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Concours de Dessin n°88 :
"
Épouvante/Horreur"

Confirmé avec modèle:
Nini-Fly


Expert avec modèle:
Shaolan


Intermédiaire sans modèle:
Tsumari


Confirmé sans modèle:
Fitia


Expert sans modèle:

Evilshurato


~
Concours Graphisme 87:
"Kit Halloween"

Débutant: ~Shõnin~


Intermédiaire: Zeleyas

ex-aequo: Lilimix


Confirmé: Miss-Sakura


Expert: -Shaolan-


~
Concours de Texte n°46 :
"Femmes Dangereuses"


Sagiga:

"La mémoire est étonnante. Je peux me souvenir d'un tas de détails insignifiants du moment où je l'ai aperçue.
La façon dont mes chaussures neuves serraient mes pieds, après les avoir meurtris toute la journée durant. Le goût, ou plutôt l'absence de goût de mon chewing-gum que je mâchais depuis le début de l'après-midi et qui avait commencé à durcir. Il y avait le bruit des voitures qui circulaient encore, sans doute des gens pressés de rentrer chez eux, vu l'heure tardive. On pouvait également distinguer le son de sirènes au loin, ou le grésillement du lampadaire juste au-dessus de ma tête. J'avais aussi très mal dans le bas du dos, comme souvent le soir en débauchant." [...]


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°16 :
"Votre collection de fan"


Gagnants :

Shaolan:


Barai Aki:


Kitsuna:


Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

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Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Wolfsnape le Sam 5 Nov 2016 - 11:42

Rappel du premier message :

Hey !

Désolée, beaucoup de retard pour lancer ce concours ! J'ai pas mal de problèmes IRL et une connexion internet qui décide de me faire défaut 3/4 de la semaine !
Bref ! Le thème de ce mois-ci "Un jour de chance" !
J'espère que ça vous inspirera ! ^^
120 lignes max !
Vous avez jusqu'au 4 décembre pour rendre votre texte !
Vous avez jusqu'au 6 janvier pour voter !
Participations :
Yuriakai:
Depuis que je suis née rien de beau ni de particulier ou différent de toi ne  m'est arrivée ,ma vie est très monotone , je vis comme une personne  qualifié de normale
.Je vis avec des parents aimant ,je vais au travail mais rien de tout cela ne me satisfait .Je voudrais être    différentes des autres que ma vie le soit aussi ,ou je souhaiterais avoir seulement un jour ou je le suit ,un jour de chance  !
J'espère que cela pourrait  m'arriver, rien qu'un jour où il  m'arriverait plein de  bonheur ,seulement 24 heures,  pour vous cela n'est pas beaucoup mais pour moi c'est énorme!
Vous imaginez ce qui pourrais bien m'arriver de génial !!
Tout d'abord que je sorte avec la personne que j'aime tant ,qu'on subissent mes caprices au moins un jour  ,que je puisse faire des choix moi même sans qu'une personne ne me l'ordonne  ou encore que je puisse prendre l avion . Tout ceci serait  merveilleux !L'avion quelle belle invention ,avec je pourrais aller partout même faire le tour du monde , En seulement une jour ce serait possible je pense .Etre libre !
Tout ceci serait tellement merveilleux!!
Mais quand  j'y pense jamais je ne pourrais vivre un jour de chance !
Vous me demanderez pourquoi, pour vous ce n'est pas logique tout le monde peut avoir de la chance ,regardais tout les personnes vivant dans le monde ,ils ont eu au moins un jour de chance même si la définition de la chance n'est pas la même pour tout le monde. Voyez vous , moi je ne me sens pas chanceuse de la vie que je mène car je ne suis qu'une figurante qui vient d'un livre inventé de toute pièce et le pire dans tout cela ,c'est que  j'aime le personnage principal.
Ma vie est tellement triste jamais je ne me ferais remarquer telle que je suis.
Mais,attendait !Peut-être  qu'en faite   mon jour de chance a été quand j'ai pris conscience de tout cela  ,c'est à dire aujourd'hui.
Peut-être que je peux changer tout cela  ,tout faire basculer et  passer de figurant à personnage principal !
Si seulement,c'était possible il faudrait que je trouve un moyen .Qu'est ce qui pourrait tout changer ?Comment pourrais je me rapprocher de lui ?
J'ai tellement de question sans réponse.
Et surtout pourquoi sa tombe sur moi ?
Qui est bien sur l'ultime question !
Cela remonte à  l'été dernier ,je l'avais aperçu par la fenêtre.Ce jour là il fessait très froid,le vent soufflait fort et ces magnifiques cheveux d'un noir brillant  virevoltait au vents cachant ces yeux a multiple reprise .Il portait des habits luxueux ,je ne saurais discerner son habillement dans les strictes détailles  tellement ses habits était orignaux !  Quand le vent s'arrêta je remarqua la couleurs de ces yeux d'un bleu  sombre et lumineux.Je n'avais jamais vu de telle yeux ,ses yeux était tellement transperçant ,que je ne pus le quitté du regard jusqu'à qu'il m'aperçus et me souria .Son sourire était comme un sourire de l'ange,il avait la  commissure des lèvres entaillé .De plus quand il se retourna pour s'en aller, je remarqua une étrange cicatrice a son cou en forme de serpent  ,ce qui me renda très curieuse,depuis ce jour je m'était intéressé à cette personne  .D'après ce qu'on m'avait dit il s'appelait kay , un prénom pour moi très particulier dès que je l'avais entendu j'avais éprouvais un plus grand intérêt pour lui qu'auparavant.
Par la suite je su que kay n'avait plus de parent ,ils avait été assassiné parait-il.
Pour moi , Kay était particulier ,différent de toute les personnes que j'avais pu rencontrer,il ne ressemblais a aucun autre personne par sa façon de parler sur de lui et en même temps  très réservé, ce qui me fit tomber sous son charme.
Mais je ne savais pas pourquoi je n'arrivais jamais a lui parler ,au début je me disais que le problème venais de moi !
je n'aurais jamais imaginé que tout ce  que je vivait était faux ,que ma vie était fabriqué par quelqu'un ,que je vivais dans un livre ;et que si jamais un jour l'auteur arrêté d'écrire , je cesserai d'exister .
Pour moi ,Cette révélation me bouleversa énormément, même depuis je ne peux toujours pas m'en remettre.
 Quand je pense à toi qui me lit ,je trouve que tu a tellement de chance ,tu est libre ,c'est toi décide de ce que tu vas faire de ta vie ,si tu veux mourrir ou vivre .Moi non ,je n'ai aucun pouvoir sur tout cela ,je suis le pantin d'un auteur qui doit faire tout ce qu'il me dit faire.
Avant j'avais l'impression de n'avoir aucune conscience mais maintenant si ,j'ai l'impression que je peux tout changer ,que je peux me libérer des contraintes de l'auteur.
Et surtout , je peux enfin lui parler !

Sprygann:
L'histoire que je vais vous conter, vous ne la trouverez dans aucun livres d'histoire, dans la mémoire d'aucun homme, dans les cauchemars d'aucun homme, dans la vie d'aucun homme. Pourtant, malgré le fait que nul n'en connaisse l'existence, cette histoire est importante pour moi, comme toutes les autres je suppose. J'en ai vu tant que je ne peux m'empêcher de vouloir les raconter, même si je sais que jamais personne ne lira ces lignes... Enfin... Voici l'histoire d'un être parmi tant d'autres, qui misérablement, fait son petit bout de chemin.

Aujourd'hui, au fond d'une étroite ruelle sombre emplie d'une odeur pestilentielle, une benne métallique était appuyée sur le mur de cette sordide impasse. De ce réceptacle meurtri par les années, des gouttes s'écoulaient. Une, deux, trois... Le flot ne semblait se tarir. Au début, elles s'écrasaient lourdement sur le bitume érodé, éclaboussant cette terre perdue. Au fil des minutes, une flaque se forma. Le bruit sec des impacts d'alors, fut remplacé par un ploc régulier. Ce battement cadencé, tranchait avec le silence dans lequel la ville morne était plongée lorsque la nuit l'avalait. Le clapotis, se répercutait sur les murs oppressants entourant l'obscure allée, dans un morbide crescendo.
L'écho s'amplifiait encore et encore. Ce ne fut d'abord qu'un simple murmure, transcendant les ténèbres, puis cela devint semblable à une détonation. Et ce, à chaque fois que la goutte atteignait le crasseux trottoir.
«C'en est assez...» songea alors Kaleb.
A contre cœur, il sortit de la douce moiteur de son lit, enfila un semblant de sweat-shirt et descendit lentement l'escalier qui grinçai sous le poids de l'adolescent. Pieds nus, il faisait face à la benne. L'odeur le prit à la gorge. Impossible que des ordures ménagères puissent dégager un tel fumet. Appréhendant la réalité, il souleva la tôle métallique, elle s'éleva en un sinistre grincement. La lenteur de son action, lui permit de mieux observer le corps violacé et contusionné de sa mère, du sang maculait son visage sur lequel était peint son dernier rictus.
Ses yeux écarlates ne cillèrent pas, ce n'est pas comme si un tel spectacle le surprenait. Le couvercle de la benne retomba avec fracas, soulevant au passage quelques mèches argentées du jeune homme. Il resta un long moment à contempler ce sarcophage, ne pouvant contenir l'émotion qui le prenait à la gorge. Après de longues minutes, il s'éloigna finalement. Ses pas étaient lourds, sa démarche était lente, il baissait la tête. Il monta nonchalamment les marches d'aciers, rouillées par les intempéries. Arriva sur le pas de la porte, poussa celle-ci, et attrapa le premier téléphone portable qui lui passa sous la main. Il appela la police, leur expliqua calmement la situation. Sa voix ne flancha pas, ses mains ne tremblèrent pas, ses larmes ne coulèrent pas.
2 heures s'étaient écoulées depuis l'arrivée des policiers.
Ils lui avaient posé les questions d'usage, qui es tu? Qui était-ce? Quand l'as tu trouvée? Les interrogations fusaient à un rythme effréné, le ton était oppressant. Les flics étaient pressés manifestement. Une telle affaire n'était pas anecdotique, ce n'était pas avec ça qu'ils allaient monter en grade, pourquoi s'y intéresseraient-ils? Pensa l'adolescent. Ils ne se préoccupaient même pas de son état mental. Ils s'en fichaient, comme tous les autres...
L'un d'eux cependant, sembla s'en inquiéter. Kaleb, entouré par deux gendarmes le vit s'approcher. Il était plus jeune que les deux autres, une cicatrice barrait son sourcil droit et ses yeux cyans semblaient emplis de compassion. Il écarta les deux gorilles, et demanda à rester seul avec lui. Il lui dit que tout aller bien se passer, que l'on allait s'occuper de lui, que l'on allait pas l'abandonner. Cette naïveté et cette candeur amusèrent l'adolescent. Il lui dit même son nom lorsqu'il l'amena au poste. Il s'appelait Jack. Il commença à lui raconter sa vie, pensant sûrement détourner Kaleb des sombres pensées qui devaient l'habiter. Cela l'agaça prodigieusement, mais il joua le jeu. Pourquoi attirer l'attention?
Ils arrivèrent finalement au commissariat, et le laissèrent dans une salle blanche, aseptisée. Derrière l'épais mur, il entendit des bribes de conversations. C'était Jack qui parlait.


« Il est étrange... Pas du tout affolé ou horrifié... Insensible... Pas stable mentalement... Futur enfant à problèmes. »


Cela non plus n'étonna pas Kaleb. Le policier avait certes l'air avenant, mais il savait que ce n'était qu'une façade. Enfin, pourquoi l'accuser? Il ne faisait que jouer un rôle lui-aussi après tout...
Même s'il essayait de se persuader du contraire, la dernière phrase lui avait quand même fait un mal de chien. Comment un inconnu pouvait-il prédire son avenir alors que sa vie ne commençait réellement que maintenant? Il ne comprenait pas, il n'en faisait pas l'effort.
Par la suite, on l'emmena voir une psychologue. Il détestait ces personnes là. Elles pensaient tout savoir de vous, mieux que vous. C'était parfois vrai certes, mais cela le dégoûtait. Enfin, qu'importe? Là encore, il n'aura qu'à jouer un rôle, tout se passera bien. Tous, dansent dans sa main après tout.
Finalement, on le laissa enfin partir. On le suivrait psychologiquement, mais pour l'instant, il était libre. Il avait dit que son tuteur était le petit ami de sa mère, en vérité, cela faisait 6 mois qu'il ne l'avait pas vu. Il pouvait se débrouiller seul, il le faisait depuis ses 5 ans.
Il fit quelques pas, assez pour s'éloigner de toute présence humaine. Quand il fut seul, il s'autorisa à se laisser aller, à se laisser submerger par l'émotion qui le prenait à la gorge depuis sa macabre découverte, d'il y a quelques heures seulement. Un rictus compulsif apparut sur son visage, suivit par un rire gargantuesque.
Il était libre, enfin! Sa mère n'était plus là, elle n'était plus là pour représenter les carcans qui l'entravaient. Ses rêves, ses aspirations, son espoir... Elle avait détruit tout cela, en lui révélant trop vite la cruauté des adultes. Elle ne l'avait jamais aimé, simplement exploité. Ce n'était qu'un outil pour elle. Il était même étonné qu'elle ne l'ait pas tué avant.
Sa disparition était un don du ciel, comme si un dieu, qui qu'il soit, l'avait enfin récompensé pour son chemin de croix. Il n'a même pas eu besoin de se mettre du sang sur les mains. Tout cela semblait irréel, c'était si inespéré, si beau, comme un rêve éveillé...
Vous le trouvez insensible peut-être ? C'était sa mère après tout, celle qui l'avait mis au monde, lui avait fait le don le plus précieux, celui de la vie. Comment peut-il se réjouir de sa mort, surtout dans de telles circonstances? La notion de bonheur est abstraite, et diffère pour tous ceux d'entre vous. Certains le trouve dans l'argent, d'autres dans la luxure ou bien comme ici, dans la liberté. Certains ne le trouveront jamais véritablement, ils n'auront qu'une simple copie factice, mais est-ce mal ?
C'est exactement la même chose pour la chance, tout est relatif. Vous ne verrez jamais le monde dans son entièreté, mais seulement comme vous souhaitez le voir.
Kaleb s'autorisa à lever la tête vers le ciel, pour voir, enfin, ce qui chaque jour semblait peser sur ses épaules. Pour voir, enfin, ces cieux qui s'étaient finalement éloignés, retrouvant leur place d'origine, au-dessus de lui, veillant sur son existence. Et lui permettant de voir, enfin, la voûte céleste.
Les lourds nuages gris étaient dispersés, laissant un carré d'azur éclatant entre eux. Il y vit un signe.
Aujourd'hui, il renaissait, après 16 ans d'errance.
Aujourd'hui, la chance lui avait enfin souri, après 16 ans d'ignorance.

Tout cela n'est que la stricte vérité. Ce n'est que, ce qui est déjà tant, l'histoire d'un homme parmi d'autres qui, à la merci du hasard et par un jour de chance, commença son petit bout de chemin. Sans mensonges flatteurs, sans rêves illusoires, sans que l'imagination ne s'en soit mêlée. Comment puis-je savoir tout ça? Me demanderez-vous. Comment puis-je savoir ce qu'il pensa, ce qu'il espéra, ce qu'il vécut ? Réfléchissez, vous qui avez réussi à me lire, vous connaissez déjà la réponse.

Sagiga:
La première goutte de pluie s'écrasa en dizaines de petites perles dans ses cheveux ondulés. Les suivantes ne tardèrent pas et la petite fille leva la tête vers le ciel, par réflexe.
Il était couvert, les nuages se bousculaient, comme si ce ciel n'était pas assez vaste pour eux. Elle appréciait ces nuances de gris, cette beauté triste.
Une goutte manqua de lui tomber dans l'œil et elle se ressaisit. Elle avança d'un pas rapide, longeant le caniveau dans lequel l'eau commençait à sécouler. La journée commençait bien mal.
Elle avait manqué de se faire attraper par ce vieux grincheux de Ramski lorsqu'elle lui avait dérobé deux œufs frais dans son poulailler. Ensuite, à cause de l'humidité, elle n'avait pas réussi à allumer un feu et s'était résignée à gober l'un des œufs cru et à tenter de vendre le deuxième à quelqu'un qui en aurait autant besoin qu'elle. Elle vivait, ou plutôt survivait, dans une partie de la ville complètement abandonnée et fréquentée par de nombreux orphelins. Ils avaient même fini par s'organiser en une petite société parallèle, une société principalement basée sur l'entraide et la protection. Les plus âgés faisaient des rondes et surveillaient l'arrivée de gardes ou d'adultes indésirables et même s'ils ne savaient pas tous se battre, ils portaient toujours une arme sur eux : un vieux couteau à la lame émoussée par la rouille, un gourdin de bois de fortune...
D'autres encore organisaient une sorte de petit marché interne : ceux qui récoltaient suffisamment à manger venaient vendre ou échanger leur nourriture afin d'en faire bénéficier les autres. La collecte se déroulait toujours dans la même petite baraque au détour d'une ruelle, dans la cave dissimulée par un épais tapis de paille, dont seuls les enfants du coin avaient la connaissance.
C'était là-bas qu'elle s'était rendue, au début du jour. Un certain Jonel l'avait accueillie :
– Bonjour Lili ! Tu arrives bien tôt aujourd'hui.
– Hmmm, grommela-t-elle. T'aurais pas un ou deux fruits à m'échanger contre un œuf frais ?
Elle sortit son butin de sa poche et le lui donna avec précaution. Il sortit un panier où trois fruits se battaient en duel.
– Je n'ai que deux oranges, dont une un peu abîmée et une pomme... un peu trop mûre.
En effet la pomme avait pris une couleur marron absolument rebutante. Elyû soupira, elle n'aimait pas les oranges.
– Va pour une orange alors.
– Je te donne les deux, les œufs sont un met plutôt rare.
Elle était donc repartie avec ses deux oranges et les avait mangées sans plaisir, appréciant simplement d'avoir le ventre un peu rempli.
Cette maigre satisfaction avait tourné court lorsqu'à peine une heure plus tard, son ventre s'était mis à lui faire mal, au point qu'elle ne pouvait plus tenir debout sans se tordre de douleur. Elle avait fini par vomir tout ce qu'elle avait ingurgité. Elle s'était alors promis de ne plus jamais avaler d'œuf cru.
Elle arpentait donc les rues de la ville sous la pluie devenue battante, se rapprochant du centre et de l'agitation. Trempée, elle circulait entre les passants, à la recherche d'une bourse qui dépasserait d'un manteau.
Trop concentrée sur sa quête, elle ne remarqua pas l'établi du marchand de légume et trébucha en se prenant le pied dans un pannier de courges. Elle se rattrapa de justesse mais la marchandise roula par terre, se couvrant de boue et certaines furent envoyées au loin par des passants inattentifs qui avaient donné un coup de pied dedans en marchant.
Furieux, le marchand la menaça avec son bâton et elle choisit de prendre la fuite avant de se faire battre devant tout le monde. Heureusement, l'homme n'avait pas voulu trop s'éloigner de ses produits et ne l'avait pas poursuivie. Elle se réfugia tout de même dans une petite ruelle privée de lumière, que personne n'empruntait jamais, ou presque.
Un bruit attira son attention et elle se glissa dans une cavité dans le mur, qui devait être une ancienne porte condamnée. Un homme, entièrement vêtu de noir, le visage dissimulé sous une large capuche, passa devant elle sans sembler la remarquer. Cependant, alors que sa longue cape se soulevait au rythme de ses pas, un détail avait tout de suite attiré l'attention de Elyû, une bourse bien gonflée. Plus rapide que l'éclair, elle trancha la corde qui maintenait la bourse à l'aide du petit canif qu'elle avait déjà sorti par précaution. Son butin attérit dans sa main avec un très léger tintement et pendant une demie seconde, Elyû hésita entre prendre la fuite immédiatement en profitant de l'effet de surprise pour prendre de l'avance, ou se cloîtrer contre le mur en espérant que l'homme ne se soit rendu compte de rien. La raison l'emporta : malgré son agilité et sa rapidité, elle aurait peu de chance de battre cet homme à la course. Elle se placa donc contre les pierres humides et retint sa respiration. La cape fit un léger bruit de drapé en s'abaissant et les pas de l'inconnu s'éloignèrent. Estimant avoir assez attendu, la petite fille s'élança comme si ça vie en dépendait, manquant de trébucher sur les pavés irréguliers de la ruelle sombre. Elle tourna dans une autre ruelle du même genre et prit quelques seconde pour évaluer la valeur de sa récolte. La bourse était pleine de petites pièces d'or et d'argent, une vraie fortune, mais il y avait autre chose. Une bague, très travaillée, en or sûrement, avec une énorme pierre rouge incrustée et un symbole gravé, qu'elle ne reconnaissait pas.
Elle se retint de crier sa joie, l'excitation de cette trouvaille était comme une boule de bonheur pur qui s'était formée dans son ventre et qui voulait absolument s'échapper au travers d'un éclat de rire. Elle parvint à se contenir malgré tout, et seul un gigantesque sourire illuminait son visage. Cette bourse allait changer sa vie, la bague devait valoir une fortune, sans parler de tout l'argent qu'il y avait à côté. Elle voulut essayer le bijoux mais il se révéla bien trop grand pour ses petits doigts. En retirant la bague, elle remarqua qu'un épais liquide avait légèrement tâché son doigt, elle l'essuya rapidement et remit son butin à l'abris, dans la couture intérieure de sa veste.
Consciente qu'elle ne devait pas trop s'attarder, elle se remit en route. Pour la seconde fois de la journée, elle faillit tomber car son pied avait butté dans quelque chose qu'elle n'avait pas vu à cause du manque de lumière. Son cœur rata un battement lorsqu'elle comprit que c'était une jambe, et qu'un corps gisait juste sous ses yeux. À en juger par la quantité de sang que l'eau de pluie chariait, il ne faisait aucun doute qu'il était mort.
Un cri la fit sursauter et elle aperçut au bout de la ruelle l'homme vêtu de noir qui l'avait interpellée. Ses jambes bougèrent plus vite que son esprit et elle mit quelques secondes à réaliser qu'elle courait. La pluie sembla redoubler d'intensité, et des trombes d'eau se déversaient sur elle et son poursuivant. Elle l'entendait se rapprocher d'elle, il lui hurlait de s'arrêter, il avait l'air furieux et à raison d'ailleurs. Mais elle avait trop peur que cet homme soit le même qui celui qui avait assassinéle type sur lequel elle avait trébuché, elle n'osait même pas penser à ce qui allait lui arriver s'il la rattrapait. La chance qui semblait lui avoir enfin souri allait tourner au cauchemar. Tout en courant, elle extirpa la bague de la bourse et la garda serrée dans sa main. Sous le coup de la panique, elle ne remarqua pas qu'elle avait tourné dans un cul-de-sac. Face au mur, dans un dernier élan de courage elle se retourna, la bague dans une main, son canif dans l'autre et affronta son adversaire du regard, tentant de maîtriser ses tremblements.
L'homme s'approcha d'un pas rapide et la toisa de toute sa hauteur. Son regard gris la transperça et elle vacilla légèrement.
– Rends-moi ce que tu m'as volé.
– Vous avez tué cet homme ?
Sa voix n'avait même pas tremblé. L'homme grogna, agacé et fit un pas en avant. Elyû porta la main qui tenait la bague à sa bouche et avala. Elle s'étouffa et toussa plusieurs fois alors que l'homme s'était mis à jurer. Elle sentit la pression de sa grande main sur sa gorge alors qu'il la plaquait contre le mur.
– Sombre idiote ! Tu préfères donc que je t'éventre ?! Tu crois sans doute que j'éprouverais des remords à tuer une orpheline !
Il ponctua sa phrase d'un rire sinistre. Cependant, Elyû avait croisé son regard, un regard froid, presque impénétrable. Et elle y avait vu quelque chose. Une chose à laquelle elle se raccrochait fermement, car la chance avait tourné. Elle avait le sentiment qu'elle était de son côté à présent. Le sentiment que cet homme ne lui ferait pas de mal.
– La bague finira bien par ressortir, dit-elle une lueur de défi dans le regard et une pointe d'ironie dans la voix. Gardez-moi avec vous pendant ce temps-là. Je vous rendrai votre bijou.
La pression autour de sa gorge se relâcha, elle put à nouveau respirer normalement. Elle observa la pluie s'abattre sur ses larges épaules, glisser le long de sa cape et de ses bras comme si elle se pliait à sa volonté. Ses yeux gris la pénétrèrent, lui en dirent plus que n'importe quel mot. Il ajouta tout de même, achevant de glacer le sang dans ses veines :
– N'essaie même pas de t'enfuir.
Puis il se détourna, certain de son emprise. Elyû marcha sur ses pas, le regard rivé sur les talons de ses bottes qui claquaient sur les pavés, éclaboussant le bas de sa cape. Son cœur battait fort, lui rappelant chaque seconde qu'elle était en vie. Elle avait raison, la chance était encore avec elle. L'homme ne vit pas ses lèvres se fendre en un sourire.
Avec précaution, elle fit glisser l'anneau dans sa manche jusqu'à sa main et le serra entre ses doigts.

Patronus:
Dans une salle de classe aux murs dorés se tenaient une vingtaine d’adolescents aux habits d’une blancheur éclatante. Les vitres par lesquelles perçaient les rayons d’un soleil levant laissaient apparaître une vallée verdoyante.
Ce paysage féerique donnait réellement à Marius envie de vomir. Pourtant, c’était peut-être lui qui semblait le plus à sa place dans cet environnement : des yeux d’un bleu aigue-marine, des cheveux blonds comme un champ de blé dont les boucles encadraient un visage parfait, aux traits fins et doux. D’ailleurs Marius évitait de croiser des miroirs, son reflet l’écœurait. Lui qui n’avait jamais pu supporter les anges en était l’un des plus parfaits représentants.

Au milieu de la salle, le professeur prit la parole.
- Vous serez des anges gardiens, vous devez bien le comprendre. La vie de celui dont vous aurez la charge sera entre vos mains. Vous savez ce que c’est qu’une vie ? Vous connaissez sa valeur ? Jacques, fait passer cette vie dans la classe. Prenez la chacun entre vos mains et essayez de ressentir ce qu’elle porte en elle.
La vie passa de main en main jusqu’à atteindre Marius. Celui-ci fut saisi d’angoisse à l’instant de la prendre. Mais une fois qu’elle fut dans sa main, tous ses sentiments négatifs disparurent. C’était une petite boule de lumière chaude qui pulsait régulièrement et dont des filaments dorés ne cessaient de sortir et de rentrer. Et Marius ressentit au plus profond de lui le besoin protéger cette vie par tous les moyens en sa possession. Rien au monde ne saurait l’empêcher de sauver cet être qui n’était pas encore. Mais lorsqu’il la passa à son voisin, toutes ses résolutions disparurent. Il resta sonné quelques instants, surpris par la profondeur de ce qu’il avait ressenti et choqué par la brutalité avec laquelle on lui avait arraché ces sentiments.
- Surtout ne la gardez pas trop longtemps dans vos mains, vous risqueriez de vous y attacher par des liens éternels.
Marius remarqua alors que tous dans la salle avaient les yeux braqués sur la vie qui continuait de passer de main en main.
- Ce que vous avez ressenti, c’est une résonance. Cette vie qui n’est pas encore incarnée cherche désespérément un ange pour marcher avec elle. Vous êtes vides, vous n’avez pas encore d’attache, c’est pourquoi cette vie a trouvé un écho en vous. Aujourd’hui vous allez passer un examen préliminaire. Ce n’est pas la peine de vous inquiéter, il n’y aura aucun renvoi, vous êtes tous destinés à devenir des anges gardiens et rien de ce qui arrivera n’y changera quoi que soit. Seulement cela fait déjà 10 ans que vous suivez ces cours et vous en avez 15, il est temps de voir où vous en êtes. Ce test déterminera votre niveau de préparation et les cours que vous suivrez à partir de la semaine prochaine et qui auront pour but de renforcer les domaines dans lesquels vous aurez montré le plus de difficultés.
Marius avait écouté d’une oreille distraite le discours de leur professeur. Plus que quiconque dans cette salle, il s’ennuyait. Sa condition lui avait toujours pesée et plus le temps passait plus il ressentait en son cœur une profonde lassitude. Les anges gardiens sont les seules créatures divines à grandir et à évoluer. Ils ne naissent pas réellement puisqu’ils n’ont pas de parents, mais ils apparaissent tout de même à l’état de nourrissons et grandissent. Ainsi en connaissant à peu près les mêmes expériences que les humains, il sont plus à même de les aider. Enfin en théorie. Car ce simulacre de vie n’avait réussi qu’à faire ressentir à Marius toute l’étendue de ce qu’il n’avait pas. Grandir, mais sans parents pour le voir, découvrir le monde sans personne à ses côtés, connaître l’existence de l’amour et savoir que jamais on ne pourra l’éprouver.
Marius avait plus que tout ange de sa classe passé du temps sur la Terre, invisible. Il avait vu la vie, et même les malheurs qu’elle réservait lui semblaient plus attrayants que la soi-disant perfection du paradis qu’il connaissait. En outre, depuis quelque temps, une autre raison l’amenait souvent à descendre sur Terre. Cette raison s’appelait Léah. Et c’est à elle que Marius pensait, la tête appuyée sur son bras, le regard perdu dans le vide. Il savait qu’il n’était pas censé ressentir l’amour, pourtant ce que son cœur éprouvait ressemblait bien à ce qu’on leur avait mainte fois décrit comme guidant la vie des hommes.
- Le test consiste en la chose suivante : vous vous verrez attribuer une personne dont vous aurez la charge durant une journée. Ces personnes ont déjà des anges gardiens qui vous surveilleront d’en haut, vous ne pourrez donc pas entrer en résonance avec elle.
Le professeur toisa ses élèves avec un sérieux inhabituel.
- En outre, nous allons vous donner à chacun deux brindilles de chance. Nous voulons voir votre habileté à les utiliser.
Il brandit en l’air deux petites brindilles scintillantes de couleurs différentes.
- La blanche donnera à votre protégé une heure de bonne fortune : les aléas de la vie quotidienne seront à son avantage durant une heure. Et la rouge déviera la malchance de votre protégé sur la personne sur laquelle vous aurez activé la brindille. Brisez-les pour les activer. Bonne chance à tous.
Chaque élève fut alors pris en charge par un ange gardien qui les amenèrent chacun en un endroit différent de la Terre, les déposèrent devant la personne dont ils avaient la charge puis remontèrent au paradis pour les observer.
Lorsqu’il découvrit la personne qu’on lui avait assignée, Marius pensa que Dieu avait vraiment une dent contre lui. Peut-être même deux dents. Parce qu’un tel niveau de malchance, ce n’est plus le hasard. Devant lui se tenait Léah. Elle était là, à quelques mètres en face de lui, mais elle ne le voyait pas. Elle ne le verrait jamais. Car il est un ange et qu’elle est humaine. Et que c’est comme ça. Marius soupira lourdement.
- Enfin, je vais pouvoir passer une journée avec elle, ce n’est pas si mal. Qu’elle est belle tout de même ! Moi qui avait décidé d’essayer de l’oublier et de me concentrer pour une fois... Je recommence à parler tout seul. Heureusement qu’elle ne m’entend pas, elle me prendrait pour un fou.
Marius se rapprocha de Léah et de l’amie avec laquelle elle discutait et s’assit à côté d’elle pour écouter sa conversation. Il s’amusa à répondre aux questions posées à voix haute, pour se donner l’impression d’exister, même pour un cours instant, même si ce n’était qu’une illusion.
- Je stresse pour le contrôle de cet aprem.
Ah, moi je stresse pour celui que je suis en train de passer.
- T’as révisé, non ? Y aura aucun problème.
Moi j’ai pas révisé. Ça veut dire que je vais avoir des problèmes ?
- Alex m’a dit que ce serait aussi sur le chapitre trois, je savais pas et je l’ai pas révisé…
Ça, je peux y faire quelque chose.
Marius sort de sa poche les trois brindilles qu’on leur a données et prend la blanche qu’il craque au dessus de Léah. Le contrôle ne sera pas sur le chapitre trois.
Alors qu’il marchait avec Léah sur le chemin du retour, Marius eut soudain une brève vision de l’avenir, cette petite particularité qui permet aux anges gardiens de mieux protéger la personne à laquelle ils sont attachés. Marius vit très clairement Léah s’élancer sur la route pour sauver une petite fille qui allait se faire renverser. Il la vit se faire percuter et agoniser lentement sur le trottoir, devant lui, impuissant. Marius regarda dans sa main. Il restait la brindille rouge. S’il la craquait au dessus de la petite fille, Léah ne la verrait pas à temps, elle ne s’élancerait pas sur la route et elle ne serait pas blessée. Et la petite mourrait. Marius hésita quelque secondes, puis il jeta la brindille et attendit en silence. Qui était-il pour empêcher Léah de faire ce qui lui semblait juste ? De quel droit intervenait-il comme ça dans sa vie ? Il regretta brusquement d’avoir utilisé l’ autre brindille. Il n’avait pas donné de la chance à Léah, il l’avait privé de sa liberté, ainsi que les gens de sa classe. Selon lui, un ange gardien ne devait pas agir comme ça. Léah avait le droit de vivre comme le pensait juste, et le droit de mourir pour ceci également.
Alors que la voiture se rapprochait et que Marius sentait les larmes couler de plus en plus abondamment sur ses joues, il se passa une chose très étrange : l’ange gardien de Léah apparut auprès de lui.
- Sèche tes larmes, Marius, elle ne va pas mourir. C’était pour le test, je suis désolé que cela t’ai autant affecté.
Et la voiture passa sans renverser qui que ce soit.
- Pour le test ? Comment ça ?
- Tu es le seul à avoir réussi le test. Être un ange gardien ne signifie pas distribuer des coups de chance, cela consiste à aider l’autre à être véritablement libre. La chance n’est rien d’autre que le hasard, et que serait une vie fondée sur le hasard ? Tu as compris cela, et je suis très fier de toi. Dommage. Tu étais un bon élément. Au revoir Marius.
- Pourquoi au revoir ? Que voulez-vous dire ?
Mais l’ange ne répondit pas. Il se contenta de sourire et de souffler en s’envolant vers le paradis :
- Ferme les yeux, compte jusqu’à dix, et rouvre-les, Marius.
Lorsque Marius rouvrit les yeux, il sentit que quelque chose avait changé. Il le sut jusqu’au plus profond de son être. Le monde autour de lui paraissait plus réel et plus brillant que jamais ! Et se retournant, il croisa les yeux de Léah qui lui rendit son regard en souriant. Marius comprit alors que malgré tout, quoi qu’on puisse dire, c’était réellement son jour de chance.
- Vous êtes certain d’avoir bien fait ?
- Il n’était pas fait pour être un ange.
- C’est pourtant vous qui l’avez créé ange.
- Oui. J’ai suivi son parcours avec grand intérêt.
- Vous voulez dire qu’il était spécial ?
- Oui, j’ai mis en lui quelque chose de plus.
- Quoi donc ?
- Le pouvoir de transgresser les règles. Le pouvoir de laisser passer sa chance pour saisir ce qu’il veut réellement. Le pouvoir d’aimer.

Naru:
Le son se répercutait de manière lugubre le long des couloirs, s'éparpillant dans les recoins sombres et humides des cachots. Soren se laissait trainer par ses deux bourreaux sans protester, feignant l'évanouissement sous les coups qu'on lui avait administrés. Le jeune homme avait encaissé les vingt premières minutes du lynchage en faisant mine de résister puis s’était laissé tomber après un coup-de-poing plutôt teigneux qui l'avait atteint à la joue.
Soren était aussi bien habitué aux coups qu'aux séjours plus ou moins longs dans les cachots du château. Abandonné devant les portes de l'église de la capitale, l'enfant aux cheveux blancs avait très vite été prit pour cible dans un royaume où être différent ne permettait pas de vivre très longtemps. Il avait grandi sous les regards haineux et méprisants d'Al Sorna, la capitale du Haut Royaume. À ses 10 ans, l'église l'avait mis à la porte sans le sous, sans autre vêtement que ceux qu'il portait, sans avenir.
Mais le jeune homme avait su s'adapter avec une facilité déconcertante à la cruauté et la rudesse de la vie d'orphelin des rues. Chapardé pour survivre, s'entourer d'autres petits voleurs et mendiants, se battre pour son territoire, prendre des raclées par les soldats de patrouille et détroussé les ivrognes avait rythmé son quotidien pendant si longtemps qu'il avait développé une agilité hors du commun.
Soren se laissa jeter sans ménagement dans une petite cellule crasseuse, mais ouvrit néanmoins un œil lorsqu'il entendit le cliquetis de la serrure.
Les deux gardes marmonnaient entre eux et le ton angoissé de leurs voix avait interpelé le jeune homme. Ils ne cessaient de jeter des regards sur la cellule suivante, plongée dans le noir. Si une inondation dans la tour Est ne les avaient pas obligé à changer d'itinéraire à la dernière minute, jamais ils n'auraient osé venir ici. Mais ils ne pouvaient décemment pas libérer Soren sans donner d'explication valable à leur supérieur. Les deux hommes se collèrent contre le mur le plus loin de la cellule plongée dans le noir et avancèrent sur la pointe des pieds, nerveux.
Un ricanement sombre déchira le silence angoissant qui s'était installé, faisant détaler les soldats, tandis qu'une sueur froide parcouru Soren.
Il n'osa pas bouger pendant plusieurs minutes, mais le calme était revenu.
Quelque peu inquiet, le jeune homme se redressa pour tâter ses muscles endoloris. Sa joue avait enflé et sa peau laiteuse serait marquée d'affreux bleus, mais dans l'ensemble, il ne s'en était pas trop mal sorti. Âgé d'une vingtaine d'années, Soren était devenu un voleur hors pair, mais il avait le don de se mettre dans les situations les plus dangereuses et les plus risquées. Il n'avait cependant jamais tenté de chaparder au château du roi.
Cela lui aurait à coup sur valu la potence s'il s'y était fait prendre.
Satisfait du peu de blessures dont il avait hérité après s'être fait attraper à dévaliser la boutique d'armes rares du quartier Nord, Soren jeta un œil curieux vers la noirceur de la cellule voisine. Il était rare de voir des soldats détaler de la sorte et sa curiosité s'éveillait furieusement. Incapable de percer le voile sombre, il s'approcha des barreaux mitoyens.
_Je crois que j'apprécierais de nouveau le spectacle de ces deux lourdauds détalant de peur si on m'en donne l'occasion. Lança-t-il aux ténèbres avec audace.
Il y eut un raclement et il entendit un froissement de vêtement, mais personne ne lui répondit.
Le jeune homme soupira tout en jouant avec une mèche de ses cheveux blancs.
_Ils m'ont bien amoché le visage en plus. Je ne pourrais pas aller conter fleurette avant quelques jours. Et ça, c'est bien la plus grande des injustices !
_Qui vous dit que vous sortirez d'ici ?
La voix était grave et masculine. Sans savoir réellement pourquoi, Soren fut parcouru d'un frisson. Il fit glisser une lame d'acier d'une manche qu'il laissa tomber au sol, teintant dans le silence. Il ne prit pas la peine de répondre, considérant que son geste se passait d'explication.
Le jeune homme sentit l'amusement chez son voisin même s'il ne dit rien.
_Les soldats ont peut-être la main lourde mais les miennes sont lestes ! S'enorgueillit Soren. Je pourrais faire sauter le verrou en un rien de temps... Peut-être le vôtre aussi si vous me dites qui vous êtes. Je ne voudrais pas relâcher un tueur sans pitié dans la capitale.
Un second ricanement retentit.
_Aller, c'est peut-être votre jour de chance ! Vous assouvissez ma curiosité et je vous sors de là ! C'est loin d'être la première et dernière fois que je me retrouve dans les cachots ! J'ai pris mes repères, même si j'avoue ne jamais avoir visité ceux-là. Continua Soren, poussé par un intérêt dévorant.
_Quel est votre nom ? Demanda son voisin.
_Soren.
Le silence reprit place tandis qu'il attendait que le mystérieux prisonnier fasse de même.
_Je n'ai pas de nom de famille, on m'a abandonné à la naissance. Reprit-il lorsqu'il comprit ce qu'attendait son vis-à-vis. Et vous ?
_Kija.
Le jeune homme chercha quelques instants dans sa mémoire, car ce prénom ne lui était pas inconnu. L'autre prisonnier mis fin à sa recherche de lui-même.
_Kija Al Sorna.
Écarquillant les yeux de stupeur, Soren ne pipa mot. Le prisonnier à ses côtés n'était autre que le prince Kija Al Sorna ! Il avait entendu les plus folles rumeurs sur ce prince déchu, engendré par la magie.
Le Roi n'arrivant pas à mettre enceinte la reine, il avait fait appel en secret à une magicienne alors même qu'il les exécraient. Sa femme avait rapidement enfanté, mais n'avait pas survécut à l'accouchement. La colère du Roi s'était alors tourné vers tous les magiciens, des sorciers les plus aguerris aux vieilles guérisseuses de village. Une grande purge avait ravagé le royaume et le sang avait coulé longtemps. Les rumeurs allaient bon train sur le prince héritier. Il avait été élevé loin de la foule, loin des regards avant d'être déchu de son statut par son propre père, une fois remarié et que sa descendance avait de nouveau été assurée de manière plus naturelle.
_Vous....
_Vas-tu tenir ta promesse ? Repris Kija, un accent d'ironie dans la voix.
_C'est vrai que vous avez des pouvoirs ?
Deux lueurs rougeâtres s'allumèrent soudain dans le noir, faisant sursauter Soren. Son cœur se mit à tambouriner un rythme incontrôlable, son souffle se coupa et il se mit à trembler. Il avait peur. Il n'aurait su le dissimuler.
Pourtant, une autre émotion, plus surprenante, prenait place. La certitude que toutes ces coïncidences qui l'avaient amené ici, la rumeur entendue qu'un marchand possédait une arme d'un pays lointain dont les habitants lui ressemblaient, sa décision de tenter le tout pour le tout, son arrestation violente, l'inondation qui avait conduit les soldats à l'enfermer exceptionnellement à l'écart des autres cachots, sa rencontre avec le prince déchu, semblaient s'imbriquer parfaitement. Tout semblait indiquer que son destin venait de prendre un tournant décisif. Lui qui avait toujours été méprisé, qui n'aurait pas dû survivre seul et démunis dans la rue, lui qui était sans cesse harcelé et jugé pour ce corps différent qui ne passait pas inaperçu.
Il n'était plus seul car ces deux lueurs rouges, incandescentes, n'étaient pas de simples lumières.
Tout comme ces cheveux blancs, les yeux de Kija n'avaient rien de commun.
_Finalement, ce n'est peut-être pas votre jour de chance. Repris Soren, la voix tremblante. Peut-être que c'est le mien.
Le jeune homme se leva d'un bond, insensible aux courbatures de ses membres endoloris, ne se préoccupant pas de son équilibre précaire. Il enfonça la dague volée dans la serrure de sa cellule avec dextérité et s'acharna sur le verrou de longues minutes.
Kija n'avait pas dit un mot. Ce n'était pas la première fois que la peur qu'il insufflait par sa seule présence, se manifestait chez les autres par ce sentiment de fuite incontrôlable. Il y était habitué, mais pas indifférent. La souffrance de voir la terreur sur les visages de ceux qui le côtoyait l'accablait depuis toujours et son cœur ne s'était pas endurci pour autant.
Un cliquetis se perdit dans le calme du cachot.
Soren sortit avec précaution de sa geôle et, à la surprise de Kija, s'attaqua à la serrure de la sienne.
_Qu'est-ce que.... Pourquoi ? Demanda-t-il, méfiant.
Le jeune homme répondit tout en agitant sa lame dans le verrou visiblement ancien et jamais entretenu.
_Je vous l'aie dit. C'est mon jour de chance ! Je suis certain que je m'embarque dans la plus grande galère de toute ma vie, qu'on ne passera certainement pas l'enceinte de la Haute Ville sans se faire repérer et que je vais probablement finir au bout d'une corde. Mais si j'étais destiné à une seule chose, c'était de vous rencontrer et de vous aider.
Deux mains sales aux longs doigts délicats vinrent s'enrouler autour des barreaux tandis que les contours d'un corps et d'un visage adolescent se laissèrent entrevoir à la lueur de la torche accrochée au mur un peu plus loin.
_Tu es fou... Susurra Kija. Cependant, Soren avait décelé la pointe d'espoir dans sa voix.
_C'est bien possible. Admit-il. Vous me faites un peu peur. Mais si j'ai jamais eu le courage de changer de vie et de quitter la capitale pour voyager, je sens que vous aider me poussera à faire quelques changements.
Dans la pénombre, un sourire amusé se dessina.
_Je ne compte effectivement pas m'éterniser par ici.
Un cliquetis résonna et la porte de la cellule s'ouvrit avec un grincement sinistre.
_Dans ce cas, ça fait de nous deux chanceux.


Dernière édition par Wolfsnape le Lun 5 Déc 2016 - 20:38, édité 3 fois

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Ven 18 Nov 2016 - 23:27

Ok alors!^^

Ah du coup tu m'as donné envie d'écrire et je viens de trouver une idée qui me plait beaucoup!^^
Je vais la faire tourner dans ma têtes quelques jours, histoire qu'elle prenne forme bien comme il faut! J'ai envie de renouer avec un peu d'héroïc Fantasy! ^^
Faut que je trouve des prénoms par contre ! XD

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par yuriakai le Ven 18 Nov 2016 - 23:30

J'ai reussi à te donner envie d'écrire :o
Par contre pour ma part j'ai tout trouver hier au feeling xD
Les prénoms ,c'est ce qui est le plus facile à trouver XD
Hâte de voir ton texte ^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Mer 23 Nov 2016 - 23:05

Hey! c'est ma première participation à un concours d'écriture, l'émotion!!
Sinon euh pour ma nouvelle hum eh bien c'est... bizarre? m'enfin, vous comprendrez en la lisant! d'ailleurs il faut bien la lire jusqu'au bout parce que si si, elle est bien dans le thème, mais c'est juste que bah... tout est relatif! hé hé hé!


un jour de chance:

L'histoire que je vais vous conter, vous ne la trouverez dans aucun livres d'histoire, dans la mémoire d'aucun homme, dans les cauchemars d'aucun homme, dans la vie d'aucun homme. Pourtant, malgré le fait que nul n'en connaisse l'existence, cette histoire est importante pour moi, comme toutes les autres je suppose. J'en ai vu tant que je ne peux m'empêcher de vouloir les raconter, même si je sais que jamais personne ne lira ces lignes... Enfin... Voici l'histoire d'un être parmi tant d'autres, qui misérablement, fait son petit bout de chemin.

Aujourd'hui, au fond d'une étroite ruelle sombre emplie d'une odeur pestilentielle, une benne métallique était appuyée sur le mur de cette sordide impasse. De ce réceptacle meurtri par les années, des gouttes s'écoulaient. Une, deux, trois... Le flot ne semblait se tarir. Au début, elles s'écrasaient lourdement sur le bitume érodé, éclaboussant cette terre perdue. Au fil des minutes, une flaque se forma. Le bruit sec des impacts d'alors, fut remplacé par un ploc régulier. Ce battement cadencé, tranchait avec le silence dans lequel la ville morne était plongée lorsque la nuit l'avalait. Le clapotis, se répercutait sur les murs oppressants entourant l'obscure allée, dans un morbide crescendo.
L'écho s'amplifiait encore et encore. Ce ne fut d'abord qu'un simple murmure, transcendant les ténèbres, puis cela devint semblable à une détonation. Et ce, à chaque fois que la goutte atteignait le crasseux trottoir.
«C'en est assez...» songea alors Kaleb.
A contre cœur, il sortit de la douce moiteur de son lit, enfila un semblant de sweat-shirt et descendit lentement l'escalier qui grinçai sous le poids de l'adolescent. Pieds nus, il faisait face à la benne. L'odeur le prit à la gorge. Impossible que des ordures ménagères puissent dégager un tel fumet. Appréhendant la réalité, il souleva la tôle métallique, elle s'éleva en un sinistre grincement. La lenteur de son action, lui permit de mieux observer le corps violacé et contusionné de sa mère, du sang maculait son visage sur lequel était peint son dernier rictus.
Ses yeux écarlates ne cillèrent pas, ce n'est pas comme si un tel spectacle le surprenait. Le couvercle de la benne retomba avec fracas, soulevant au passage quelques mèches argentées du jeune homme. Il resta un long moment à contempler ce sarcophage, ne pouvant contenir l'émotion qui le prenait à la gorge. Après de longues minutes, il s'éloigna finalement. Ses pas étaient lourds, sa démarche était lente, il baissait la tête. Il monta nonchalamment les marches d'aciers, rouillées par les intempéries. Arriva sur le pas de la porte, poussa celle-ci, et attrapa le premier téléphone portable qui lui passa sous la main. Il appela la police, leur expliqua calmement la situation. Sa voix ne flancha pas, ses mains ne tremblèrent pas, ses larmes ne coulèrent pas.
2 heures s'étaient écoulées depuis l'arrivée des policiers.
Ils lui avaient posé les questions d'usage, qui es tu? Qui était-ce? Quand l'as tu trouvée? Les interrogations fusaient à un rythme effréné, le ton était oppressant. Les flics étaient pressés manifestement. Une telle affaire n'était pas anecdotique, ce n'était pas avec ça qu'ils allaient monter en grade, pourquoi s'y intéresseraient-ils? Pensa l'adolescent. Ils ne se préoccupaient même pas de son état mental. Ils s'en fichaient, comme tous les autres...
L'un d'eux cependant, sembla s'en inquiéter. Kaleb, entouré par deux gendarmes le vit s'approcher. Il était plus jeune que les deux autres, une cicatrice barrait son sourcil droit et ses yeux cyans semblaient emplis de compassion. Il écarta les deux gorilles, et demanda à rester seul avec lui. Il lui dit que tout aller bien se passer, que l'on allait s'occuper de lui, que l'on allait pas l'abandonner. Cette naïveté et cette candeur amusèrent l'adolescent. Il lui dit même son nom lorsqu'il l'amena au poste. Il s'appelait Jack. Il commença à lui raconter sa vie, pensant sûrement détourner Kaleb des sombres pensées qui devaient l'habiter. Cela l'agaça prodigieusement, mais il joua le jeu. Pourquoi attirer l'attention?
Ils arrivèrent finalement au commissariat, et le laissèrent dans une salle blanche, aseptisée. Derrière l'épais mur, il entendit des bribes de conversations. C'était Jack qui parlait.


« Il est étrange... Pas du tout affolé ou horrifié... Insensible... Pas stable mentalement... Futur enfant à problèmes. »


Cela non plus n'étonna pas Kaleb. Le policier avait certes l'air avenant, mais il savait que ce n'était qu'une façade. Enfin, pourquoi l'accuser? Il ne faisait que jouer un rôle lui-aussi après tout...
Même s'il essayait de se persuader du contraire, la dernière phrase lui avait quand même fait un mal de chien. Comment un inconnu pouvait-il prédire son avenir alors que sa vie ne commençait réellement que maintenant? Il ne comprenait pas, il n'en faisait pas l'effort.
Par la suite, on l'emmena voir une psychologue. Il détestait ces personnes là. Elles pensaient tout savoir de vous, mieux que vous. C'était parfois vrai certes, mais cela le dégoûtait. Enfin, qu'importe? Là encore, il n'aura qu'à jouer un rôle, tout se passera bien. Tous, dansent dans sa main après tout.
Finalement, on le laissa enfin partir. On le suivrait psychologiquement, mais pour l'instant, il était libre. Il avait dit que son tuteur était le petit ami de sa mère, en vérité, cela faisait 6 mois qu'il ne l'avait pas vu. Il pouvait se débrouiller seul, il le faisait depuis ses 5 ans.
Il fit quelques pas, assez pour s'éloigner de toute présence humaine. Quand il fut seul, il s'autorisa à se laisser aller, à se laisser submerger par l'émotion qui le prenait à la gorge depuis sa macabre découverte, d'il y a quelques heures seulement. Un rictus compulsif apparut sur son visage, suivit par un rire gargantuesque.
Il était libre, enfin! Sa mère n'était plus là, elle n'était plus là pour représenter les carcans qui l'entravaient. Ses rêves, ses aspirations, son espoir... Elle avait détruit tout cela, en lui révélant trop vite la cruauté des adultes. Elle ne l'avait jamais aimé, simplement exploité. Ce n'était qu'un outil pour elle. Il était même étonné qu'elle ne l'ait pas tué avant.
Sa disparition était un don du ciel, comme si un dieu, qui qu'il soit, l'avait enfin récompensé pour son chemin de croix. Il n'a même pas eu besoin de se mettre du sang sur les mains. Tout cela semblait irréel, c'était si inespéré, si beau, comme un rêve éveillé...
Vous le trouvez insensible peut-être ? C'était sa mère après tout, celle qui l'avait mis au monde, lui avait fait le don le plus précieux, celui de la vie. Comment peut-il se réjouir de sa mort, surtout dans de telles circonstances? La notion de bonheur est abstraite, et diffère pour tous ceux d'entre vous. Certains le trouve dans l'argent, d'autres dans la luxure ou bien comme ici, dans la liberté. Certains ne le trouveront jamais véritablement, ils n'auront qu'une simple copie factice, mais est-ce mal ?
C'est exactement la même chose pour la chance, tout est relatif. Vous ne verrez jamais le monde dans son entièreté, mais seulement comme vous souhaitez le voir.
Kaleb s'autorisa à lever la tête vers le ciel, pour voir, enfin, ce qui chaque jour semblait peser sur ses épaules. Pour voir, enfin, ces cieux qui s'étaient finalement éloignés, retrouvant leur place d'origine, au-dessus de lui, veillant sur son existence. Et lui permettant de voir, enfin, la voûte céleste.
Les lourds nuages gris étaient dispersés, laissant un carré d'azur éclatant entre eux. Il y vit un signe.
Aujourd'hui, il renaissait, après 16 ans d'errance.
Aujourd'hui, la chance lui avait enfin souri, après 16 ans d'ignorance.

Tout cela n'est que la stricte vérité. Ce n'est que, ce qui est déjà tant, l'histoire d'un homme parmi d'autres qui, à la merci du hasard et par un jour de chance, commença son petit bout de chemin. Sans mensonges flatteurs, sans rêves illusoires, sans que l'imagination ne s'en soit mêlée. Comment puis-je savoir tout ça? Me demanderez-vous. Comment puis-je savoir ce qu'il pensa, ce qu'il espéra, ce qu'il vécut ? Réfléchissez, vous qui avez réussi à me lire, vous connaissez déjà la réponse.


Bon bah voilà, c'est fini... Merci pour la lecture! hé hé hé! des avis? Je débute tout juste alors bon...
PS: J'espère que ça rentre quand même dans le thème puisque ça sort pas mal des... sentiers battus dirons nous...

ce coup-ci, ça passe, j'y crois!!!

Bon... pas de bol moi du passé, mais c'est pas passé... alors c'est parti pour la deuxième correction! allez et haut les cœurs! OUAIS!!!
Bon allez par contre dites-moi que ça passe là!
limite je suis capable de vous payer! XD


Dernière édition par Sprygann le Jeu 24 Nov 2016 - 23:09, édité 2 fois

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Jeu 24 Nov 2016 - 14:07

Je ne vais pas encore vraiment commenté ton texte parce que... Je ne suis pas sur qu'il rentre dans le thème...

parce qu'au final, si on enlève la dernière phrase qui y fait référence.... ça ne change rien du tout à ton texte. Il se tient, sans le thème, ça aurait pu être un tout autre thème, qu'on aurait pas fait la différence.
De plus, on ne comprends pas pourquoi c'est une chance ce qui lui arrive... (car, si ça avait été le cas, peut-être alors que ton texte rentrait plus dans le thème)

Du coup... j'ai bien peur qu'il soit Hors Sujet....^^'

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Jeu 24 Nov 2016 - 19:29

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNN!!!
Pourquoi tant de haine???? BOUHOUHOUHOU...

Bon... j'ai le droit de modifier mon texte histoire qu'il rentre plus dans le thème? Je participerai à ce concours avec cette idée! Je le jure! Enfin... Si je peux le modifier... sigh...

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Jeu 24 Nov 2016 - 19:33

XD J'ai pas mis tant de N que ça... XD

Oui, bien-sur tu as le droit de modifier ton texte tant que tu veux jusqu'au tout dernier jour de participation du concours!^^
Donc, pas de soucis!^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Jeu 24 Nov 2016 - 21:44

bon! ça y est!! Ç'est modifié sur le message d'origine alors... DIS MOI QUE ÇA PASSE!!!!
sinon je viens chez toi et je vide TOUT TON FRIGO
te voilà prévenu Wink
Cordialement, moi.

PS: bon... en vérité si tu me dis que ça passe toujours pas je ne viendrais pas chez toi mais je changerais encore une fois mon texte, sigh...

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sagiga le Jeu 24 Nov 2016 - 22:24

Hey j'arriiive !

Hum la deuxième version me semble déjà mieux par rapport au thème ^^
Par contre y a un truc qui va pas plaire à Naru (j'y mets ma main au feu xD), c'est tout ce passage :
Spoiler:
Vous le trouvez insensible peut-être ? Malsain ? Aimeriez-vous le rencontrer ? La notion de bonheur est abstraite, et diffère pour tous les individus. Certains le trouve dans l'argent, d'autres dans la luxure ou bien comme ici, dans la liberté. Certains ne le trouveront jamais véritablement, ils n'auront qu'une simple copie factice, mais est-ce mal ?
C'est trop bizarre que tu t'adresses directement au lecteur alors que tu adoptes un style narratif tout le long du texte... Enfin moi j'ai trouvé ça maladroit ^^ Tout cela manque de subtilité alors que le reste de ton texte est vraiment pas mal de ce point de vue-là ^^

Bon je ferai un commentaire un peu plus abouti plus tard, si Naru accepte ton texte mdr

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Jeu 24 Nov 2016 - 22:43

Mais euh... J'ai hésité à mettre ce passage moi-aussi mais j'aimais bien... je trouve intéressant que le narrateur brise le "mur" et devienne un personnage à part entière qui, même s'il n'agit pas sur l'histoire émet un avis, une opinion et qui sait? Peut-être fait évoluer l'opinion du lecteur sur l'histoire... j'aime bien que tout ait un but, même la narration! Mais bon, si Naru n'accepte pas à cause de ça mais veut bien pour le reste bah, je l'enlèverai. Avec regrets certes, mais rien n'est trop beau pour ma participation à ce fichu concours! MOUHAHAHA!
ou alors... je remodèle un peu ce passage... ouais je vais peut-être faire ça...
merci du conseil! hé hé hé!

PS: je croise les doigts actuellement XD

Bon... au final j'ai fait encore autre chose comme modif', vous en avez pas fini avec mes textes foireux! XD
Je crois que je me tire moi-même des balles dans le pied mais bon, puisque j'aime bien ça, suis-je masochiste? Hum... cruel dilemme!

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Ven 25 Nov 2016 - 19:32

Alors...
Je suis désolé mais...

C'est accepté! XD

Pas de soucis, cette fois il rentre dans le thème!^^

J'ai malheureusement pas le temps de faire un commentaire plus construit sur ton texte car on m'attends pour aller boire un verre! ^^
Mais je reviendrais faire ma petite critique car j'ai repéré deux, trois trucs  à dire!^^
Mouahahahaha rien que pour te laisser angoisser je ne te dirais pas si c'est des bonnes choses ou non.. XD

Ps: Je ne refuse jamais un texte sous prétexte qu'il ne me plait pas etc... Juste il faut qu'il rentre dans le thème et qu'il rentre dans les règles de base des concours de textes (soit, pas de plagiat, pas de fanfictions etc..)

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sagiga le Ven 25 Nov 2016 - 20:29

Ah oui oui Sprygann je suis désolée que tu ais mal compris ma remarque, mais quand j'ai dit que ça ne lui plairait pas c'était juste une question de goût personnel, ça n'a rien à voir avec le fait que ton texte soit accepté dans le concours !

Et si c'est un choix qui te plaît alors tu as raison de l'assumer, laisse-le dans ton texte, les avis que nous te donnerons seront subjectifs, à toi de choisir d'en tenir compte ou non =)
On ne peut pas tous avoir les même goûts après tout ^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Ven 25 Nov 2016 - 20:59

Mouais, mais comme j'estime que tu as plus d'expérience que moi, je pense que suivre tes conseils c'est pas plus mal... Et puis si jamais on n'est pas d'accord, et bien je m'en fiche, c'est moi qui ait raison! mais tant qu'à faire, il vaut mieux essayer de trouver une tournure qui plaise plus! hé hé hé!
Et sinon... MERCI NARU!!!
j'ai eu peur en lisant le début du message! L'ascenseur émotionnel c'est pas bon pour mon cœur tu sais? XD

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Dim 27 Nov 2016 - 13:02

XD
Mais c'était trop tentant! XD

Alors ma critique !^^
Spoiler:

Comme l'a dit Sagiga... C'est vrai que je ne fait pas partie de ces gens qui aiment être pris à partie dans un texte. Je n'aime pas qu'on brise le quatrième mur dans un écris parce que ça me sort complètement de l'histoire.
Mais c'est un avis tout à fait personnel!^^

Pour ce qui est de ton texte en revanche,  tu créer une incohérence:
Dans les premières lignes, le personnage explique que jamais personne ne lira ces lignes. Or, à la fin du texte, il prends à partie les lecteurs en leur demande de réfléchir, nous qui avons réussit à le lire....
En faite c'est comme si la personne écrivait son journal intime avec l'idée que quelqu'un d'autre le lira une fois finis.
Du coup... C'est assez bizarre^^'

A part ça, bon c'est pas super gênant non plus!^^ juste une histoire de goût!^^
En revanche, je ne suis pas du tout fan de l'incursion du personnage dans le milieu de l'histoire: "Vous le trouvez insensible peut-être ?" [...]
Tu as bien séparer les premier et dernier paragraphes où le personnage parle directement au lecteur (ce qui est un bon choix je trouve) alors pourquoi tout d'un coup, au milieu de l'histoire, le personnage réapparait pour nous prendre à partie? Là, ça créer vraiment une cassure entre l'ambiance que tu créer dans le texte et l'incursion du personnage. Le lecteur n'a pas besoin que tu lui demande s'il le trouve insensible! C'est justement au travers de l'histoire que le lecteur va décider s'il trouve le personnage insensible ou non etc...
Je pense que tout ce passage là, il faut le laisser comme une réflexion sans faire mention de "vous". Juste une réflexion sur la notion de chance et de bonheur etc.. sans que l'on sache réellement si c'est le personnage qui parle où si c'est intégrer dans l'histoire.
(je ne sais pas si je suis très claire là... ^^')


Bref, ces deux passages en début et fin de texte, perso j'accroche pas trop car pour moi, ça minimise l'intérêt pour l'histoire au milieu. Mais c'est sujet à débat car c'est une réaction très personnelle à ton histoire hein!^^

J'ai bien aimé le rythme globale de ton histoire. Assez lent avec ces descriptions et un peu en dehors du temps. C'est sombre mais en même temps on comprends bien pourquoi ton personnage se sent chanceux!^^

Je vais approfondir ma critique sur des points qui traitent plus de la forme!^^

Il y a des répétitions qui ne sont pas bien maitrisées comme dans la toute première phrase. Elle est rendue un peu lourde par la répétition "dans.... d'aucun".

Je n'ai pas compris  la fin de cette phrase: 
"Pourtant, malgré le fait que nul n'en connaisse l'existence, cette histoire est importante pour moi, comme toutes les autres je suppose."
Je ne comprends pas "cette histoire est importante pour moi, comme toutes les autres je suppose". Du coup... elle est pas si importante puisqu'elle l'est autant que toutes les autres??^^'

J'aime beaucoup le passage de la benne à ordure et du sang qui s'écoule en gouttes. Il y a peut-être un peu trop de qualificatifs qui alourdissent le passage mais rien qui ne gâche la lecture!^^
Je vais pinailler mais je pense que cette phrase est en trop: "Et ce, à chaque fois que la goutte atteignait le crasseux trottoir."
Au finale elle n'apporte rien de plus. ^^

J'ai remarqué que tu n'utilisais pas souvent les pronoms relatifs. ^^
Par exemple ici: "Appréhendant la réalité, il souleva la tôle métallique, elle s'éleva en un sinistre grincement."
Au lieu de mettre une virgule, tu peux remplacer par "qui":
"Appréhendant la réalité, il souleva la tôle métallique qui s'éleva en un sinistre grincement."
Du coup, ta phrase prend un rythme différent qui est plus harmonieux.

Enfaite, il y a peut-être un peu trop de virgule dans ton texte. Parfois, les virgules sont bien maitrisées et amènent le rythme qu'il faut (comme le passage de la benne et du sang qui goutte)
mais parfois, un point sublimera mieux certains passages.
exemple: "Ses yeux écarlates ne cillèrent pas, ce n'est pas comme si un tel spectacle le surprenait."
Au lieu de mettre une virgule, séparer cette idée par un point la rendrait plus impactant.

J'aime bien cette répétition:
"Sa voix ne flancha pas, ses mains ne tremblèrent pas, ses larmes ne coulèrent pas."
Elle est maitrisé car pas trop longue et avec un effet crescendo. ^^

Je crois qu'il y a une petite confusion ici:
"Une telle affaire n'était pas anecdotique, ce n'était pas avec ça qu'ils allaient monter en grade,[...]
Anecdotique ça veut dire que ce n'est pas essentiel. Donc comme tu dis que ce n'est PAS anecdotique, ça veux dire que c'est donc très important.... du coup ça ne va pas avec le fait que les policiers ne monteraient pas en grade, justement!^^ Une affaire importante avanceraient leur carrières.
Donc je pense que ce que tu voulais dire c'est plutôt qu'une telle affaire était anecdotique. ^^

Je trouve que tu as parfois des fulgurances dans ton texte!^^
genre ça:
"Il ne comprenait pas, il n'en faisait pas l'effort."
Je trouve que cette phrase sous-entends tellement de chose qu'elle est vraiment géniale!^^

Petite incohérence:"Il fit quelques pas, assez pour s'éloigner de toute présence humaine."
... Si on suit logiquement le déroulé du moment, il doit être encore soit dans le commissariat soit, vient juste d'en sortir. donc "faire quelques pas" ne l'éloigne pas de toute présence humaine!^^

"comme si un dieu, qui qu'il soit,"
Je crois qu'on dit plutôt: "quel qu'il soit" et non qui.

"Il n'a même pas eu besoin de se mettre du sang sur les mains."
Attention à bien respecter les temps dans ton texte. Logiquement ça devrait être: "il n'avait même..."

Voilà voilà pour la forme!^^

Je trouve que tu as une écriture agréable à lire, un bon vocabulaire même s'il faut parfois se retenir de trop en mettre au risque d’alourdir le texte.
Tu arrive sans problème à mener ton histoire d'un bout à l'autre sans te perdre.
Bref j'ai vraiment bien aimé ton texte!^^
(oui, même si je ne suis pas fan d'être prise à partie! XD)

Je me suis permise de prendre le temps de faire une critique un peu  poussée!^^
Donc, surtout ne prends pas mal mes critiques et les points soulevés!^^
Je le sais d'expérience, continuer à écrire, à participer à des concours, te permettra d'aiguiser ton style, de le façonner.
Bien-sur c'est bien d'écouter les critiques mais tu n'es pas obligé de changer ton texte pour autant!^^
C'est avec le temps que ton écriture va se développer. ^^

Bref bref bref, j'ai encore fait un pavé! XD

Sagiga, j'ai hâte de lire ton texte, je les attends toujours avec impatience!^^
Pour ma part, je vais commencer un premier jet cet après-midi!^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Dim 27 Nov 2016 - 16:49

Bon bah merci pour la critique hein! Je reprendrais le conseil des virgules la prochaine fois que j'écrirais un texte, là j'ai juste la flemme de le faire un quatrième fois... Le truc de la prise à partie c'est très objectif comme tu le dis alors comme moi j'aime bien, je continuerais à en mettre même si t'aimes pas! hé hé hé!
Mais franchement c'était vachement intéressant alors je te remercie du temps que tu as pris pour écrire cette critique, ça m'aide vachement donc malgré tous ce que tu as pu me faire subir... MERCI!! hé hé hé

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sagiga le Dim 27 Nov 2016 - 21:15

Naru a écrit:Sagiga, j'ai hâte de lire ton texte, je les attends toujours avec impatience!^^
Pour ma part, je vais commencer un premier jet cet après-midi!^^

Mdr pourquoi je sens comme un sens caché...
"Tu vas participer n'est-ce pas ? Tu ne comptes pas te dérober j'espère ?!"

Va falloir que je songe sérieusement à une trame parce que si je m'y prends au dernier moment ça va être tout nul et je serai pas fière de moi xD
Mais c'est tellement hardcore la fac en ce moment
(non je ne me cherche pas d'excuses xD Promis je serai là)

Sprygann je suis plutôt vachement d'accord avec les remarques qu'a faites Naru, je prendrai peut-être le temps de te donner mon avis personnel mais ça sera pas avant le début des votes ^^

Bon courage Naru, et à tous ceux qui passent par là et qui voudront participer fdsss

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Toasterfugace le Dim 4 Déc 2016 - 13:52

Alors...bon ça fait un peu une semaine que je suis malade, et je finissais par me dire que je ne pourrais pas participer...MAIS c'était sans compter sur le pouvoir du doliprane et de l'ibuprofene qui m'ont finalement fait redescendre à 38 de fièvre, ce qui est parfaitement acceptable pour tenter d'écrire au moins un petit truc sans ambitions le jour même^^ Puis d'façon j'suis consigné sous ma couette jusqu'à jeudi donc je joue pas ma semaine*^* Du coup vous attendez bien jusqu'à minuit ce soir hein...hein? On va y aller doucement X)
Puis j'dis ça mais en attendant Sagi & Naru vous avez pas encore pointé le bout de votre de nez   (j'vous taquine ;p)

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sagiga le Dim 4 Déc 2016 - 14:12

Oh zut, pas cool la fièvre !

Alors moi j'ai vachement bien avancé dans mon texte mais comme d'hab' j'arrive pas à écrire la fin
Il doit me rester 30 lignes et j'ai toujours pas écrit le plus important xD Donc je galère '^'

Mais t'inquiète Toaster on t'attendra, et je posterai mon texte sans faute =3

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Dim 4 Déc 2016 - 16:11

Oui t'inquiète... moi c'est pareil, je galère un peu sur la fin là! XD

Je posterais certainement tard ce soir! XD

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Toasterfugace le Dim 4 Déc 2016 - 16:20

Oh^^ C'est pour ça que j'écris toujours la fin avant, et pendant que je fait le reste les idées pour la modifier viennent toute seules^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sagiga le Dim 4 Déc 2016 - 20:04

Sur une nouvelle aussi courte, difficile d'écrire la fin en premier je trouve =O
Et puis ce n'est pas vraiment dans mes habitudes, j'aime que la fin découle de mon fil de pensée tout au long du texte ^^

En tout cas voilà ma production, j'espère que ça sera OK pour la longueur parce qu'il fait 110 lignes en Times New Roman taille 12 (il me semble que ce sont les critères) mais il me paraît super long alors que d'habitude 120 lignes c'est court xD Du coup je suis sceptique, mais je serais bien dans la panade si je devais le raccourcir ^^'
Ce texte est un petit clin d'œil à deux persos que j'aime bien, j'espère qu'il rentre bien dans le thème !
(D'ailleurs c'est la deuxième fois que j'écris un texte pour un concours en écoutant Ashes Remain et ça m'inspire toujours le même genre de personnage xD Même si cette fois-ci je n'ai pas vraiment eu le temps de le développer complètement !)

Spoiler:
La première goutte de pluie s'écrasa en dizaines de petites perles dans ses cheveux ondulés. Les suivantes ne tardèrent pas et la petite fille leva la tête vers le ciel, par réflexe.
Il était couvert, les nuages se bousculaient, comme si ce ciel n'était pas assez vaste pour eux. Elle appréciait ces nuances de gris, cette beauté triste.
Une goutte manqua de lui tomber dans l'œil et elle se ressaisit. Elle avança d'un pas rapide, longeant le caniveau dans lequel l'eau commençait à sécouler. La journée commençait bien mal.
Elle avait manqué de se faire attraper par ce vieux grincheux de Ramski lorsqu'elle lui avait dérobé deux œufs frais dans son poulailler. Ensuite, à cause de l'humidité, elle n'avait pas réussi à allumer un feu et s'était résignée à gober l'un des œufs cru et à tenter de vendre le deuxième à quelqu'un qui en aurait autant besoin qu'elle. Elle vivait, ou plutôt survivait, dans une partie de la ville complètement abandonnée et fréquentée par de nombreux orphelins. Ils avaient même fini par s'organiser en une petite société parallèle, une société principalement basée sur l'entraide et la protection. Les plus âgés faisaient des rondes et surveillaient l'arrivée de gardes ou d'adultes indésirables et même s'ils ne savaient pas tous se battre, ils portaient toujours une arme sur eux : un vieux couteau à la lame émoussée par la rouille, un gourdin de bois de fortune...
D'autres encore organisaient une sorte de petit marché interne : ceux qui récoltaient suffisamment à manger venaient vendre ou échanger leur nourriture afin d'en faire bénéficier les autres. La collecte se déroulait toujours dans la même petite baraque au détour d'une ruelle, dans la cave dissimulée par un épais tapis de paille, dont seuls les enfants du coin avaient la connaissance.
C'était là-bas qu'elle s'était rendue, au début du jour. Un certain Jonel l'avait accueillie :
– Bonjour Lili ! Tu arrives bien tôt aujourd'hui.
– Hmmm, grommela-t-elle. T'aurais pas un ou deux fruits à m'échanger contre un œuf frais ?
Elle sortit son butin de sa poche et le lui donna avec précaution. Il sortit un panier où trois fruits se battaient en duel.
– Je n'ai que deux oranges, dont une un peu abîmée et une pomme... un peu trop mûre.
En effet la pomme avait pris une couleur marron absolument rebutante. Elyû soupira, elle n'aimait pas les oranges.
– Va pour une orange alors.
– Je te donne les deux, les œufs sont un met plutôt rare.
Elle était donc repartie avec ses deux oranges et les avait mangées sans plaisir, appréciant simplement d'avoir le ventre un peu rempli.
Cette maigre satisfaction avait tourné court lorsqu'à peine une heure plus tard, son ventre s'était mis à lui faire mal, au point qu'elle ne pouvait plus tenir debout sans se tordre de douleur. Elle avait fini par vomir tout ce qu'elle avait ingurgité. Elle s'était alors promis de ne plus jamais avaler d'œuf cru.
Elle arpentait donc les rues de la ville sous la pluie devenue battante, se rapprochant du centre et de l'agitation. Trempée, elle circulait entre les passants, à la recherche d'une bourse qui dépasserait d'un manteau.
Trop concentrée sur sa quête, elle ne remarqua pas l'établi du marchand de légume et trébucha en se prenant le pied dans un pannier de courges. Elle se rattrapa de justesse mais la marchandise roula par terre, se couvrant de boue et certaines furent envoyées au loin par des passants inattentifs qui avaient donné un coup de pied dedans en marchant.
Furieux, le marchand la menaça avec son bâton et elle choisit de prendre la fuite avant de se faire battre devant tout le monde. Heureusement, l'homme n'avait pas voulu trop s'éloigner de ses produits et ne l'avait pas poursuivie. Elle se réfugia tout de même dans une petite ruelle privée de lumière, que personne n'empruntait jamais, ou presque.
Un bruit attira son attention et elle se glissa dans une cavité dans le mur, qui devait être une ancienne porte condamnée. Un homme, entièrement vêtu de noir, le visage dissimulé sous une large capuche, passa devant elle sans sembler la remarquer. Cependant, alors que sa longue cape se soulevait au rythme de ses pas, un détail avait tout de suite attiré l'attention de Elyû, une bourse bien gonflée. Plus rapide que l'éclair, elle trancha la corde qui maintenait la bourse à l'aide du petit canif qu'elle avait déjà sorti par précaution. Son butin attérit dans sa main avec un très léger tintement et pendant une demie seconde, Elyû hésita entre prendre la fuite immédiatement en profitant de l'effet de surprise pour prendre de l'avance, ou se cloîtrer contre le mur en espérant que l'homme ne se soit rendu compte de rien. La raison l'emporta : malgré son agilité et sa rapidité, elle aurait peu de chance de battre cet homme à la course. Elle se placa donc contre les pierres humides et retint sa respiration. La cape fit un léger bruit de drapé en s'abaissant et les pas de l'inconnu s'éloignèrent. Estimant avoir assez attendu, la petite fille s'élança comme si ça vie en dépendait, manquant de trébucher sur les pavés irréguliers de la ruelle sombre. Elle tourna dans une autre ruelle du même genre et prit quelques seconde pour évaluer la valeur de sa récolte. La bourse était pleine de petites pièces d'or et d'argent, une vraie fortune, mais il y avait autre chose. Une bague, très travaillée, en or sûrement, avec une énorme pierre rouge incrustée et un symbole gravé, qu'elle ne reconnaissait pas.
Elle se retint de crier sa joie, l'excitation de cette trouvaille était comme une boule de bonheur pur qui s'était formée dans son ventre et qui voulait absolument s'échapper au travers d'un éclat de rire. Elle parvint à se contenir malgré tout, et seul un gigantesque sourire illuminait son visage. Cette bourse allait changer sa vie, la bague devait valoir une fortune, sans parler de tout l'argent qu'il y avait à côté. Elle voulut essayer le bijoux mais il se révéla bien trop grand pour ses petits doigts. En retirant la bague, elle remarqua qu'un épais liquide avait légèrement tâché son doigt, elle l'essuya rapidement et remit son butin à l'abris, dans la couture intérieure de sa veste.
Consciente qu'elle ne devait pas trop s'attarder, elle se remit en route. Pour la seconde fois de la journée, elle faillit tomber car son pied avait butté dans quelque chose qu'elle n'avait pas vu à cause du manque de lumière. Son cœur rata un battement lorsqu'elle comprit que c'était une jambe, et qu'un corps gisait juste sous ses yeux. À en juger par la quantité de sang que l'eau de pluie chariait, il ne faisait aucun doute qu'il était mort.
Un cri la fit sursauter et elle aperçut au bout de la ruelle l'homme vêtu de noir qui l'avait interpellée. Ses jambes bougèrent plus vite que son esprit et elle mit quelques secondes à réaliser qu'elle courait. La pluie sembla redoubler d'intensité, et des trombes d'eau se déversaient sur elle et son poursuivant. Elle l'entendait se rapprocher d'elle, il lui hurlait de s'arrêter, il avait l'air furieux et à raison d'ailleurs. Mais elle avait trop peur que cet homme soit le même qui celui qui avait assassinéle type sur lequel elle avait trébuché, elle n'osait même pas penser à ce qui allait lui arriver s'il la rattrapait. La chance qui semblait lui avoir enfin souri allait tourner au cauchemar. Tout en courant, elle extirpa la bague de la bourse et la garda serrée dans sa main. Sous le coup de la panique, elle ne remarqua pas qu'elle avait tourné dans un cul-de-sac. Face au mur, dans un dernier élan de courage elle se retourna, la bague dans une main, son canif dans l'autre et affronta son adversaire du regard, tentant de maîtriser ses tremblements.
L'homme s'approcha d'un pas rapide et la toisa de toute sa hauteur. Son regard gris la transperça et elle vacilla légèrement.
– Rends-moi ce que tu m'as volé.
– Vous avez tué cet homme ?
Sa voix n'avait même pas tremblé. L'homme grogna, agacé et fit un pas en avant. Elyû porta la main qui tenait la bague à sa bouche et avala. Elle s'étouffa et toussa plusieurs fois alors que l'homme s'était mis à jurer. Elle sentit la pression de sa grande main sur sa gorge alors qu'il la plaquait contre le mur.
– Sombre idiote ! Tu préfères donc que je t'éventre ?! Tu crois sans doute que j'éprouverais des remords à tuer une orpheline !
Il ponctua sa phrase d'un rire sinistre. Cependant, Elyû avait croisé son regard, un regard froid, presque impénétrable. Et elle y avait vu quelque chose. Une chose à laquelle elle se raccrochait fermement, car la chance avait tourné. Elle avait le sentiment qu'elle était de son côté à présent. Le sentiment que cet homme ne lui ferait pas de mal.
– La bague finira bien par ressortir, dit-elle une lueur de défi dans le regard et une pointe d'ironie dans la voix. Gardez-moi avec vous pendant ce temps-là. Je vous rendrai votre bijou.
La pression autour de sa gorge se relâcha, elle put à nouveau respirer normalement. Elle observa la pluie s'abattre sur ses larges épaules, glisser le long de sa cape et de ses bras comme si elle se pliait à sa volonté. Ses yeux gris la pénétrèrent, lui en dirent plus que n'importe quel mot. Il ajouta tout de même, achevant de glacer le sang dans ses veines :
– N'essaie même pas de t'enfuir.
Puis il se détourna, certain de son emprise. Elyû marcha sur ses pas, le regard rivé sur les talons de ses bottes qui claquaient sur les pavés, éclaboussant le bas de sa cape. Son cœur battait fort, lui rappelant chaque seconde qu'elle était en vie. Elle avait raison, la chance était encore avec elle. L'homme ne vit pas ses lèvres se fendre en un sourire.
Avec précaution, elle fit glisser l'anneau dans sa manche jusqu'à sa main et le serra entre ses doigts.

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Patronus le Dim 4 Déc 2016 - 22:32

Hey ! Une candidature de dernière minute c'est possible ? Je l'ai écrit un peu à l'arrache mais maintenant qu'il est terminé autant se lancer ! ^^ J'aurais bien aimé pouvoir développer un peu plus mon univers mais bon... 

Un jour de Chance:

Dans une salle de classe aux murs dorés se tenaient une vingtaine d’adolescents aux habits d’une blancheur éclatante. Les vitres par lesquelles perçaient les rayons d’un soleil levant laissaient apparaître une vallée verdoyante.
Ce paysage féerique donnait réellement à Marius envie de vomir. Pourtant, c’était peut-être lui qui semblait le plus à sa place dans cet environnement : des yeux d’un bleu aigue-marine, des cheveux blonds comme un champ de blé dont les boucles encadraient un visage parfait, aux traits fins et doux. D’ailleurs Marius évitait de croiser des miroirs, son reflet l’écœurait. Lui qui n’avait jamais pu supporter les anges en était l’un des plus parfaits représentants.

Au milieu de la salle, le professeur prit la parole.
- Vous serez des anges gardiens, vous devez bien le comprendre. La vie de celui dont vous aurez la charge sera entre vos mains. Vous savez ce que c’est qu’une vie ? Vous connaissez sa valeur ? Jacques, fait passer cette vie dans la classe. Prenez la chacun entre vos mains et essayez de ressentir ce qu’elle porte en elle.
La vie passa de main en main jusqu’à atteindre Marius. Celui-ci fut saisi d’angoisse à l’instant de la prendre. Mais une fois qu’elle fut dans sa main, tous ses sentiments négatifs disparurent. C’était une petite boule de lumière chaude qui pulsait régulièrement et dont des filaments dorés ne cessaient de sortir et de rentrer. Et Marius ressentit au plus profond de lui le besoin protéger cette vie par tous les moyens en sa possession. Rien au monde ne saurait l’empêcher de sauver cet être qui n’était pas encore. Mais lorsqu’il la passa à son voisin, toutes ses résolutions disparurent. Il resta sonné quelques instants, surpris par la profondeur de ce qu’il avait ressenti et choqué par la brutalité avec laquelle on lui avait arraché ces sentiments.
- Surtout ne la gardez pas trop longtemps dans vos mains, vous risqueriez de vous y attacher par des liens éternels.
Marius remarqua alors que tous dans la salle avaient les yeux braqués sur la vie qui continuait de passer de main en main.
- Ce que vous avez ressenti, c’est une résonance. Cette vie qui n’est pas encore incarnée cherche désespérément un ange pour marcher avec elle. Vous êtes vides, vous n’avez pas encore d’attache, c’est pourquoi cette vie a trouvé un écho en vous. Aujourd’hui vous allez passer un examen préliminaire. Ce n’est pas la peine de vous inquiéter, il n’y aura aucun renvoi, vous êtes tous destinés à devenir des anges gardiens et rien de ce qui arrivera n’y changera quoi que soit. Seulement cela fait déjà 10 ans que vous suivez ces cours et vous en avez 15, il est temps de voir où vous en êtes. Ce test déterminera votre niveau de préparation et les cours que vous suivrez à partir de la semaine prochaine et qui auront pour but de renforcer les domaines dans lesquels vous aurez montré le plus de difficultés.
Marius avait écouté d’une oreille distraite le discours de leur professeur. Plus que quiconque dans cette salle, il s’ennuyait. Sa condition lui avait toujours pesée et plus le temps passait plus il ressentait en son cœur une profonde lassitude. Les anges gardiens sont les seules créatures divines à grandir et à évoluer. Ils ne naissent pas réellement puisqu’ils n’ont pas de parents, mais ils apparaissent tout de même à l’état de nourrissons et grandissent. Ainsi en connaissant à peu près les mêmes expériences que les humains, il sont plus à même de les aider. Enfin en théorie. Car ce simulacre de vie n’avait réussi qu’à faire ressentir à Marius toute l’étendue de ce qu’il n’avait pas. Grandir, mais sans parents pour le voir, découvrir le monde sans personne à ses côtés, connaître l’existence de l’amour et savoir que jamais on ne pourra l’éprouver.
Marius avait plus que tout ange de sa classe passé du temps sur la Terre, invisible. Il avait vu la vie, et même les malheurs qu’elle réservait lui semblaient plus attrayants que la soi-disant perfection du paradis qu’il connaissait. En outre, depuis quelque temps, une autre raison l’amenait souvent à descendre sur Terre. Cette raison s’appelait Léah. Et c’est à elle que Marius pensait, la tête appuyée sur son bras, le regard perdu dans le vide. Il savait qu’il n’était pas censé ressentir l’amour, pourtant ce que son cœur éprouvait ressemblait bien à ce qu’on leur avait mainte fois décrit comme guidant la vie des hommes.
- Le test consiste en la chose suivante : vous vous verrez attribuer une personne dont vous aurez la charge durant une journée. Ces personnes ont déjà des anges gardiens qui vous surveilleront d’en haut, vous ne pourrez donc pas entrer en résonance avec elle.
Le professeur toisa ses élèves avec un sérieux inhabituel.
- En outre, nous allons vous donner à chacun deux brindilles de chance. Nous voulons voir votre habileté à les utiliser.
Il brandit en l’air deux petites brindilles scintillantes de couleurs différentes.
- La blanche donnera à votre protégé une heure de bonne fortune : les aléas de la vie quotidienne seront à son avantage durant une heure. Et la rouge déviera la malchance de votre protégé sur la personne sur laquelle vous aurez activé la brindille. Brisez-les pour les activer. Bonne chance à tous.
Chaque élève fut alors pris en charge par un ange gardien qui les amenèrent chacun en un endroit différent de la Terre, les déposèrent devant la personne dont ils avaient la charge puis remontèrent au paradis pour les observer.
Lorsqu’il découvrit la personne qu’on lui avait assignée, Marius pensa que Dieu avait vraiment une dent contre lui. Peut-être même deux dents. Parce qu’un tel niveau de malchance, ce n’est plus le hasard. Devant lui se tenait Léah. Elle était là, à quelques mètres en face de lui, mais elle ne le voyait pas. Elle ne le verrait jamais. Car il est un ange et qu’elle est humaine. Et que c’est comme ça. Marius soupira lourdement.
- Enfin, je vais pouvoir passer une journée avec elle, ce n’est pas si mal. Qu’elle est belle tout de même ! Moi qui avait décidé d’essayer de l’oublier et de me concentrer pour une fois... Je recommence à parler tout seul. Heureusement qu’elle ne m’entend pas, elle me prendrait pour un fou.
Marius se rapprocha de Léah et de l’amie avec laquelle elle discutait et s’assit à côté d’elle pour écouter sa conversation. Il s’amusa à répondre aux questions posées à voix haute, pour se donner l’impression d’exister, même pour un cours instant, même si ce n’était qu’une illusion.
- Je stresse pour le contrôle de cet aprem.
Ah, moi je stresse pour celui que je suis en train de passer.
- T’as révisé, non ? Y aura aucun problème.
Moi j’ai pas révisé. Ça veut dire que je vais avoir des problèmes ?
- Alex m’a dit que ce serait aussi sur le chapitre trois, je savais pas et je l’ai pas révisé…
Ça, je peux y faire quelque chose.
Marius sort de sa poche les trois brindilles qu’on leur a données et prend la blanche qu’il craque au dessus de Léah. Le contrôle ne sera pas sur le chapitre trois.
Alors qu’il marchait avec Léah sur le chemin du retour, Marius eut soudain une brève vision de l’avenir, cette petite particularité qui permet aux anges gardiens de mieux protéger la personne à laquelle ils sont attachés. Marius vit très clairement Léah s’élancer sur la route pour sauver une petite fille qui allait se faire renverser. Il la vit se faire percuter et agoniser lentement sur le trottoir, devant lui, impuissant. Marius regarda dans sa main. Il restait la brindille rouge. S’il la craquait au dessus de la petite fille, Léah ne la verrait pas à temps, elle ne s’élancerait pas sur la route et elle ne serait pas blessée. Et la petite mourrait. Marius hésita quelque secondes, puis il jeta la brindille et attendit en silence. Qui était-il pour empêcher Léah de faire ce qui lui semblait juste ? De quel droit intervenait-il comme ça dans sa vie ? Il regretta brusquement d’avoir utilisé l’ autre brindille. Il n’avait pas donné de la chance à Léah, il l’avait privé de sa liberté, ainsi que les gens de sa classe. Selon lui, un ange gardien ne devait pas agir comme ça. Léah avait le droit de vivre comme le pensait juste, et le droit de mourir pour ceci également.
Alors que la voiture se rapprochait et que Marius sentait les larmes couler de plus en plus abondamment sur ses joues, il se passa une chose très étrange : l’ange gardien de Léah apparut auprès de lui.
- Sèche tes larmes, Marius, elle ne va pas mourir. C’était pour le test, je suis désolé que cela t’ai autant affecté.
Et la voiture passa sans renverser qui que ce soit.
- Pour le test ? Comment ça ?
- Tu es le seul à avoir réussi le test. Être un ange gardien ne signifie pas distribuer des coups de chance, cela consiste à aider l’autre à être véritablement libre. La chance n’est rien d’autre que le hasard, et que serait une vie fondée sur le hasard ? Tu as compris cela, et je suis très fier de toi. Dommage. Tu étais un bon élément. Au revoir Marius.
- Pourquoi au revoir ? Que voulez-vous dire ?
Mais l’ange ne répondit pas. Il se contenta de sourire et de souffler en s’envolant vers le paradis :
- Ferme les yeux, compte jusqu’à dix, et rouvre-les, Marius.
Lorsque Marius rouvrit les yeux, il sentit que quelque chose avait changé. Il le sut jusqu’au plus profond de son être. Le monde autour de lui paraissait plus réel et plus brillant que jamais ! Et se retournant, il croisa les yeux de Léah qui lui rendit son regard en souriant. Marius comprit alors que malgré tout, quoi qu’on puisse dire, c’était réellement son jour de chance.
- Vous êtes certain d’avoir bien fait ?
- Il n’était pas fait pour être un ange.
- C’est pourtant vous qui l’avez créé ange.
- Oui. J’ai suivi son parcours avec grand intérêt.
- Vous voulez dire qu’il était spécial ?
- Oui, j’ai mis en lui quelque chose de plus.
- Quoi donc ?
- Le pouvoir de transgresser les règles. Le pouvoir de laisser passer sa chance pour saisir ce qu’il veut réellement. Le pouvoir d’aimer.

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Dim 4 Déc 2016 - 23:47

Bien sur Patronus, tant que les votes ne sont pas lancé c'est bon!^^

Bon.
J'ai miraculeusement eu le temps de finir mais... pfff... je suis pas satisfaite du tout. J'aurais du passer plus de temps sur cette idée dans la semaine parce que là... je suis pas satisfaite!! XD
En plus j'ai dû couper dedans à mort parce que j'avais 10 lignes en trop... et rien à enlever! T-T Donc j'ai du me résoudre à enlever des trucs de ci de là!  

Mais bref, c'est le jeu donc voilà mon texte:
Spoiler:

Le son se répercutait de manière lugubre le long des couloirs, s'éparpillant dans les recoins sombres et humides des cachots. Soren se laissait trainer par ses deux bourreaux sans protester, feignant l'évanouissement sous les coups qu'on lui avait administrés. Le jeune homme avait encaissé les vingt premières minutes du lynchage en faisant mine de résister puis s’était laissé tomber après un coup-de-poing plutôt teigneux qui l'avait atteint à la joue.
Soren était aussi bien habitué aux coups qu'aux séjours plus ou moins longs dans les cachots du château. Abandonné devant les portes de l'église de la capitale, l'enfant aux cheveux blancs avait très vite été prit pour cible dans un royaume où être différent ne permettait pas de vivre très longtemps. Il avait grandi sous les regards haineux et méprisants d'Al Sorna, la capitale du Haut Royaume. À ses 10 ans, l'église l'avait mis à la porte sans le sous, sans autre vêtement que ceux qu'il portait, sans avenir.
Mais le jeune homme avait su s'adapter avec une facilité déconcertante à la cruauté et la rudesse de la vie d'orphelin des rues. Chapardé pour survivre, s'entourer d'autres petits voleurs et mendiants, se battre pour son territoire, prendre des raclées par les soldats de patrouille et détroussé les ivrognes avait rythmé son quotidien pendant si longtemps qu'il avait développé une agilité hors du commun.
Soren se laissa jeter sans ménagement dans une petite cellule crasseuse, mais ouvrit néanmoins un œil lorsqu'il entendit le cliquetis de la serrure.
Les deux gardes marmonnaient entre eux et le ton angoissé de leurs voix avait interpelé le jeune homme. Ils ne cessaient de jeter des regards sur la cellule suivante, plongée dans le noir. Si une inondation dans la tour Est ne les avaient pas obligé à changer d'itinéraire à la dernière minute, jamais ils n'auraient osé venir ici. Mais ils ne pouvaient décemment pas libérer Soren sans donner d'explication valable à leur supérieur. Les deux hommes se collèrent contre le mur le plus loin de la cellule plongée dans le noir et avancèrent sur la pointe des pieds, nerveux.
Un ricanement sombre déchira le silence angoissant qui s'était installé, faisant détaler les soldats, tandis qu'une sueur froide parcouru Soren.
Il n'osa pas bouger pendant plusieurs minutes, mais le calme était revenu.
Quelque peu inquiet, le jeune homme se redressa pour tâter ses muscles endoloris. Sa joue avait enflé et sa peau laiteuse serait marquée d'affreux bleus, mais dans l'ensemble, il ne s'en était pas trop mal sorti. Âgé d'une vingtaine d'années, Soren était devenu un voleur hors pair, mais il avait le don de se mettre dans les situations les plus dangereuses et les plus risquées. Il n'avait cependant jamais tenté de chaparder au château du roi.
Cela lui aurait à coup sur valu la potence s'il s'y était fait prendre.
Satisfait du peu de blessures dont il avait hérité après s'être fait attraper à dévaliser la boutique d'armes rares du quartier Nord, Soren jeta un œil curieux vers la noirceur de la cellule voisine. Il était rare de voir des soldats détaler de la sorte et sa curiosité s'éveillait furieusement. Incapable de percer le voile sombre, il s'approcha des barreaux mitoyens.
_Je crois que j'apprécierais de nouveau le spectacle de ces deux lourdauds détalant de peur si on m'en donne l'occasion. Lança-t-il aux ténèbres avec audace.
Il y eut un raclement et il entendit un froissement de vêtement, mais personne ne lui répondit.
Le jeune homme soupira tout en jouant avec une mèche de ses cheveux blancs.
_Ils m'ont bien amoché le visage en plus. Je ne pourrais pas aller conter fleurette avant quelques jours. Et ça, c'est bien la plus grande des injustices !
_Qui vous dit que vous sortirez d'ici ?
La voix était grave et masculine. Sans savoir réellement pourquoi, Soren fut parcouru d'un frisson. Il fit glisser une lame d'acier d'une manche qu'il laissa tomber au sol, teintant dans le silence. Il ne prit pas la peine de répondre, considérant que son geste se passait d'explication.
Le jeune homme sentit l'amusement chez son voisin même s'il ne dit rien.
_Les soldats ont peut-être la main lourde mais les miennes sont lestes ! S'enorgueillit Soren. Je pourrais faire sauter le verrou en un rien de temps... Peut-être le vôtre aussi si vous me dites qui vous êtes. Je ne voudrais pas relâcher un tueur sans pitié dans la capitale.
Un second ricanement retentit.
_Aller, c'est peut-être votre jour de chance ! Vous assouvissez ma curiosité et je vous sors de là ! C'est loin d'être la première et dernière fois que je me retrouve dans les cachots ! J'ai pris mes repères, même si j'avoue ne jamais avoir visité ceux-là. Continua Soren, poussé par un intérêt dévorant.
_Quel est votre nom ? Demanda son voisin.
_Soren.
Le silence reprit place tandis qu'il attendait que le mystérieux prisonnier fasse de même.
_Je n'ai pas de nom de famille, on m'a abandonné à la naissance. Reprit-il lorsqu'il comprit ce qu'attendait son vis-à-vis. Et vous ?
_Kija.
Le jeune homme chercha quelques instants dans sa mémoire, car ce prénom ne lui était pas inconnu. L'autre prisonnier mis fin à sa recherche de lui-même.
_Kija Al Sorna.
Écarquillant les yeux de stupeur, Soren ne pipa mot. Le prisonnier à ses côtés n'était autre que le prince Kija Al Sorna ! Il avait entendu les plus folles rumeurs sur ce prince déchu, engendré par la magie.
Le Roi n'arrivant pas à mettre enceinte la reine, il avait fait appel en secret à une magicienne alors même qu'il les exécraient. Sa femme avait rapidement enfanté, mais n'avait pas survécut à l'accouchement. La colère du Roi s'était alors tourné vers tous les magiciens, des sorciers les plus aguerris aux vieilles guérisseuses de village. Une grande purge avait ravagé le royaume et le sang avait coulé longtemps. Les rumeurs allaient bon train sur le prince héritier. Il avait été élevé loin de la foule, loin des regards avant d'être déchu de son statut par son propre père, une fois remarié et que sa descendance avait de nouveau été assurée de manière plus naturelle.
_Vous....
_Vas-tu tenir ta promesse ? Repris Kija, un accent d'ironie dans la voix.
_C'est vrai que vous avez des pouvoirs ?
Deux lueurs rougeâtres s'allumèrent soudain dans le noir, faisant sursauter Soren. Son cœur se mit à tambouriner un rythme incontrôlable, son souffle se coupa et il se mit à trembler. Il avait peur. Il n'aurait su le dissimuler.
Pourtant, une autre émotion, plus surprenante, prenait place. La certitude que toutes ces coïncidences qui l'avaient amené ici, la rumeur entendue qu'un marchand possédait une arme d'un pays lointain dont les habitants lui ressemblaient, sa décision de tenter le tout pour le tout, son arrestation violente, l'inondation qui avait conduit les soldats à l'enfermer exceptionnellement à l'écart des autres cachots, sa rencontre avec le prince déchu, semblaient s'imbriquer parfaitement. Tout semblait indiquer que son destin venait de prendre un tournant décisif. Lui qui avait toujours été méprisé, qui n'aurait pas dû survivre seul et démunis dans la rue, lui qui était sans cesse harcelé et jugé pour ce corps différent qui ne passait pas inaperçu.
Il n'était plus seul car ces deux lueurs rouges, incandescentes, n'étaient pas de simples lumières.
Tout comme ces cheveux blancs, les yeux de Kija n'avaient rien de commun.
_Finalement, ce n'est peut-être pas votre jour de chance. Repris Soren, la voix tremblante. Peut-être que c'est le mien.
Le jeune homme se leva d'un bond, insensible aux courbatures de ses membres endoloris, ne se préoccupant pas de son équilibre précaire. Il enfonça la dague volée dans la serrure de sa cellule avec dextérité et s'acharna sur le verrou de longues minutes.
Kija n'avait pas dit un mot. Ce n'était pas la première fois que la peur qu'il insufflait par sa seule présence, se manifestait chez les autres par ce sentiment de fuite incontrôlable. Il y était habitué, mais pas indifférent. La souffrance de voir la terreur sur les visages de ceux qui le côtoyait l'accablait depuis toujours et son cœur ne s'était pas endurci pour autant.
Un cliquetis se perdit dans le calme du cachot.
Soren sortit avec précaution de sa geôle et, à la surprise de Kija, s'attaqua à la serrure de la sienne.
_Qu'est-ce que.... Pourquoi ? Demanda-t-il, méfiant.
Le jeune homme répondit tout en agitant sa lame dans le verrou visiblement ancien et jamais entretenu.
_Je vous l'aie dit. C'est mon jour de chance ! Je suis certain que je m'embarque dans la plus grande galère de toute ma vie, qu'on ne passera certainement pas l'enceinte de la Haute Ville sans se faire repérer et que je vais probablement finir au bout d'une corde. Mais si j'étais destiné à une seule chose, c'était de vous rencontrer et de vous aider.
Deux mains sales aux longs doigts délicats vinrent s'enrouler autour des barreaux tandis que les contours d'un corps et d'un visage adolescent se laissèrent entrevoir à la lueur de la torche accrochée au mur un peu plus loin.
_Tu es fou... Susurra Kija. Cependant, Soren avait décelé la pointe d'espoir dans sa voix.
_C'est bien possible. Admit-il. Vous me faites un peu peur. Mais si j'ai jamais eu le courage de changer de vie et de quitter la capitale pour voyager, je sens que vous aider me poussera à faire quelques changements.
Dans la pénombre, un sourire amusé se dessina.
_Je ne compte effectivement pas m'éterniser par ici.
Un cliquetis résonna et la porte de la cellule s'ouvrit avec un grincement sinistre.
_Dans ce cas, ça fait de nous deux chanceux.

PS: Je viens de lancer le concours 49 qui est... un peu spéciale!^^
http://hinata-online-forum.forumactif.com/t11046-concours-de-texte-n49-speciale-2-mois-debut-des-votes-le-29-01-17#765736

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Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Toasterfugace le Lun 5 Déc 2016 - 1:21

Bon je s'suis juste trop mal pour finir mon texte mais ça fait plaisir de découvrir les vôtres^^ Heureusement le concours 49 de Naru est là pour réchauffer mon petit coeur gelé par le froid >o< Bonne chance à vous^^

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Sprygann le Lun 5 Déc 2016 - 1:24

hey hey hey!
Je compte bien te rendre la monnaie de ta pièce, MOUHAHAHAHAHA! Je ne sais pas si ma critique sera bonne à prendre pour toi vu ton niveau, mais je la fais quand même parce qu'on ne sait jamais, sur un malentendu... donc:
citique:
Tout d'abord...Je crois que je sais à qui je vais donner mon vote là... Mais comme la perfection n'est pas de ce monde, voilà deux trois petites broutilles que j'ai remarquées parce que j'aime bien embêter les gens! hé hé hé
donc... je commence par le fond: tu insistes beaucoup dans tout ton texte sur à quel point il a été martyrisé au cours de sa vie à cause de son physique peu commun. Mais bien qu'en ayant été livré à lui-même dans une cité qui fait de lui son souffre-douleur, à 10 ans, sans argent, sans amis, sans famille... Il survit sans trop de problèmes? Je suis quelqu'un d'assez réaliste et j'avoue que dans l'univers que tu nous décris, je vois mal un gosse de 10 ans sans cesse martyrisé, ne pas se faire tuer par un soldat... M'enfin, une broutille comme je te l'avais dis. Ensuite...
Là c'est un peu le même problème... Pourquoi le roi n'a t-il pas tué Kija? À cause de lui, la femme que le roi aimait est morte. De plus, il est un prince qui ne sert à rien puisqu'il y a d'autres descendants mâles et le plus important, Kija est un magicien. Il est la raison même de la haine du roi pour les mages alors pourquoi ne pas avoir fait de sa mort un exemple? Une sorte de moyen de tourner la page pour le roi et d'adresser un message fort à tous les autres magiciens, d'une pierre deux coups quoi. Non, Kija est simplement emprisonné. Après, on ne sait pas s'il n'est pas torturé mais bon... Donc voilà, autre petit truc qui m'a un peu... dérangé disons. Et enfin le dernier:
Là encore, c'est sur Kija. Logiquement, c'est un prisonnier très important. C'est sûrement le dernier magicien de tout le royaume et il n'y a pas un seul garde pour le surveiller... Même quand un prisonnier est enfermé avec lui... On peut à la rigueur l'expliquer si Kija est un puissant mage qui pourrait je sais pas moi... Tuer les gardes à distance par exemple. Mais dans ce cas... Pourquoi n'utilise t-il pas ses pouvoirs pour s'échapper? Enfin bref, là encore, je trouve ça un peu illogique mais ça reste possible. Peu réaliste selon moi certes, mais possible.

La forme maintenant! Je te ferais grâce des quelques fautes d'orthographes de-ci de-là, sauf d'une, enfin de deux. "Chapardé" et "détroussé"? Hum? T'es bien sûre de ton coup là? Je ne suis maniaque que pour une chose, c'est pas le ménage, c'est pire, c'est l'orthographe et cette faute toute bête alors que ça se voit que tu connais bien les règles ça m'énerve! Enfin bref, je vois la paille dans l'oeil du voisin mais pas la poutre dans le mien comme on dit donc, reprenons:
Dès le début, Kija vouvoie Soren, c'est pas un peu bizarre? C'est vrai quoi c'est un prince. Un prince déchu certes mais quand même, pourquoi vouvoyer un roturier? Et un brigand qui plus est? Enfin bon, c'est peut-être un tic.
La certitude que toutes "ces" coïncidences. Personnellement, j'aurais plutôt mis "les". Ton ces représente des coïncidences que tu n'énumères qu'après alors ça rend un peu bizarre. C'est peut-être que moi, mais je trouve ça bizarre quand même et niveau construction de la phrase même c'est un peu alambiqué.
Le après me pose aussi quelques problèmes... déjà, j'aurais mis un : au lieu d'une , juste avant le "la rumeur" vu que tu commences une liste, c'est plus logique. Ensuite, ta première coïncidence est très longue par rapport aux autres alors ça casse le rythme je trouve. Et toujours sur la rumeur, j'aurais plutôt mis "qu'un marchand possèderait". C'est une rumeur alors ce n'est qu'une hypothèse du coup, pas un fait. Et donc le conditionnel irait mieux je pense. Ensuite, le ressemblaient me gène aussi. Si la pays a disparu il n'y a pas de problème dans ce cas et tu peux ignorer ce qui va suivre. Mais si le pays existe encore, il vaut mieux mettre lui ressemblent vu que les habitants existent encore dans ce cas-là.
Et c'est pas fini! Là c'est du pinaillage pur et simple, ignore le si tu veux mais... peut-on réellement considérer la certitude comme une émotion? être sûr et certain de quelque chose c'est plus un état d'esprit qu'une émotion. Là, c'est juste pour t'énerver, je l'avoue volontiers!
Redevenons sérieux, tu fais une semi-répétition de "lui" juste après, pourquoi ne pas en faire une complète? Tu rajoutes un lui devant qui n'aurait pas dû naître et hop là! Par contre, le dernier lui avait son corps casse le rythme, c'est trop long par rapport aux autres. Pour ce corps différent qui était le sien ferait bien je pense, après tu mets une autre tournure si tu veux, mais raccourcir serait pas mal selon moi.
Et enfin le dernier point sur ce paragraphe: tu créés un effet crescendo avec ta semi-répétition de lui mais à la fin bah... y a rien. Oui, j'aime BEAUCOUP les répétitions alors je verrai bien à la fin un: lui qui n'était plus seul car ces deux lueurs rouges et après tu continues le même texte. Il y aurait alors un but à ces "lui", montrer le changement soudain qui s'effectue pour le perso. Ce serait intéressant je pense.
Et finalement, le dernier point de cette critique, qui pour le coup est vraiment minime... Mais si j'ai jamais eu le courage, je mettrais un mais si je n'ai jamais eu le courage. Soren s'exprime de manière assez... soutenue je trouve, alors à la fin le "j'ai" ça casse un peu le truc et rend la phrase moins compréhensible...
Et voilà! c'est enfin terminé! Y a pas mal de points qui sont assez subjectifs alors bon... Peut-être qu'en fait tu as une réponse à tout ce que j'ai dit et que dans ce cas, toute ma critique est stupide. Ça se trouve c'est vraiment ce qui va se passer... Ça se trouve tu changeras strictement rien, ça se trouve cette critique t'aidera, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Je n'en ai aucun idée mais ÇA Y EST! J'ai fini cette longue critique et j'ai donc pu rembourser ma dette, YOUHOU!! J'ai l'impression d'être dans animal crossing m'enfin bon...

Voilà, c'était un plaisir de lire ton texte et d'écrire cette critique, en espérant avoir pu t'aider, à la revoyure! hé hé hé!

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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

Message par Naru le Lun 5 Déc 2016 - 10:46

Merci beaucoup Sprygann!^^

ça fait plaisir d'avoir de longues critiques!^^
Et pour te répondre:
Spoiler:

Pour ce qui est des 3 points relevé sur le fond de l'histoire, ils ont tous une logique propre à l'histoire mais que je n'ai pas eu la place de développer. ^^'
Pour ce qui est de la survie de Soren, en fait j'utilise le terme "avec une facilité déconcertante" parce que sa "débrouillardise" est en faite quelque chose de pas vraiment heu... naturel. Disons que ça fait partit de lui sans trop savoir pourquoi. En gros, il est plus vif que les autres car c'est dans son sang. (oui c'est pas claire, je sais!!^^)
Pour ce qui est de Kija et sa survie! XD
Je n'ai pas eu la place de le mettre donc j'ai préféré ignorer ce fait dans le texte mais Kija ressemble à sa mère de manière très frappante. Le Roi ne peut pas supporter l'idée de perdre sa reine deux fois et tuer son fils, reviendrait à voir mourir sa femme une deuxième fois. Donc il ne veux pas le tuer et il ne peut pas non plus le faire en publique car ce serait confirmé le fait qu'il ai eut recoure à la magie pour avoir un enfant. Or, ce ne sont que des rumeurs et le Roi ne veut pas les confirmer!^^
Enfin pour les gardes.... c'est ce qui m'a posé le plus de soucis! XD
En faite, il n'y a pas de garde devant sa cellule tout simplement parce qu'ils en ont une peur bleue!^^ Le truc c'est que personne ne sait réellement quels sont les pouvoirs du Prince et s'il en a réellement ou pas. Mais ces yeux sont tellement impressionnant que personne n'est prêt à aller vérifier. Du coup, si au début de son emprisonnement il y avait des gardes, plus le temps est passé... et plus ils ont commencé à avoir peur de lui, plus ils se sont imaginer des choses sur lui et ils ont finit par ne surveiller que les couloirs menant aux cachots en évitant de mettre d'autres prisonnier avec lui.
Bref c'est le passage qui m'a fait le plus .... suer parce que je trouve ça trop facile !!XD

Dans tous les cas, tu as bien raison d'avoir soulevés ces 3 points car je peux te donner toutes les explications du monde, tu ne pouvais pas le savoir en lisant  le texte. ^^ C'est pour ça que j'étais pas satisfaite de moi, parce que le contexte n'étais pas assez claire! ^^ Avec 120 lignes, j'ai du réduire au minimum en espérant que le lecteur irait se poser des questions sur le pourquoi du comment mais que ça ne gêne pas pour autant sa lecture!^^

Pour la forme: Arf! L'orthographe et moi...
bon d'abord j'ai un soucis avec mon logiciel de traitement de texte dont j'ai désactivé la correction automatique car au lieu de me souligner des fautes... il me soulignait tous les mots (genre "Nous" il le souligne comme faute!) Et... ça a toujours été mon point faible, je l'avoue!!^^'

Pour ce qui est du vouvoiement, personnellement, je ne vois pas le soucis!^^ L'époque est moyenâgeuse donc le vouvoiement est de mise dans les villes et encore plus dans la capitale. Et puis malgré tout Kija à été élever comme un prince avant son emprisonnement. Donc il n'a pas l'habitude de tutoyer quelqu'un.
Pour Soren c'est différent!^^ Lui il vouvoie parc qu'il à l'impression d'être plus important comme ça!^^ En faite il n'est pas si beau et pas si doué avec les femmes alors il se considère un peu comme un dandy. Si j'avais pu faire un passage où il était dans la rue, tu aurais pu l'entendre parler comme un "bouseux" et jurer comme un arracheur de dent!^^ Mais il se contient!^^

Pour ce qui est du marchand qui possèderait.... en faite c'est qu'il possédait réellement une arme rare intéressant Soren!^^ Mais là encore, je suis pas aller assez loin pour l'expliquer ! XD j'aurais donc du mettre possèderait mais comme dans ma tête il y avait un sens que j'ai pas mis à l'écrit... j'ai pas vu! XD
Pour les répétitions, certaines ne sont pas maitrisé, oui!^^ J'avoue j'ai pas eut le temps de me pencher sur ce texte avec un vrai attention aux détails!^^
Et pour l'effet crescendo des répétitions qui se termine par autre chose... ça c'est voulu par contre!^^ J'adore faire ça!^^
C'est comme une petite frustration pour le lecteur et en cassant le rythme, ça met en valeur la phrase d'après. ^^ Bon après, je peux comprendre qu'on aime pas hein! XD

Enfin, effectivement je ne modifierais pas mon texte. Pas parce que je ne trouve pas intéressante ta critiques (au contraire d'ailleurs puisque tu as soulevés tous les points que j'espérais qui ne se verrait pas trop! XD) mais parce que je préfère laisser mon texte tel quel pour quand j'aurais besoin de retravailler ce genre de point sur d'autres texte, je pourrais me souvenir des critiques qui y sont attachée et pourquoi. Et puis c'est le jeux aussi!^^ J'ai posté mon texte super tard!
Quand je suis bien inspirer, je commence à travailler mon texte bien avant la date buttoir et au fils des jours, je modifie certains passages pour gommer des trucs!^^ Là... dimanche matin j'avais écrit 3 phrases! XD Du coup j'ai un peu trop glander et voilà! XD

D'ailleurs c'est marrant parce que l'un des premier jet de texte pour ce concours c'était sur une petite fille orpheline! XD Quand j'ai lu le texte de Sagiga.. je me suis dit: Non mais non quoi!!! XD

Voilà voilà!^^

J'ai lu également les textes de Sagiga donc et de Patronus!^^

Sagiga:
Comme toujours j'aime ta façon d'écrire et d’amener les choses! Tes textes sont toujours assez visuels et c'est chouette! XD
Lili est le personnage le plus construit de ton univers! Mais j'avoue j'ai tiqué sur Elyu par la suite avant de comprendre qu'en faite c'était ça son nom et que Lili était une sorte de diminutif!^^'  Vraiment, on arrive très facilement à la visualiser c'est assez dingue. Et du coup, le personnage de la fin... il n'est presque pas décrit!^^' C'est dommage parce que du coup on arrive pas à l'imaginer. Et du coup, il fait un peu moins peur que ce qu'il devrait. ^^'
Comme je l'ai dit à Sprygann, j'avais eu l'idée de faire un texte sur une orpheline aussi dans mes premiers essais!^^ C'est marrant!^^ Du coup, je me suis tout de suite super intéressé à ton histoire!^^
J'aime énormément le twist de fin ou tu comprends qu'en faite... elle à pas avaler la bague! XD
Mais... je ne sais pas. Ce personnage à la cape... il est pas vraiment imposant dans l'histoire. Même quand il s'énerve... au final... il ne fait pas vraiment peur.
Après c'était peut-être ton intention!!^^
Bref, j'ai beaucoup aimé!^^

Patronus:
Merci d'avoir participer!^^
Franchement j'ai vraiment bien aimé ton texte!^^ Et pourtant, en général, les textes sur les anges, j'aime pas trop!^^
Le passage avec l'âme humaine et le fait d'y être réceptif, j'ai trouvé ça géniale!!^^
J'aimais énormément la douce mélancolie dramatique du fait que la personne qu'aime l'ange ne peut pas le voir mais que lui il lui parle et lui répond comme si elle s'adressait à lui!^^ Et si je dis "j'aimais" c'est parce que j'apprécie moins la fin happy ending. ^^'  J'adore les histoires dramatique qui le reste!^^ Oui bon, c'est tout à subjectif hein!^^ Du coup, sa transformation en humain était de trop pour moi. Quelque part, j'aurais préféré qu'il reste un ange et qu'il se serve de ce test et de cette expérience pour "aider" quelqu'un d'autre. ^^
Pour ce qui est de la forme, ça manque un peu de descriptions au niveau des dialogues pour savoir comment sont dites certaines phrases etc...
Bref, je suis bien contente que tu ai décidé de participer quand même parce que ça aurait été dommage de passer à côté de ton texte!!^^
Et comme j'ai encore beaucoup aimé ton texte... je me retrouve avec aucune idée de pour qui je vais bien pouvoir voter!!! XD

_________________

Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!

Naru
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Re: Concours de texte n°48 [fin des votes le 6 janvier]

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