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Concours de Dessin n°86 :
"Jouets et jeux de société
"

Intermédiaire avec modèle:
Neko-Echo


Expert avec modèle:
Evilshurato


Intermédiaire sans modèle:
Guimove


Expert sans modèle:

Floflo137


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Concours Graphisme 87:
"Kit Halloween"

Débutant: ~Shõnin~


Intermédiaire: Zeleyas

ex-aequo: Lilimix


Confirmé: Miss-Sakura


Expert: -Shaolan-


~
Concours de Texte n°45 :
"Une ville la nuit"


Mama-Dada 21:

"Paris, la capital de la France. Paris, une ville touristique. Paris, la ville des amoureux. Paris...la ville mystérieuse. Cette cité attrayante dans tout les domaines est également un lieu de curiosité et c'est pour cette raison qu'une jeune femme était à la recherche d'un scoop en pleine nuit d'Automne. Cette photographe travaillant pour un magazine était pleine d'espoir, et elle cherchait une pépite rare pour démontrer son talent à son patron . Pour la trouvée, elle partit de chez elle pour immortaliser un moment, un moment qui lui aurait permis de se faire accepter parmi ses collègues, ses supérieurs, ainsi qu'à prouver à sa famille quelle avait eu tort de la laisser tomber. Alors elle vagabondait dans les rues de cette énorme fourmilière où les ouvriers affluent de tous les côtés afin de se disputés un poste leur permettant d'entrer dans cette société de barbare." [...]


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°16 :
"Votre collection de fan"


Gagnants :

Shaolan:


Barai Aki:


Kitsuna:


Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

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Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Lun 1 Aoû 2016 - 11:19

Rappel du premier message :

Salut salut !!

Nous revoilà avec un nouveau concours ! 

Le thème du mois sera : Une ville la nuit

J'espère que le thème vous inspirera !

La limite est de 160 lignes et vous avez jusqu'au 28 août pour poster votre texte sur ce sujet !


Bonne écriture ! :D




Participations :
Mawaru:
Je suis dans mon élément.

Ici, c'est comme si j'y étais, ne faisant qu'une avec elle, laissant m'immerger dans cette mer cahotique et pourtant calme qu'est cette place, je me laisse emporter par mes pensées tout en faisant abstraction de mon environnement oppressant.
Paraissant silencieuse, éternelle et mystérieuse aux premiers abords, ma ville, comme toujours arbore un certain charme que seuls ses habitants arrivent à déceler. Comme à chaque crépuscule, la vue d'ensemble de ma chère ville change en même temps que le soleil se couche. L'atmosphère de cette chaude journée d'été s'estompe pour lentement laisser place à un endroit plus lugubre bientôt transpercé par un festival de lumières qui marquera le début d'un défilé d'un nombre incalculable de personnes. Avec cette impression d'effervescence continue, mon imagination navigue et serpente dans les avenues noires de monde jusqu'à ce que je m'imprègne totalement de ce fragile équilibre entre calme et chaos.
Entre les rues humides, encadrées de lampadaires crachotant leur lumière criarde et les hauts buildings ayant l'air de vouloir s'élever haut, plus haut, encore et encore, espérant un jour atteindre les cieux et dominer le monde de leur écrasante présence, je suis dans mon élément.

Malgré la nuit grandissante, ces hauts gratte-ciels projettent une ombre à leurs pieds, une extension de leur âme visible à l'oeil nu seulement au moment où le soleil finit par disparaître du ciel. Au sol, un béton lisse et craquelé à quelques endroits tremble sous les pas de la foule mouvementée. En haut, de grands écrans publicitaires plantés sur la facade d'immeubles gris de forme cubique semblent dicter aux passants chacune de leurs actions, une certaine attitude à adopter.
Un peu plus loin, dans les ruelles un peu moins peuplées, un cheminement désordonné se forme au fur et à mesure qu'un public avance au rythme d'une musique aux airs traditionnels et folkloriques : ce sont des artistes de rue.
La clameur se fait de plus en plus grande tandis qu'à l'autre bout de ma ville, aux alentours du port, l'ambiance semble bien morne : des bateaux de forme et de taille différentes sont amarrés à de vieux crochets le long de la rive, pourtant aucun individu n'y prête attention, comme si ces épaves avaient été abandonnées depuis longtemps, sans même l'âme de leur navigateur lui restant en souvenir.
Un frisson venu de nulle part m'atteint soudainement et m'effleure la nuque, comme si j'étais moi-même à cet endroit, au bord de l'eau, en suspension devant le gouffre sombre que représente maintenant la mer.
Je vois alors un oiseau noir au regard perçant filer à toute vitesse en direction de la grande avenue principale; contournant les commerces de rue florissants aux senteurs exotiques, traversant le brouillard, non, la fumée que venait de relâcher le fameux monorail qui tournait fièrement et inlassablement autour de ma ville, zigzaguant entre les cordes à linge entre deux fenêtres qui, portant tous ces vêtements, offraient un immense spectacle de couleurs et de textures riches et variées. Il finit sa course en se posant sur un simple panneau, observant le paysage d'un oeil sage, pivotant lentement son cou de rapace comme une sentinelle infatigable.
Admirant le même paysage que l'oiseau, je sens la rue vivre et battre son plein pendant un court instant, ainsi, je suis dans mon élément.

"Taxi !" interpelle une jeune femme brune à l'allure fougueuse du haut de ses talons aiguilles rouges, avant d'entrer dans le véhicule un peu vieillot, véhicule faisant contraste avec ma précieuse ville et ses rénovations clinquantes.
Du coin des lèvres, je laisse échapper un maigre sourire :
"Pas commun tout ça..." je soupire en peinant à me mouvoir.
Une présence aussi démarquée des autres est en effet rare parmi cette foule difforme et compacte que forment ces êtres vivants. En observant cette scène, ces passants, la même image m'apparaît toujours en tête : des êtres inhumains, d'une couleur blanchâtre, semblables aux bonhommes illustrés sur les feux de circulation, n'ayant plus d’individualité, suivant simplement leur chemin, automates ne faisant plus attention à l'importance des choses. Mais bizarrement, cette vision terne me réconforte. Peut-être car elle m'est familière ? Ou, à cause de cette singularité qui rend ma ville si unique ? Non, à l'évidence, cela doit sûrement être parce que je fais moi-même partie de ce monde irréel. Et pourtant, mon besoin insatiable d'accomplir quelque chose perdure toujours en moi. Mais en y repensant, cela n'a plus d'importance, car je ne fais qu'un avec ma ville : je suis dans mon élément.

J'inspire, puis expire lentement tout en écoutant attentivement les bruits environnants. Un crissement de pneu brutal frottant le bitume du sol, des bruits de pas saccadés passant juste à côté de moi sans y prêter attention, des rires et des bribes de conversations me parvenant tandis que je tente d'ouvrir les yeux :
"... pas commun tout ça ! s'exclame une voix railleuse et pourtant très forte.
- Ça tu l'as dit ! rétorque une deuxième voix paraissant pleine d'émotion, comme une voix d'enfant émerveillé en ouvrant son cadeau un matin froid et chaleureux de Noël. Cette ville est tout simplement-
- Grandiose..." je continue, complétant ce que la voix commençait à prononcer, me donnant l'impression de participer activement à leur conversation, comme une partie intégrante et précieuse du groupe. Cette complicité factice m'arrache tout de même un sourire teinté d'une légère douleur. Et pour cause, même rire me semble maintenant impossible, tout comme ma vision de ma ville ne peut changer.
Quelles que soient les atrocités qui peuvent s'y produire, quelles que soient les personnes insouciantes la découvrant pour la toute première fois, cette ville, je ne fais qu'une avec elle. Je suis dans mon élément.

Soudain, j'entends des pas rapides qui résonnent dans la bruyante avenue d'à côté, mais le son brutal des chaussures sur le béton se fait pourtant bien entendre dans ce brouhaha incessant. Le corps se fraie difficilement un passage entre les passants, jouant des coudes pour rendre son ascension plus rapide. Il trébuche soudain, se rattrape, se fait bousculer par un homme d'affaires pressé, s'aide de ses mains pour se relever pour ensuite jeter un coup d'oeil à ses deux paumes de main rougies. Au coin de ses yeux exorbités par l'adrénaline, apparaissent d'étranges gouttes d'eau qui rapidement roulent le long de ses joues creusées pour finalement disparaître au creu de son cou.
Le souffle haletant, un sourire paniqué aux lèvres, l'homme reprend sa course folle à travers le dédale de rues de ce labyrinthe aux allures de métropole, bousculant sans s'en rendre compte une jeune femme brune, fougueuse, affublée de talons aiguilles rouges, qui venait de sortir d'un taxi. Heurtée violemment, la femme prise de surprise tombe sur le trottoir froid avec un cri strident à en réveiller les morts, tandis qu'un couteau couvert d'une substance rouge gît soudainement à ses côtés, semblant avoir été lâché à l'instant sur le sol. Ne prêtant pas attention à cet objet, la femme se relève et sort un téléphone portable très simple, discret et faisant contraste à son allure soignée de femme inaccessible.
La sonnerie du téléphone se fait entendre tandis que sa voix intervient presque immédiatement pour le décrocher :

"Tiens ! C'est pas trop tôt ! J'espère obtenir une compensation pour ce soir, patron. Sérieux, se faire bousculer en pleine rue alors que j'allais tranquillement travailler... soupire t-elle avant d'écouter son interlocuteur. Quoi ? "Dans cette ville, c'est pas commun" ? Qu'est-ce que j'en ai à faire moi de la banalité ? Après tout, je suis une-
- ... traîner dans le coin c'est pas une très bonne idée, dis moi, on peut rentrer maintenant ? se fait alors entendre la voix d'un jeune homme s'adressant à un autre qui semblait être son ami. Ils passent devant la femme brune au téléphone, ainsi qu'un hôtel dans lequel elle entrait sans y prêter attention.
- Pas d'inquiétude, cette ville est tout simplement grandiose, on ne risque pas de s'y ennuyer ! répond son ami d'un air enthousiaste.

Le duo s'éloigne ainsi et disparaît dans les rues animées de cette fourmilière ambulante, laissant derrière eux des paroles qui m'ont interpellé. Après tout, tout ici est ironique, des habitants se démarquant par leur apparence, de nouveaux venus admirant la ville avec des mots à l'identique de ce que j'avais pensé, des êtres stressés et paniqués, avec la forte odeur du sang les suivant de près. Ce mélange bouillonant de diversité est pourtant commun ici, tout événement est unique, et paradoxalement rien ne change. Pour cette raison, il est facile de s'y sentir chez soi, faisant partie d'un tout.
Oui, exactement, ici et nulle part ailleurs, je suis dans mon élément.

La douleur atroce à mon flanc me fait sortir de mes pensées. J'essaie à nouveau de me mouvoir, sans succès. Je tends à nouveau l'oreille pour tenter d'entendre l'extérieur : rien. Le néant, un endroit terrifiant qui malgré son vide sans fond m'apparaît comme un refuge sûr dans lequel je pourrais me reposer. Je sens une substance liquide et chaude glisser le long de mon ventre pour ensuite s'étendre et former comme une flaque putride au dessous de moi. La douleur à mon ventre... non. Ma tête ? Toujours pas. Ma poitrine ? Ou bien encore mes jambes ? Le coin droit de ma lèvre remonte difficilement en tremblant, mes nerfs ne suivent décidément plus mon corps. Après tout, je deviens déjà un corps inerte, une entité infime et inconnue au beau milieu de cette ville. Ville qui, au travers de ses lumières criardes, ses rues serpentant comme une infection dans un corps humain, ses passants sans vie mais pourtant uniques, ses événements communs comme la mort d'un être ignoré inconsciemment par la foule, étrangement, m'accueille à bras ouverts.
Car bizarrement, je suis dans mon élément.

À la lueur de l'aube, le court des évènements reste inchangé, chacun mène sa propre vie, chacun découvre une nouvelle facette de cet endroit, chacun se démène du mieux qu'il peut pour prouver son existence, chacun plonge dans une spirale immorale et infernale de désinvolture vis-à-vis d'autrui, du monde, de tout, même de leur propre vie.
Moi, je ris intérieurement, ni de joie, ni de tristesse.
J'ai seulement l'impression que ce rire léger est tout ce qu'il me reste pour prouver mon existence. Autrement, je serais complètement happée par cette effrayante ville, et pour la première fois, j'en suis terrifiée. Mes pensées confuses se dirigent vers ces nombreux passants que j'avais suivi en vision de contre-plongée, comme si j'étais déjà devenue invisible et sans enveloppe, un esprit errant accompagnant une femme fougueuse aux talons aiguilles rouges dans sa nuit de luxure, ou encore un duo d'amis croisant malencontreusement un peu plus tard le chemin d'un homme au sourire paniqué et aux mains baignées de sang. Je n'ai plus aucune empathie, aucune once d'émotion chaleureuse envers quiconque que j'ai pu apercevoir. Et pourtant, le dernier son qui me vient à l'esprit est un mélange de deux voix qui me semblent familières :
"Ça tu l'as dit ! Cette ville est tout simplement... grandiose !"
Grandiose ? Je me le demande. En me disant ça à moi-même, je sens une perle humide glisser lentement du coin de mon oeil. Cette unique larme est pour moi le seul signe que mes émotions ont un jour existé, mais il est maintenant temps de laisser filer mes regrets, ou devrais-je dire, une volonté, mon seul désir : celui de faire partie intégrante d'un groupe, pour enfin pouvoir apprécier la vie telle qu'elle est, tous ensemble.

Pendant que mon esprit sombre dans les méandres d'un prétendu néant, je me demande également comment ai-je pu en arriver là. Sans connaître l'origine, ni le moment de ma mort, sans me débattre dans cette ruelle sombre abandonnée de tous, sans même comprendre comment ai-je pu faire pour observer cette ville dans sa totalité sans même pouvoir bouger une seule fois. Je ne faisais peut-être déjà qu'un avec cette ville avant même de le remarquer. Mais je préfère arrêter de me torturer ainsi, et me résigner à cette unique pensée vide qui m'a habitée toute ma vie : ici, malgré tout, j'étais dans mon élément. Là, je suis dans mon élément. Là-bas même après ma mort, je serais dans mon élément.

Même si désormais, ma conscience s'est déjà évanouie et que mon corps resté dans cet endroit lugubre se putréfie lentement, je m'unie à lui, et lui s'unie à moi. C'est ce foyer solitaire auquel j'appartiens, malgré toutes les souffrances que j'ai pu subir, malgré mon existence futile parmi tant d'autres qui n'ont jamais rien accompli, mais seulement observé. Oui, ici même.
Ma ville, ma chère ville, ma précieuse ville, cette ville, cette effrayante ville, une ville parmi tant d'autres, une simple ville.

Une ville, la nuit.

mostilon:
*I- Routine Ecarlate



C’était une nuit de pleine lune. Comme tous les soirs, je faisais un tour dans mon petit quartier nommé Drienf. Je marchais d’un pas lourd en regardant à chaque fois la montre Rolex que mon père m’avait offerte. J’essayais de passer au mieux dans les ruelles les plus éclairées par les lampadaires car oui, j’étais nyctophobe. Je continuais de marcher, jusqu’à ce que les aiguilles de ma montre s’arrêtent. Je me disais que c’était sûrement parce que je n’avais pas assez secoué mon poignet pour la recharger. Je continuais alors d'avancer, les yeux rivés sur l’horloge centrale de la ville qui faisait près de cent mètres de haut. Il était exactement 22h57 et, à cette heure-ci, tout le monde dormait dans mon patelin. C’est alors que je vis une personne, dans une position étrange, sur une poubelle de la ville.




A ce moment-là, j’eus pris peur, car oui, sous cette apparence hideuse et difforme, personne ne devait me voir. Je me dirigeai vers cette silhouette saugrenue suspendue telle un acrobate sur le couvercle de la poubelle. C’était un homme, portant un imperméable beige, avec un chapeau de cowboy et des chaussures New Balances. Je le trouvais classe et lui demandai l’heure, pour commencer la conversation et afin de savoir ce qu’il faisait là. Cette nuit-là, il me dit :




« Reviens demain à la même heure, précise. »




Je regardai ma montre, il était 22h56. Je lui dit que je ne lui garantissais rien et retournai chez moi.




Le lendemain matin, le réveil sonna, et comme d’habitude, je l’explosais avec mon marteau car l’harmonie du fracas que produisait le son de mon réveil contre ma table de chevet était beaucoup plus agréable que le brouhaha des klaxons polluant ma ville, mon quartier… Le soir même, je passai par la même ruelle que lorsque j’avais rencontré l’homme à l’imperméable… A ma montre, il était 22h52, et je me dit alors qu’il devait être très à cheval sur le temps. Je levai les yeux vers le ciel, pour contempler la pleine lune mais la lune était rouge. Une personne vînt me frapper derrière la tête et du sang coulait sur mes yeux. Je m’accoudai au mur le plus proche pour ne pas virevolter. Finalement, je me posai sur une poubelle. Je voyais trouble, une personne s’était approchée de moi et me demandai l’heure. Même en ayant la tête qui tournait à 400 km par minute, j’avais gardé mon sang froid. Je lui avais dit de repasser le lendemain à la même heure précise. Je voulais que la police l’attrape, c’était lui qui m’avait frappé, c’était lui la source du mal, j’en étais persuadé.




Le lendemain matin, la même routine, j’explosais mon réveil avec le même marteau. Et le soir même, je me promenai dans la ville. Cette fois ci quelque chose avait changé, la ville était remplie d’imperméables et de baskets New Balances. Le sol jonché de textiles et de la même couleur beige, cela me mettait à l’aise, je me sentais chez moi. Je retournai à l’endroit de l’agression, je vis deux imperméables et deux paires de baskets New balance sur le sol humide, près des poubelles. Je regardai en l’air, c’était encore la pleine lune, mais cette fois ci, mon corps tremblait de froid. Je sentis l’odeur de la clope, ça me mettait totalement en confiance et je ne savais pas pourquoi. Je m’étais ensuite évanoui.




En me réveillant, c’était la nuit. Je m’étais levé pour aller pisser sur la poubelle d’à côté, mais lorsque j’avais dézippé ma braguette, une main ensanglantée en sortit pour m’attraper le visage. Il y avait encore l’odeur de la clope…. Et là j’avais compris. Tout était lié, la montre Rolex, l’horloge, l’homme sur la poubelle, les vêtements familiers, cette odeur de clope et cette soif de justice. Tout me rappelait quelques choses. Je venais de savoir qui j’étais. J’étais le héros de cette ville et je me nommais Stemps ! Je levai mes bras en l’air et ouvrit grand les yeux en criant :




« Je suis là, je t’attends ! »




Ce fût étrange mais, l'instant suivant, je me trouvais au sol, et je voyais la lune peinte de rouge et une femme qui criait mon nom :




« STEMPS !!!»




Elle gémissait comme si j’allais perdre la vie et qu’un être cher me demandait de revenir. Ses mains sentaient la clope et je ne saisissais pas totalement ce qu’elle me disait. Mais une chose était sûre, elle me criait :




« Stemps ! Reviens parmi nous ! MY FRIEND ! »




Je me rappellais maintenant. C’était mon amie venant des Etats Unis et on la dénommait « Super-3 ». Elle essayait de me ramener. Le temps d’un battement de cil, je la regardais et je lui dis :




« J’avais peur d’affronter la réalité et de revenir vers la lumière. Mais maintenant, je suis là ».

Naru:
Une nuit froide avait englouti Mineas dans une chape d'ombres inquiétantes et mystérieuses. Depuis la mer, une brume opaque avait envahi le port et les ruelles à l'entour. Bien loin de la capitale et son palais royal, au-delà des montagnes et des plaines luxuriantes, la richesse du royaume de Zegathe ne s'étendait plus à ses villes côtières depuis bien longtemps. Minéas n'était pas encore tombée en lambeaux, oubliée de son Roi, mais elle ne faisait pas bonne figure. Les asseaux des océans étaient dangereux et bien qu'elle n'ait jamais essuyé d'attaques de grande envergure par la mer, ses habitants étaient souvent confrontés à quelques pirates.
Les maisons étaient grignotées par le sel et le vent tandis que les vagues semblaient vouloir gagner toujours plus de terrains sur les côtes. Il devait bien rester des armoiries gravées sur quelques bâtisses, mais la poussière et l'indifférence en avait eut raison. Certaines maisons s'étaient écroulée suite à de violentes tempêtes, mais elles étaient restée en l'état depuis lors. Mineas avait été une grande ville côtière, jamais vraiment riche, mais prospère. La pêche et le commerce étaient ses principales ressources, mais les fastes de son marché permanent avaient disparu avec l'attention du Roi pour cette région presque oubliée. Le temps avait fait son ouvrage, ne laissant que des souvenirs amères de cette époque maintenant révolue. Le port était naturellement l'endroit le plus fréquenté, aussi bien par les malchanceux soldats affectés à la protection de la ville, les marins, les commençants et tous les hommes en âge de travailler, que par les mendiants qui survivaient de petits larcins le long des quais. 
La nuit, il ne faisait pas bon se promener seul dans les ruelles. Si les soldats patrouillaient de-ci de-là, ils n'avaient que faire de ce qu'il se passait parmi les ombres tant que l'on ne s'en prenait pas à eux. Ils recevaient leurs maigres salaires, mais ils considéraient que vivre dans un lieu aussi reculé ne méritait pas qu'ils se tuent à la tâche pour autant.
Les tavernes et auberges du port étaient souvent pleines à craquées la nuit tombée. Toute la population s'y mélangeait pour oublier, autour d'un verre, leur vie sans importance dans une ville insignifiante, maudissant d'avoir vu le jour aussi loin de la capitale.
Cette nuit encore, la taverne du Dragon était bondée. L'alcool n'y était pas de bonne qualité et il y avait moins de risque à attraper une maladie à dormir dans la rue qu'en réservant une chambre à l'étage. Pourtant, des dizaines d'hommes, marins et soldats fréquentaient l'établissement avec assiduité.
Tae, le patron du Dragon le savait pertinemment. Ce autour de quoi les hommes se rassemblaient après l'argent, le pouvoir et les femmes, c'était les histoires. Chacun aimait être au courant des nouvelles, des légendes et des contes. Chacun pouvait s'imaginer qu'au-delà des mers, il existait un monde inexploré, qu'une vie différente était possible ailleurs, terrible ou merveilleuse...
L'homme servit une nouvelle chope de bière à l'homme accoudé au comptoir depuis déjà quelques heures. Il regardait d'un air hébété le feu qui crépitait dans l'âtre, derrière les tables pleines. Tae avait remarqué cette étincelle de folie dans le regard du pauvre homme et lui avait servit une quatrième bière. Il allait bientôt se mettre à parler et son intuition lui disait que ce qu'il avait à raconter captiverait l'audience. Le patron n'était pas tout jeune, mais son flair pour les bonnes histoires ne l'avait jamais trahie.
L'homme était dans un piteux état. Son visage était rongé d'une barbe de quelques semaines, ses vêtements troués et déchirés avaient perdu de leurs couleurs bien qu'on puisse encore distinguer les armoiries des chevaliers. Sans nul doute, un déserteur.
_Vous étiez dans l'armé. Commença Tae, avec habileté.
L'homme tourna ses deux yeux mouillés vers lui avec lassitude avant de boire une gorgée de bière d'une main tremblante.
_L'armée hein.... Ouais.... J'y étais... J'y étais... Dit-il d'une voix rauque.
Dans la salle, les discussions se firent moins présente et de nombreuses têtes s'étaient levées pour observer l'ancien soldat.
L'homme fixa son regard dans sa chope et son teint vira doucement au blanc.
_J'y étais oui.... Je les ai vus. Akadiens. Ces monstres....
Cette fois, un silence de plomb avait envahi les lieux. 
Même dans un endroit aussi reculé que Minéas, tout le monde avaient entendue parler de cette race de guerrier terrible venue depuis les mers. De nombreuses légendes circulaient sur leurs apparences monstrueuses, leurs mode de vie mais surtout sur leurs incroyable talents au combat. D'aucuns disaient qu'ils étaient une armée entière, d'autres qu'il s'agissait plutôt de mercenaires.
Si la plupart des hommes présents dans la taverne semblaient intrigués, excités ou avides d'en savoir plus, Tae, lui, sembla tout à coup mal à l'aise.
_Le conflit avec le Royaume de Keeta, au Nord de la capitale ne faisait que perdurer. Mais on gagnait du terrain. Il y avait de la bonne humeur dans le camp. Mes gars et moi, on se racontait nos exploits. Survivre à plusieurs mois de campagne, c'est pas donné à tout le monde... Eux aussi, ils avaient de bons soldats, mais nous, on était mieux entraîné. Et puis....
L'homme bu une gorgée qui dégoulina à moitié sur ses vêtements, mais il n'y portait pas la moindre attention.
_Et puis ce matin-là... La bataille avait à peine commencé qu'on a entendu des hurlements dans les premières lignes. Il était là.... un Akadien. Il avait une peau noire... D'une taille gigantesque... Ses.... Ses cheveux rouges dansaient comme des flammes....J'en ai vu qu'un seul.... Mais j'en fais des cauchemars toutes les nuits ! Je les vois qui dansent... Ces yeux.... Ces flammes des enfers... Malgré tout, il avait un visage humain.... Si terrifiant....
L'homme sanglota pitoyablement.
_ Il y avait tellement de morts.... Son énorme épée s'abattait sans pitié. Sa force était sans précèdent ! Il a tué cinq soldats d'un seul mouvement ! Et plus... Plus le sang coulait... Plus l'épée... Plus elle changeait !
A présent, l'homme avait du mal à respirer et toute la salle étaient suspendue aux bords de ses lèvres.
_Je peux pas oublier.... Les cris... Et son visage. Ses yeux de flammes... L'épée... Elle était liquide... Faites de sang... Du sang de mes camarades... Pourtant, elle les a transpercés comme dans du beurre... Juste comme ça... J'ai abandonné le champ de bataille. J'ai lâché mes armes et j'ai déguerpi de là comme un lâche... Un massacre... Un vrai carnage... Je ne me suis pas retourné pour savoir si quelque uns de mes gars étaient encore vivant, si le Commandant avait donné des ordres, si un repli avait été demandé... Si on avait déjà perdu...
L'homme se tut et au bout de plusieurs minutes d'un silence religieux, l'assistance comprit qu'elle n'en aurait pas plus. Les conversations reprirent de plus belles, chacun allant de son ouïe-dire, de sa légende ou de sa rumeur entendue sur les routes, tout en reprenant une tournée de bière chaude et âcre.
Le patron de la taverne fut submergé de commande pendant quelques minutes puis l'agitation de la nuit reprit ses droits dans un infernal brouhaha de conversation, de cris d'ivrognes et des quelques bagarres habituelles aux relents d'alcool.
Tae se dirigea vers une silhouette tout encapuchonnée de noir, qu'étrangement, personne ne semblait vraiment remarquer.
Il s'accouda au bar, à quelques centimètres de la personne avant de se racler la gorge.
_Eh bien... Ton frère aime toujours autant se montrer. Dit-il en jetant un œil au pauvre déserteur que les plus avides pressaient de questions.
Il tourna la tête juste à temps pour apercevoir deux lueurs rouges flamboyer dans l'ombre de la cape. L'homme, bien que bâtit comme un rock, se figea un instant. Il connaissait les Akadiens depuis un moment déjà, mais malgré tout, il restait incapable de déchiffrer les émotions qui passaient dans leurs yeux de flammes...
_Nous sommes jumeaux, ça ne veux pas dire que nous aimons agir de la même manière. Répondit la silhouette d'une voix sourde.
Tae allait répliquer lorsque la porte de sa taverne claqua avec fracas, faisant sursauter toute l'assistance.
Un jeune garçon de ferme, visiblement affolé et essoufflé, passa le pas de la porte.
_Le Roi ! Hurla-t-il. La famille royale à été assassinée ! Toute la ville de Flore... Tout le monde est mort !
_Qu'est-ce que tu raconte, petit ! Grogna l'un des soldats, visiblement éméchée, à moitié avachit sur une table.
_Mon frère habite Daga ! Ils ont vu un cortège royal se rendre à Flore dans la journée ! Dans la nuit, ils ont entendu des hurlements jusqu'au village ! Ils ont dépêché quelqu'un pour aller voir ce qu'il se passait ! Tous... Tous les habitants de Flore sont morts ! Tous les soldats ! La famille royale était hébergée en secret chez le Duc de Flore ! Il n'y a aucun survivant ! C'est comme si toute une armée avait décimé la ville !
Des exclamations fusèrent de toute part dans la taverne.
_Tout le monde est entrain de se rassembler, tous les villages de la côte ! La nouvelle se répand ! Personne ne sait ce qu'il s'est passé, ni comment !
Le jeune garçon ne perdit pas plus de temps et ressortit de la taverne en hurlant à plein poumon la mort du roi, la rue se remplissant de plus en plus de curieux.
Une explosion de cris emplit la pièce, soudainement très agitée. Les hommes se bousculaient en tout sens, abasourdie par la nouvelle, hurlant qu'il s'agissait d'une erreur et que personne n'était capable de rivaliser avec les soldats de la garde rapprochée du Roi. Qu'une ville entière telle que Flore ne pouvait pas être décimée en une nuit, sans que personne ne puisse savoir comment ! Qu'une telle chose ne pouvait pas se produire à moins d'une centaine de lieux de Minéas, perdue au fin fond du royaume !
La ville endormie s'était soudain enflammée d'une curiosité morbide, d'une lueur d'intérêt pour un Roi qui n'aurait pas dû se trouver si loin de la capitale et de ce que cela pouvait bien impliquer.
Le sang de Tae s'était glacé. 
Son cœur s'était mis à tambouriner avec force dans sa poitrine tandis que des sueurs froides le clouaient sur place. Il glissa un regard vers la silhouette noire sur sa gauche, mais elle avait déjà disparu.
Du temps où il appartenait à la guilde des mercenaires, Tae avaient rencontré bon nombres d'Akadiens. Mais les jumeaux étaient différents.
Des deux frères, il ne savait pas s'il fallait plutôt craindre celui qui se montrait en pleine lumière, sur tous les champs de bataille intéressant qu'il trouvait, ou celui qui préférait la compagnie de la lune, capable de décimer à lui seul toute une ville dans son sommeil.
Dans les deux cas, ils avaient l'habitude de laisser beaucoup de morts sur leurs passages.
L'homme s'avança vers la fenêtre. 
Minéas n'avait jamais été aussi agitée, mais avec toutes ses torches allumées, toute sa population dans les rues, elle n'avait jamais été aussi vivante.

mama-dada21:
Paris, la capital de la France. Paris, une ville touristique. Paris, la ville des amoureux. Paris...la ville mystérieuse. Cette cité attrayante dans tout les domaines est également un lieu de curiosité et c'est pour cette raison qu'une jeune femme était à la recherche d'un scoop en pleine nuit d'Automne. Cette photographe travaillant pour un magazine était pleine d'espoir, et elle cherchait une pépite rare pour démontrer son talent à son patron . Pour la trouvée, elle partit de chez elle pour immortaliser un moment, un moment qui lui aurait permis de se faire accepter parmi ses collègues, ses supérieurs, ainsi qu'à prouver à sa famille quelle avait eu tort de la laisser tomber. Alors elle vagabondait dans les rues de cette énorme fourmilière où les ouvriers affluent de tous les côtés afin de se disputés un poste leur permettant d'entrer dans cette société de barbare.
Tout d'abord elle choisit de faire une visite à la Tour Eiffel en passant par le Champ-de-Mars. Pourquoi le Champ-de-Mars ? Et bien c'est une référence au Dieu de la guerre du nom de Mars car autrefois les militaires s'entraînaient sur ce terrain. Désormais on ne voyait que des couples entrain de se promener donc rien d'intéressant pour notre protagoniste, alors elle se dirigea vers cette grande dame de fer qu'on appelle la Tour Eiffel. De cette hauteur elle pouvait voir tout Paris : l'Arc de Triomphe, le palais de Chaillot, la Maison de Radio France, le palais Bourdon, et autres monuments. En voyant la vision panoramique que lui offrait l'altitude la jeune femme ne pouvait cacher son émerveillement devant un tel tableau. La métropole brillait de milles feux, les lumières resplendissaient de toute part comme le ferait une horde de lucioles. Malheureusement ce n'était pas une photo de cette vue qui allait impressionner son chef, alors elle repartit vers l'ascenseur pour redescendre. Contrairement à elle qui venait de province, les parisiens pure souche étaient habitués à ce champ de vision qu'ils trouvent banale. Elle décida donc de naviguer dans les sombres ruelles de la citadelle. Plusieurs d'entre elles étaient vide tandis que d'autres étaient remplis de bar encore animés bien qu'il fût tard, mais aucune d'entre elles ne lui apportaient ce qu'elle cherchait désespérément.
Déçue de son exploration elle décida de rentrer chez elle en passant par le parc des Buttes-Chaumont. Elle prit l'Avenu Michal pour faire un détour lui permettant d'apaiser sa tristesse puis lorsqu'elle vit l'île du lac, elle se dirigea vers la passerelle comme si une petite voix lui ordonna de s'y rendre. Elle avança, un pied après l'autre sur cette vielle passerelle de Gustave Eiffel lorsqu'elle remarqua une silhouette au bout de celle-ci. Cette dernière ne faisait pas plus d'1m20 et elle semblait porter une robe : c'était une gamine brune qui se rapprochait d'elle. Que faisait-elle là toute seule ? Où était ses parents ? La jeune reporter regarda autour d'elle mais ne vit aucun autre signe de vie à part la petite fille et elle-même. Elle commença à marcher mais une intuition lui dit de s'éloigner et c'est ce qu'elle aurait du faire. Tout à coup la jeune fille se mit à voltiger, elle était à 20cm au-dessus du sol. Elle remarqua enfin ce qui clochait avec cette enfant lugubre au teint pâle : c'était un fantôme. Soudain la tête du spectre se détacha de son corps et roula jusqu'au pied de la jeune reporter. Effrayé, elle recula hâtivement en gardant ses yeux rivés sur le visage de la gamine. Elle ne pouvait s'empêcher de fixé ses traits que lorsqu'elle elle releva la tête elle se rendit compte que le corps s'était évaporé. La peur au ventre elle regarda autour d'elle mais ne vit pas de reste de spectre à l'horizon. Subitement elle sentit un liquide froid et rouge couler sur son visage puis par terre pour atterrir près de... rien du tout.. Elle releva doucement la tête vers le ciel mais à la place de se trouver nez à nez avec une infinité d'étoile elle rencontra le visage de l'enfant. Cette fois-ci ses yeux étaient vides et ses dents avaient pris la forme d'une scie.


Le lendemain on retrouva le corps de la reporter. Si elle n'avait pas son passeport on n'aura pas pu connaître son identité tellement son visage était déchiqueter. La jeune femme se nommait Elena Mendes...

Vous avez jusqu'au 25 septembre pour voter ! :D


Dernière édition par Wolfsnape le Lun 29 Aoû 2016 - 17:12, édité 2 fois

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Lun 29 Aoû 2016 - 14:03

Hum.... Je pense quand même que ce sera plus simple de voter si tu lance le sondage Wolfi..... XD

Dommage, j'aurais bien aimé lire ton texte, comme d'habitude!^^

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Lun 29 Aoû 2016 - 17:13

Ah oui, effectivement !
Pardon, j'avais la tête ailleurs !

C'est rectifié, vous pouvez maintenant voter xD

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Mar 11 Oct 2016 - 22:00

ça fait un petit moment que les votes sont terminés mais...
Bravo à Mama-dada21 qui remporte la première place!^^

Merci à la personne ayant voté pour moi!^^

J'espère vous voir sur les prochains concours de textes!! ^^

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

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