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Résultats des concours
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Concours de Dessin n°89 :
"
Noir et Blanc"

Intermédiaire avec modèle:
Haru Kaika


Confirmé avec modèle:
Fitia


Expert avec modèle:

Nini-Fly
Yeyelle


Intermédiaire sans modèle:
-Shaolan-


Confirmé sans modèle:
Toasterfugace


Expert sans modèle:
Barai Aki


~
Concours Graphisme 89:
"Pas de thème"

Intermédiaires
Lilimix

TomuuChan


Confirmé
Kurogami


Expert
-Shaolan-



~
Concours de Texte n°48 :
"Un jour de chance"


Sagiga:

"La première goutte de pluie s'écrasa en dizaines de petites perles dans ses cheveux ondulés. Les suivantes ne tardèrent pas et la petite fille leva la tête vers le ciel, par réflexe.
Il était couvert, les nuages se bousculaient, comme si ce ciel n'était pas assez vaste pour eux. Elle appréciait ces nuances de gris, cette beauté triste.
Une goutte manqua de lui tomber dans l'œil et elle se ressaisit. Elle avança d'un pas rapide, longeant le caniveau dans lequel l'eau commençait à sécouler. La journée commençait bien mal.
Elle avait manqué de se faire attraper par ce vieux grincheux de Ramski lorsqu'elle lui avait dérobé deux œufs frais dans son poulailler. Ensuite, à cause de l'humidité, elle n'avait pas réussi à allumer un feu et s'était résignée à gober l'un des œufs cru et à tenter de vendre le deuxième à quelqu'un qui en aurait autant besoin qu'elle. Elle vivait, ou plutôt survivait, dans une partie de la ville complètement abandonnée et fréquentée par de nombreux orphelins." [...]

Naru:

"Le son se répercutait de manière lugubre le long des couloirs, s'éparpillant dans les recoins sombres et humides des cachots. Soren se laissait trainer par ses deux bourreaux sans protester, feignant l'évanouissement sous les coups qu'on lui avait administrés. Le jeune homme avait encaissé les vingt premières minutes du lynchage en faisant mine de résister puis s’était laissé tomber après un coup-de-poing plutôt teigneux qui l'avait atteint à la joue.
Soren était aussi bien habitué aux coups qu'aux séjours plus ou moins longs dans les cachots du château. Abandonné devant les portes de l'église de la capitale, l'enfant aux cheveux blancs avait très vite été prit pour cible dans un royaume où être différent ne permettait pas de vivre très longtemps. Il avait grandi sous les regards haineux et méprisants d'Al Sorna, la capitale du Haut Royaume. À ses 10 ans, l'église l'avait mis à la porte sans le sous, sans autre vêtement que ceux qu'il portait, sans avenir.
Mais le jeune homme avait su s'adapter avec une facilité déconcertante à la cruauté et la rudesse de la vie d'orphelin des rues. "[...]

=> lire les textes

~ Concours de Photo n°19 :
"
Citrouilles, trouilles & Co"

Gagnante :
Kuro Neko-Chan




Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

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Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Naru le Lun 5 Déc 2016 - 0:45

Salut à tous!^^

Et voilà, on rentre dans la période de Noël et du Nouvel an!^^
Pleins de cadeau, de fête et surtout.... très peu de temps pour le reste!^^

Alors voilà, c'est cadeau, ce concours ne se déroulera pas sur 1 mois mais bien sur 2!^^
Vous aurez exceptionnellement 2 mois pour rendre votre texte et comme c'est la fête... vous aurez également 250 lignes maximum!^^ De quoi vous éclater donc!
Évidement, vous n'êtes pas obliger d'écrire les 250! XD

Et pour ce spéciale 2 mois, le thème sera.....
Roulement de tambours.....  

 Mythes et Légendes

Évidement, vous pouvez vous inspirez d'une légende ou d'un mythe déjà connu (merci les grecs! XD) ou tout simplement inventer la votre!^^  
Vous avez carte blanche!^^ Début des votes le 29/01!

Alors je vous attends nombreux!^^

Participants:

Lonely D. :
Les Faux-Rois:
« _Grand-père, tu me racontes une histoire ?
« _ Il est tard ma petite, tu devrais déjà dormir. »
« _S'il te plaît, je n'ai pas sommeil ! »
« _ Bon, très bien, laquelle veux-tu entendre ? Celle du Prince Trois-Pattes ? La Grande Ruche d'Or ? »
« _ Non, pas un conte. Je veux une vraie histoire. Je veux celle des Faux-Rois. »
  L'ancien , tout d'abord surpris, poussa un soupir. La nouvelle génération était bien curieuse en ce qui concerne cette période que les plus âgés tentaient encore d'oublier. Mais ce sombre épisode faisait partie de leur Histoire, les plus jeunes aussi se devaient d'en tirer leçon.
S'installant confortablement près de la petite, il plongea son regard dans les étoiles et commença son récit.

  « Ils arrivèrent du ciel il y a de nombreuses lunes, cherchant désespérément un foyer après avoir perdu le leur. Leur immense vaisseau avait traversé l'espace, errant de systèmes en systèmes à la recherche d'une planète habitable. Mais partout où ils allaient, ils ne trouvaient ni leur précieux dioxygène, ni leur indispensable H2O. En effet, bien que nos deux espèces soient extrêmement différentes, par une étrange coïncidence, les éléments vitaux à notre survie étaient les même. Alors qu'ils s'étaient résignés à périr, dérivant sans but ni espoir, ils découvrirent notre planète. Leur essaim ne comptait plus que quelques milliers de survivants lorsqu'ils atterrirent, mais guidés par un incroyable instinct de survie, ils luttaient férocement contre leur extinction.
  Bien que nous nous soyons toujours questionnés sur l'existence d'autres formes de vies dans l'univers, c'était la première fois que nous y étions confrontés. Que faire ? Venaient-ils en paix ? Représentaient-ils une menace ? Leur apparence difforme effrayait beaucoup d'entre nous : ils avaient tant de membres, d'yeux, de dents et de protubérances qui jaillissaient de leur crâne...leur façon de se déplacer, la pâleur de leur peau, tout en eux nous inspirait dégoût et terreur. Mais il existe bien des créatures hideuses, et ce n'est pas pour autant que nous les éradiquons ; nous décidâmes donc de leur laisser une chance. Nous les avons observé, analysé, pour découvrir avec surprise que ces créatures d'un autre monde possédaient un niveau d'intelligence similaire au nôtre. Ils communiquaient dans un langage complexe et établissaient un nid autour de leur vaisseau. Certains commandaient, d'autres chassaient, tous s'activaient avec effervescence jusqu'à la nuit tombée. Après de longues délibérations, nous tentâmes un premier contact.
  La mission se conclut par un massacre. Lorsque nos éclaireurs s'approchèrent, l'essaim en plein travail se désorganisa soudainement, des sons stridents firent vibrer l'air, et ce qui s'apparentait à des sentinelles surgirent du nid. Dotées d'armes dont nous ignorions tout, elles décimèrent nos messagers avant qu'ils n'aient eu la chance d'établir un contact. Nous répétâmes jours après jours ces tentatives, mais toutes se terminaient dans un bain de sang. Révolté par les pertes toujours plus conséquentes, notre peuple soutenait de moins en moins cette politique pacifiste. Notre reine bien aimée avait des difficultés à calmer les foules vindicatives, mais refusait d'abandonner les essais. Pour elle, il ne s'agissait pas de vulgaires parasites, mais de créatures intelligentes, venant d'endroits que notre technologie ne nous avait jamais permis d'explorer. Leur apparence nous terrifiait, peut-être était-ce un sentiment réciproque ? Si c'était le cas, ''tuer ce que l'on craint'' était la solution primitive, pas un comportement digne d'une espèce ''évoluée''.
  Cela prit du temps, beaucoup de vies de notre côté, mais nous y sommes finalement parvenu. Notre reine avait raison : apeurés par notre physique, perdus si loin de chez eux sur une planète inconnue, ils avaient cédé à leur instinct de conservation. Quoi de plus naturel ? Nous venions, tout apaisés par nos années de paix, en plein milieu de leur guerre pour la survie. Malgré ces débuts difficiles, nous parvînmes à une entente. Vint alors le temps des échanges de connaissances, de l'apprentissage de nos langages respectifs, du récit de nos Histoires.
  Ils venaient d'une très lointaine planète aux caractéristiques similaires à la nôtre. Espèce la plus évoluée, ils s'étaient rapidement développés, avaient proliféré, domptant la terre, le ciel, puis l'espace. Quand plus aucune créature ne put rivaliser avec eux, les querelles au sein de leur propre espèce se multiplièrent. Plus de terres, plus de pouvoir, plus de contrôle... Jusqu'au jour où la surexploitation de leur planète les condamna à une fin inévitable. Ils nous racontèrent avec honte la déchéance de leur monde, gangrené par les répercussions de leurs conflits incessants. Ils pensaient être une race supérieur, mais réalisèrent trop tard que la nature est une force qui ne peut être dominée car ils savaient la détruire, pas la faire renaître. Ils furent des millions à fuir dans l'espace, seul échappatoire au funeste tic tac de leur planète. Des milliers moururent dans les vaisseaux, beaucoup plus périrent sur les continents agonisants. Derniers rescapés, drapés dans la tragédie et le chagrin, leur voyage semblait sans fin. Ainsi s'acheva l'illusion d'un règne.
  De nombreuses lunes se succédèrent après leur arrivée. Les survivants se reproduisirent rapidement, élargissant leur territoire, créant de nouveaux nids de plus en plus loin au fur et à mesure qu'ils apprenaient à connaître nos régions. Leurs coutumes, bien qu'ils aient tenté de nous les expliquées, demeuraient pour certaines incompréhensibles, et c'est avec perplexité que nous les voyions parfois brûler la nourriture ou s'émerveiller devant des cailloux... Peut-être étions nous après tout un peu plus évolué qu'eux. L'harmonie n'était certes pas parfaite car notre peuple avait toujours en mémoire les pertes que nous avions subies, et nos deux espèces avaient parfois du mal à ignorer l'apparence effrayante de l'autre. Il paraît que c'est un trait typiquement humain : nous avions au moins cela en commun. Il y eut quelques bavures, bien évidement, mais toutes furent punies sévèrement des deux côtés afin de prouver que les actions des criminels ne reflétaient pas les désirs des peuples eux-même. Nous étions malgré tout heureux de cette collaboration, et avions bon espoir en l'avenir que nos deux races pourrait construire. Mais un détail a tout changé.
  Leur espérance de vie était ridicule. En moyenne, ils vivaient trois fois moins longtemps que nous. Bien que triste, ce constat ne nous avait jamais parut alarmant, nous n'y avions donc prêté que peu d'attention. Quand nous comprîmes notre erreur, il était déjà trop tard. En mourant, ce n'était pas seulement leur corps qui disparaissait, mais aussi leur héritage. Les premiers arrivants portaient avec eux le fardeau de leur honte et de leur tristesse : ils avaient vu la chute de leur monde et étaient hantés par cette vision. C'est pour cette raison que la paix que nous avions instaurée était si solide : tirant leçon de leur vécu, ils avaient compris que la domination ne valait pas la coexistence. Mais bien qu'ils aient tenté de transmettre cette sagesse à leur progéniture, celle-ci se sentait de moins en moins concernée au fil des générations. Elle avait été engendrée sur cette planète-ci et les récits de leurs aînés sur ce lointain monde détruit sonnait comme une fable. Peu à peu, nous regardions impuissants ces nouvelles portées se succéder, adoptant les comportements inconscients de leurs ancêtres.
  Quand ils furent trop nombreux, les territoires habitables vinrent à manquer. Ils ne pouvaient étendre leurs colonies directement près des ressources car le traité de paix stipulait qu'elles devaient rester accessibles tous. Ils commencèrent alors à se battre pour les terres les plus prospères et au fil du temps nous devînmes aussi un obstacle à leur expansion. Ils avaient autrefois décimé les nôtres sans difficulté, et à leur yeux nous étions très nombreux pour notre espérance de vie surdimensionnée, alors pourquoi partager ?Ces créatures n'avaient plus rien à voir avec celles que nous avions accueillies, ne disposant ni de la mémoire, ni de la gratitude de leurs aïeux. Ivres de pouvoir et aveuglés par la convoitise, les raisonner était inutile. Une fois encore, ils firent couler le sang des nôtres.
  Alors nous avons riposté. Nous n'avions jamais montré de comportement hostile, et leur erreur a été d'en déduire que nous étions faibles. Mais nous ne sommes pas pacifiques de nature. Les nombreuses guerres fratricides que notre espèce a connues nous ont assagi. Notre diplomatie aussi bien que notre apparence chétive ont pu être interprétées comme une faiblesse, mais si nous sommes si prompt à préserver la vie, c'est parce que nous sommes bien plus doué pour la retirer. Quand il s'agit de tuer, notre potentiel est sans limite. Nous avons frappé. Fort. Nos ennemis ont appris la terreur en découvrant notre vrai visage. Cette fois, pas d'hésitation : cette espèce était un danger pour notre planète, elle devait être éradiquée.
  Traqués et éliminés jusqu'au dernier, les Faux-Rois ne sont aujourd'hui rien de plus qu'un souvenir, mais un souvenir douloureux. Ils ont rejoint la liste des espèces éteintes par notre faute, et cette pensée nous hantera toujours. Leur histoire est aussi tragique qu'effrayante : n'ayant pas de prédateur naturel, leur toute-puissance leur a fait oublier l'humilité, ce qui a causé leur perte. Et sur cette planète, les puissants, c'est nous. »

La petite resta silencieuse un moment, troublée par le récit de son grand-père.
« _ Tu penses que l'on va devenir comme eux ? » finit-elle par demander en frissonnant.
L'ancien se redressa et enroula son long corps reptilien autour de celui de la petite en signe de réconfort, puis, levant son œil unique vers les astres, il murmura:
« _ Je pense que nous sommes nés avec une aptitude à détruire hors du commun. Mais aussi avec une sagesse qui nous permet d'apprendre de nos erreurs. Et de celles des autres. Peut-être ces frères d'un jour ont-il disparus, mais jamais leur destin de doit s'effacer de nos mémoires. Souvenons-nous toujours du pire, surtout lorsque nous voudrons construire le meilleur. »
Troublée, la petite se blottit contre les écailles de son grand-père, puis déclara :
« _ Je n'oublierai jamais l'histoire des Faux-Rois, promis, Grand-Père »
Recouvrant sa descendance de ses ailes transparentes, l'ancien répondit :
« _ Oui ma petite, n'oublie jamais l'histoire des Hommes. »


Otakugirl:
Spoiler:

J'ai attendu ce jour, je l'ai attendu si longtemps. J'ai mainte et mainte fois envoyé des signes, je leur répétais que j'étais là mais personne ne me trouvait, personne ne m'entendait, j'étais seul. Et ce n'est pas qu'une légende, c'est une histoire, Mon histoire!

Je ne me souviens pas de mon passé, je me souviens seulement de ces personnes qui sont venus et repartis. A chaque visite, je criais, je criais « M'entendez vous ? Je suis là ! » Je les entendais mais eux ne m'entendait pas, j'avais beau hurler, je n'avais jamais de réponses. Je ne pouvais les voir, je le voulais pourtant et j'ai essayé en vain. Je me sentais prisonnier de cet endroit, et j'avais l'impression que mon corps se décomposait petit à petit. Mais était-ce qu'une impression ? Quand ce couple est arrivé, tout à changé et j'ai pour la première fois pu avoir ce sentiment de liberté.
Ces amoureux étaient jeunes et j'ai cru comprendre qu'ils venaient de se marier, on sentait de la joie et de l'amour dans leurs voix. En espérant qu'ils m'entendent, j'ai crié, j'ai hurlé de toute mes forces. J'ai ensuite envoyé des signes, mais en guise de réponses j'avais ces phrases habituelles. J'entendais « Mais quelle est cette odeur nauséabonde ? C'est insupportable ! » Ne comprenez vous pas que je suis là ? Je suis là, sauvez moi ne partez pas. Malheureusement ils sont partis, j'aimerai tant qu'ils reviennent, j'aimerai tant être libre. Des femmes sont venus, elles sont entrées, vont-elles me sauver ? Elles ont commencées à chercher, à fouiller. Je les entendais discuter, il y avait du bruit et une odeur. Une odeur qui sentais bon, pourquoi masquez vous mes signes ? Ne me cherchez vous pas ? Je suis là ! J'ai soudain entendu la porte se fermer, j'étais de nouveau seul. Plus tard, le bruit de la clé dans la serrure s'est fait entendre. C'est le couple qui revient, ils ont l'air heureux et fatigués, ils se sont donc couchés. J'avais un poids sur moi, pourquoi avais-je se sentiment d’oppression ? C'était étrange mais au moins je n'étais plus seul. Je suis heureux, restez ! Je vous envoie encore des signes. Ils se sont réveillés et ont commencés a râler, a se plaindre de l'odeur répugnante, comme ils disent, et sont partis. Un autre homme est arrivé et à chercher, fouiller. Il a fouillé toute la pièce de fond en comble. Je l'entendais réfléchir et se demander d'où pouvais provenir cette odeur. Après un long moment de réflexion et de recherche. Il a crié « MATELAS » ! Et a donc ouvert le matelas, et j'ai enfin pu voir sont visage et l'endroit où je me trouvais. Merci ! Merci de m'avoir trouvé, de m'avoir montré où je me trouvais. Je suis heureux, je suis un homme libre maintenant. J'ai vu a sa tête qu'il étais dégoutté , je voyais dans ces yeux mon corps, mon corps en décomposition, ce n'était donc pas une impression. Suis-je donc mort ? Comment suis-je arrivé ici ? Je n'aurais donc jamais de réponses ?

Chamlok:
Les Originels:


Mythes et Légendes – Les Originels – 250


Qu’il y avait il avant la naissance du monde ? C’est une question que l’on se pose souvent, et avec raison. Mais pourquoi le monde devrait-il avoir un début? Le temps forme une boucle. Ce qui se produit aujourd’hui s’est déjà produit une infinité de fois, et se produira encore une infinité de fois. Vie et mort, ombre et lumière, ne font que se succéder.

« Un bain me paraît un luxe lointain. Rappelle-moi, pourquoi on est ici ? » souffla Lawrence. Assis, les bras posés sur les genoux, il se reposait quelques instants pendant que Wilfrid faisait l’appoint d’eau. Wilfrid et Lawrence Follet étaient au beau milieu d’une expédition archéologique. Law se demandait encore quelle technique de persuasion, qui n’incluait pas un sac et un mouchoir imbibé de chloroforme, son frère avait bien pu utiliser pour le convaincre de venir.

Cela faisait au moins deux semaines qu’ils crapahutaient entre jungle et montagne, s’enfonçant chaque jour un peu plus dans des terres inexplorées. Même les indigènes ne s’aventuraient que rarement aussi loin à l’ouest, et il était de plus en plus difficile pour eux de se ravitailler. Mais Will était persuadé qu’ils trouveraient les anciennes ruines, si elles existaient, en remontant le fleuve.

Les deux se ressemblaient beaucoup de visage. D’autant plus maintenant qu’ils portaient tous les deux la même barbe dorée de deux semaines. Wilfrid était plus athlétique, plus habitué à ce genre d’expédition, alors que Lawrence était rouge par l’effort.

Comme il n’y avait aucun sentier à suivre, ils étaient contraints de tailler la végétation sur leur passage. Et quand celle-ci était trop dense, ils devaient se risquer sur des rochers abrupts et glissants pour la contourner. Ils avaient emporté du matériel d’escalade en prévision.

« D’après la légende, les Originels, les êtres qui peuplaient ce monde avant les Humains, étaient persuadés d’être immortels. C’est ce qui a causé leur perte. Ils vivaient depuis si longtemps qu’ils en avaient oublié le moment de leur naissance. Ils croyaient qu’ils existaient depuis toujours et se sont donnés leur propre nom. Originel. »

Will ne s’adressait à personne en particulier, il aimait récapituler à voix haute quand il réfléchissait. C’était même un problème quand, quelques années auparavant, alors qu’ils révisaient pour passer le concours d’archéologie, il se mettait tout à coup à lire un manuscrit à haute voix. Law se mettait alors en quatre pour convaincre des conservateurs obsédés par le silence de ne pas les ficher dehors.

Wilfrid n’était jamais dans le même monde que les autres. Il était à la fois à côté de vous, et à des milliers de kilomètres, de l’autre côté de l’Océan, repoussant les limites des cartes du Nouveau Continent. Une fois son titre d’archéologue obtenu, ses pieds rejoignirent son esprit.

« Mais la légende est curieusement muette concernant l’apparence que pouvait bien avoir ces Originels et la raison de leur disparition. »

« Tout ce que nous savons nous le tenons des récits d’anciens indigènes, » répondit Law. « Récits qui leurs ont été racontés par d’autres anciens indigènes avant eux. La légende s’est probablement effritée avec les générations. S’il y a bel et bien un temple dédié au mythe des origines en amont de ce fleuve, il y aura peut-être des fresques qui auront résisté au passage du temps. »

« C’est ce que j’espère aussi. »

Bientôt, le vacarme lointain d’une chute d’eau se fit entendre. Le passage était de plus en plus escarpé et ils furent obligés de sortir le matériel d’escalade. Il n’était pas question de contourner l’obstacle en taillant à travers les fougères, cela les auraient trop éloignés du fleuve. D’autant plus qu’ils approchaient enfin de sa source. Ils avaient conscience d’approcher du but, mais aucun n’osa en parler de peur de leur porter malchance. Comme si le temple allait s’enfuir en les entendant arriver.

Alors qu’ils escaladaient, le soleil trouva une ouverture dans la voûte nuageuse puis à travers la cime des arbres. Il faisait suffisamment sombre au niveau du sol pour distinguer les rayons les lumières. Ceux-ci rebondissaient sur les pierres humides et faisaient scintiller les lieux.

Plus ils montaient et plus le cours d’eau se faisait étroit et le débit fort. Le vacarme de l’eau sur les rochers allaient lui aussi crescendo jusqu’à un endroit où la source jaillissait d’une saillie dans la paroi brute.

Juste au-dessus de la saillie se trouvait une corniche et un conduit permettant de se rendre au cœur de la terre. Tout autour de l’entrée du conduit étaient gravés des symboles, étonnamment bien conservés compte tenu de l’environnement.

Law était en tête de cordée. Il se hissa sur la corniche et fixa le point de relais. Il ne chercha pas à prévenir Will tout de suite : le bruit de la cascade aurait couvert ses paroles même si son frère avait été juste à côté de lui. De toutes manières il était bien trop absorbé par les symboles. Il s’approcha et caressa les gravures du bout des doigts.

Si l’on suivait le sens de lecture colonial, de gauche à droite, ils n’avaient aucun sens. Si l’on suivait la logique indigène en revanche, de bas en haut, on pouvait deviner le début d’une histoire :

Des êtres noirs et absolument immenses – à en croire l’espace réservé à leur représentation comparé au reste – vivaient en cercle, en équilibre. Celui représenté au centre du cercle devait être une sorte de roi à n’en pas douter. Ils devaient lui jurer allégeance.

Law, qui jusque-là restait prudent, sentit son cœur s’emballer d’excitation. Ces êtres noirs, il devait s’agir des Originels ! Dans toute la culture indigène, il n’avait jamais rien vu, ni lu, ni entendu de semblable. Ils avaient finalement trouvé le temple dédié au mythe des origines et peut être des réponses à leurs questions.

Will se hissa à son tour sur la corniche et, sans avoir besoin d’échanger autre chose qu’un regard avec son frère, compris lui aussi que le temple était bel et bien là où ils espéraient le trouver.

Law extirpa un carnet de sa besace en commença à y reproduire les symboles, devinant les contours de certaines gravures auxquelles le temps avait arraché des morceaux. Will regarda par-dessus l’épaule de son frère. Les dessins étaient incroyablement fidèles à leur aspect sur la pierre. Chaque groupement de symbole accompagné d’une ou plusieurs significations. Tout était très propre et ordonné.

Law était bourré de talent. Là où Will devait étudier et réfléchir pendant des nuits entières, Law était capable d’aboutir au même résultat en moins d’une heure. La main qui dessinait les symboles et l’esprit qui les traduisait fonctionnaient en parfaite harmonie. Law n’avait jamais eu besoin de faire de brouillon.

Pour Law, le vrai travail d’archéologie se faisait confortablement installé sur une table, entouré d’anciens manuscrits, de dessins et de cartes. Will en revanche, avait une vision très romantique de la discipline, son moteur était le désir de la découverte et le frisson de l’exploration.

Il y a bien longtemps, quand ils vivaient encore dans la maison familiale, ils partageaient une chambre. Le côté de la chambre réservé à Will était en désordre constant. Ses pensées rebondissaient dans tous les sens et il ne prenait jamais la peine de ranger un objet avant d’en utiliser un autre. Le côté de la chambre de Law cependant, était toujours impeccable. Law se faisait souvent disputer par son père car son lit n’était jamais défait, et il supposait que Law n’allait tout simplement pas se coucher et préférait bouquiner à la lueur de la bougie. Ce qui n'était pas entièrement faux.

« J’ai commencé à reproduire ce qui était inscrit sur les contours de l’entrée du tunnel » annonça Law. « Il est écrit que les Originels devaient jurer allégeance au plus grand et le plus fort d’entre eux. Bien entendu, ce n’était pas du goût de tout le monde. L’un d’entre eux refusa de subir l’autorité de son roi. C’est le seul qui est représenté en rouge plutôt qu’en noir d’ailleurs. Mais l’histoire s’arrête avant que l’on sache ce qu’il va devenir. »

« Je suis certains qu’il y a quantité d’autres fresques là-dedans » dit Will en désignant l’entrée du temple du menton. « Mais il fait trop sombre, il va nous falloir une torche. Et puis nous devrions nous préparer pour la nuit avant de nous aventurer plus loin. »

Ils décidèrent de s’installer directement sur la corniche qui était suffisamment large pour accueillir leur campement. Pendant que Law préparait à manger, Will alla chercher de quoi fabriquer des torches. Il trouva plusieurs bâtons encore humides qui devraient convenablement résister à l’embrasement. Puis il trempa de larges feuilles grasses dans la résine d’un arbre récemment foudroyé. Il fourra le tout dans sa besace et retourna au campement.

La nuit commençait à tomber. Il ferait complètement noir dans moins d’une heure. Déjà les bruits diurnes qui émanaient de la jungle s’amenuisaient, ne laissant plus que celui de la cascade. La prudence et la raison dictaient aux deux frères de ne commencer l’exploration du temple que le lendemain matin. Mais tous les deux étaient bien trop impatients pour fermer l’œil. Ils n’emportèrent que le strict nécessaire avec eux et s’enfoncèrent dans l’obscurité du conduit.

C’était un endroit étrange. Les murs étaient tout à fait lisses et ronds, le tunnel avait été creusé avec une précision remarquable. Le moindre bruit : une respiration, un pas, le lent embrasement des feuilles sur la torche... résonnait dans le vide. Un silence qui n’avait pas été brisé depuis très, très longtemps. Le tunnel descendait en pente douce. Après quelques minutes de marche, ils débouchèrent dans une antichambre dont les murs étaient recouverts de symboles tracés avec de l’encre dorée.

Ils restèrent quelques instants à l’entrée de la chambre, n’osant poser le premier pas à l’intérieur. Peut-être dérangeaient-ils un temple endormi depuis trop longtemps, et que son courroux s’abattrait sur le premier à s’approcher ?

Finalement, Law entra et commença à examiner les symboles. Il fit signe à Will d’approcher la lueur de sa torche, tandis qu’il extirpait son carnet, se remettant immédiatement à déchiffrer. Will regarda tout autour de lui et au-dessus de sa tête, risquant un torticolis. Il examina la pièce plus attentivement en attendant que Law ne termine. Il n’y avait qu’une seule autre issue, si l'on retire celle par laquelle ils étaient arrivés. Le passage semblait descendre encore plus bas. Il eut la sensation que quelque chose au fond, dans le noir, dormait encore. La lueur même de la torche, jaunâtre, vacillante et fragile, ne semblait pas vouloir s’aventurer dans cet autre tunnel.

« J’ai la suite du mythe » annonça subitement Law, sans détacher son regard du carnet. « Enfin, je crois. Les symboles sont de plus en plus abstraits. Je suis à peu près certain de la signification des symboles de l’extérieur, mais ici je ne peux que deviner et supposer. Je te préviens ça n’a pas de sens. »

« Qu’est-ce que ça raconte ? »

« Les continents connus. Que ce soit l’Ancien ou le Nouveau. Ce sont des dents. »

« Des dents ? »

« Oui, les dents de l’originel rouge. Apparemment, il aurait trouvé un moyen de se débarrasser de ses semblables, tous d’un coup. Il voulait prendre la place du roi et régner sur le monde. Mais les autres originels s’en rendirent compte. Ils le capturèrent et l’emmenèrent devant le roi. Celui-ci lui asséna un coup si puissant que « le monde tout entier trembla ». Alors le corps de l’originel rouge se disloqua, et ses dents se détachèrent de sa mâchoire, pour aller tomber dans l’Océan. »

« Le continent serait une dent de l’originel rouge ? Une dent ! Ils devaient être immenses ! »

« Et celui-là était le plus petit d’entre eux apparemment, » fit Law en reportant son regard sur les dessins. « Je ne sais pas combien de dents les originels possédaient, mais il se pourrait qu’il y ait bien plus que deux continents en fin de compte. D’après cette légende en tout cas. »

« Il y a autre chose ? »

« Oui, sur la nature des originels. Leur monde était plongé dans les ténèbres et ils étaient des ombres. Ce qui explique pourquoi ils étaient si grands. Tant qu’il n’y avait pas de lumière pour les arrêter, ils pouvaient s’étaler sur toute la surface du monde. Peut-être est-ce pour cela qu’ils se croyaient immortels ? »

Il referma son carnet.

« Et il y a une dernière chose. »

Will resta silencieux. Etonné par le visage soudain grave de son frère. Ce n’était pas le visage calme et concentré qu’il lui connaissait, c’était un visage grave.

« Il y a un avertissement. Tu vois ces symboles-là ? » poursuivit-il en désignant les gravures autour de l’entrée du second tunnel. « Ils mettent en garde ceux qui s’aventureraient plus loin. »

« Ce n’est qu’une légende, » répondit Will, pensif.

Il n’était pas rassuré à l’idée de poursuivre l’exploration non plus. Il songea à cette drôle de sensation qu’il avait eu en regardant vers l’obscurité tout à l’heure, et maintenant cet avertissement…

« Et si nous poursuivions l’exploration demain ? » proposa-t-il finalement. « On a déjà beaucoup d'éléments à étudier ».

« Tu as raison » répondit Law. Ils retournèrent à leur campement, silencieux mais contents de leur découverte.

Après une journée chargée, leur petite tente avait des airs de palace. Tout autour, on pouvait sentir la présence de petits animaux nocturnes qui rampaient autour du cercle de lumière sans oser y pénétrer. Quand Will se glissa sous l'abri, son frère était déjà roulé en boule dans son sac de couchage et probablement endormi. Il s’allongea sur le dos mais conserva les yeux ouverts, pensif.

Law. Le petit frère qui ne dormait jamais. Leur père pensait qu’il n’allait pas se coucher parce qu’il préférait lire. En vérité, Law avait peur du noir, mais il n’avait jamais osé le dire à personne. Sauf à son frère. C’était leur secret à tous les deux. Cela faisait bizarre de le voir s’endormir si rapidement maintenant. Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas vus ? Une dizaine d’année peut être ? Lui enchaînant les sites de fouille sans jamais revenir, Law toujours fourré dans une bibliothèque quelque part.

Les pensées de Will vagabondèrent. Il avait toujours pensé que leurs deux parents ne s'aimaient pas. Mais avec le temps, il comprit que c’était leur mère qui préférait l’archéologie à la vie de famille. Elle n’était jamais là, toujours à crapahuter aux quatre coins du monde. Comme lui et Law en fin de compte.

Ils avaient grandis au milieu des objets exotiques que leur mère rapportait de ses expéditions : des sarbacanes accrochées au mur, des masques dans un coffre, des pierres gravées sur les étagères… Il eut un sourire en pensant au couteau sacrificiel qu’elle avait ramené une fois, pensant qu’ils allaient le trouver fascinant. En fait ce couteau leur fichait la trouille. Elle leur racontait des histoires incroyables pendant quelques jours, et puis elle repartait. Et ils avaient marché dans ses pas.

Le sommeil le gagna avant que le feu ne meurt de lui-même.



***


Il faisait une chaleur insoutenable dans la tente. Will se réveilla en sueur et chercha aussitôt à sortir. Le soleil écrasait la corniche sans ombre depuis plusieurs heures déjà. Même si l’air à l’extérieur était chaud et humide, il lui fit l’effet d’une bouffée de fraicheur comparé à celui de la tante. Comment avait-il pu dormir aussi longtemps ? L’accumulation de la fatigue sans doute.

Il ne trouva Law nulle part. Son sac de couchage était vide et sa besace absente. Il avait dû repartir étudier les dessins sans l’attendre. Will décida qu’il n’y avait pas matière à s’inquiéter et pris le temps de manger un morceau et de ranger ses affaires. Puis il attrapa sa propre besace et une torche neuve et s’enfonça dans le tunnel à la recherche de son frère.

Malgré le fait qu’il avait déjà visité l’endroit la veille, Will trouva l’endroit plus oppressant encore, et se surprit à accélérer le pas. Il avait beau avancer, aucun signe de la lueur de la torche de Law. L’antichambre était-elle encore trop loin pour qu’il puisse l’apercevoir ? C’était peu probable.

Comme il le craignait, il déboucha dans l’antichambre et il n’y avait toujours aucun signe de Law. Son frère serait-il parti dans la jungle ? Mais pour quelle raison ? Il s’accroupit pour examiner les traces de pas dans la poussière : plusieurs jeux d’empreintes entraient et sortaient de la pièce. Celles d’hier étaient presque effacées. D’autres empreintes étaient plus fraîches :lLes siennes et celles de Law vraisemblablement, dont un jeu disparaissait dans le second tunnel sans en revenir.

« Law ! » appela-t-il dans le noir. « Law, tu es là ? »

Il ne pouvait pas être ailleurs. Will s’élança à la poursuite de son frère dans le second tunnel, se demandant combien d'avance ce dernier avait sur lui. A l’image du premier conduit, les murs étaient étonnamment lisses et ronds et le tout descendait en pente douce. Cela faisait longtemps qu’il s’enfonçait, combien de tonnes de terre et de roche se trouvaient au-dessus de sa tête maintenant ? Une pulsation sourde semblait provenir de cette masse de matière. Will se répétait qu’il ne s’agissait que de son cœur, mais il n’en croyait rien.

« Law ? » Pas de réponse. « Lawrence ! » Toujours rien. Sa torche commençait à faiblir. Il lui faudrait bientôt choisir entre rebrousser chemin ou continuer et s’orienter à tâtons. Il accéléra encore le pas.

Enfin, il déboucha dans une seconde antichambre, bien plus grande que la précédente. Cette fois ci il n’y avait pas de symboles dorés sur les murs, mais l’imposante structure pyramidale qui se trouvait en son centre en était recouverte. La pulsation ne provenait pas du cœur de Law, mais de celui de la structure elle-même. Impossible de se convaincre du contraire désormais. D’abord, il eut envie d’aller examiner les symboles, puis il se ravisa et préféra étudier l’endroit dans sa globalité. Il y avait encore un autre passage, menant vers un autre conduit plongé dans les ténèbres.

C’était une pyramide à niveaux. Will en compta six et chacun d’entre eux faisait environ deux fois la taille de Will. Un escalier dont les marches étaient elles aussi recouvertes de symboles, permettait de se rendre au sommet. Après inspection, Will réalisa que ce n’était pas un assemblage de pierre, seulement un unique et énorme bloc. Comme pour les murs des conduits, la matière était étonnamment régulière et ne paraissait pas avoir été façonnée par une main humaine. Les dessins dorés qui reflétaient la lueur de la torche adoptaient une technique de perspective remarquable. L’ensemble formait une fresque que l’on pouvait admirer depuis la base, mais si l’on commençait à gravir la pyramide, cette fresque évoluait et se trouvait différente à chaque niveau franchi.

Avant qu’il ne puisse s’en rendre compte, Will commença à monter les niveaux, un à un, comme hypnotisé. C’est en manquant de glisser sur un objet abandonné sur les marches qu’il échappa momentanément à l’emprise mystique de l’endroit.

Un carnet. Le carnet de Law. Son frère était bien ici, il avait toujours son carnet sur lui. Will se baissa pour le ramasser et commença à parcourir des pages qui n’étaient pas encore remplies hier. On n’entendait plus que le bruissement du papier, mais les pulsations, sans être un bruit, étaient devenues assourdissantes. Voilà ce que disaient les notes de Law :

« L’Originel Rouge n’était pas une ombre. Il était d’une autre composition que les autres Originels ne pouvaient pas comprendre. Cela signifie qu’il ne craignait pas la lumière, contrairement à ses semblables. Il fabriqua une bombe dont la description ressemble beaucoup au soleil de notre monde. La lumière vaporiserait les autres mais lui resterait intact. »

« Malheureusement pour lui, les autres Originels le capturèrent avant que la bombe ne se déclenche. Il n’avoua jamais comment arrêter le processus. Alors, les Originels, sentant leur fin approcher, décidèrent de mutiler l’Originel Rouge : ils le découpèrent en morceaux, en milliers de morceaux, et ils placèrent chacun de ces morceaux dans des prisons au plus profond de la terre. La douleur, la solitude et l’incapacité de bouger serait sa pénitence. La folie et la haine le consumant pour une éternité d’éternité. »

« La bombe explosa. Vaporisant les Originels et le monde des ombres. La lumière inonda le monde et la vie telle que nous la connaissons put apparaître ». Il restait une dernière note, griffonnée à la va vite : « La pyramide est l’une des prisons renfermant un morceau de l’Originel Rouge ».

« WILFRID ! »

Le cri ramena brusquement Will à la réalité. Les pulsations se propageaient maintenant dans son corps et dans sa tête, brouillant sa vision et ses pensées. Lawrence était en bas de la pyramide, essoufflé et terrifié, c’est lui qui venait de crier. Mais au sommet de la pyramide, il y avait un autre Lawrence, un sourire triomphant sur le visage.

« Will, c’est moi, Law, il faut sortir d’ici ! » dit le Lawrence d’en bas.

« N’écoute pas cet imposteur, » dit le Lawrence d’en haut. « Tu sais ce que tu veux : tu veux poursuivre ton ascension. N'est ce pas ?»
Le deuxième Law avait une voix ensorcelante, Will avait effectivement envie de poursuivre son ascension. Mais cette envie irrépressible avait un arrière-goût malsain. Il s’apprêta à faire un pas hésitant vers le haut.

« Wilfrid ! C’est l’originel rouge ! » s’époumona le premier Law. « Il ne peut pas sortir d’ici sous sa forme actuelle, il veut s’emparer de ton corps ! »

Le deuxième Law ne répondit pas, mais son regard fixait Will avec une telle intensité que ce dernier avait l’impression de s’y noyer. Ses pensées flottaient : il ne saurait dire s’il marchait sur le sol ou sur le plafond, il ne distinguait plus le vrai du faux. Il fit un pas vers le haut.

« WILL ! J’AI PEUR DU NOIR ! »

Les pulsations s’estompèrent et Wilfrid Follet s'effondra.


Exonear:
Mythes et légendes:
Je soupirais face à mon dernier devoir écrit, sur cette feuille étaient inscrites mes réponses barrées par de nombreuses ratures à l'encre rouge, en haut à droite l'on pouvait voir un grand zéro suivit d'un commentaire qui exprimait encore une fois le mécontentement du professeur . Je m'allongeais sur le bureau, attristé par ce nouvel échec.
-Galen ! Comment oses-tu dormir en cours alors que tes notes sont déjà proches de zéro ! S'exclama- t-il agressivement.
Peut-être était-ce normal vu que j'étais le plus mauvais élève de mon lycée. Je nettoyais la salle de classe en guise de sanction et apercevant par la fenêtre le coucher du soleil, je me cachais les yeux de ses dernier rayons les plus rayonnants, avant qu'ils ne disparaissent à l'horizon.
Une vague de froid s'empara de la salle de classe, tout ce qui m'entourais commença à geler. Nous étions pourtant au début de l'été.
J’entendais au loin un faible rire sarcastique, le rire s'intensifiait peu à peu, il provenait d'une jeune fille. Le genre de rire qui pouvait vous donner des frissons.
Je regardais autour de moi mais personne à l'horizon, un sentiment angoissant apparu en moi, des gouttes de sueur apparaissaient sur mon front.
-Je suis là jeune humain ! Un rire enfantin suivi.
Je me retournais doucement, méfiant. Elle était là, juste en face de moi, une jeune et jolie fille, à l'apparence d'une collégienne tout au plus, ses habits étaient plutôt originaux et sa chevelure dorée illuminait cette sombre pièce.
-Mais qui es-tu ? Ce sentiment désagréable était toujours présent, mes lèvres tremblaient rien qu'à cette première phrase.
J'avais juste eu le temps de cligner des yeux qu'elle avait disparu. Elle réapparu tout de suite après sur mes épaules, et baissa la tête face à la mienne, avec cet horrible sourire qui vous ferait froid dans le dos.
-Ben voyons, je suis venue pour t'aider, me répondit-elle sereinement.
-M'aider, moi ? Mais pourquoi ?
Elle sauta de mes épaules et atterrit face à moi, elle était ridiculement petite et son air enfantin la rendait presque adorable, mais au delà de ça que cachait elle ?
-Tu le saura bien assez tôt jeune serviteur ! S'exclama-t-elle avec encore une fois ce rire diabolique.
Elle commençait à avancer jusqu'à moi puis me traversa et disparu en un instant, il ne restait d'elle qu'un éclat de particule rayonnants au soleil qui tombait au sol .
Un cri de surprise était sorti de ma bouche et tout en reculant, un grand coup me fit trébucher au sol, ma tête cogna en même temps sur le coin pointu d'un bureau et je perdis connaissance sur le coup.
Je me réveillais en sursaut, encore sous le stress de ce qu’il venait de se passer, je regardais autour de moi, j'étais dans un lit, tout ce qui se trouvait autour de moi indiquait que j'étais à l’infirmerie. Il faisait déjà nuit noire, dehors les nuages se formaient peu à peu, ce qui annonçait un orage.
Je partis en direction de chez moi après avoir vu l’infirmière, d'après ses information je m'étais évanoui après m'être cogné la tête pendant que je nettoyais la salle de classe.
-Était-ce un rêve ? Je me posais la question tout en frottant ma tête encore douloureuse.
Le pluie commençait à tomber, les gouttes mouillait mes vêtements petit à petit pendant que je courrais pour arriver chez moi le plus vite possible.
Le lendemain était un nouveau jour, j'avais déjà mis de côté tout les événements de la veille, et me concentrais à présent sur les cours de la journée.
Je me tenais assis, accoudé sur mon bureau, je contemplais le magnifique ciel traversé par quelques nuages qui paraissaient si petits comparés à l’étendu bleue au dessus de nous.
-Tiens Galen, que dirais-tu de redescendre sur terre pour nous donner la réponse du problème au tableau ?
L'air moqueur du professeur m’énervais, mais il n'avait pas tord, il savait très bien que je n'avais aucune chance de résoudre ce problème.
Je regardais du fond de la classe ce grand tableau sur lequel était écrit le problème.
Après plusieurs relectures, quelque chose me chiffonnais, je pouvais répondre sans problème à la question et j'avais même remarqué une erreur de sa part.
Je n'aurais probablement pas été choqué s'il n'y avait eu que ça, mais il se passa la même chose pour les matières suivantes.
J'étais perplexe face à tout ces événements, tout cela ne me dérangeait pas, mais un un sentiment d’inquiétude pouvait se lire sur mon visage.
Il n'y avait que durant les cours de sport que je régressais, mon endurance diminuait de jours en jours, je m’endormais chaque jour de plus en plus tôt et me réveillais plus fatigué que la veille.Je me regardais dans le miroir, mes cernes étaient extrêmement prononcées, ma balance indiquait chaque jour une perte de poids, j'avais ce sentiment étrange de ne plus être maître de mon corps.
Une grande étendue d'herbe se trouvait derrière le lycée avec quelques arbres qui apportaient un peu d'ombre. J'étais allongé au pied de l'un de ces arbres, les cheveux flottants dans cette brise d'air frais qui nous rafraîchissait des fortes chaleurs.
Je me reposais, les yeux fermés, essayant de récupérer de cette forte chaleur.
-Tu es pathétique ! S'exclama-t-elle.
Cette voix féminine provenait d'en face de moi et m'était sûrement destinée. J'ouvrais petit à petit les yeux, les quelques rayons de soleil qui arrivaient à traverser les branche de l'arbre m’éblouissaient.J’apercevais une grande silhouette face à moi. J’arrivais peu à peu à la distinguer nettement.
Des cheveux longs et blancs qui lui glissaient le long des fesses.
Elle paraissait aussi grande que moi, avec de magnifique yeux bleus et des formes généreuses.
Mais elle me regardait avec un regard tellement méprisant, qui gâchait sa beauté.
-Comment oses-tu me dévisager de la sorte ?! Enchaîna-t-elle tout en écrasant son pied sur mon ventre. La douleur était atroce, je cachais mes émotions pour ne pas paraître faible devant elle.
-Tu veux que je m’énerve !? Enlèves ton pied, et déjà qui es-tu ?
-Enfin bref, soit heureux, je vais t'apporter mon aide même si les déchets comme toi me répugnent !
C'est sur ces paroles que je la regardais partir au loin en direction du lycée tout en me frottant le ventre.
Elle n'avait pas répondu à ma question sur son identité, pourquoi était elle venue me voir, pourquoi m'avoir dit tout cela, je me posais beaucoup de questions. Après plusieurs jours de recherche sur son identité je n'avais rien trouvé, aucun élève n'avait d'information sur elle.
J'avais fini par l'apercevoir, je m’étais alors mis à lui courir après quant une puissante toux me prit sur le coup, je regardais le creux de ma main qui était submergée de sang, l'instant d'après je ne sentais plus mon corps, je m'écroulais au sol et perdit connaissance.
Plusieurs heures s’étaient écoulées avant que je ne reprenne connaissance, j'étais encore sur ce lit rigide de l’infirmerie, je me mis en positon assise tout en me tenant la tête à cause de cette effroyable douleur provoquée suite à ma chute.
Je relevais tout doucement la tête et surprise ! Elle était là, face à moi, assise sur une chaise les bras croisés, me fixant sans détourner le regard une seule fois, et après plusieurs seconde sont regard me mit mal a l'aise.
-Tu t'es enfin réveillé espèce de larve répugnante.
-Mais qui es-tu à la fin ? Et pourquoi me parles-tu si c'est pour m'insulter à longueur de temps?!
Elle se leva face à moi, je n’eus pas le temps de venir voir la claque qu'elle m'infligea, encore une fois très douloureuse.
Une grande marque rouge apparu aussi tôt sur mon visage, l'on pouvait presque voir de la fumée s'en dégager...
-Je m’appelle Thaïs et tout comme toi je suis en première année dans ce lycée, je suis le présidente du club paranormal.
-Le club paranormal ? Il y a des membres pour un club aussi ridicule ?
Je m’étais aussitôt pris une deuxième gifle mais cette fois de l'autre côté du visage, elle se retenait de me pas me sauter dessus, cela se voyait à l'expression de son visage démoniaque et à son poing fermé qui tremblait dans tout les sens.
-Maintenant écoutes moi si tu veux que je te sauve t'as intérêt à écouter et à faire tout ce que je te dit sale déchet !
-Me sauver de quoi ? Lui répondis-je l'air inquiet.
Elle s'avança soudainement près de moi et posa sa main sur mon front.
-Tu es possédé par la sorcière Scitt, anciennement connu sous le nom de la déesse du savoir !
Je me suis pris d'un sursaut, un sentiment étrange parcourait tout mon corps, était-ce de la peur ?
Pendant un long moment, elle m'expliqua tout dans les moindres détails, La légende de Scitt, elle était l'un des 12 dieux de la mythologie ancienne qui avaient créé le monde , et avait enseigné aux humains son savoir en échange de leurs prières hebdomadaires.
Mais un jour arriva où elle leur avait enseigné tout ce qu'elle savait et à partir de celui ci, les prières commençaient à se faire de plus en plus rare. Les prières lui donnaient la force nécessaire à sa survie, elle trouva alors la solution de posséder les hommes pour rester en vie, mais avec sa rage contre les humains, elle ne pouvait se retenir de les vider leur énergie vitale jusqu'à les tuer, ils lui firent ensuite retirer sont statut de dieu pour tout ses crimes commis.
- Je n'aurais jamais cru en ton histoire en temps normal tu sais ? Mais je l'ai réellement vue alors je ne peux pas te contredire.
- Tu m'aurais contredit je t'aurais tué vulgaire déchet !
Je voyais bien sur son effrayant visage qu'elle ne mentait pas, d'ailleurs les gouttes de sueur sur mon visage me faisait comprendre de me méfier d'elle.
- D'ailleurs même si cela ne me fait pas plaisir, à partir d'aujourd'hui, toi le déchet tu seras le premier membre de mon club !
- HEIN MOI ?! Mais pourquoi ?
Elle me lança un regard que je qualifierais de tueur, elle croisa ensuite les bras, tourna la tête , je pouvais la voir rougir, je voyais enfin un regard qui la rendait éblouissante.
- De... de toute façon tu es obligé d’accepter après le service que je vais te rendre et puis je ne peux pas gérer le club seule !
Elle m'avait dit ces mots sur un ton qu'elle n'avait encore jamais employé avec moi, je ne pensais pas qu'un tel club pouvait exister, puis je ne pouvais pas refuser après ce que je venais d'apprendre.
- Un dernier conseil le déchet, ne te fie pas à l’apparence enfantine de Scitt, tu pourrais y laisser ta vie !
Elle reprit vite ce ton méprisant avec moi, mais je ne devais en aucun cas prendre ses parole à la légère, je voyais bien que mon état physique se dégradait de plus en plus.
Plusieurs jours se sont ensuite passés sans aucune nouvelle de Thaïs , j'étais à bout de force après un examen surprise de l'un de nos professeurs. S'en suivit un appel micro du bureau des professeur à mon intention, que se passait-il encore ?
J'étais à bout de tout ces événements, mon regard devenait vide mes yeux cachaient sous ces cernes interminables, mon teint de peau qui virait au gris.
Je me trouvait dans la salle de classe face à mon professeur, sur son bureau j’apercevais ma copie du devoir surprise qui avait eu lieu plu tôt dans la journée.
- Galen nous étions content de tes récents progrès, mais cette copie est incorrigible ! Tu as faux à toutes les questions, tes réponses n'ont aucun sens !
Moi faux ? Mais comment cela peut-il être possible ? Son air sérieux montrait qu'il ne blaguait pas.
Une faible voix émanait de ma tête, elle répétait sans cesse « Faux ! Faux ! Faux ! ... ».
Cette voix était de plus en plus forte, je l'avais déjà entendue auparavant, cette voix qui provient d'un enfant !
Elle apparu soudain devant moi comme elle avait disparue, elle se trouvait face au professeur.
- Comment pouvez vous sortir de telles calomnies ! Vous me contredisez moi la grande Scitt !
La façon dont elle s’énervait pouvait presque me faire rire, On pouvait presque croire qu'elle était inoffensive sous ses airs d'enfant.
Une lumière apparue soudain sous Scitt qui flottait au dessus du sol, elle avait l'air aussi surprise que moi en voyant cette écrasante lumière, sous un tapis déposé au sol.
Thaïs apparu alors de nul part dans la salle de classe.
-Tu as perdu déchet de sorcière ! Tu es sous l'emprise d'un sort de scellement !
Elle lui dit ses mots en riant diaboliquement, elle paraissait encore plus horrible que cet ancien dieu, Thaïs s'approcha et tira le tapis d'un coup sec, un grand cercle était dessiné au sol, il brillait d'une lumière blanche, serait-ce le sort de scellement dont elle parlait ?
Scitt commença alors a ce débattre dans tout les sens ! Des larmes commençaient à s'écouler de son visage, elle se tourna vers moi et tendit une de ses mains.
- Sil te plaît aides moi je m'excuse !
Elle n’arrêtait pas de crier ces mots, alors que la puissance du cercle ne faisait qu'augmenter, la sorcière criait de douleur, malgré ses crimes voir cette scène m'attristait, voir quelqu'un souffrir est quelque chose que l'on aimerait ne jamais vivre.
Plusieurs mois sont passés depuis cette accident, après un long repos mon énergie vitale était revenue, Thaïs m'avait tout expliquer à propos du plan qu'elle avait mis en place avec le professeur, qui était au courant de tout, tout était rentré dans l'ordre, enfin presque, je faisais maintenant partie du club paranormal, nous étions 3 membres et nos activités de club était au point mort, aucun phénomène paranormal ne se produisait au sein du lycée. Ce qui était normal après tout.
Le comportement de Thaïs envers moi n'avait pas changé pour autant, mais au dessus de tout ca une bonne ambiance s'était installée entre nous. L'avenir était encore plein de surprises pour Thaïs, Scitt et moi !

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Toasterfugace le Lun 5 Déc 2016 - 1:11

Mr John:
La maison qui saigne:
   Il y à un genre de récit ,un des plus effrayant,qui est le mythe urbain.L'histoire qui suit est un mythe car le lieu ou tout ces événements se sont produits n'existe plus.Il ne reste plus que la parole des personnes qui les ont vécus,et quelques clichés,mais rien n'enlève ce sentiment de flou..Après tout , c'est ce qui constituent les légendes.

Dans les années 90, un couple s'installait dans une maison située en banlieue parisienne.Ils avait fait ce choix dans le but de se rapprocher de leur travails respectifs,car le temps que chacun mettaient à aller au boulot,rognait sur les moments qu'ils partageaient ensemble .Les deux amoureux avaient choisi une maison ,comme on en trouve partout en banlieue,à deux étages au style légèrement ancien,avec quelques travaux à faire ce qui n'était rien d'inabordable selon eux. Surtout que les anciens propriétaires n'en avait dis aucun mal,c'était un habitat plein de charme,ou il faisait bon vivre .Le seul problème était sa façade grisâtre,mais le mari,Charles, avait convenu qu'ils choisiraient à deux une peinture adéquate pour harmoniser le tout et que ce soit une couleur qui convienne à leurs personnalités.

Comment auraient t'il pu savoir antérieurement,que ce lieu possédait un passé si sombre,si sordide qui datait même d'avant la construction de la maison!Un récit tellement horrible qu'il ne figurait pas dans les livres... certains aspect de l'histoire méritent mieux d'être oubliés mais certains secrets finissent toujours par être dévoilés

Ils venaient d'emménager quand les premiers événements survinrent .Annie était une femme plutôt clairvoyante,qui savait ce qu'elle faisait.Elle était heureuse de la vie qu'elle menait avec son mari,et de la stabilité de leur couple .Tout en songeant à tout cela elle quitta la chambre avec le sourire et un regard pour son homme, encore assoupi."Qu'est ce qui pourrait troubler notre bonheur?" réfléchissait elle.Mais cette question était bien sûr purement rhétorique .Elle arriva à la cuisine après avoir descendu les escaliers,et pris un bol qu'elle lava machinalement,le cerveau embrumé,en pensant à cette nouvelle pièce . Bien que petite ,elle était remarquablement bien agencée .La table à manger faisait fasse au mobilier,ce qui était relativement convivial pour discuter .D'ailleurs,quand elle y repensait,l'autre mur qui faisait face à l'entrée de cette cuisine était vide!!"Il serait bien d'y mettre  peut-être de la couleur"pensa t'elle. Annie posa ses yeux sur ce mur pour mieux ce représenter ces idées pour le papier peint,et vit que le mur n'était pas si vierge que cela.Elle eut la peur de sa vie .

Elle poussa un cri plein de terreur,les yeux rivés sur ce qui se passait devant ses yeux .Le mari, ,réveillé en sursaut descendit l'escalier quatre à quatre et chercha sa femme .

Il vit le visage d'Annie,horrifiée , observant la cuisine depuis le couloir.

-C'est du sang!Charles,c'est du sang,c'est du sang sur le mur! cria sa femme, hystérique,en sanglotant.

-Quoi?!dit Charles,qui n'était pas bien réveillé et ne saisissait pas bien la situation.

Il rentra dans la cuisine pour tâter le mur . Il était humide ,"ce qui était logique car ce sang n'était pas présent hier soir" pensa t'il.Il regarda sa femme qui était pétrifiée,puis le papier peint gondolé qui était rempli de sang,de haut en bas du mur. Charles mit les mains dans ses cheveux et tentait de réfléchir sur le pourquoi du comment,et ce qu'il fallait faire,car Annie était visiblement en état de choc,et incapable de penser une solution . Lui, abattu par le sommeil,ne réalisait pas l'horreur de la situation .

-Je vais appeler les flics...dit il après avoir pensé à tout ça .Si ce sang était arrivé là ,c'était à cause de quelqu'un .Sûrement une mauvaise blague,un canular visant à les faire paniquer.C'était particulièrement réussi pour sa femme,qui avait découvert tout cet hémoglobine sur le mur!Elle n'avait même pas réagi à ce que Charles avait dit.Il se rendit compte de sa terreur.

-Hey,c'est fini tout ça..je vais appeler la police,elle va se charger de tout . dit il à sa femme en la regardant dans les yeux et en la tenant par les épaules.

-Oh,j'ai si peur ..dit Annie qui d'un coup ,avait repris conscience.

Charles avait appelé la police quelques minutes après, leur narrant les faits.En entendant son mari raconter ce qu'elle avait vécue,Annie eu des frissons en se le rappelant.Ce qu'elle avait vue resterait dans sa mémoire toute sa vie.Son homme avait prit les choses en main alors qu'elle avait perdu ses moyens,et c'était une des raisons pour laquelle elle l'aimait: Ils pouvaient compter l'un sur l'autre en cas de problème. Il était doux avec elle, il avait toujours pris soin de sa femme,et il savait surtout prendre les choses en main quand il le fallait. Annie se sentait presque coupable d'avoir perdu ses moyens face à cet horreur.

Suite à l'appel de Charles,La police arriva un peu plus tard chez eux.Le couple avait accueilli l'agent et l'avait  amené à la cuisine et là,stupeur,le mur était redevenu vierge.

-Et bien,il n'y à aucune trace de sang ! constata le policier.

-Mais ,nous sommes persuadés d'avoir vu cette trace!répliqua Charles

-Et moi là je ne vois rien,c'était peut être une illusion due à la fatigue!dit l'agent résigné.

-Et pourquoi pas dire que je suis folle tant que vous y êtes!répondit Annie,furieuse.

-Eh,calmez vous madame,je fais mon travail,je suis venu ici et il y à rien du tout !expliqua le policier.

Puis il repartit ,sous les yeux des deux amoureux,qui étaient éreintés par toute cette histoire.Ils finirent par penser que l'agent avait finalement raison et chassèrent de leurs esprits cette histoire.Si seulement ça c'était arrêté là..

En pleine nuit,alors que le couple dormait profondément ,une porte de l'étage en dessous claqua.Les deux se réveillèrent en sursaut et allumèrent leur lampes de chevet .Ils échangèrent un regard écarquillé ,en étant chacun bouche bée.Puis Charles descendit et vérifia toutes les portes et fenêtres,aucune d'entre elles étaient ouvertes.Il passa par la cuisine et vit ce qui s'attendait à voir sans vouloir y croire:Le mur,maculé de sang.

Il était dans le même état que la veille.Comme ci toute cet horreur n'avait pas disparue à leur yeux .Après ,qu'Annie l'ai appelé pour savoir si ça allait,Charles remonta dans sa chambre et raconta ce qu'il avait vu à sa femme , qui eut des frissons en apprenant que le cauchemar,n'était pas encore fini.

Le reste de la nuit fut agitée.Tout deux,ne parvinrent à fermer l'oeil jusqu'au petit matin,marqués par ce bruit qui avait été si soudain.D'ailleurs,chaque autre bruit au cours de cette nuit avait été prétexte à sursauter.Le couple était sur les nerfs.

Le lendemain matin, le mur était impeccable.En voyant cela,Annie réprima son envie d'arracher ce papier peint à la couleur âcre,qui la hantait depuis qu'elle l'avait vu saigner."Je suis énervée,c'est normal après cette nuit" pensa t'elle comme pour se convaincre qu'elle ne devenait pas aliénée .Charles lui,passa son petit déjeuner à réfléchir à une solution , excédé.Le repas se prit dans le silence le plus total,les paroles seraient que plus effrayantes selon eux.

-J'ai une idée.dit Charles ,ses paroles trahissant le silence qui régnait dans la pièce.

-Laquelle? répondit Annie avec une voix étranglée.

-Je vais passer la nuit dans la cuisine,planqué,et je vais choper la personne qui joue à nous faire peur.répondit t'il sur un ton monocorde.

-Charles,ne fait pas ça ! répondit Annie effrayée . Imagine ce qui pourrait t'arriver!

-Je prendrais un objet avec moi pour me défendre.Et de toute façon quesqu'on peut faire d'autres?Appeler la police? Elle ne nous croira pas car le sang sur ce foutu mur disparaît...C'est la seule solution!

Annie ne trouva rien d'autre à répondre,son homme avait raison.La seule solution pour mettre fin au cauchemar c'était de trouver la personne qui réussissait à faire ça .L'individu qui les persécutait  devait être attrapé.Sinon ils allaient tout les deux devenir dingues..

La journée se passa tranquillement,et le moment de passer la nuit dans la cuisine était arrivé . Annie était montée pour essayer de dormir,tandis que Charles ,lui, resta assis dans le coin de la cuisine,face au mur . Il tenait dans sa main une hache,qui normalement lui servait pour couper du bois l'hiver .Il ne l'avait d'ailleurs encore jamais fait dans leur nouvelle maison et il tenait tout de même cette hache entre les mains."C'est de la folie,regarde toi avec cette foutue hache ,par terre dans ta cuisine à une heure du mat'!" pensa t'il en son for intérieur.La nuit ,il l'a pensait longue..et bien elle allait tourner court..

Alors qu'il somnolait sur le carrelage,il fut réveillé par un son étrange.Une sorte de grincement,comme une craie sur un tableau . Il se redressa et fixa le mur.Il vit une sorte de lueur rougeâtre,qui le fit frissonner,puis le sang couler de haut en bas lentement..sur le papier peint Mais personne n'était présent,personne n'avait jeté ce sang!Puis il saisi d'un coup une chose : le sang coulait du haut ,donc de l'étage !

Il tourna les talons pour aller à l'étage ,mais il fut stoppé net car un objet vola dans la pièce, qui manqua Charles de peu pour finir sa course contre le mur avec une force écrasante.Il était effrayé ,cette fois ce n'était pas un individu ,il en était sûr.

-ARRÊTEZ CA ! hurla t'il terrorisé .

Il savait que crier servait à rien.Mais il ne savait plus ou il en était.La panique l'avait envahi.Il se mettait à frapper le mur avec sa hache ,ce qui ne changeait absolument rien .Et une autre chose terrifiante que le fait d'être piégé dans la cuisine par les objets qui se fracassaient non loin de son crâne fit son apparition. Un cri bestial,venant du mur figea Charles de peur.Ce hurlement était celui d'un homme agonisant,à qui on déchirait les entrailles,à qui on donnait la mort dans un geste sanglant et terrible.Ce son rentrait dans la tête de Charles, seul témoin de toute cette scène,qui pleurait et tremblait de peur d'être happé par toute cette violence.Il avait lâché sa hache qui tomba lourdement sur le sol.

Annie entendit les cris et le vacarme venant de la cuisine.Elle resta un instant alitée ,terrorisée par tout ces phénomènes.Puis elle réalisa vite que son homme était dans cette cuisine et sortit de la chambre en courant,par peur qu'il lui arrive malheur.Arrivée à proximité,les bruits étaient devenus assourdissants.Elle accourut à la cuisine et vit une chose encore plus horrible et effrayante que l'autre matin.Son homme était comme figé au milieux de la pièce,fixant le mur dégoulinant de sang ,aux milieux des cris d'hommes agonisants.Elle ne réfléchissait plus à ses actes,et le tira de tout ça ,manquant de peu une tasse qui s'explosa près d'elle,et le porta jusqu'à la porte,tandis que les cris augmentaient d'intensités et de violence .

Charles était sans connaissance. Elle le traîna dehors ,encore en pyjama,de la maison qui n'était plus qu'un réceptacle de la colère d'un esprit ,un théâtre d'une scène sanglante. Elle l'installa dans la voiture,et se rendit compte qu'elle n'avait pas pris les clés sur la petite coupelle à l'entrée de la maison.Annie courut les chercher,puis revint toute blême car elle avait vue que maintenant le sang coulait dans tout le salon .Elle mis le contact et démarra la voiture,puis ils s'en allèrent loin de cette maison,pour assurer leur sécurité.La terreur qu'ils avaient ressentit ce soir là avait été le point d'orgue de leur vie en ce lieu,qui avait perdu tout charme à leur yeux.

Ils racontèrent leur histoire des années après mais sans jamais pouvoir la rendre crédible.Aucune preuve de l'existence de ce phénomène fut donnée,et par ailleurs elle fut détruite.Ils apprirent à ce moment là par la télé que des os de soldats de la première guerre mondiale étaient sous cet bâtisse . Le couple avait t'il été contacté par ces esprits torturés ??? Personne ne saura jamais établir la vérité sur cette question.Certains disent même souvent que cette histoire est surnommée,le mythe de la maison qui saigne...
   

Naru :
Spoiler:

« Du souffle chaud et aride du désert mort, aux montagnes rouges glacées et inaccessibles, depuis les souterrains maudits jusqu'aux vertes plaines de l'Ouest, entre les entrelacs des marécages oubliés et la grande tour d'Elys qui s'élève comme une flèche d'argent à flanc de falaise, nous avons voyagé. Magiciens, Princes et Rois, guerriers farouches, humbles paysans et pirates des confins des mers, tous, on écoutés. Notre vie est vouée aux légendes et aux contes, aux mythes et à l'étrange, aux rumeurs et aux murmures. Et à présent, il vous revient d'entendre nos histoires. Vous pourriez assurément le regretter cependant. Car de nos aventures, il en est où le mal se tapit, où les morts ne le sont qu'en partie, où les monstres et les créatures étranges n'ont de cesse que de chercher quelque chaires à se mettre sous les crocs. Il en est également de merveilleuses rencontres, de princesses guerrières, de forêts qui ne vieillissent jamais et qu'aucun mal ne saurait atteindre, de créatures douces et de magies anciennes et capricieuses.
Écoutez maintenant, mes chers amis. Écoutez les Chasseurs de Légendes et il est fort probable que vos rêves, cette nuit et pour bien des suivantes, soient bercés d'étranges et d'insaisissables. »
Le silence s’était fait dans la taverne.
Depuis les matelots en permissions, les artisans et commerçants du coin, les jeunes garçons d’écurie, depuis les nobliaux entourés de leurs suivants, des soldats de repos, des badauds ayant entendu la rumeur jusqu’aux mendiants qui se pressaient contre les fenêtres pour attraper le moindre éclat de voix, tous étaient venus écouter les conteurs. Il existait bien des guildes de conteurs, tous avec leurs propres légendes, tous avec leurs propres manières, plus ou moins intéressantes, de raconter leurs histoires.
Mais les Chasseurs de légendes étaient connus à travers de nombreux royaumes.
On disait d’eux qu’ils pouvaient charmer du plus acariâtre des Rois aux plus vils Barbares du Nord, que leurs manières de conter leurs aventures dépassaient en qualité celles des amuseurs des plus grandes cours royales et en dangerosité, celles des guerriers les plus braves. Aussi, la petite salle était pleine à craquer d’oreilles avides et la taverne, de clients à servir jusqu’au bout de la nuit.
Accoudés au bar, trois hommes tournaient pourtant le dos au conteur qui entamait sa première histoire. Ils portaient de longues capes usées, froissées par les intempéries et de longs voyages, des bottes de cuir souple tandis que les replis des vêtements cachaient quelques poignards.
_Sa voix tremble. Commenta le premier d’entre eux, portant une pinte de bière à la bouche.
_Je ne pense pas que j’aurais eu le courage de le faire, moi, si Alvin me l’avait demandé. Répondit l’un de ses acolytes, un grand homme aux longs cheveux d’un blond passé, ses yeux verts vissés sur son verre qu’il n’avait pas encore touché.
_Toren à bien du courage et il n’y a que toi qui ai l’oreille assez fine pour l’entendre trembloter, Kal. Continua le troisième homme au visage austère barré d’une vieille cicatrice.
Le dénommé Kal se redressa quelque peu. Il n’avait pas voulu sous-entendre de méchanceté sur leur compagnon Chasseur, mais il avait la mauvaise habitude de penser tout haut. Si Toren aimait agrémenter ses performances de chansons de son cru, Kal allait plutôt à l’essentiel, mais sa voix caverneuse et ses yeux de glace captivaient plus surement son audience que toutes fioritures.
Le groupe était composé de 8 conteurs dont deux femmes. Le plus jeune d’entre eux avait honoré leur contrat en se produisant cette nuit, mais les 7 autres avaient eu quartier libre pour réfléchir. Ils devaient se réunir le lendemain matin afin de prendre une décision qui risquait de chambouler toute leur existence. Alvin, leur meneur, s’était réfugié dans sa chambre à l’auberge et avait insisté pour qu’on ne vienne pas le déranger jusqu’au petit matin. Nüie et Üvel étaient partis se changer les idées dans les sombres ruelles de Vénézia, la ville portuaire où ils s’étaient arrêtés. Habitués à voir des étrangers de par le commerce maritime, les habitants de la ville étaient moins choqués par la couleur noire-argentée de leur peau.
Aura, elle, avait décidé de monter la garde devant la chambre d’Alvin. Belle et sauvage, elle se rapprochait plus de « Chasseurs » que de « Légende » avec son goût prononcé pour les armes, ses habits de combats et son adresse à manier toute lames avec une extrême dangerosité. Farouche et agressive, elle ne donnait de la voix que rarement et n’était pas un conteur à proprement parler. Pourtant, si la situation l’exigeait, elle guidait son public avec cœur. Elle entretenait une relation particulière avec Alvin qu’aucun membre de la guilde n’osait réellement définir.
Tous avaient des personnalités différentes et certains d’entre eux venaient de pays lointains, mais ils étaient liés par le destin et mus par l’excitation des découvertes et du mystère.
Pourtant, cette nuit s’annonçait pleine d’incertitudes, de doutes et d’appréhensions.


*******

Quelques jours plus tôt, les Chasseurs de Légendes s’étaient réunis à Vénézia après plusieurs semaines de séparations.
Afin de se lancer dans une seule et même quête, les conteurs allaient relever des informations auprès des habitants de la région sur laquelle ils avaient jeté leur dévolue, afin de croiser ensuite les rumeurs, les ouï-dire, les racontars et les ragots, de sorte qu’un fil conducteur les mène sur une nouvelle piste intéressante. Il s’agissait d’un travail long et fastidieux qui demandait beaucoup de patience.
Peu de gens s’imaginaient la vie réelle que menaient les plus célèbres conteurs.
Pleine de recherches, de nuits à passer sous les vieux parchemins, de rixes stériles avec d’autres guildes, d’attaque de bandits des routes, de voyages éreintants à lutter contre le froid ou la faim. Ils ne profitaient des fastes et cours des châteaux qu’en de très rares occasions et trouver un toit où s’abriter s’avérait un défis bien plus quotidien.
Beaucoup des leurs étaient morts dans leurs quêtes désespérées de mystères à élucider et à modeler en histoires, en contes et en chansons. De froid, de maladies ou de mauvaises chutes le plus souvent. De créatures dangereuses, quelques fois.
Alvin était arrivé le premier à Vénézia sous un torrent de pluie. Il n’avait même pas prêté attention à l’état de l’auberge qu’il avait choisie. Elle était encore debout et la cheminée semblait fonctionné, c’était tout ce qu’il souhaitait. L’homme avait une carrure de combattant aguerrit que ces tempes grisonnantes ne venaient pas amoindrir et un visage avenant et charmeur qui lui ouvrait bien des portes et des lits.
Il n’avait pas eu le temps de se restaurer que le soir même, Üvel, Toren et Aura étaient arrivés eux aussi. S’ils ne parlèrent pas beaucoup de leurs voyages, trop fatigués de la route, l’excitation dans leurs yeux annonçait de bonnes choses. Ils se laissèrent une nuit de calme et de repos, sachant pertinemment que le lendemain, leurs autres compagnons arriveraient et qu’ils devraient passer un temps fou à regrouper leurs diverses informations.
_Il a été vu tout près d’ici ! S’exclama Toren avec excitation lorsqu’enfin, le groupe fut reformé le lendemain. Le vieillard en blanc !
_Dès que j’ai mentionné un homme en blanc à Val d’Arn, les langues se sont facilement déliées. Continua Arteis en secouant sa crinière blonde. Ils ont aussi beaucoup parlé de la pierre d’eau d’Engeul, la vieille forêt.
Nüie acquiesça également. Kal et elle n’avaient pas non plus eu de mal à entendre des rumeurs sur cette silhouette blanche même si leur version parlait plutôt d’une jeune femme. Quant aux pouvoirs prétendus de la pierre, chacun y avait été de sa superstition.
_A chaque fois que nous sommes sur la piste d’un mystère, cet homme ou cette femme apparaissent dans les environs. Je ne crois pas aux coïncidences. Soit ils nous suivent. Soit ils convoitent quelque chose que l’on serrait susceptible de découvrir avant eux.
Le silence accueillit la remarque.
_Nous en aurons le cœur net demain. Reprit Avelin. Je suis d’accord avec Baal. Qui que ce soit, il nous faut savoir de quoi il en retourne.
_Un peu d’action me ferait du bien. Commenta Aura avec un sourire glaçant.
_J’ai laissé glisser des informations concernant notre destination de demain. Si toutes nos informations sont fondées, l’un d’eux viendra espionner notre avancée, si tant est que c’est ce qu’ils font. Nüie, Arteis et Torren resteront avec moi pendant la traversée de la forêt. Aura et Üvel nous suivrons discrètement. Kal et Baal prendront un second chemin qui devrait coincer nos adversaires et couper toute retraite.
_Je suis quand même impressionnée.
Toutes les têtes se tournèrent vers Nüie et sa douce voix.
_Nous pister aussi efficacement entre la grotte de Tal ul’og, dans les marécages d’Ishtar et réussir à savoir que l’on s’intéresse à Engeul… Ils sont bien informés.
_Un peu trop bien. Susurra Kal.
Personne ne prit la peine de relever.

La matinée touchait à sa fin et les quatre conteurs marchaient d'un bon pas sur le sentier rendu boueux par les intempéries récentes. S'ils semblaient calmes et sereins, le petit groupe était pourtant aux aguets. La forêt était lumineuse et agréable, presque un peu trop verte pour la saison. L'air y était doux et il était difficile de ne pas se laisser bercer par le chant des oiseaux, le vent dans les buissons, la chaleur des rayons de soleil qui traversaient la couche de feuille par endroit.
Avelin savait qu'ils n'auraient que peu de chance de prendre par surprise leurs deux poursuivants. Mais il savait également que les plus dangereux adversaires qui avaient croisé sa route avait toujours été les plus opiniâtres. Il se faisait vieux cependant et ses réflexes s'étaient émoussés. Décider de mettre sa guilde en fâcheuse posture quand il n'était plus sûr de savoir faire face n'avait pas été un choix aisé.
Ce fut un éclat brillant, au détour du chemin, qui attira son attention et Avelin se figea.
Assise sur un rocher, une jeune femme aux longs cheveux blancs attendait les yeux fermés, savourant un rayon de soleil bienvenu. Elle portait une longue robe blanche sans ornements et dans sa main droite un long bâton de bois sculpté finement. Sa chevelure semblait scintiller par quelques magies et bien qu'il fût près, le Chasseur ne distinguait pas clairement son visage.
Avec une agilité et une rapidité maitrisée, les trois autres compagnons dégénèrent arcs et poignards. Aucun d'eux n'entama de combat cependant. Ils ne ressentaient aucune animosité de la part de la femme. Elle semblait plutôt les attendre.
Arteis se racla la gorge, mal à l'aise et la femme ouvrit les yeux et tourna son visage vers eux. Immédiatement, ses traits se déformèrent étrangement et un visage d'homme ridé prit sa place. Seuls les deux yeux d'un blanc laiteux à la pupille d'acier ne cillèrent pas.
Il y eut un mouvement dans les arbres qui entouraient les chasseurs et Aura sauta à terre, ses deux lames courtes en position de combat tandis qu'Üvel rejoignait sa compagne à la peau noire.
Un sourire apaisant éclaira pourtant le vieil homme.
_Vous me cherchiez. Dit-il d'une voix sans âge.
Avelin se força à respirer calmement et contrôla les battements intenses de son cœur. Regarder l'homme était chose difficile. Son visage ne cessait d'évoluer entre celui d'une femme et celui d'un vieillard.
_Qui êtes-vous et que voulez-vous de nous ? Répondit le chef des conteurs avec une assurance qu'il était loin d'avoir.
La créature se renversa vers l'arrière afin de caler son dos contre le rocher et sembla réfléchir à la question.
_Je suis... ce que vous croyez que je suis. Répondit-elle énigmatiquement. Ce que je veux n'est pas encore bien défini.
Torrent s'avança d'un pas, les doigts crispés sur son couteau.
_Pourtant vous nous suivez depuis des mois. À quelle guilde appartenez-vous ?
_A aucune.
_Mais vous nous suivez bien. Reprit Torren, conscient que la créature n'avait pas relevé.
_Ce n'est que ce que vous en déduisez, ami.
_Ami ? Gronda Aura.
Les yeux blancs se posèrent sur elle et la guerrière cilla.
_Je ne cherche pas querelle, du moins je ne pense pas.
Le silence s'installa dans la forêt. Avelin rangea son poignard à sa ceinture et se redressa dans une posture moins agressive.
_Vous n'êtes pas humain, n'est-ce pas ? Qu'êtes-vous ?
De nouveau, un sourire égaya le visage incertain de la créature qui semblait prendre plaisir à la discussion.
_Je pense que vous le savez déjà. Quelque chose dans votre esprit est en train de vous aiguiller sur la voie.
Les cinq conteurs se tournèrent, éberlués, vers leur chef. Son visage ne montrait rien, mais ses yeux semblaient confus. Il n'était pas sûr de vouloir exprimer sa pensée, car alors, tout ce qu'ils avaient pu engranger comme informations sur cette créature prendrait un tout autre sens. Une sueur froide lui coula le long du dos. Au fond de lui, Avelin savait que s'il croisait le regard blanc, la réponse s'imposerait d'elle-même. Ses mains tremblaient, mais il ne le remarqua pas, indécis.
La créature, qui avait reprit une silhouette féminine, attendait patiemment.
_Avelin ? S'inquiéta Torren.
Le jeune homme posa une main sur l'épaule de son mentor, cherchant à comprendre ce qu'il se passait.
_Vous êtes.... ce que nous faisons de vous. Annonça le Chasseur, la voix tremblante.
_Oui.
L'incompréhension se lisait avec force sur les différents compagnons._Vous êtes... une rumeur. Continua Avelin. Ce sont.... nos propres pensées... nos propres idées qui vous ont façonné. Vous n'êtes ni un vieillard, ni une femme. Vous êtes le produit de nos histoires, de nos mots. Vous êtes... ce que nous avons fait de vous.
Aura blêmit à ses mots. Arteis et Torren ne semblaient pas comprendre ce qu'il se jouait tandis qu'Üvel et Nüie reculèrent d'un pas.
Il n'y avait ni guilde cherchant à leur nuire, ni vieillard étrange, ni piège, ni recherche d'un artefact puissant. Cette créature était le fruit de leurs contes. Le fruit des mots qu'ils avaient prononcés si souvent, des mythes qu'ils avaient construits. Personne ne les avait réellement pistés. Le simple fait d'avoir cru que c'était le cas avait engendré la créature. De par les questions qu'ils avaient posées à son sujet et des rumeurs qui avaient commencé à circuler à son propos, ils avaient affiné sa forme.
_Je vis au travers de vos légendes qui se répandent d'oreilles attentives en rêves enfantins. Je me construis au fil des rumeurs et des histoires, bien qu'aucune n'ait encore prit le pas sur l'apparence de vieillard et celle de jeune femme. Ma liberté d'action est, pour le moment, réduite et je ne peux rester longtemps en votre compagnie.
Avec une lenteur délibérément inoffensive, la créature se releva sous les regards atterrés des Chasseurs.
_Je suis ce que vous pensez de moi. Dit-elle une dernière fois avant que sa silhouette ne commence à se fondre dans les rayons de soleil qui transperçaient maintenant le sentier de toute part.
Et la rumeur s'effaça dans le vent.

Kal et Baal retrouvèrent leurs compagnons sur le chemin sans avoir rencontré aucune trace des intrus qu'ils étaient sensé arrêter. Tous semblaient être dans un état second, les yeux fixés dans le vide, le teint blafard.
Avelin fut pourtant le premier à se reprendre et, ne daignant pas répondre aux questions inquiètes de ses deux amis, rebroussa chemin vers Vénézia. Toute la troupe lui emboîta le pas, Taeris et Üvel se chargeant de raconter succinctement les évènements.
Le silence, le doute et la peur les avaient saisis jusqu'à ce qu'ils atteignent la ville portuaire. Chacun d'entre eux essayaient de se rappeler de ce qu'ils avaient pu dire concernant ce vieillard, ce qu'ils avaient pu inventer sans le vouloir, ce qu'ils avaient prêté comme pouvoir à la silhouette féminine qu'ils avaient déjà intégré à certaines de leurs histoires. Avaient-ils créé un monstre ? Était-ce la seule créature qui avait pris vie grâce à leurs histoires ? Étaient-ils responsables d'autres choses plus dangereuses encore que cette rencontre ? De quoi serait capable cette créature s'ils continuaient d'en parler ?
À peine arrivé à l'auberge, Avelin avait donné la consigne à chacun de réfléchir à la situation et de se réunir au petit matin pour prendre une décision. Torren avait été chargé d'honorer le contrat qu'ils avaient passé avec l'aubergiste. Une prestation des Chasseurs de Légendes à la taverne de son frère et toutes leurs nuits et repas étaient offert.
Personne dans l'assistance ce soir là n'aurait put remarquer, ni les épaules tendus, ni les sourires forcés du plus jeune conteur. Seul subsistait un tressaillement de voix incontrôlable.

*******

L'aube n'était encore qu'esquisser sur l'horizon, pourtant dans la grande salle déserte de la taverne, les 8 conteurs s'étaient rassemblés. Chacun d'eux s'observaient en silence, ne sachant que faire ou que dire, ne sachant s'il fallait mettre des mots sur leurs peurs et leurs doutes.
_Je ne pense pas que cette créature, cette rumeur, soit si dangereuse. Commença Baal.
Tous les regards, surpris pour la plupart, se tournèrent vers l'homme à la cicatrice.
_Si nous arrêtons de parler d'elle, elle ne grandira plus. Du moins, c'est ce que j'en ai compris.
_Mais elle ne se nourrit pas que de nous ! S'écriât Üvel, angoissé. Qui sait si nos histoires ne sont pas reprises et déformées par d'autres conteurs ou même par la foule de gens qui nous écoutent ? Qui sait ce que cette créature peut devenir alors ? Peut-elle même mourir ? Nous savons mieux que tout le monde qu'il est extrêmement difficile pour une légende de se perdre définitivement.
_Et même si c'était le cas, cette créature pourrait-elle survivre en prenant la forme d'une autre histoire, d'un autre mythe ? Compléta sa compagne.
Un silence hésitant prit place autour de la table. Seuls Avelin et Aura ne semblaient pas agités. Aussi, petit à petit, les regards se posèrent sur leur chef dans l'attente de sa décision.
_Je crois qu'il ne nous reste plus qu'une chose à faire pour nous assurer que cette Rumeur ne devienne pas un être maléfique en puissance. Et c'est d'ailleurs ce que nous faisons de mieux.
Un franc sourire éclaira le visage fatigué du conteur.
_Continuons à modeler son histoire. Continuons à conter sa légende. Faisons-en un allié, un compagnon, une créature légendaire. « Je suis ce que vous pensez de moi ». Ce sont ses propres mots. Nous sommes maîtres de ce qu'il deviendra. Nous sommes maîtres de son histoire, tout comme nous sommes ceux qui donnent vie, pour l'espace d'une nuit, aux légendes des quatre coins du monde. Si cette créature a pris vie, c'est parce que nous avons atteint le sommet de notre art. Alors, soyons tout simplement ce que nous sommes, nous aussi : les meilleurs conteurs de légendes.

Seiri
Le Matagot (version texte!xD):




«  Il fût un temps, j'étais crains et respecté. A cette époque, je me promenais souvent à travers les champs, le paysage y était si beau. Bien plus encore la nuit tombée, en été. Elles étaient chaudes mais, avec une légère brise qui venait nous rafraîchir votre être tout entier. Le vent emportait avec lui tous les effluves campagnardes que j'appréciais particulièrement.
Pendant ses promenades, j'étais souvent proie à des chasses. La rançon du succès, ma légende était connue des hommes, alors ceux-ci se berçaient d'illusions, pensant qu'il serait aisé de m'attraper. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin. J'aime me délecter de l'avarice humaine, ils sont tellement stupides.
Voyez-vous, c'était toujours le même schéma. Course effrénée dans les champs. Les plus obèses d'entre eux m'avaient déjà fait un arrêt cardiaque, leurs cadavres servant ensuite à nourrir les cultures et les animaux du coin.
Certains essayaient de compenser leurs endurances par des pièges, des appâts. Me croyaient-ils assez stupides pour me tomber dedans ? Semblerait-il. Quand c'était ça, je me laissais alors capturer, je courrais moins vite, j'essayais d'être moins agile dans mes mouvements. On me ballottait alors dans une grande besace.
Là, se déroulait la partie la plus amusante. Car ils devaient vaincre de possibles représailles. Il suffisait simplement qu'ils jettent à un coup d’œil derrière leurs dos, même un furtif. Et alors, leurs pires cauchemars se réalisaient devant leurs yeux effrayés. Pendant qu'ils se faisaient dévorer, j'en profitais pour me libérer et reprenait pas route.
Bien entendu, il arrivait que certains, plus téméraires, réussissent à me piéger dans leurs coffres. Le pacte était alors scellé, je les servirai le temps d'une vie humaine.
Ma tâche n'était pas bien compliquée : je devais apporter de l'or à mon propriétaire. Mais il y avait plusieurs conditions. Il ne fallait pas que ces humains oublient qu'ils n'étaient que de misérables vermines face à moi. Comme tout les autres matagots, j'exigeais un respect infini pour ma personne. Je n'étais pas et ne serait jamais un simple larbin à la solde de l'Homme. Le vrai maître, c'est moi. Car une fois ce contrat conclu, je détenais l'essence même de leur existence futile... Leur âme. C'est ce qui me permettait, entre autre, de nourrir mon immortalité. Sinon, quel intérêt aurais-je à céder aux caprices de ses idiots ?
Puis, il était préférable pour ce « maître »qu'il me trouve un autre propriétaire, à l'approche de sa mort. Tel que je l'ai expliqué plus haut, je me nourris de leurs âmes. Des fois il était plus intéressant d'être le chat d'argent de neuf propriétaires d'affilés, cela m'assurait une vie plus longue et prospère. Et, dans tous les cas, on ne m'utilise pas comme un jouet qu'un enfant trop gâté finirait par délaisser.
La dernière âme que j'ai récolté venait d'un homme qui avait oublié ce détail. Je lui ai assuré une mort longue et douloureuse. Lui, qui s'était cru aussi noble qu'un roi, est mort comme un pouilleux. Sa cupidité l'avait rendu seul, il a rendu son dernier souffle dans sa couche, remplie d'urine et autres déjections.
J'étais désormais seul et libéré de mes engagements.
Mais la vie n'était plus si paisible. Les humains en avaient marre de toute cette magie, cette « sorcellerie ». Nombres d'entre eux furent brûler vif sur un bûcher. Ainsi que mes compagnons... Mes frères et sœurs... Je ne savais pas si j'étais devenu un survivant de notre espèce. Je ne pouvais pas le vérifier... Pendant des siècles j'ai dû me cacher du regard de l'Homme. Tant et si bien qu'ils ont fini par oublier la légende construit autour de moi... Il était plus difficile de conclure des pactes...
Au fil des années, l'évolution humaine a ravagé mes beaux paysages de cambrousses. Tout étaient devenus gris, terne et, malgré le bruit constant des grandes villes, on ne pouvait sentir la chaleur de la vie comme celle d'autrefois. Ils construisaient leur propre enfer.
J'étais devenu vieux. Ma ressource d'âme avait été vidé, mon énergie s'envolait avec elle. Je n'avais plus la force à chercher des idiots et, de toute manière, il n'y avait plus d'or suffisamment satisfaisant pour les hommes... Ils en voulaient toujours plus...
Tombé de fatigue dans une ruelle, je voyais les « voitures » défilant devant mes yeux. Ce cortège infernal m'asphyxiait depuis quelques années déjà. Même les vapeurs provenant des enfers étaient plus pures que la toxine répandue par ses véhicules.
Je fermais les yeux, cherchant le repos dans ce vacarme urbain. Je me demandais pour combien de temps j'en aurai avant de retourner à la poussière. J'essayais de me remémorer les jours les plus prometteurs de ma carrière, là où il était le plus facile de pigeonner ses humains. Je suppose, qu'au final, mon destin était similaire à celui de mes victimes. Je me pensais au-dessus de tout et maintenant je croupissais dans les bas-fonds...
Des bruits de pas? Ce n'étaient pas ceux des rongeurs qui fouillaient les poubelles. Ce pas était plus lourd. C'était quelqu'un de plus grand, de plus lourd.
Relevant légèrement la tête, j'arrivais à peine à voir le visage de la personne qui se trouvait devant moi, un voile s'étant formé devant mes yeux avec la vieillesse... Mais je le vis s'accroupir, pour finir par me prendre avec lui. Se fut la première fois où un humain n'avait eu aucune difficulté pour m'attraper. Il me garda contre lui un long moment, continuant à marcher dans une direction bien précise, chez lui certainement. Était-il possible qu'il sache ce que je suis ?Avait-il entendu du folklore du chat d'argent ?...
Arrivé chez lui, il me posa contre quelque chose de douillet et chaud. Je n'étais pas enfermé, je pouvais percevoir la lumière tout autour de moi, j'étais vraisemblablement dans une pièce commune. Il me reprit ensuite avec lui, pour me débarrasser de tous les parasites qui avaient investi mon corps. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien dans mes vieux os. Même si je ne voyais presque plus rien, je savais que j'avais recouvré mon pelage noir et soyeux d'antan. Puis, venait la nourriture. Je ne comprenais pas. J'étais perdu. Certes j'acceptais sans me poser de questions chacune de ses offrandes, mais pourquoi ne me demandait-il rien en retour ? Cela a toujours été comme ça, un échange « équitable ».
Mais je n'étais qu'un simple chat à ses yeux, il ne savait rien sur moi et ma légende. Enfin, non. Pas un « simple chat ». Une personne, un ami, un membre de sa famille...
Il fût un temps, j'étais crains et respecté. Je me nourrissais des âmes de pauvres fous en quête de richesses. Mais, maintenant, je ne veux qu'être ton gardien et, personne ne perturbera ton repos éternel.  »


Patronus:
Le Joueur de Flûte:


Deux ombres se prolifèrent au détour d’une ruelle vide. La lune brillait haut dans le ciel sans nuage, étalant les silhouettes de deux adolescents sur un mur décrépi. Un des garçons avança prudemment son regard dans la rue suivante. Ses cheveux bruns tombèrent sur ses yeux noirs et sa main vint les dégager, révélant un visage sérieux, des sourcils froncés marquant un front tanné par le soleil. Celui qui le suivait, moins grand de quelques centimètres, était au contraire assez pâle, ses cheveux blonds ondulés partaient dans tous les sens et ses yeux bleus presque transparents semblaient ne jamais vouloir s’arrêter de rire.
- C’est bon, y a personne, souffla le premier garçon.
Un soupir lui répondit :
- Tant mieux, cinquante mètres de gagnés. Je revois mes prévisions : je nous donne deux heures avant d’être pris. Je pense même qu’on arrivera à sortir de la ville.
- Si t’as pas autre chose à dire, tais-toi.
- Tu sais, quand tu m’as dit que tu avais un plan, je t’ai cru. Mais je pensais plus à un véritable plan justement. Pas s’enfuir au milieu de la nuit sans aucune préparation, provision ou carte de la région.
- Qui a besoin d’une carte dans ce bled ? C’est le vide à des kilomètres à la ronde. Et tu sais très bien qu’il ont fermé la cuisine à clef depuis qu’on a essayé de partir la dernière fois.
- Exact. Donc ils savent aussi par où on est parti puisqu’on suit le même itinéraire que la dernière fois. Re-calcul des prévisions : une heure et demie maximum.
- Jérémy, la ferme.
- Franchement, Cole, qu’est-ce que ça t’aurait coûté d’attendre trois ans de plus ?
- Je viens à peine d’apprendre mon histoire après 15 ans et tu crois que j’ai encore envie d’attendre ? Qu’aurais-tu fais dans mon cas ?
- Moi ? J’aurais probablement prétexté un malaise émotionnel et demandé à rater les cours pendant un mois. T’imagines ? La vérité sur ta naissance et ta famille, ça vaut bien un mois de répit !
- Jérémy, même en cours tu ne fais que dormir, tu ne fais jamais tes devoirs et tu arrives systématiquement en retard, qu’est-ce que des vacances ont de différent ?
- Psychologiquement, c’est pas du tout pareil, mec.
Les deux adolescents continuèrent à avancer sans bruit et arrivèrent bientôt sur une grande place faiblement éclairée. C’est alors qu’ils aperçurent une silhouette pile au milieu du passage. Une fille de leur âge se tenait debout devant eux, les bras croisés, et les fixait calmement. Elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à Jérémy. Cole se retourna vers ce dernier, sa voix trahissant un affolement naissant.
- Mais qu’est-ce que ta jumelle fiche ici ?
- Alors là, j’en ai aucune idée, mec.
La jeune fille s’approcha et posa son doigt sur le front de Jérémy.
- Tu devrais pourtant, c’est toi qui m’a appris que vous partiez ce soir.
Cole fusillait Jérémy du regard.
- Tu m’avais promis de ne rien dire.
- C’est un peu plus compliqué que ça Cole, j’ai dû y penser sans faire attention ou un truc comme ça, Talia est très perspicace.
- Ah, c’est à cause de votre machin de télépathie ?
Aussitôt,Talia retira son doigt et ce fut au tour de son poing d’atteindre son frère.
- Jem, c’est absolument secret ça, tu ne dois en parler à personne !
- Sinon quoi ? Talia, Cole est mon frère, il ne nous trahira pas. Et Cole, je ne pars pas sans ma sœur.
Ses deux compagnons eurent l’air d’accepter ses explications mais leur visages gardèrent une expression contrariée.
Cole finit par reprendre la parole au bout de quelques instants.
- Bien, le plan ne change pas, on continue à trois.
- Comment veux-tu que le plan change puisqu’il n’y en a pas ?
- Jérémy, tais-toi.
Les trois adolescents se mirent en marche. Ils formaient un spectacle très intéressant, chacun marchant dans la nuit d’une manière différente. Cole marchait en tête, l’air déterminé, les sourcils froncés comme toujours, concentré sur son objectif. Son avancée était saccadée, il s’arrêtait souvent pour vérifier qu’ils étaient seuls. Talia qui le suivait offrait un spectacle opposé. Discrète par nature, elle était silencieuse et attentive à ce qui l’entourait, ses yeux ne cessaient de scruter les environs. Derrière, Jérémy était… égal à lui-même. Il marchait d’un pas nonchalant, les mains derrière la tête en admirant les étoiles. Et pourtant, on ne le voyait pas. Il savait se fondre avec le paysage dans une illusion parfaite. Les limites de la ville se perdaient peu à peu dans le noir.
Soudain, le bruit de galops se fit entendre dans la nuit. Jérémy regarda sa montre.
- Pile à l’heure. Qu’est-ce que je suis doué en prévisions ! Je devrais me faire voyant.
- Tais-toi et dépêche toi de te cacher.
- Cole, nous sommes au milieu du désert. Ou diable veux-tu qu’on se cache ?
- Là, sous ce rocher !
- Bien sûr…
Cole et Talia se glissèrent sous la masse de granit qui offrait juste assez de place pour trois corps allongés. Mais Jérémy ne les rejoignit pas tout de suite. Il contourna le rocher et lorsqu’il fut hors de vue de ses deux compagnons, il se mit à chanter d’une voix très basse pour ne pas être entendu.
- Aarghen alye sentanéiyu. Aarghen alye sérénamitahé. Kélénamaru o sen…
Sa voix était mélodieuse, enchanteresse. Un léger son enveloppa le rocher. Jérémy sourit puis alla rejoindre les deux autres.
- Mais qu’est-ce que tu faisais ?
- Je vérifiais qu’il n’y avait pas de meilleur cachette quelque part. Ce sera vraiment un miracle s’ils ne trouvent pas.
- Chut !
Les galops des chevaux s’étaient fait très proches. Cole en identifia quatre ou cinq. Tous les trois sous leur rocher priaient pour que les cavaliers passent sans s’arrêter, car le contraire signifierait indubitablement leur découverte et leur retour manu militari à l’orphelinat. Le cœur de Cole rata un battement lorsqu’il entendit les cavaliers faire halte à quelques mètres d’eux. Le vent s’était mis à souffler et il ne pouvait percevoir que des éclats de voix indistincts. Après une longue minute qui sembla s’éterniser, les trois fugitifs entendirent leurs poursuivants faire demi-tour et retourner sur leurs pas. Il fallut un bon moment à Cole pour retrouver une rythme cardiaque à peu près normal.
- Je ne peux pas croire qu’ils ne nous aient pas trouvés. Ils étaient juste là !
- C’est grâce à moi en fait, j’ai soudoyé les chevaux.
- Bien sûr Jérémy.
- Qu’est-ce que tu fais Talia ?
- C’est assez humide sous ce rocher, je regarde s’il n’y a pas des herbes comestibles.
- Et des escargots ? C’est bon ça les escargots !
- Jérémy, si tu veux manger des escargots crus, libre à toi. Mais laisse-moi te rappeler que d’habitude tu les manges cuits et bourrés de persil. A mon avis, c’est pas exactement le même goût.
- Beurk, d’accord, je me contenterai d’herbe. Cole, tu rêves ?
Le garçon sursauta à l’appel de son nom.
- Mm ? Non, je me disais juste que c’était vraiment étrange qu’ils ne nous aient pas vus.
- C’est bon, on va pas y passer la nuit ! Réjouis-toi plutôt ! Et si tu veux qu’on arrive à Hamahyë demain, il va falloir qu’on se mette en route ! J’ai toujours voulu voir la capitale…
Ils firent une halte pour dormir quelques heures à l’aube lorsque le soleil vint réchauffer l’air leur permettant de s’allonger sans être frigorifiés. Le réveil fut difficile.
- Je ne peux pas faire un pas de plus. Cela m’est physiquement impossible.
- Tu n’es pas très endurant, on n’a marché qu’une nuit.
- Dans le froid et sans vraie nourriture. Et puis même, d’accord je suis pas endurant. Je suis nul, fatigué, je me recouche.
- Hors de question Jérémy, il faut qu’on continue à avancer. Tant qu’on est dans le désert on est vulnérable. A Hanamyë on pourra manger et se reposer.
- Cole, je n’avancerai pas tant que tu ne nous auras pas dit pourquoi on avance.
Les yeux bleus croisèrent les yeux bruns et Cole su qu’il n’avait plus le choix. Il avait voulu garder ça pour lui un petit peu car c’était son histoire personnelle et qu’il avait voulu se l’approprier un peu avant de la partager avec d’autres. Mais il était tant d’en informer ses compagnons.
- Voilà, il y a deux jours on m’a appris d’où je venais.
- Oui, ça on sait, et ?
- Jérémy, je suis né à Hamelin.
Talia sursauta.
- A Hamelin ? Il y a quinze ans ?
- Oui. En plein mois de décembre, à Hamelin, il y a quinze ans. Je suis né le jour où le Joueur de Flûte a emmené les enfants de la ville. J’avais un grand frère, Kasper, qui avait huit ans à l’époque. Le Joueur l’a emmené. Mes parents sont partis à sa recherche avec tous les adultes du village. Vous savez comment ça s’est passé, personne n’est jamais revenu de cette expédition. Hamelin a été abandonné et ses rares enfants qui étaient trop jeunes pour avoir été enchantés ont été dispersé dans des orphelinats. Voilà la vérité sur ma naissance.
- Et donc qu’est-ce qu’on fait seuls en fuite dans le désert aux premières lueurs du jour ?
- On va retrouver mon frère.
- Ton frère est à la capitale ?
- Il est plus loin encore, mais à la capitale nous trouverons les informations dont nous avons besoins pour ne pas partir en aveugles dans cette quête.
- Et comment tu sais ça exactement ?
- Je l’entends.
- Pardon ?
Cole ferma les yeux. Il paraissait si pâle tout d’un coup ! Son visage était cerné, ses cheveux en bataille, décoiffés par le vent et remplis de sable. Et des larmes se mirent à rouler sur ses joues.
- Je l’entends. Je l’ai toujours entendu. Depuis toujours j’entends une mélodie, au fond de moi. Comme je ne comprenais pas ce que c’était, je me disais que c’était une illusion, je n’y faisais pas attention. Mais depuis que je sais qui je suis, je l’entends. Nette, claire, limpide. Elle résonne en moi, elle m’appelle. C’est la musique qui a accompagné ma naissance et qui a emmené mon frère. Elle est ancrée en moi. Cette musique qui aujourd’hui encore retient mon frère loin de moi, était là, au fond de mon être, et je ne le savais pas.
- Cole…
- Et maintenant, je peux la suivre. Je peux la laisser me guider. J’ai été enchanté, trop faiblement pour être emporté, mais assez pour pouvoir la suivre. Kasper est de l’autre côté d’Hanamyë.
- Et que trouverons-nous à Hanamyë ?
- On m’a remis les affaires de mes parents, dont les recherches qu’ils ont entrepris avant de partir à la poursuite du Joueur de Flûte. Il n’y avait pas grand-chose. Seulement quelques papiers qui indiquaient que quelqu’un à Hanamyë en savait plus sur le joueur de Flûte que n’importe qui d’autre. Nous allons trouver cette personne.
Jérémy perdit un moment son regard dans le rouge flamboyant du soleil en train de se lever.
- Retrouver ton frère… Réunir sa famille…
- Notre famille Jérémy. Tu es mon frère toi aussi, ne l’oublie pas.
- Oui, c’est vrai. Nous sommes frères.
Jérémy sentit des larmes se former dans ses yeux. L’image furtive de ses parents disparus passa devant ses yeux. Il ne put empêcher sa bouche de murmurer ces quelques mots :
- Si seulement c’était vrai… Mais ces paroles prononcées si bas furent happés par le vent avant de parvenir aux oreilles des autres. Jérémy respira un grand coup et recomposa son sourire.
- Bien, alors c’est parti ! Allons retrouver Jasper !
- Kasper.
- Oui, pardon, Kasper ! Ils avaient des goûts étranges vos parents…
- Jérémy, la ferme.
Ils arrivèrent à Hanamyë vers midi. Et là, une surprise les attendait. Planté à la frontière de la capitale, un jeune homme se tenait immobile. Il était petit, environ un mètre cinquante, et une immense capuche recouvrait sa tête et la moitié de son visage. Cole, Jérémy et Talia s’arrêtèrent devant lui. Ils virent un sourire qui était plus un rictus déformer ses lèvres.
- Il paraît que vous avez besoin de mes services ?
- Qui es-tu ?
- Celui que vous êtes venus voir.
- Comment le sais-tu ?
- Je le sais, c’est tout. C’est d’ailleurs parce que je sais que vous avez besoin de moi. Mais je vous préviens : je n’aide pas n’importe qui.
- Que veux-tu en échange ?
- Votre avenir.
- Pardon ?
- Laissez-moi vous voir réellement. Je verrai alors si vous êtes dignes de recevoir mon aide.
Les trois adolescents se regardèrent, assez désorientés.
- Bon, d’accord, vas-y.
La capuche tomba en arrière et l’homme releva la tête. Tous eurent un mouvement de recul. La partie haute de son visage était remplie de cicatrices et de rides, teinte de bleu et de rouge, et n’avait plus rien d’humain. Mais surtout, au milieu, brillaient deux immenses yeux plus noirs que la nuit, plus profonds que l’univers, et au milieu desquels brûlaient des milliers de lumières. Jérémy, Talia puis Cole entendirent alors une voix résonner dans leur esprit, chacun à leur tour.
- Jérémy… Tu sais que tu devras leur dire, un jour ? Et un jour proche. Tu leur dois la vérité, à ta sœur surtout. Elle a le droit de savoir d’où elle vient. Elle ne se souvient pas de vos parents n’est-ce pas ? Et pour le reste… Je m’étonne qu’ils ne s’en soient toujours pas rendu compte.
- Je fais gaffe. Je suis discret. Je m’esquive lorsque je ne tiens plus.
- Tu possèdes une force impressionnante. Mais il ne te reste plus beaucoup de temps.
- Je sais.
- Mmh. Talia. Je vois beaucoup de force en toi. Comme dans ton frère. Il est né en premier, c’est un garçon, il se considère comme ton protecteur.
- Je sais.
- Mais tu vas devoir le protéger toi aussi. Tu vas devoir commencer à déployer les capacités que tu as si consenscieusement développées. Car au fond, tu as toujours su que ce jour arriverait, même si tu ne sais pas encore pourquoi. Moi je te le dis, tu le sauras bientôt.
- Et enfin, Cole… Toi… Ton futur est pour le moins...intéressant.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Rien de moins ni de plus que ce que je viens de dire. Intéressant. Je vais vous aider. Juste pour voir ce qui va arriver après. Je pense que ça va être...intéressant.
L’homme sortit de leurs esprits, les laissant un peu sonnés.
- Bien, je vais vous aider. Vous m’êtes sympathiques. Je me présente : Louis. Que voulez-vous donc savoir ?
- Tout ce que tu sais sur le Joueur de Flûte.
- C’est-à-dire peu de choses. Enfin, voyons voir…
Louis ferma les yeux et rabattit sa capuche. Il se concentra et commença à parler sans relever la tête.
- Apparition : il y a quelques siècles, date précise inconnue. Nature : esprit possesseur. Prend possession d’un nouveau corps lorsque le sien devient trop usé. Il est ainsi immortel. J’ignore comment le vaincre. Pouvoir : lorsqu’il joue de la Flûte, il force ceux qui l’entendent à le suivre. Il peut également endormir ou créer des illusions, c’est assez flou tout ce dont il est capable. De plus, la grotte où il vit est emplie de sa musique. Lorsqu’on y entre, on en ressort jamais. Sauf si le Joueur de Flûte vous y autorise. Ce qu’il ne fait pas. Pour résister à son pouvoir, comme on peut s’en douter, il faut se boucher les oreilles. Mais ça ne servira à rien pour toi.
Louis fixait Cole du regard.
- Pourquoi ça ?
- Sa musique est déjà en toi. Que tu bouches tes oreilles ou pas, la musique résonnera en toi dès que tu seras en présence du Joueur de Flûte. Tu ne pourras pas le vaincre.
- Je ne veux pas le vaincre. Je veux juste récupérer mon frère.
- Alors bonne chance à vous.
Lorsque les adolescents eurent disparus à l’horizon, l’homme releva la tête et murmura en souriant :
- Dans ce monde où les légendes de nos ancêtres sont devenues réalité, le destin a joué à certaines personnes des tours bien cruels... Vraiment, leur futur à tous les cinq sera très intéressant…
Après s’être restaurés et reposés, les trois amis reprirent la route. Ils étaient silencieux et chacun ne cessait de penser à ce que Louis leur avait dit personnellement.
Le voyage fut long. Les jours se succédèrent. Des marchands les avancèrent deux fois. Ils faillirent un soir se faire attraper par des korrigans, ces petits lutins qui hantent les landes les soirs de pleine lune. Puis enfin, Cole ressentit en lui un empressement nouveau.
- Je la sens ! On y est presque ! C’est par l…
Cole se tut brutalement. Vers l’endroit qu’il pointait du doigt, il y avait une forêt. Et à l’entrée de cette forêt, il y avait un homme. Dans la main de cet homme, il y avait une flûte. Cole se mit à marcher vers lui, à peine conscient des pas de ses amis qui le suivaient. L’homme se retourna et se mit à marcher dans la forêt. Cole le suivit. Il faisait de plus en plus sombre, les chemins étaient de plus en plus étroits, l’air de plus en plus humide. Enfin, ils débouchèrent sur une clairière au bout de laquelle on voyait l’entrée d’une grotte. L’homme marcha jusqu’à l’entrée, puis il se retourna et fit face aux trois jeunes gens. Le décors était féérique. La clairère était comme un autre monde dans la forêt menaçante. L’herbe y était verdoyante, le soleil y brillait, les oiseaux y chantaient. Des rayons de lumière perçaient çà et là donant l’illusion là où ils éclaraient que la nature était en fait d’or. Mais Cole ne voyait rien de tout cela. Ses yeux ne pouvaient lâcher l’homme. Il portait un costume vert sapin, brodé d’argent. L’une de ses manches était courte, s’arrêtant à mi-bras et terminait en franges, l’autre manche couvrait jusqu’à la moitié de sa paume. Il avait un grand col relevé, de hautes bottes noirs aux reflets d’argent, un chapeau décoré de milliers de serpentins. On lui donnait une vingtaine d’années. L’homme aussi dévisageait Cole. Puis il se mit à sourire, et il parla :
- Ah, c’est donc toi, jeune homme, qui le faisait tenir ! Incroyable… Juste un petit être, si misérable que je pourrais l’anéantir d’une seule note ! Et pourtant, il tirait de toi une force immense… J’ai eu tant de mal à le briser, ce pauvre Kasper qui voulait tant revoir son petit frère… Mais c’est fait. Je suis tout jeune de nouveau, que cela est agréable ! Je me sens...plein d’entrain ! Et Kasper ne pointera pas le nez de si tôt ! Il dort si bien, si profondément…
- Qu’est-ce que tu lui as fait ? Où est-il ?
- Tu le sais bien, puisqu’il est devant toi. Je suis Kasper et il est moi. Ton frère est le nouveau Joueur de Flûte.
- Non, tu mens…
- Je ne perdrai pas mon temps à te répéter une vérité que tu connais au fond de toi. Tu le sens n’est-ce pas ? Tout comme ton frère l’était, tu es lié à moi. Mon refrain est entré en toi. Il ténu, certes, mais il est là. Kasper, lui, pouvait résister à ma musique, toi elle guide chacun de tes pas, sans même que tu t’en aperçoives.
- Je savais que je la suivais. C’était mon choix.
- Et là, ce l’est toujours ?
- Que veux-tu dire ?
- Petit, depuis que nous parlons, tu ne cesses de t’avancer vers moi.

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Y a pas une heure j'étais là en mode:

  -J'arrive pas à incorporer le thème de la chance, mon texte est trop axé sur les mythes...
  -J'suis trop malade j'pourrai pas tenir le délai pour le concours n°48, j'espère que le prochain arrive bientôt...
  -C'est un peu juste 120 lignes pour ce que j'ai à dire...

Et là BAM. Deus ex machina. J'en peux plus ça fait 10 minutes que je me marre comme une baleine x) C'est juste PARFAIT j'crois que l'esprit de Noël veille sur moi *^*

Toasterfugace
Aventurier du manga

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par otakugirl le Lun 5 Déc 2016 - 9:38

Sagiga:
Le Conteur:
-Hédel ! Tu viens ?
La jeune fille en tournant la tête, fit sursauter ses longues tresses blondes. Elle leur fit signe de la main en souriant :
-Je peux pas, j'ai quelque chose à faire !
Elle déguerpit en trottinant, laissant ses camarades rentrer de leur côté. Ses bottines claquaient sur le béton gris tandis qu'elle arpentait les rues qu'elles commençait à bien connaître. Le vieil homme vivait à l'autre bout de la ville, là où il ne fait pas bon de traîner pour une si jeune fille, pourtant le besoin d'aller le retrouver surpassait toute notion de prudence.
Elle l'avait rencontré quelques semaines plus tôt, par hasard. Elle marchait dans la rue et elle est passée devant ce vieillard qui marmonait une mélodie. Leurs regards se sont croisés et elle avait été incapable de faire un pas de plus. Le vieil avait souri et lui avait proposé de s'approcher. Ils parlèrent de tout et de rien, comme s'ils se connaissaient depuis toujours, puis l'homme était rentré chez lui car il se faisait tard. Depuis, elle retournait régulièrement le voir.
Il y avait quelque chose chez cet homme. Peut-être son regard bleu pâle, ou une expression dans les rides qui façonnaient son visage. Quoique ce soit, il avait cette chose qui intriguait Hédel, une chose qui lui semblait... étrangère.
Et puis il y avait ses histoires. Le vieil homme avait un véritable don pour raconter des histoires, les mondes qu'il dérivait semblaient si réels, Hédel n'avait qu'à fermer les yeux pour les imaginer avec autant de précision que si elle y avait vraiment été.
L'étrange bonhomme se nommait Azdroth, et comme à chaque fois qu'elle allait le voir, il l'attendait avec une tisane fumante.
-Tu es en retard, constata-t-il de sa voix enrouée de vieil homme.
Hédel s'installa face à lui et entoura le gobelet chaud avec ses mains.
-J'ignorais qu'il y avait un horaire.
Azdroth acquiesça, et tous deux se turent pour savourer leur boisson. Hédel savait. Le vieil parlerait, tout à coup, comme ça, et son flot de paroles ne se tarirait ensuite que lorsque son récit serait achevé. Il inspira et posa son gobelet sur la petite table.
-Il existait des terres où des pilliers de roche s'élevaient si haut que l'on en voyait pas le sommet. Si larges, qu'il aurait fallu plusieurs jours pour en faire le tour en marchant. Les hommes les gravissaient, ils construisaient même des temples à leur sommet. Pas si loin il y avait la mer, l'eau à perte de vue, jusqu'à la ligne d'horizon, la limite du monde.
Des questions par dizaine lui brûlaient les lèvres, elle voulait en savoir plus. À quoi servaient les fameux temples, à quelle distance se trouvait la limite du monde... Mais Azdroth continuait de lui décrire ce monde étranger, ainsi que ses habitants et leurs coutûmes. Elle ne pouvait pas l'interrompre, elle avait fini par le comprendre. Leur relation, aussi étrange soit-elle, était définie par le rôle que chacun d'eux occupait.
Celui qui parle.
Et celle qui écoute.
Hédel essayait de retenir au mieux ce que racontait le vieil homme. Elle savait que c'était ce qu'il espérait d'elle.
Ce jour-là elle rentra chez elle avec en tête le bruit des vagues venant mourir sur la côte. Elle n'avait jamais vu de mer. Ni même jamais une étendue d'eau aussi vaste que ce que décrivait Azdroth. Mais elle parvenait à l'imaginer. Il y avait tout, le bleu du ciel se reflétant dans mer, l'eau qui se soulevait par endroits formant des rouleaux qui s'écrasaient ensuite dans une gerbe d'écume blanche.
Sa mère était déjà à la maison quand elle arriva, et son accueil fut plus que glacial :
-Où étais-tu passée ?!
-Je suis allée voir le vieil Azdroth, répondit honnêtement Hédel.
Cela ne plus pas vraiment à la maîtresse de maison qui croisa les bras et toisa sa fille d'un air sévère :
-Je croyais t'avoir interdit d'aller le voir. Tu ne connais pas cet homme, et puis c'est dangereux pour une petite fille de s'aventurer seule dans la périphérie.
Nelma était un femme très belle, sa chevelure blonde, dont avait hérité sa fille, flottait dans son dos avec légerté, tombant sur ses hanches arrondies. Elle était grande et fière avec ses paumettes haute et son regard vert. Hédel était souvent fascinée lorsqu'elle regardait sa mère. Elle savait qu'elle lui ressemblait beaucoup et en tirait une certaine fierté. Même fâchée, fronçant les sourcils, comme à cet instant, elle restait charmante.
-Je te l'ai déjà dit, je ne risque rien. Il me parle simplement des humains et du passé. Et je ne suis pas une petite fille.
Nelma mit deux doigts sur son front et commença à dessiner des cercles, signe qu'elle était définitivemet contrariée.
-Ce sont des légendes Hédel, de simples fables. Ne crois pas ce que te raconte un étranger.
-Moi je pense que c'est vrai. Comment aurait-il pu inventer tout ça ? Tu as déjà vu la mer, maman ?
-La mer ?
-Oui c'est de l'eau qui va jusqu'à l'horizon, et qui...
-J'en ai assez entendu ! l'interrompit sa mère en levant une main. Fais-moi confiance, fréquenter ce vieux sénile ne t'apportera rien de bon. Oublie-le.
Hédel grommela et se retira dans sa chambre. Elle comprenait le point de vue de sa mère, mais elle n'avait pas entendu les histoires d'Azdroth, elle ne pouvait pas se rendre compte de la richesse du monde qu'il lui décrivait. Elle était persuadé que l'homme ne lui mentait pas, et elle voulait en savoir plus sur ce monde, ses habitants, ce qu'ils étaient devenus.
Mais pour cela, elle devait retourner voir Azdroth, et l'écouter comme toujours. Jusqu'à ce qu'il donne les réponses à ses questions.
Le lendemain, elle retrouva ses camarades pour suivre les cours dispensés par le maître Jörah. N'écoutant que d'une oreille ses enseignements, qu'elle jugeait à présent bien fades comparés aux histoires du vieil homme. Son amie remarqua son air absent.
-Tu vas encore aller le voir ? lui demanda-t-elle en chuchotant pour que le maître ne les remarque pas.
Hédel acquiesça.
-J'en ai parlé à mes parents, ils disent que ce ne sont que des histoires, qu'il est en train de te retourner la tête en te racontant des choses merveilleuses.
Le fait que son amie se mette elle aussi à lui faire la morale agaça un peu Hédel.
-Vous ne savez rien. Vous traitez de menteur un homme qui en sait simplement plus que vous tous.
Piquée au vif, son amie rétorqua à voix haute :
-Demande donc au maître si nous nous sommes trop bêtes !
Un grand silence s'installa dans la salle et tous les regards se tournèrent vers les deux filles. Hédel soupira.
-Hédel, Anna, que se passe-t-il ? demanda maître Jörah.
-Rien maître, tenta d'esquiver la jeune fille aux nattes blondes.
-Vous viendrez donc m'expliquer ce que rien signifie à la fin de la leçon.
Elle allait encore être en retard chez le vieil homme.

Comme prévu donc, le maître les convoqua alors que les autres élèves s'échappaient progressivement de la salle de classe. Il constata aussitôt la posture fermée d'Hédel, bras croisés, regard fuyant et son buste légèrement tourné vers le côté, signe qu'elle ne souhaitait pas lui faire face. Hédel était une jeune fille très intelligente, il le savait, mais elle était également très facile à cerner. Son corps parlait pour elle.
-Bon et si vous m'expliquiez votre petite scène de tout à l'heure ?
-Hédel parle avec un homme étrange et on s'inquiète pour elle, résuma Anna.
-Tu peux rentrer chez toi Anna, je vais parler avec elle.
Hédel fit les gros yeux à son maître, tandis qu'Anna quittait la salle après avoir adressé un regard tendre à son amie.
-Il n'est pas si étrange, je vous assure.
Le maître rigola et proposa à son élève de s'asseoir face à lui. Il était dans la fleur de l'âge, son regard bleu perçant fascinait quiconque posait son regard sur lui. Hédel l'aimait bien, et cette affection était réciproque. Même si cela l'embêtait de perdre son temps, le maître était sans doute la seule personne à qui elle pouvait parler d'Azdroth.
-De quoi parlez-vous quand tu le vois ? demanda maître Jörah.
-Il me parle des humains.
Les yeux bleus du maître s'illuminèrent.
-On ne voit ce mot-là que dans les très vieux livres. Que te raconte-t-il sur eux ?
-Il me décrit leur monde. La Terre je crois. Il me parle du ciel, des nuages et de la mer. Et puis il y a les animaux, des animaux énormes comme les éléphants ou les baleines, et ceux qui peuvent voler, les oiseaux...
Hédel s'interrompit en entendant le rire de son maître. Elle fronça les sourcils.
-Alors vous aussi vous me prenez pour une folle.
-Ne te méprends pas jeune fille. Cet homme doit être quelqu'un d'intéressant, peu de gens ont entendu parler des humains, et encore moins sont capables de dire dans quel monde ils vivaient. Cependant je suis navrée jeune fille, mais aussi fantastiques qu'elles soient, ces histoires ne sont que de simples légendes. Ton bonhomme est un rêveur, et ça ne m'étonne pas vraiment que ce soit toi qu'il ait choisi pour te raconter ses belles histoires.
Hédel joua avec sa natte, plus que perturbée.
-Pourquoi aurait-il inventé tout ça ?
-Pour rêver. Le monde dans lequel nous vivons est bien triste quand on y pense. Certains deviennent fou à force de voir ces murs de roches, de pierres et de béton les entourer de toute part, ces galeries qui n'en finissent pas. On rêve tous d'une sortie, d'une échappatoire comme s'il y avait quelque chose à l'extérieur. Comme si l'on pouvait creuser et finalement découvrir un monde plus vaste, fait d'immensité et d'infini. C'est exactement ce que représente le ciel dont tu parles.
-Vous pensez qu'en creusant, on pourrait finir par voir le ciel ?
-M'as-tu seulement écouté ?! soupira l'homme.
-Je vous ai écouté maître, j'ai compris. J'aimerais rentrer chez moi.
-Va donc, et reviens concentrée demain, j'ai bien vu que tu n'avais rien suivi aujourd'hui.
Hédel s'en alla donc en rougissant légèrement. Elle leva la tête en marchant dans la rue, observant le plafond rocheux. Puis elle haussa les épaules en souriant.
Elle pressa le pas pour retrouver Azdroth.
Il l'attendait, le gobelet de tisane fumant toujours posé sur la table.
-Azdroth, comment ont disparu les humains ?
Le vieil homme paru étonné de la question si directe.
-Depuis quand est-ce que tu poses les questions ?
-Depuis que j'ai besoin de réponses. Dites-moi comment ils ont disparu. Comment leur monde a pu disparaître.
-Ils n'ont pas disparu.
Surprise, elle attendait qu'il en dise plus. Mais il lui fit seulement signe de s'asseoir avec la main. Elle s'installa, plus attentive que jamais.
-Nous descendons de ce peuple. Nos plus lointains ancêtres étaient des humains. Nous le sommes aussi, seul notre nom a changé. On nous appelle les Ostéens.
-Et la Terre qu'est-elle devenue ?
-Ils ont dû la quitter. Il y a eu une succession de catastrophes, et les abus des humains qui ont tuer à petit feu la terre sur laquelle ils vivaient. Personne ne sait vraiment à quel moment cela a basculé, mais il y a eu un jour où il s'est avéré que la Terre ne pourrait plus les accueillir. Ils sont donc partis à la recherche d'une autre terre d'accueil. Ils l'ont trouvé ici.
-Mais pourquoi personne ne s'en souvient à part vous ?
-Les humains qui ont pu fuir ont dû faire face à la culpabilité d'avoir abandonné tous les autres à une mort certaine, d'avoir brisé de leurs propres mains le socle sur lequel ils s'étaient élevés. Venir vivre ici était un renouveau, ils pouvaient tout effacer, tout recommencer depuis le départ. Nombreux sont ceux qui ont préféré oublier, pour soulager leur conscience.
-Mais pas vous.
Le vieil homme eut un rire sinistre.
-Moi je n'étais pas là. J'étais comme toi.
-On vous a raconté tout ça ?
-Et quel âge au juste crois-tu que j'ai, petite ? Voilà plus d'un millénaire que les Ostéens parcourent ces sous-terrains !
-Désolée...
Il avala une grande rasade de tisane.
-Mon très lointain ancêtre faisaient parti des rares qui ont décidés qu'il fallait entretenir la mémoire du passé, il a veillé à ce que ses descendants sachent d'où ils venaient, et qu'ils le transmettent à leurs descendants. En hômmage à tout ceux qui ont tenté le voyage vers une terre nouvelle, à ceux qui sont restés sur place. Afin aussi, de ne pas répéter les erreurs du passé. Certains devaient se souvenir.
Elle fit mine de ne pas remarquer la larme qui perlait au coin de l'oeil ridé du vieil homme. Émue, elle posa sa dernière question :
-Pourquoi moi ?
-Parce que je n'ai pas d'enfant. J'ai vu en toi quelque chose la première fois que je t'ai rencontré, j'ai décidé de parier sur toi. Je ne regrette pas mon choix. J'avais si peur de mourir en entraînant cette tradition dans la tombe. Accepteras-tu, Hédel, ce fardeau que je te transmets, retiendras-tu tout ce que je vais te raconter, le raconteras-tu à tes enfants et tes enfants le raconteront-ils à leur tour ?
-Je... Oui, oui je l'accepte. J'écouterai, tout, et je retiendrai.
Azdroth sourit, il avait fait le bon choix, et cela le ravissait.
-Rentre chez toi petite, demain je te raconterai.
Hédel se leva sans avoir touché à sa tisane. Une dernière question passa à travers ses lèvres au moment où elle passait la porte.
-Comment notre passé a-t-il pu se transformer en une simple légende ?
-C'est le temps, le temps qui embrume la mémoire des hommes. Qui leur fait oublier qui ils sont, leurs rêves et leur passé. On ne peut pas lutter contre le temps, nous ne pouvons que nous souvenir. C'est ce que nous faisons, nous, les Conteurs.


______________________________________________________________________________________________________

Je vais me lancer dans le concours ce thème m’intéresse bien, et puis Mythes et Légendes, j'adore ce thème. Petite question on peut s'inspirer de n'importe quel légende ? (ex, bloody mary..... )
Deux mois pour écrire c'est trop bien, merci Naru !

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Naru le Lun 5 Déc 2016 - 9:58

Je suis contente que ça vous plaise!^^

A vrai dire, ça faisait un bon moment que je voulais lancer ce thème mais je trouvais que c'était assez complexe et que du coup, sur un mois... ça allait être galère!^^

Oui vous pouvez aussi bien vous inspirer des mythes gréco-romains, des légendes urbaines etc...
Vous pouvez également prendre le mot "Légende" comme par exemple : cet homme est une légende du cinéma!
Bref, c'est comme vous voulez!^^

Toaster: ^^
Eh bah ça tombe bien!^^
Du coup, pas d'excuse pour ne pas présenter ton texte! XD

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Wolfsnape le Lun 5 Déc 2016 - 18:06

Oooooh !!!
Génial ce thème !! :D

J'avais dans l'idée d'écrire quelques mythes en plus ! C'est l'occasion !
Super Naru ! :D

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Sprygann le Lun 5 Déc 2016 - 19:36

Mais c'est ma foi fort sympathoche dites moi! C'est vraiment intelligent d'avoir mis plus de temps et plus de lignes pour un thème comme celui-ci qui est très complexe donc pour ça bah... MERCI!
bon allez, je vais m'y mettre moi!

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Mymy-Chan le Ven 16 Déc 2016 - 20:23

Un bon concours je trouve ! Les mythes et les légendes recèlent beaucoup de choses, de détails qui peuvent être exploiter à notre manière. Je pense me faire plaisir là !

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par ermur4zor le Dim 18 Déc 2016 - 14:17

je sens que je vais possiblement participer. Nous verrons si j'aurai assez d'inspiration et pour organiser mes pensées sur le sujet.

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Exonear le Dim 18 Déc 2016 - 23:38

Je pense aussi participer a ce concours, mon premier !
ce thème est très vaste, donc c'est très intéressant de voir les projet final.

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Naru le Lun 19 Déc 2016 - 19:45

Oh c'est cool de voir autan de mon de intéressé!^^

J'ai hâte de voir tout ça!^^

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Exonear le Lun 19 Déc 2016 - 19:49

c'est le moment pour pondre un texte qui entrera dans la légende  .
Pour faire un entré fracassante sur le forum .

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Lonely D. le Jeu 29 Déc 2016 - 6:34

Youh! Voilà mon texte pour le concours fdsss .Je sais qu'on a deux mois pour le rendre, mais je déménage loin loin loin en Janvier, et entre les démarches et la paperasse, j'étais pas sûr d'avoir le temps  . M'enfin, il est là! J'ai hâte de voir les vôtres! En attendant, au dodo et bonne journée à vous : )
Les Faux-Rois:
« _Grand-père, tu me racontes une histoire ?
« _ Il est tard ma petite, tu devrais déjà dormir. »
« _S'il te plaît, je n'ai pas sommeil ! »
« _ Bon, très bien, laquelle veux-tu entendre ? Celle du Prince Trois-Pattes ? La Grande Ruche d'Or ? »
« _ Non, pas un conte. Je veux une vraie histoire. Je veux celle des Faux-Rois. »
   L'ancien , tout d'abord surpris, poussa un soupir. La nouvelle génération était bien curieuse en ce qui concerne cette période que les plus âgés tentaient encore d'oublier. Mais ce sombre épisode faisait partie de leur Histoire, les plus jeunes aussi se devaient d'en tirer leçon.
S'installant confortablement près de la petite, il plongea son regard dans les étoiles et commença son récit. 

   « Ils arrivèrent du ciel il y a de nombreuses lunes, cherchant désespérément un foyer après avoir perdu le leur. Leur immense vaisseau avait traversé l'espace, errant de systèmes en systèmes à la recherche d'une planète habitable. Mais partout où ils allaient, ils ne trouvaient ni leur précieux dioxygène, ni leur indispensable H2O. En effet, bien que nos deux espèces soient extrêmement différentes, par une étrange coïncidence, les éléments vitaux à notre survie étaient les même. Alors qu'ils s'étaient résignés à périr, dérivant sans but ni espoir, ils découvrirent notre planète. Leur essaim ne comptait plus que quelques milliers de survivants lorsqu'ils atterrirent, mais guidés par un incroyable instinct de survie, ils luttaient férocement contre leur extinction.
   Bien que nous nous soyons toujours questionnés sur l'existence d'autres formes de vies dans l'univers, c'était la première fois que nous y étions confrontés. Que faire ? Venaient-ils en paix ? Représentaient-ils une menace ? Leur apparence difforme effrayait beaucoup d'entre nous : ils avaient tant de membres, d'yeux, de dents et de protubérances qui jaillissaient de leur crâne...leur façon de se déplacer, la pâleur de leur peau, tout en eux nous inspirait dégoût et terreur. Mais il existe bien des créatures hideuses, et ce n'est pas pour autant que nous les éradiquons ; nous décidâmes donc de leur laisser une chance. Nous les avons observé, analysé, pour découvrir avec surprise que ces créatures d'un autre monde possédaient un niveau d'intelligence similaire au nôtre. Ils communiquaient dans un langage complexe et établissaient un nid autour de leur vaisseau. Certains commandaient, d'autres chassaient, tous s'activaient avec effervescence jusqu'à la nuit tombée. Après de longues délibérations, nous tentâmes un premier contact.
   La mission se conclut par un massacre. Lorsque nos éclaireurs s'approchèrent, l'essaim en plein travail se désorganisa soudainement, des sons stridents firent vibrer l'air, et ce qui s'apparentait à des sentinelles surgirent du nid. Dotées d'armes dont nous ignorions tout, elles décimèrent nos messagers avant qu'ils n'aient eu la chance d'établir un contact. Nous répétâmes jours après jours ces tentatives, mais toutes se terminaient dans un bain de sang. Révolté par les pertes toujours plus conséquentes, notre peuple soutenait de moins en moins cette politique pacifiste. Notre reine bien aimée avait des difficultés à calmer les foules vindicatives, mais refusait d'abandonner les essais. Pour elle, il ne s'agissait pas de vulgaires parasites, mais de créatures intelligentes, venant d'endroits que notre technologie ne nous avait jamais permis d'explorer. Leur apparence nous terrifiait, peut-être était-ce un sentiment réciproque ? Si c'était le cas, ''tuer ce que l'on craint'' était la solution primitive, pas un comportement digne d'une espèce ''évoluée''.
   Cela prit du temps, beaucoup de vies de notre côté, mais nous y sommes finalement parvenu. Notre reine avait raison : apeurés par notre physique, perdus si loin de chez eux sur une planète inconnue, ils avaient cédé à leur instinct de conservation. Quoi de plus naturel ? Nous venions, tout apaisés par nos années de paix, en plein milieu de leur guerre pour la survie. Malgré ces débuts difficiles, nous parvînmes à une entente. Vint alors le temps des échanges de connaissances, de l'apprentissage de nos langages respectifs, du récit de nos Histoires.
   Ils venaient d'une très lointaine planète aux caractéristiques similaires à la nôtre. Espèce la plus évoluée, ils s'étaient rapidement développés, avaient proliféré, domptant la terre, le ciel, puis l'espace. Quand plus aucune créature ne put rivaliser avec eux, les querelles au sein de leur propre espèce se multiplièrent. Plus de terres, plus de pouvoir, plus de contrôle... Jusqu'au jour où la surexploitation de leur planète les condamna à une fin inévitable. Ils nous racontèrent avec honte la déchéance de leur monde, gangrené par les répercussions de leurs conflits incessants. Ils pensaient être une race supérieur, mais réalisèrent trop tard que la nature est une force qui ne peut être dominée car ils savaient la détruire, pas la faire renaître. Ils furent des millions à fuir dans l'espace, seul échappatoire au funeste tic tac de leur planète. Des milliers moururent dans les vaisseaux, beaucoup plus périrent sur les continents agonisants. Derniers rescapés, drapés dans la tragédie et le chagrin, leur voyage semblait sans fin. Ainsi s'acheva l'illusion d'un règne.
   De nombreuses lunes se succédèrent après leur arrivée. Les survivants se reproduisirent rapidement, élargissant leur territoire, créant de nouveaux nids de plus en plus loin au fur et à mesure qu'ils apprenaient à connaître nos régions. Leurs coutumes, bien qu'ils aient tenté de nous les expliquées, demeuraient pour certaines incompréhensibles, et c'est avec perplexité que nous les voyions parfois brûler la nourriture ou s'émerveiller devant des cailloux... Peut-être étions nous après tout un peu plus évolué qu'eux. L'harmonie n'était certes pas parfaite car notre peuple avait toujours en mémoire les pertes que nous avions subies, et nos deux espèces avaient parfois du mal à ignorer l'apparence effrayante de l'autre. Il paraît que c'est un trait typiquement humain : nous avions au moins cela en commun. Il y eut quelques bavures, bien évidement, mais toutes furent punies sévèrement des deux côtés afin de prouver que les actions des criminels ne reflétaient pas les désirs des peuples eux-même. Nous étions malgré tout heureux de cette collaboration, et avions bon espoir en l'avenir que nos deux races pourrait construire. Mais un détail a tout changé.
   Leur espérance de vie était ridicule. En moyenne, ils vivaient trois fois moins longtemps que nous. Bien que triste, ce constat ne nous avait jamais parut alarmant, nous n'y avions donc prêté que peu d'attention. Quand nous comprîmes notre erreur, il était déjà trop tard. En mourant, ce n'était pas seulement leur corps qui disparaissait, mais aussi leur héritage. Les premiers arrivants portaient avec eux le fardeau de leur honte et de leur tristesse : ils avaient vu la chute de leur monde et étaient hantés par cette vision. C'est pour cette raison que la paix que nous avions instaurée était si solide : tirant leçon de leur vécu, ils avaient compris que la domination ne valait pas la coexistence. Mais bien qu'ils aient tenté de transmettre cette sagesse à leur progéniture, celle-ci se sentait de moins en moins concernée au fil des générations. Elle avait été engendrée sur cette planète-ci et les récits de leurs aînés sur ce lointain monde détruit sonnait comme une fable. Peu à peu, nous regardions impuissants ces nouvelles portées se succéder, adoptant les comportements inconscients de leurs ancêtres.
   Quand ils furent trop nombreux, les territoires habitables vinrent à manquer. Ils ne pouvaient étendre leurs colonies directement près des ressources car le traité de paix stipulait qu'elles devaient rester accessibles tous. Ils commencèrent alors à se battre pour les terres les plus prospères et au fil du temps nous devînmes aussi un obstacle à leur expansion. Ils avaient autrefois décimé les nôtres sans difficulté, et à leur yeux nous étions très nombreux pour notre espérance de vie surdimensionnée, alors pourquoi partager ?Ces créatures n'avaient plus rien à voir avec celles que nous avions accueillies, ne disposant ni de la mémoire, ni de la gratitude de leurs aïeux. Ivres de pouvoir et aveuglés par la convoitise, les raisonner était inutile. Une fois encore, ils firent couler le sang des nôtres.
   Alors nous avons riposté. Nous n'avions jamais montré de comportement hostile, et leur erreur a été d'en déduire que nous étions faibles. Mais nous ne sommes pas pacifiques de nature. Les nombreuses guerres fratricides que notre espèce a connues nous ont assagi. Notre diplomatie aussi bien que notre apparence chétive ont pu être interprétées comme une faiblesse, mais si nous sommes si prompt à préserver la vie, c'est parce que nous sommes bien plus doué pour la retirer. Quand il s'agit de tuer, notre potentiel est sans limite. Nous avons frappé. Fort. Nos ennemis ont appris la terreur en découvrant notre vrai visage. Cette fois, pas d'hésitation : cette espèce était un danger pour notre planète, elle devait être éradiquée.
   Traqués et éliminés jusqu'au dernier, les Faux-Rois ne sont aujourd'hui rien de plus qu'un souvenir, mais un souvenir douloureux. Ils ont rejoint la liste des espèces éteintes par notre faute, et cette pensée nous hantera toujours. Leur histoire est aussi tragique qu'effrayante : n'ayant pas de prédateur naturel, leur toute-puissance leur a fait oublier l'humilité, ce qui a causé leur perte. Et sur cette planète, les puissants, c'est nous. »

La petite resta silencieuse un moment, troublée par le récit de son grand-père.
« _ Tu penses que l'on va devenir comme eux ? » finit-elle par demander en frissonnant.
L'ancien se redressa et enroula son long corps reptilien autour de celui de la petite en signe de réconfort, puis, levant son œil unique vers les astres, il murmura:
« _ Je pense que nous sommes nés avec une aptitude à détruire hors du commun. Mais aussi avec une sagesse qui nous permet d'apprendre de nos erreurs. Et de celles des autres. Peut-être ces frères d'un jour ont-il disparus, mais jamais leur destin de doit s'effacer de nos mémoires. Souvenons-nous toujours du pire, surtout lorsque nous voudrons construire le meilleur. »
Troublée, la petite se blottit contre les écailles de son grand-père, puis déclara :
« _ Je n'oublierai jamais l'histoire des Faux-Rois, promis, Grand-Père »
Recouvrant sa descendance de ses ailes transparentes, l'ancien répondit :
« _ Oui ma petite, n'oublie jamais l'histoire des Hommes. »
 

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Exonear le Ven 30 Déc 2016 - 17:56

Très beau texte Lonely, je suis pas doué pour commenté un texte par contre xD.
tout ça s'annonce compliqué  .

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Naru le Sam 31 Déc 2016 - 10:38

Oulala! Mais ça annonce du lourd comme challenger là! XD

Super texte Lonely D! ^^ J'ai vraiment bien aimé!!^^
J'ai particulièrement bien aimé comment tu explique la nouvelle manière de pensée des colon humain qui oublient peu à peu d'où ils viennent et ce par quoi ils sont passé! Vraiment, le fil de ton histoire est très bien mené du début à la fin, sans incohérence!^^
J'ai bien aimé également que tu distille un peu de doute quant à savoir, au début du texte, qui parle? Une race humaine ou non?
Bon très vite dans le texte, c'est éclaircie mais même si on comprends qui est qui, je trouve que continuer jusqu'au bout sur cette idée est intéressant!^^

Vraiment un très bon texte, il m'a emmenée très facilement dans ton monde! Tu as une écriture très agréable à lire, du vocabulaire et surtout tu sais emmener sans trop de fioriture ton histoire d'un point A à un point B sans nous perdre!
Bref, un texte géniale!^^
J'espère... non... je VEUX te voir participer aux prochains concours!!^^

Bon courage pour ton déménagement!!
Tu pars loin loin, genre pas en France? (oui bah je suis curieuse hein!^^)

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Lonely D. le Lun 2 Jan 2017 - 7:06

Merci! C'est tellement dur d'être objectif sur son propre texte quand on a tous les détails en tête, j'avais peur de perdre le lecteur en laissant un peu de flou >_< Mais me voilà rassurer!

Pour les prochains concours... qui saaaaait? peut êêêeêtre....   (Haha, après tant de compliments je ne peux pas faire autrement!)

Allez, le plus dur maintenant: attendre vos textes *o* En plus sur ce thème, je tiens pas en place!! *rouroule d'impatience*

Et pour le déménagement, c'est en Ecosse madame la curieuse u_u

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Chamlok le Mar 3 Jan 2017 - 13:36

Hello ! fdsss

Attention, ce commentaire contient des spoilers concernant le texte "Les Faux-Rois" Passez votre chemin si vous ne l'avez pas encore lu Wink


Je viens de lire ton texte Lonely D. Tout comme Naru et Exonear, j'ai beaucoup aimé.

la chute m'a complètement pris au dépourvu ^^ malgré les indices à droite à gauche et le fait que j'avais lu un truc semblable ailleurs (le début de "les brigades fantômes" de john scalzy si ma mémoire est bonne)

L'équilibre du texte est particulièrement soigné. J'aime avoir quelques détails sur un monde, encore plus si ce n'est pas au détriment du rythme.
Je n'ai pas de critique à formuler, faudra que tu penses à faire quelque chose d'un peu moins bien au porchain concours si tu veux des avis constructifs ^^
Trois questions : pourquoi les Faux-rois? Les lézards n'avaient pas de problèmes environnementaux avant que les humains n'arrivent? Et combien de temps as tu pris pour écrire ce texte?

J'en profite pour annoncer ma participation :) ça fait longtemps que je n'ai pas participé et j'aime bien ce genre de thème libre. J'ai déjà commencé un peu ce matin.

à la porchaine!

*pose super musclée*


Dernière édition par Chamlok le Lun 16 Jan 2017 - 21:51, édité 2 fois (Raison : j'avais oublié la pose!)

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Lonely D. le Mer 4 Jan 2017 - 3:23

Voui! Un autre candidat, un autre texte, une autre promesse d'histoire! J'espère qu'elle sera aussi musclée que cette intrigante mais néanmoins époustouflante pose! 

En ce qui concerne les détails de la nouvelle, c'est juste là
Spoiler:
Le terme de ''Faux-Rois'' fait référence à la façon dont ces Hommes pensaient règner sur leur planète, persuader d'avoir tous les pouvoirs, jusqu'à leur désillusion et leur chute. Cette attitude, complètement opposée à celle du peuple qui les a accueilli, a marqué ces derniers et ils ont utilisé ce terme une fois l'alliance rompu pour les désigner. D'un côté par cette appellation ils gardaient en mémoire le vice de ces créatures (démesure, tout ça tout ça) et d'un autre ils atténuaient la culpabilité d'avoir éliminé une espèce entière (en utilisant une dénomination plus ''péjorative'' disons, ça rend les choses plus faciles à accepter). Bref voilà pourquoi grand-papa reptile utilise ''Faux-Rois'' plutôt qu' ''Hommes'' dans son histoire.

Pour la question de l'environnement, le peuple du narrateur n'en a pas vraiment, parce qu'il a renoncé au developpement pour vivre en harmonie avec la nature. Ce peuple ne progresse pas en fait: il ne déplace pas et ne stocke pas de ressources, il ne s'y connait pas vraiment en armement, et l'espace lui est inaccessible, en bref, il a un mode de vie assez primitif qui ne nécessite pas l'exploitation de leur planète. Ce sont les Faux-Rois qui ont provoqué leurs problèmes environnementaux en essayant d'aller toujours plus haut. Leur ascenscion a été spectaculaire et incroyable, mais cela impliquait forcément un coût et des sacrifices.

Pour l'histoire, c'est l'une des idées qui me trottent dans la tête depuis plusieurs mois déjà, j'en avais fait un ou deux croquis et noté quelques phrases qui sonnaient bien, mais bon, il faut de la motivation pour écrire tout ça, et c'est pas mon point fort e___e M'enfin, l'occasion était bonne, alors j'ai bossé dessus sur 3 jours (enfin nuits...) pour organiser tout ça en quelque chose qui tienne debout.

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Je relève le défi

Message par Mr_John_ le Ven 6 Jan 2017 - 23:39

Comme je le dit mon talent c'est l'écriture,et pour ce sujet de ce que j'ai lu je suis assez court ,mais je relève le défi!!!Ce thème me tente ,je suis passionné par l'histoire aussi , je pense vous sortir une vieille légende..je vous en parlerai quand j'aurai plus de précision à fournir !!

a bientôt ^^

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Question sur un point de détail!

Message par Mr_John_ le Dim 8 Jan 2017 - 1:44

Bonjour tout le monde,j'aimerai savoir,car en commençant à réfléchir je me suis posé la question,est t'il possible de parler de mythes paranormaux?

a bientôt^^

Jojo

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Naru le Dim 8 Jan 2017 - 11:17

Salut John!^^

Oui, c'est possible!^^

On ne le met pas toujours sur l'accueil du sujet mais par contre, il faut bien entendu que tu nous poste une histoire originale. C'est à dire, que tu auras écrit toi, avec ton univers à toi. Nous n'acceptons pas les fanfictions et, évidement, le plagiat.

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Inspiration

Message par Mr_John_ le Dim 8 Jan 2017 - 13:42

Naru a écrit:Salut John!^^

Oui, c'est possible!^^

On ne le met pas toujours sur l'accueil du sujet mais  par contre, il faut bien entendu que tu nous poste une histoire originale. C'est à dire, que tu auras écrit toi, avec ton univers à toi. Nous n'acceptons pas les fanfictions et, évidement, le plagiat.  
Alors oui c'est une histoire inspiré de faits réels mais remise à ma sauce^^ tant que j'y suis au moment de poster mon histoire,tu peux me dire comment on fait pour la mettre dans le petit encart ou il faut cliquer?

merci^^

a bientôt^^

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

Message par Sagiga le Dim 8 Jan 2017 - 15:05

Coucou !

C'est très facile il te suffit de mettre ton texte entre bornes [spoiler] !
Deux solutions, soit tu cliques sur la petite icône juste au-dessus (elle fait apparaître les bornes) soit tu les écris toi-même !
L'icône en question >

Les bornes ça ressemble à ça (sans les 2 *) :
[spoiler*][/*spoiler]
Tu mets ton texte au milieu > [spoiler*]texte[/*spoiler]
Et normalement ça donne ça :
Spoiler:
texte

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Merci

Message par Mr_John_ le Dim 8 Jan 2017 - 15:30

Sagiga a écrit:Coucou !

C'est très facile il te suffit de mettre ton texte entre bornes [spoiler] !
Deux solutions, soit tu cliques sur la petite icône juste au-dessus (elle fait apparaître les bornes) soit tu les écris toi-même !
L'icône en question >

Les bornes ça ressemble à ça (sans les 2 *) :
[spoiler*][/*spoiler]
Tu mets ton texte au milieu > [spoiler*]texte[/*spoiler]
Et normalement ça donne ça :
Spoiler:
texte
Merci beaucoup!!!!!!^^

A bientôt^^

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Bientôt!!

Message par Mr_John_ le Ven 13 Jan 2017 - 1:08

ça y est !!! le texte est prêt ,je n'ai plus qu'a le fignoler et m'occuper des point de détails ,et je n'aurait plus qu'a le poster ici^^
Comme promis,j'ai opté pour du paranormal car cela relève un peu du mythe,car on ne sait pas si c'est vraiment réel,après ceux qui n'aiment pas l'horrifique,GOMEN GOMEN !!! Mais j'espère que ça vous plaira et que vous découvrirez ou verrez,Mon écriture. 
J'ai déjà posté un petit échantillon dans la galerie qui datait de juste avant que j'arrive ici,mais qui n'était pas réellement travaillé .
Celui ci est déjà plus pensé et mis en forme !!
trève de bla bla


A bientôt mes amis,

Jojo

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La maison qui saigne

Message par Mr_John_ le Ven 13 Jan 2017 - 14:20

Voici donc le texte promis^^ j'espère qu'il vous plaira à toutes et à tous ^^
La maison qui saigne:
Dans les années 90 un couple s'installa dans une maison en banlieue parisienne.Ils s'installèrent à deux dans le but de vivre à deux,mais surtout de se rapprocher de leur travails respectifs.C'était une maison normale,comme on en trouve partout en banlieue,à deux étages,un peu ancienne,mais les anciens propriétaires n'en disait aucun mal...
Ils s'installèrent quelques semaines après avoir achetés la bâtisse,le temps de quitter leur ancien appartement.Ils était très satisfait,mais quelques jours après avoir commencé à habiter ce lieu survint un phénomène lié à la maison.Le début de beaucoup d'autres événements.
La femme descendit le matin,après une nuit de sommeil.Elle alla prendre son petit-déjeuner dans leur nouvelle cuisine.Elle en était assez satisfaite,elle était assez fonctionnelle,avec beaucoup de place.Mais ce matin figurait quelques chose qui ne devait pas être.Une expression de terreur prit place sur son visage et ses mains lâchèrent le bol qu'elle tenait et un cri strident sortit .
-Annie!Que ce passe t'il ! dit il son mari en descendant les marches quatre à quatre.
Il vit le visage de sa femme,horrifiée , et compris que ça venait de la cuisine.
-C'est du sang!c'est du..commença t'elle avant d'éclater en sanglot.
Son mari observa le mur.Il était humecté d'un liquide rouge,ruisselant sur le papier peint.Il tentait de reprendre son calme,puis de réfléchir à un raisonnement plus cohérent que son épouse.
-Ce n'en est pas.C'est juste la peinture qui à déteint sur le papier peint,ne t'en fait pas . dit t'il en la serrant dans ses bras.
Il n'en croyait lui même pas un mot.Mais il voulait consoler et rassurer sa femme avant tout.Ils nettoyèrent cet incident et se contentèrent d'oublier tout ça.La journée se passa merveilleusement ,et ils parvinrent à chasser cette histoire de leur esprit.Et le lendemain...
-Charles !Le mur!appela Annie .
Le mur fut dans le même état que la veille.Comme ci personne n'avait lavé,mais c'était du liquide encore humide.Ce coup ci,le chef de famille eut du mal à garder son calme.
-Y'en à marre!Je vais appeler la police et ils vont attraper le salaud qui nous fait ce coup là!cria t'il en attrapant le combiné.
En effet,Annie était du même avis,ce ne pouvait être autrement.C'était un maniaque qui faisait ce canular pour les faire partir.Charles attendit un moment puis eu la police au combiné ,laquelle entendit cette histoire,et fit amener un agent sur place.
-Vous pensez que c'est quelqu'un qui vous veux du mal?demanda l'agent,notant chaque point de cette histoire en écoutant attentivement le récit du couple.Et cela fait deux jours?
-Exactement.répondit Charles sur un ton monocorde.
-Et bien,nous allons enlever un morceaux du papier peint,et essayer d'examiner le liquide,puis faire surveiller la maison et mettre de la poudre au sol pour découvrir si c'est réellement un plaisantin,vous avez un endroit ou aller en attendant du neuf?Leur demanda l' agent d'un ton calme.
-Oui,des amis de la famille.répondit Charles en serrant la main à l'officier de police .
Ils partirent donc,et attendirent quelques semaines,en se faisant héberger.Le couple n'était pas serein.Et ça ne s'arrangea guère lorsque la police les contacta.En effet la maison était restée vide,mais le sang avait continué de ruisseler.Et je parle bien de sang car les analyses avait été formelles,c'était du sang.
A cet annonce,Annie fut sous le choc et éclata en sanglot.Elle ne savait plus ou elle en était.
La police avait décider de retirer le papier peint de ce mur et de rester en contact avec la famille.Ils rentrèrent dans leur maison,presque à contrecoeur. Annie évita tout contact avec la cuisine tandis que Charles ne croyait toujours pas à cette folie.Comment des choses pareilles pouvait arriver dans une cuisine sans raison?Pourquoi du sang?
Puis vint la nuit,la dernière nuit dans leur maison.Et la plus angoissante,la plus oppressante.
Ils eurent peine à s'endormir.Le sommeil est léger quand on est dans un lieu ou se produisent des phénomènes inexpliqués.Puis le couple commença tout juste à s'endormir quand tout deux entendirent un bruit strident.Comme un élève qui fait crisser un tableau à l'aide d'une craie ,un bruit inquiétant et agaçant.Charles vociféra d'une voix tremblante:
-Y'A QUELQU'UN?
Aucune réponse . Charles tenta de menacer quelques potentiels intrus.
-Je vous prévient,je vais...
-AHHHHHHHhhhhhhh....
Un cri ténébreux d'un homme mis à mort.Un cri traumatisant et horrifique.
Charles et Annie n'hésitèrent pas une seconde de plus.Ils ne resteraient plus dans cet endroit sombre et ...démoniaque. Tel était ce lieu selon les pensées de la femme.Ils s'habillèrent ,et descendirent .Charles tenta un regard vers la cuisine.Ce qu'il n'aurait jamais dû essayer de faire.Une marre de sang avait investi la cuisine.
Ils prirent la voiture pour aller jusqu'au commissariat et raconter ce qu'il c'était passé .Suite à ça , ils partirent vivre ailleurs,et plus jamais entendre parler du mur.
                                                                                        ...
Des années plus tard,La maison fut détruite pour être reconstruite et fin mot de l'histoire,ils découvrirent des os qui datèrent au Carbone 14.Ces ossements dataient de la première guerre mondiale.
Quels atrocités s'étaient jouées sur ce sol?Quels crimes horribles furent commis pour que,au final,le sang témoignant d'un passé déchirant apparaisse des années plus tard,sur le mur de la maison d'un couple sans histoire,tandis que,les anciens habitant affirmèrent n'avoir jamais rien vécu de tel..

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Re: Concours de texte N°49: Spéciale 2 mois fin des votes le 26/02/17

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