! Déjà que j'ai du mal à rentrer dans 250 ^^' il va falloir se calmer.


Bonne chance!
à la prochaine! *pose super musclée* 
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Seiri le Lun 30 Jan 2017 - 14:36

J'avais envie de faire une blague par rapport à ce thème ...
Ca fonctionne si on oublie d'en faire un? /PAN/
D'accord je sors ...

J'ai quelques idées, je participerai certainement c:
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Lun 30 Jan 2017 - 20:38

XD
Bah du coup, tu nous excusera si on oublie de voter pour toi alors Seiri! XD

Sérieux, ce thème est géniale!^^ Y a pleins de possibilités!
Mais... je pense qu'on va quand même avoir un sacré paquet de textes tristes!^^ Je dis ça comme ça.... XD

M'enfin, Chamlok pourra toujours nous écrire un truc drôle étant donné qu'il est capable de sortir des textes fun sur n'importe quel sujet! XD

J'ai déjà pleins d'idée mais faire un truc un peu original va me demander de me creuser la tête!^^

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Wolfsnape le Lun 30 Jan 2017 - 21:55

Mais... je pense qu'on va quand même avoir un sacré paquet de textes tristes!^^

J'étais justement en train de réfléchir à quelque chose de bien déprimant xD


Excellent thème pour ce 50e concours Sagi ! ^^
140 lignes c'est peu, mais ça permet de faire concis, c'est pas mal aussi !!

Bon, je ne dis pas que je participe, parce que je poste rarement quelque chose au final, mais je vais y réfléchir sérieusement !

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Mr_John_ le Mar 31 Jan 2017 - 1:16

J'ai adoré faire le premier concours,alors on va marchez pour celui ci!
J'espère qu'il va y avoir du monde,je suis excité de voir tant d'adversaire puissant,comme goku XD
Il va être serré je le sens mais je n'ai pas dit mon dernier mot oulà non !
je vais mettre tout mon saoul!
à plus!

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Seiri le Mar 31 Jan 2017 - 21:35

Voilà, un tout petit texte c:

Spoiler:



Au fond de moi, je savais que cela arriverait. Il y avait plusieurs signes avant coureur, mais j'avais fermé les yeux sur ça, espérant toujours et encore, comme à mon habitude. Mais c'était trop tard. Il me fallait maintenant « oublier » tout ce qui s'était passé. Tous les moments, de tristesses et de joies, passés ensemble. La douleur pesante écrasait mon cœur, torturé par tous ses sentiments. Plus mes larmes coulaient le long de mes joues, plus je me sentais emportée par ses vagues déferlantes d'émotions destructrices.
Je restais alitée plusieurs jours durant, vidant rapidement mon stock de mouchoir. Tantôt j'étais parcourue par une inlassable fatigue, tantôt par une insomnie persistante. Tantôt je me goinfrais de tout ce qui passait sous la main, tantôt je ne pouvais plus rien avaler pendant 3 jours. Le pire dans cette quête de l'oubli, c'est de faire bonne figure auprès des personnes que l'on côtoient tous les jours. Moi ? Si je vais bien ? Mais oui bien sûr, ne t'en fais pas. « Ne t'en fais pas »... De simples mots, qui avec un sourire béat, peuvent masquer toute la misère au fond de moi.
Le temps semblait plus long quand on essayait « d'oublier ». Forcément, on restait focaliser sur l'objet de notre souffrance. Du moins, c'était mon cas. J'essayais alors de passer le temps de diverses manières, pour fuir la réalité, mais elle finissait toujours par me rattraper quand je me retrouvais seule... Était-ce alors là mon destin ? Finir seule ? Non, j'étais trop fière pour me dire que je méritais ça. S'en était hors de question.
Rapidement, je finissais dans les bras de quelqu'un, une bien maigre consolation pour combler le vide en moi. Tout devenait fade à mes yeux. La nourriture, mes passes-temps favoris, le sexe. Je me renfermais alors un peu plus sur moi-même chaque jour, dépérissant de l'intérieur. Et pourtant, je continuais à porter ce masque, ce sourire faussement enjoué, dont je recevais les compliments. Je crois qu'au fond, j'essayais de me tromper moi-même. J'espérais. L'espoir fait vivre n'est-ce pas ? C'est sans doute ce qui me permettait encore d'avoir la tête hors de l'eau, afin de m'accrocher comme je le pouvais à la vie.
Pourtant, le corps étendu dans mon lit, tu me retrouvas inconsciente, les médicaments vidés à mes pieds. Je n'arrivais pas à t'oublier. On dit que l'amour est la chose la plus merveilleuse au monde, mais on omet de dire qu'elle est la chose la plus massacrante.
Un jour, je finis par ouvrir les yeux. Je ne sais pas si j'étais en pleine hallucination. Mais je te voyais, à mon chevet, les traits fatigués et vieillis par les années. Faiblement, ma main se dirigea vers la tienne et je voyais dans tes yeux, tout l'espoir que j'avais lâchement abandonné. Au final, toi non plus tu ne voulais pas « oublier ».

J'annonce officiellement le début des textes déprimants en commençant par le mien!xD
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Pensée

Message par Mr_John_ le Ven 3 Fév 2017 - 0:42

Alors,bonjour à toutes et à tous,je voulais souligner quelques chose,mais avant tout je ne tiens pas à critiquer le travail du Staff du forum,car vous êtes géniaux et extrêmement sympathiques.
Je pensais à la limite de lignes pour les concours.Il est vrai que c'est pour calmer les gens très inspirés et autres (like me XD) mais je pense que c'est un peu dommage ,car pour certains,ça peut brider l'imagination ,y poser des limites,et ça rend parfois les oeuvres dépourvus de toutes leur potentiels! Je pense que si par exemple,vous proposiez aux autres auteurs (qu'importe celui qui organise hein ^^) ,de passer en mp pour par exemple,limiter si c'est trop long ou dire okay si ce n'est pas trop barbant ,on pourrait voir de sacrées pépites! Après je pense que c'est justifié le nombre de lignes ou c'est un quelconque défi,mais en tout cas je m'y plie et je suis heureux comme ça mais c'était juste une idée à part entière^^

Mais euh avec vos idées noires! J'annonce.....Un texte de sci-fi,et triste,ça dépend comment vous le voyez XD

merci de votre compréhension encore une fois,et votre travail est top!
PS: ne pas me prendre au sérieux,c'est une pensée de passage XD

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Ven 3 Fév 2017 - 9:38

Euh certes John je ne peux que comprendre cette frustration concernant le nombre de lignes.
Mais ce que tu proposes avec les MP ça n'a pas vraiment de sens , sur quoi pourrait on s'appuyer pour juger que ce texte là et trop long, et pas ce texte ci si on impose pas dès le début une limite ?
Et puis c'est le but du concours d'imposer des conditions , le défi n'est pas tellement d'écrire sur un thème ,mais de construire une histoire qui se tient ,sur un thème, avec un nombre de ligne précis. Et on peut aussi plus facilement comparer des textes avec les mêmes contraintes ^^

Toutefois rien ne T'empêche d'ouvrir des battles avec nombre illimité de lignes =)

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Mr_John_ le Ven 3 Fév 2017 - 10:59

Il était tard et je n'ai pas réellement réfléchit à vrai dire XD Les battles je n'ai pas nécessairement le temps ,j'ai des trucs en cours sur mon wattpad et un cycle d'héroic fantasy XD je pense qu'effectivement j'aime les concours de textes car j'aime le challenge XD
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Ven 3 Fév 2017 - 17:45

Oh maiis ça prend pas si longtemps que ça a ouvrir une battle héhé =P
Mais je comprends, j'ai un emploi de ministre (quoi que je ne suis plus trop sûre que cette expression signifie toujours la même chose mdr) ces derniers temps xD

Seiri j'ai luuu ton texte !
Spoiler:
Il est vachement bien !
Tu décris très bien les émotions de ton personnage, on y croit =) J'aime particulière la mélancolie à la fin, lorsqu'on apprend qu'elle a tenté de se suicider, et j'aime encore plus la note d'espoir quand tu sous-entends qu'il l'a attendue pendant son coma.
Si j'ai bien tout compris xD
Bon, t'aurais pu faire un petit peu plus long (hein =P) mais les émotions sont là c'est le principal ^^

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Ven 3 Fév 2017 - 21:30

Youh ! 
Seiri ---> Héhé, on parle ''d'oublier de participer'' et on s'empresse de poster le premier texte, hein?  




Texte de Seiri:

   Au niveau de la composition, ton texte est bien, on ressent la progression de l'état d'esprit de ton personnage, les différents stades, les attitudes contradictoires qui marquent la perte de repères... Si je voulais être pointilleux (et j'ai un doctorat en chipotage relou), ligne 8 à 10 tu passes au présent de vérité général (''Le pire dans cette quête d'oublie, c'est de faire bonne figure [...]''), ce qui est très bien vu, je pense juste que tu aurais pu continuer avec le présent pour les deux phrases suivantes qui ont le même objectif. Pour rester sur les temps, le fait que tu sois passé par le futur ligne 20 à 23 donne un petit côté ''lettre d'adieu'' à ton texte (où ton personnage raconterait le calvaire qu'elle a traversé avant d'arriver à cette mortelle décision) et j'aime bien l'idée. Mais du coup, le retour au passé dans le paragraphe d'après, bah c'est contradictoire ! Et je dis pas ça pour que ce soit pas une Happy End ! Quoi que... <_<   


   Pour la cohérence (à débattre) , ligne 21 (''On dit que l'amour est la chose la plus merveilleuse au monde, mais on omet de dire qu'elle est la chose la plus massacrante.''), perso, j'aurais ptêtre pas choisit l'adjectif ''massacrante'', tu me fais peur !   Après, ton texte est bien construit, on se reconnaît dans ce que vit ton personnage (enfin j'espère que je suis pas le seul...) et ça en fait un texte qui parle à tout le monde. Concernant la longueur de ton texte,  tu traites une idée générale, quelque chose d'assez universel, et dans ce sens je le trouve suffisament complet. Ceci dit, je n'aurais pas dit non à une histoire plus personnelle, sur un personnage plus détaillé, ça aurait décuplé les émotions déjà bien présente et on s'identifierai tout autant (voire plus). 


Pour résumer, ton histoire est bonne et touchante, et tu pourrais en tirer pleins d'autres histoires (plus longues, certes) encore plus prenantes si tu la rendais moins anonyme.









PS: ''Moi? Si je vais bien? Mais oui bien sûr, ne t'en fais pas'' --> Le fameux ! Perso, ''Pamplemousse'' est ma réponse préférée


   J'aurai bien aimé briser le sort en sortant un texte joyeux, mais le désespoir a une voix vachement douce '-' (surtout quand le cynisme reprend en choeur). Donc il est dans la lignée (car oui, il est déjà  fini, j'aurai pas dû regarder le thème du Concours quand il est sorti, impossible de fermer l'oeil après ça... e____e). Bref, Merci Seiri, et j'ai hâte de lire vos compositions ! 



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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Seiri le Sam 4 Fév 2017 - 1:13

Sagiga > Voui en effet, il l'a attendu. c:
En fait je voulais que ça se finisse mal mais vu qu'on peut facilement s'identifier j'ai pas eu envie de donner des idées noires aux gens x'D Pour donner un léger espoir quoi. Faut pas en venir à ses méthodes, il faut savoir rester fort et encaisser, car la vie est imprévisible etc ^^

Lonely D > Bui j'ai beaucoup de mal avec la catégorie "verbe" xD enfin l'utilisation des temps x') Mais je fais toujours ça au feeling, je me relis et essaye de corriger ça c:
Pour le "massacrante", c'est fait exprès. Quand j'entends les dires de certains, ça les as vraiment ruiné l'amour ^^ d'où le massacre quoi c:
Eeeeehh... Plus personnel je ne voulais pas trop car là c'est déjà un texte personnel, de comment je vis l'oubli d'une personne qu'on aime (à peu près du moins). Là on voit clairement que c'est d'un amour que je parle (je pense?) mais j'ai essayé de l'associer aussi à la perte d'un parent. C'est pas évident ^^ étant donné qu'à la fin le personnage "voit" la personne "disparue" de sa vie, mais comme je précise dans le texte, je parle d'hallucinations, c'est très flou. Puis comme mon texte était vraiment dirigé amour et pas familial ^^
J'ai vraiment essayé de faire plus long mais j'ai rien trouvé d'autre à rajouter c:
Puis je voulais vraiment qu'on s'identifie facilement à ce genre de situation. Pour justement, comme je le disais à Sagi, ne pas abandonner.
Dedans c'est une happy end, mais à la base je voulais mettre une phrase genre que "mon corps entier se faisait désormais engloutir par les ténèbres macabres" enfin un truc du genre (je dis ça à chaud, pardon de la formulation xD) pour que ça se finisse mal c:

Mais merci pour vos critiques je m'attendais pas à ce que ça plaise xD Je suis agréable surprise ~ Merciii encoooreee ♥
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Sam 4 Fév 2017 - 1:55

Nyah, décidément, les formulations ne me réussissent pas ce soir u_u

Seiri --> Par ''plus personnel'' je ne voulais pas dire ''plus de toi, ton vécu'' (je ne me serai pas permis), je pensais à un personnage plus détaillé, avec un nom, des traits de personnalité prononcés, c'est tout ^^'

Une belle intention dans le choix de la Happy End du coup, je devrais peut-être prendre exemple ... '-'
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Seiri le Sam 4 Fév 2017 - 11:25

Owh oki c:
Ne tiens pas en compte alors ce que j'ai dit, j'ai mal compris aussi, j'étais fatiguée c:
Prendre exemple je ne sais pas, le tout c'est de rebondir quand ça va mal ^^ la vie c'est des hauts & des bas ~
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Sam 4 Fév 2017 - 13:20

Hey!^^

Seiri: j'ai beaucoup aimé ton texte!!^^
Dès le début, j'ai pensé au film: Je vais bien ne t'en fais pas! ^^ Parce que ta réplique de faire bonne figure m'a fait penser à ça!^^

Bref, je trouve que tu montre bien les phases par lesquelles passe ton personnages! On est vraiment à fond dedans. On ressent bien la tristesse, voir même de la mélancolie, et le fait qu'elle essaye de résister tout en abandonnant. Bref, c'est un bel équilibre!^^
Le fin me plait également, j'aime bien savoir... qu'au final on est sur de rien! Est-ce qu'elle hallucine? Est-ce qu'il est vraiment là? etc..

J'ai lu les commentaires et tes réponses.
Je ne dirais pas que tu as raison ou tors de vouloir faire une happy end parce que tu as peur que ça valorise l'idée du suicide, c'est un choix personnel.
Sache seulement qu'écrire sur une personne qui se suicide, le faire ressentir comme un vrai besoin, comme le soulagement qu'elle attends, le fait que l'histoire se termine mal n'est pas une mauvaise chose. Entrer dans la tête de personnes dont le comportement et les choix sont souvent incompris c'est difficile et ça mets mal à l'aise. Mais l'écriture, c'est ça aussi. Ce n'est pas toujours faire en sorte que son lecteur se sente bien. C'est aussi lui faire se poser des questions, lui montrer que si la norme est de penser ainsi, il y a aussi d'autres personnes qui pensent autrement. Elles n'ont peut-être ni raison ni tors, mais c'est ce qui fait le monde. Bref, ce que je voulais dire, c'est de ne pas te retenir d'écrire ce que tu veux par peur de ce que les autres puissent penser ou interpréter. ^^

Pour ce qui est de "massacrante". ^^
Moi aussi, ça m'a fait tilté à la lecture. Je comprends ce que tu voulais dire, le sentiment que tu voulais faire passer. Personnellement, c'est sur la rythmique du mot que ça me gêne. ça casse l'harmonie de la phrase.

Voilà voilà pour mon petit commentaire!^^
Pour ma part, j'ai pas ressenti de manque à la fin de ton texte. Bien sur, on se demande si elle s'en sort, ce qu'il s'est passé avant etc... mais je trouve ton texte bon comme il est!^^
Tu as su nous faire passer l'essentiel en peu de ligne..et ça..... je ne peux que te le jalouser! XD

Et .... du coup ça me permets un petit enchainement avec le message de Mr John sur le nombre de ligne!^^
Bon déjà, tu as le droit de t'exprimer hein!^^ Vous pouvez tous donner vos avis sur comment on fait les concours car tout peut toujours évoluer!^^
Je ne suis pas du tout d'accord sur l'idée que restreindre un texte en nombre de ligne peut brider l'imagination. Au contraire, face à des contraintes, c'est là que l'imaginaire s'excite et se développe!^^
Au delà du challenge, de l'expérience que ça apporte, ça permets surtout de booster ton imaginaire à aller vers des choses où tu ne serais pas aller sans contraintes. ^^
je rejoint également Sagiga sur le fait qu'on à aucun droit de juger si votre texte est suffisamment long ou court!^^
Bon et puis... faut le dire... ça nous arrange aussi d'avoir un nombre de ligne limité parce que, vous avez pu le constater sur le dernier concours, c'est une galère pour ranger les textes sur l'accueil! XD

Tiens... ça me fait penser que ça fait super longtemps que j'ai pas organiser de Nuit de la plume! (C'est une soirée où de 19h à 23h, on doit poster un texte par heure sur un thème imposé, sans nombre de ligne imposé!^^ Ce qui fait donc 1h par texte et donc 4 textes en une soirée!^^) si ça vous le dis j'en ferais une!^^

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Seiri le Dim 5 Fév 2017 - 11:21

Naru > Je t'avoue que je ne connais pas du tout ce film ^^
Oui c'est vrai c'est l'écriture, faut savoir faire vivre plusieurs émotions dans la lecture, c'est comme ça que l'on mûri sans avoir forcément vécu de soi-même ses expériences ^^ mais je suppose que je suis un peu trop altruiste même dans mon écriture?xD
La grande Naru me jalouse \o/ Fufufufufufu *_* Je te rassure, tu n'as en rien à me jalouser, j'adore tes textes aussi c:
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par otakugirl le Jeu 9 Fév 2017 - 20:24

Hey amis écrivains, je viens poster mon texte, je fait une lettre j’espère que ça passe^^

Spoiler:

Je dépose cette lettre au pied de votre cercueil, je préfère croire que là ou vous êtes vous la lirez.
Cela fait maintenant un an que vous m'avez quitté, il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à vous. Chaque jours, chaque nuits, chaque fois une douleurs aiguë transperce ma poitrine. Votre perte m'attriste, je sens les larmes venir à moi en vous écrivant. Sachez que jamais je ne vous oublierai !

Lorsque vous étiez encore auprès de moi, je n'ai osé vous dire à quel point j'aimais quand vous chantiez, j'aimais votre voix ensorcelante, ainsi que vos danses si majestueuses. Je n'ai jamais connu de femme aussi merveilleuse que vous !

Le jour où vous avez rejoint les cieux, mon cœur s'est déchiré, mon corps s'est émietté. A plusieurs reprises j'ai voulu vous rejoindre, mais hélas ! Je n'ai jamais eu la force d'arriver au bout. J'attends avec impatience le moment où je vous prendrai de nouveau dans mes bras et vous embrasserai. Ce jour là, je ne vous quitterai plus.

Revenez à moi, Ma Bien-Aimée, j'ai tellement de chose à vous dire, à vous montrer. Tout ces lieux, que vos yeux n'ont pas encore découverts. Mon seul désir est de vous voir émerveillée, devant la beauté du monde ! Je veux vous voir comblée, voir votre sourire illuminer votre doux visage !

Ces mots que j'écris avec mon cœur, vous seront pour toujours destinés. Aucune femme ne vous remplacera, mon cœur vous appartiendra pour l'éternité.

Ma Bien-Aimée, laissez moi déposer sur votre joue ce baiser en gage de mon amour, ainsi murmurer a votre oreille ces mots doux que vous aimez tant et pouvoir vous dire a quel point je me languis de vous !




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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Mr_John_ le Jeu 9 Fév 2017 - 22:09

Je dois avouer que pour ce coup là,je sèche un peu,j'y réfléchi mais je trouve pas beaucoup de choses..
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Naru le Jeu 9 Fév 2017 - 22:10

J'ai enlever le "Seize" Otakugirl !^^

Par contre.. je pense que ton texte est complètement hors sujet. Je dirais même qu'il est à l'opposé du sujet... ^^'

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Jeu 9 Fév 2017 - 23:28

En effet Otaku, ce texte n'évoque pas du tout l'oubli !
Et le seul petit endroit où tu en parle bah... C'est pour dire qu'il n'oublie pas xD 
Je pense que tu as eu une idée et que tu t'es laissée emporter, puis finalement le texte n'a plus vraiment de rapport avec le thème de départ ^^
Du coup je ne peux pas l'accepter, j'espère que tu vas trouver une autre idée !
Désolée ><

Il te reste un peu de temps John, l'inspiration finira par arriver =)

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par otakugirl le Ven 10 Fév 2017 - 18:16

je pensais que mettre qu'il ne l’oublierait jamais ça rentrais dans le thème, je vais réfléchir a comment faire pour que ça rentre dans le thème
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Sagiga le Sam 11 Fév 2017 - 23:15

Hum oui du coup petite précision, pour les autres participants également ^^

Si dans le précédent concours, le mot "légende" suffisait à faire rentrer le texte dans le thème, c'est parce qu'une légende pouvant porter sur n'importe quel sujet, il fallait évidemment préciser le contexte.

Ce n'est pas "si simple" pour tous les concours : si le thème est "l'oubli" placer le mot "oubli" ou "oublier" une fois ou deux dans le texte, y a peu de chance que ça rentre dans le thème.
Le but étant que votre texte mette en valeur le thème de l'oubli, et non pas que l'oubli soit simplement évoqué =)

Voilou, c'était une petit précision au cas où, bon courage

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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par otakugirl le Dim 12 Fév 2017 - 17:45

Voici mon texte que j'ai modifié et après avoir eu la confirmation que ça rentrait dans le thème, bah je le poste.
J'espère que se sera bon!

Spoiler:

Ma Bien-Aimée

Je dépose cette lettre au pied de votre cercueil, je préfère croire que là où vous êtes vous la lirez.

Cela fait maintenant un an que vous m'avez quitté, votre perte m'attriste énormément. Je me rappelle de votre présence à mes cotés, de votre réaction quand je vous disais quelques petits mots doux, quand je vous rappelais tout l'amour que j’avais à votre égard.

Je voulais vous dire que je commençais, cependant, à vous oublier petit à petit, je ne me souviens point de votre odeur, de votre parfum. De la cuisine que, vous me prépariez chaque fois. J'oublie les courbes, les formes, chaque recoins de votre corps. Je cherche au plus profond de ma mémoire tout souvenir de vous. Je veux vous revoir, vous avoir auprès de moi. Je veux vous prendre dans mes bras, vous embrasser et ne plus m'arrêter. Je vous aime tellement!

Quand vous avez rejoint les cieux, je n'étais plus le même homme. Mon cœur s'est déchiré, mon corps s'est émietté. Mon être tout entier vous désirait, j'ai tenté à plusieurs reprise de vous rejoindre mais hélas! Je n'ai pas eu la force d'aller jusqu'au bout. Il m'est difficile de vivre sans vous et encore plus de perdre petit à petit ces souvenirs si cher à mon cœur.

Ma Bien-Aimée, laissez moi déposer sur votre joue ce baiser en gage de mon amour, ainsi murmurer à votre oreille ces mots doux que vous aimez tant et pouvoir vous dire à quel point je me languis de vous!

Votre Aimé    
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Re: Concours de texte n°50 [fin des votes le 26 mars]

Message par Lonely D. le Dim 12 Fév 2017 - 23:31

Et bah alors, Otakugirl? Depuis quand on va sur la tombe des gens pour piquer des lettres laissées par les proches des défunts et les publier? 

Otakugirl:


   C'est mignon et poétique. Les formulations donnent un ton mélancolique et un sentiment de tristesse léger et nuancé. Tu fais une habile utilisation du présent qui montre que malgré la séparation, la disparition des détails et des souvenirs, les sentiments du rédacteur restent inchangés. 
   Comme pour le texte de Seiri, un développement plus poussé (sur la défunte ou sur leur relation par exemple) aurait été intéressant, pour rendre cette histoire vraiment unique. 
   D'ailleurs, et c'est ouvert au débat, ça épongerait un peu l'omniprésence de la première personne du singulier (qui ne dérange pas vraiment, je pinaille) et donnerait un peu plus d'importance à la défunte. 
   Enfin, j'ai bien aimé la petite envolée lyrique de la dernière phrase sur laquelle tu nous laisses.

Voilà, merci pour ce joli texte ! Le mien arrive bientôt, dès que j'aurais trouvé quelqu'un qui ne souffre pas de mon manque d'objectivité pour me pointer du doigt le moment où je déraille... M'enfin, prenez soin de votre pelage en attendant!

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