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Concours de Dessin n°88 :
"
Épouvante/Horreur"

Confirmé avec modèle:
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Expert avec modèle:
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Intermédiaire sans modèle:
Tsumari


Confirmé sans modèle:
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Expert sans modèle:

Evilshurato


~
Concours Graphisme 87:
"Kit Halloween"

Débutant: ~Shõnin~


Intermédiaire: Zeleyas

ex-aequo: Lilimix


Confirmé: Miss-Sakura


Expert: -Shaolan-


~
Concours de Texte n°46 :
"Femmes Dangereuses"


Sagiga:

"La mémoire est étonnante. Je peux me souvenir d'un tas de détails insignifiants du moment où je l'ai aperçue.
La façon dont mes chaussures neuves serraient mes pieds, après les avoir meurtris toute la journée durant. Le goût, ou plutôt l'absence de goût de mon chewing-gum que je mâchais depuis le début de l'après-midi et qui avait commencé à durcir. Il y avait le bruit des voitures qui circulaient encore, sans doute des gens pressés de rentrer chez eux, vu l'heure tardive. On pouvait également distinguer le son de sirènes au loin, ou le grésillement du lampadaire juste au-dessus de ma tête. J'avais aussi très mal dans le bas du dos, comme souvent le soir en débauchant." [...]


=> lire les textes

~ Concours de Photo n°16 :
"Votre collection de fan"


Gagnants :

Shaolan:


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Kitsuna:


Félicitations à vous tous (et toutes) !! =)

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Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

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Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Lun 1 Aoû 2016 - 11:19

Salut salut !!

Nous revoilà avec un nouveau concours ! 

Le thème du mois sera : Une ville la nuit

J'espère que le thème vous inspirera !

La limite est de 160 lignes et vous avez jusqu'au 28 août pour poster votre texte sur ce sujet !


Bonne écriture ! :D




Participations :
Mawaru:
Je suis dans mon élément.

Ici, c'est comme si j'y étais, ne faisant qu'une avec elle, laissant m'immerger dans cette mer cahotique et pourtant calme qu'est cette place, je me laisse emporter par mes pensées tout en faisant abstraction de mon environnement oppressant.
Paraissant silencieuse, éternelle et mystérieuse aux premiers abords, ma ville, comme toujours arbore un certain charme que seuls ses habitants arrivent à déceler. Comme à chaque crépuscule, la vue d'ensemble de ma chère ville change en même temps que le soleil se couche. L'atmosphère de cette chaude journée d'été s'estompe pour lentement laisser place à un endroit plus lugubre bientôt transpercé par un festival de lumières qui marquera le début d'un défilé d'un nombre incalculable de personnes. Avec cette impression d'effervescence continue, mon imagination navigue et serpente dans les avenues noires de monde jusqu'à ce que je m'imprègne totalement de ce fragile équilibre entre calme et chaos.
Entre les rues humides, encadrées de lampadaires crachotant leur lumière criarde et les hauts buildings ayant l'air de vouloir s'élever haut, plus haut, encore et encore, espérant un jour atteindre les cieux et dominer le monde de leur écrasante présence, je suis dans mon élément.

Malgré la nuit grandissante, ces hauts gratte-ciels projettent une ombre à leurs pieds, une extension de leur âme visible à l'oeil nu seulement au moment où le soleil finit par disparaître du ciel. Au sol, un béton lisse et craquelé à quelques endroits tremble sous les pas de la foule mouvementée. En haut, de grands écrans publicitaires plantés sur la facade d'immeubles gris de forme cubique semblent dicter aux passants chacune de leurs actions, une certaine attitude à adopter.
Un peu plus loin, dans les ruelles un peu moins peuplées, un cheminement désordonné se forme au fur et à mesure qu'un public avance au rythme d'une musique aux airs traditionnels et folkloriques : ce sont des artistes de rue.
La clameur se fait de plus en plus grande tandis qu'à l'autre bout de ma ville, aux alentours du port, l'ambiance semble bien morne : des bateaux de forme et de taille différentes sont amarrés à de vieux crochets le long de la rive, pourtant aucun individu n'y prête attention, comme si ces épaves avaient été abandonnées depuis longtemps, sans même l'âme de leur navigateur lui restant en souvenir.
Un frisson venu de nulle part m'atteint soudainement et m'effleure la nuque, comme si j'étais moi-même à cet endroit, au bord de l'eau, en suspension devant le gouffre sombre que représente maintenant la mer.
Je vois alors un oiseau noir au regard perçant filer à toute vitesse en direction de la grande avenue principale; contournant les commerces de rue florissants aux senteurs exotiques, traversant le brouillard, non, la fumée que venait de relâcher le fameux monorail qui tournait fièrement et inlassablement autour de ma ville, zigzaguant entre les cordes à linge entre deux fenêtres qui, portant tous ces vêtements, offraient un immense spectacle de couleurs et de textures riches et variées. Il finit sa course en se posant sur un simple panneau, observant le paysage d'un oeil sage, pivotant lentement son cou de rapace comme une sentinelle infatigable.
Admirant le même paysage que l'oiseau, je sens la rue vivre et battre son plein pendant un court instant, ainsi, je suis dans mon élément.

"Taxi !" interpelle une jeune femme brune à l'allure fougueuse du haut de ses talons aiguilles rouges, avant d'entrer dans le véhicule un peu vieillot, véhicule faisant contraste avec ma précieuse ville et ses rénovations clinquantes.
Du coin des lèvres, je laisse échapper un maigre sourire :
"Pas commun tout ça..." je soupire en peinant à me mouvoir.
Une présence aussi démarquée des autres est en effet rare parmi cette foule difforme et compacte que forment ces êtres vivants. En observant cette scène, ces passants, la même image m'apparaît toujours en tête : des êtres inhumains, d'une couleur blanchâtre, semblables aux bonhommes illustrés sur les feux de circulation, n'ayant plus d’individualité, suivant simplement leur chemin, automates ne faisant plus attention à l'importance des choses. Mais bizarrement, cette vision terne me réconforte. Peut-être car elle m'est familière ? Ou, à cause de cette singularité qui rend ma ville si unique ? Non, à l'évidence, cela doit sûrement être parce que je fais moi-même partie de ce monde irréel. Et pourtant, mon besoin insatiable d'accomplir quelque chose perdure toujours en moi. Mais en y repensant, cela n'a plus d'importance, car je ne fais qu'un avec ma ville : je suis dans mon élément.

J'inspire, puis expire lentement tout en écoutant attentivement les bruits environnants. Un crissement de pneu brutal frottant le bitume du sol, des bruits de pas saccadés passant juste à côté de moi sans y prêter attention, des rires et des bribes de conversations me parvenant tandis que je tente d'ouvrir les yeux :
"... pas commun tout ça ! s'exclame une voix railleuse et pourtant très forte.
- Ça tu l'as dit ! rétorque une deuxième voix paraissant pleine d'émotion, comme une voix d'enfant émerveillé en ouvrant son cadeau un matin froid et chaleureux de Noël. Cette ville est tout simplement-
- Grandiose..." je continue, complétant ce que la voix commençait à prononcer, me donnant l'impression de participer activement à leur conversation, comme une partie intégrante et précieuse du groupe. Cette complicité factice m'arrache tout de même un sourire teinté d'une légère douleur. Et pour cause, même rire me semble maintenant impossible, tout comme ma vision de ma ville ne peut changer.
Quelles que soient les atrocités qui peuvent s'y produire, quelles que soient les personnes insouciantes la découvrant pour la toute première fois, cette ville, je ne fais qu'une avec elle. Je suis dans mon élément.

Soudain, j'entends des pas rapides qui résonnent dans la bruyante avenue d'à côté, mais le son brutal des chaussures sur le béton se fait pourtant bien entendre dans ce brouhaha incessant. Le corps se fraie difficilement un passage entre les passants, jouant des coudes pour rendre son ascension plus rapide. Il trébuche soudain, se rattrape, se fait bousculer par un homme d'affaires pressé, s'aide de ses mains pour se relever pour ensuite jeter un coup d'oeil à ses deux paumes de main rougies. Au coin de ses yeux exorbités par l'adrénaline, apparaissent d'étranges gouttes d'eau qui rapidement roulent le long de ses joues creusées pour finalement disparaître au creu de son cou.
Le souffle haletant, un sourire paniqué aux lèvres, l'homme reprend sa course folle à travers le dédale de rues de ce labyrinthe aux allures de métropole, bousculant sans s'en rendre compte une jeune femme brune, fougueuse, affublée de talons aiguilles rouges, qui venait de sortir d'un taxi. Heurtée violemment, la femme prise de surprise tombe sur le trottoir froid avec un cri strident à en réveiller les morts, tandis qu'un couteau couvert d'une substance rouge gît soudainement à ses côtés, semblant avoir été lâché à l'instant sur le sol. Ne prêtant pas attention à cet objet, la femme se relève et sort un téléphone portable très simple, discret et faisant contraste à son allure soignée de femme inaccessible.
La sonnerie du téléphone se fait entendre tandis que sa voix intervient presque immédiatement pour le décrocher :

"Tiens ! C'est pas trop tôt ! J'espère obtenir une compensation pour ce soir, patron. Sérieux, se faire bousculer en pleine rue alors que j'allais tranquillement travailler... soupire t-elle avant d'écouter son interlocuteur. Quoi ? "Dans cette ville, c'est pas commun" ? Qu'est-ce que j'en ai à faire moi de la banalité ? Après tout, je suis une-
- ... traîner dans le coin c'est pas une très bonne idée, dis moi, on peut rentrer maintenant ? se fait alors entendre la voix d'un jeune homme s'adressant à un autre qui semblait être son ami. Ils passent devant la femme brune au téléphone, ainsi qu'un hôtel dans lequel elle entrait sans y prêter attention.
- Pas d'inquiétude, cette ville est tout simplement grandiose, on ne risque pas de s'y ennuyer ! répond son ami d'un air enthousiaste.

Le duo s'éloigne ainsi et disparaît dans les rues animées de cette fourmilière ambulante, laissant derrière eux des paroles qui m'ont interpellé. Après tout, tout ici est ironique, des habitants se démarquant par leur apparence, de nouveaux venus admirant la ville avec des mots à l'identique de ce que j'avais pensé, des êtres stressés et paniqués, avec la forte odeur du sang les suivant de près. Ce mélange bouillonant de diversité est pourtant commun ici, tout événement est unique, et paradoxalement rien ne change. Pour cette raison, il est facile de s'y sentir chez soi, faisant partie d'un tout.
Oui, exactement, ici et nulle part ailleurs, je suis dans mon élément.

La douleur atroce à mon flanc me fait sortir de mes pensées. J'essaie à nouveau de me mouvoir, sans succès. Je tends à nouveau l'oreille pour tenter d'entendre l'extérieur : rien. Le néant, un endroit terrifiant qui malgré son vide sans fond m'apparaît comme un refuge sûr dans lequel je pourrais me reposer. Je sens une substance liquide et chaude glisser le long de mon ventre pour ensuite s'étendre et former comme une flaque putride au dessous de moi. La douleur à mon ventre... non. Ma tête ? Toujours pas. Ma poitrine ? Ou bien encore mes jambes ? Le coin droit de ma lèvre remonte difficilement en tremblant, mes nerfs ne suivent décidément plus mon corps. Après tout, je deviens déjà un corps inerte, une entité infime et inconnue au beau milieu de cette ville. Ville qui, au travers de ses lumières criardes, ses rues serpentant comme une infection dans un corps humain, ses passants sans vie mais pourtant uniques, ses événements communs comme la mort d'un être ignoré inconsciemment par la foule, étrangement, m'accueille à bras ouverts.
Car bizarrement, je suis dans mon élément.

À la lueur de l'aube, le court des évènements reste inchangé, chacun mène sa propre vie, chacun découvre une nouvelle facette de cet endroit, chacun se démène du mieux qu'il peut pour prouver son existence, chacun plonge dans une spirale immorale et infernale de désinvolture vis-à-vis d'autrui, du monde, de tout, même de leur propre vie.
Moi, je ris intérieurement, ni de joie, ni de tristesse.
J'ai seulement l'impression que ce rire léger est tout ce qu'il me reste pour prouver mon existence. Autrement, je serais complètement happée par cette effrayante ville, et pour la première fois, j'en suis terrifiée. Mes pensées confuses se dirigent vers ces nombreux passants que j'avais suivi en vision de contre-plongée, comme si j'étais déjà devenue invisible et sans enveloppe, un esprit errant accompagnant une femme fougueuse aux talons aiguilles rouges dans sa nuit de luxure, ou encore un duo d'amis croisant malencontreusement un peu plus tard le chemin d'un homme au sourire paniqué et aux mains baignées de sang. Je n'ai plus aucune empathie, aucune once d'émotion chaleureuse envers quiconque que j'ai pu apercevoir. Et pourtant, le dernier son qui me vient à l'esprit est un mélange de deux voix qui me semblent familières :
"Ça tu l'as dit ! Cette ville est tout simplement... grandiose !"
Grandiose ? Je me le demande. En me disant ça à moi-même, je sens une perle humide glisser lentement du coin de mon oeil. Cette unique larme est pour moi le seul signe que mes émotions ont un jour existé, mais il est maintenant temps de laisser filer mes regrets, ou devrais-je dire, une volonté, mon seul désir : celui de faire partie intégrante d'un groupe, pour enfin pouvoir apprécier la vie telle qu'elle est, tous ensemble.

Pendant que mon esprit sombre dans les méandres d'un prétendu néant, je me demande également comment ai-je pu en arriver là. Sans connaître l'origine, ni le moment de ma mort, sans me débattre dans cette ruelle sombre abandonnée de tous, sans même comprendre comment ai-je pu faire pour observer cette ville dans sa totalité sans même pouvoir bouger une seule fois. Je ne faisais peut-être déjà qu'un avec cette ville avant même de le remarquer. Mais je préfère arrêter de me torturer ainsi, et me résigner à cette unique pensée vide qui m'a habitée toute ma vie : ici, malgré tout, j'étais dans mon élément. Là, je suis dans mon élément. Là-bas même après ma mort, je serais dans mon élément.

Même si désormais, ma conscience s'est déjà évanouie et que mon corps resté dans cet endroit lugubre se putréfie lentement, je m'unie à lui, et lui s'unie à moi. C'est ce foyer solitaire auquel j'appartiens, malgré toutes les souffrances que j'ai pu subir, malgré mon existence futile parmi tant d'autres qui n'ont jamais rien accompli, mais seulement observé. Oui, ici même.
Ma ville, ma chère ville, ma précieuse ville, cette ville, cette effrayante ville, une ville parmi tant d'autres, une simple ville.

Une ville, la nuit.

mostilon:
*I- Routine Ecarlate



C’était une nuit de pleine lune. Comme tous les soirs, je faisais un tour dans mon petit quartier nommé Drienf. Je marchais d’un pas lourd en regardant à chaque fois la montre Rolex que mon père m’avait offerte. J’essayais de passer au mieux dans les ruelles les plus éclairées par les lampadaires car oui, j’étais nyctophobe. Je continuais de marcher, jusqu’à ce que les aiguilles de ma montre s’arrêtent. Je me disais que c’était sûrement parce que je n’avais pas assez secoué mon poignet pour la recharger. Je continuais alors d'avancer, les yeux rivés sur l’horloge centrale de la ville qui faisait près de cent mètres de haut. Il était exactement 22h57 et, à cette heure-ci, tout le monde dormait dans mon patelin. C’est alors que je vis une personne, dans une position étrange, sur une poubelle de la ville.




A ce moment-là, j’eus pris peur, car oui, sous cette apparence hideuse et difforme, personne ne devait me voir. Je me dirigeai vers cette silhouette saugrenue suspendue telle un acrobate sur le couvercle de la poubelle. C’était un homme, portant un imperméable beige, avec un chapeau de cowboy et des chaussures New Balances. Je le trouvais classe et lui demandai l’heure, pour commencer la conversation et afin de savoir ce qu’il faisait là. Cette nuit-là, il me dit :




« Reviens demain à la même heure, précise. »




Je regardai ma montre, il était 22h56. Je lui dit que je ne lui garantissais rien et retournai chez moi.




Le lendemain matin, le réveil sonna, et comme d’habitude, je l’explosais avec mon marteau car l’harmonie du fracas que produisait le son de mon réveil contre ma table de chevet était beaucoup plus agréable que le brouhaha des klaxons polluant ma ville, mon quartier… Le soir même, je passai par la même ruelle que lorsque j’avais rencontré l’homme à l’imperméable… A ma montre, il était 22h52, et je me dit alors qu’il devait être très à cheval sur le temps. Je levai les yeux vers le ciel, pour contempler la pleine lune mais la lune était rouge. Une personne vînt me frapper derrière la tête et du sang coulait sur mes yeux. Je m’accoudai au mur le plus proche pour ne pas virevolter. Finalement, je me posai sur une poubelle. Je voyais trouble, une personne s’était approchée de moi et me demandai l’heure. Même en ayant la tête qui tournait à 400 km par minute, j’avais gardé mon sang froid. Je lui avais dit de repasser le lendemain à la même heure précise. Je voulais que la police l’attrape, c’était lui qui m’avait frappé, c’était lui la source du mal, j’en étais persuadé.




Le lendemain matin, la même routine, j’explosais mon réveil avec le même marteau. Et le soir même, je me promenai dans la ville. Cette fois ci quelque chose avait changé, la ville était remplie d’imperméables et de baskets New Balances. Le sol jonché de textiles et de la même couleur beige, cela me mettait à l’aise, je me sentais chez moi. Je retournai à l’endroit de l’agression, je vis deux imperméables et deux paires de baskets New balance sur le sol humide, près des poubelles. Je regardai en l’air, c’était encore la pleine lune, mais cette fois ci, mon corps tremblait de froid. Je sentis l’odeur de la clope, ça me mettait totalement en confiance et je ne savais pas pourquoi. Je m’étais ensuite évanoui.




En me réveillant, c’était la nuit. Je m’étais levé pour aller pisser sur la poubelle d’à côté, mais lorsque j’avais dézippé ma braguette, une main ensanglantée en sortit pour m’attraper le visage. Il y avait encore l’odeur de la clope…. Et là j’avais compris. Tout était lié, la montre Rolex, l’horloge, l’homme sur la poubelle, les vêtements familiers, cette odeur de clope et cette soif de justice. Tout me rappelait quelques choses. Je venais de savoir qui j’étais. J’étais le héros de cette ville et je me nommais Stemps ! Je levai mes bras en l’air et ouvrit grand les yeux en criant :




« Je suis là, je t’attends ! »




Ce fût étrange mais, l'instant suivant, je me trouvais au sol, et je voyais la lune peinte de rouge et une femme qui criait mon nom :




« STEMPS !!!»




Elle gémissait comme si j’allais perdre la vie et qu’un être cher me demandait de revenir. Ses mains sentaient la clope et je ne saisissais pas totalement ce qu’elle me disait. Mais une chose était sûre, elle me criait :




« Stemps ! Reviens parmi nous ! MY FRIEND ! »




Je me rappellais maintenant. C’était mon amie venant des Etats Unis et on la dénommait « Super-3 ». Elle essayait de me ramener. Le temps d’un battement de cil, je la regardais et je lui dis :




« J’avais peur d’affronter la réalité et de revenir vers la lumière. Mais maintenant, je suis là ».

Naru:
Une nuit froide avait englouti Mineas dans une chape d'ombres inquiétantes et mystérieuses. Depuis la mer, une brume opaque avait envahi le port et les ruelles à l'entour. Bien loin de la capitale et son palais royal, au-delà des montagnes et des plaines luxuriantes, la richesse du royaume de Zegathe ne s'étendait plus à ses villes côtières depuis bien longtemps. Minéas n'était pas encore tombée en lambeaux, oubliée de son Roi, mais elle ne faisait pas bonne figure. Les asseaux des océans étaient dangereux et bien qu'elle n'ait jamais essuyé d'attaques de grande envergure par la mer, ses habitants étaient souvent confrontés à quelques pirates.
Les maisons étaient grignotées par le sel et le vent tandis que les vagues semblaient vouloir gagner toujours plus de terrains sur les côtes. Il devait bien rester des armoiries gravées sur quelques bâtisses, mais la poussière et l'indifférence en avait eut raison. Certaines maisons s'étaient écroulée suite à de violentes tempêtes, mais elles étaient restée en l'état depuis lors. Mineas avait été une grande ville côtière, jamais vraiment riche, mais prospère. La pêche et le commerce étaient ses principales ressources, mais les fastes de son marché permanent avaient disparu avec l'attention du Roi pour cette région presque oubliée. Le temps avait fait son ouvrage, ne laissant que des souvenirs amères de cette époque maintenant révolue. Le port était naturellement l'endroit le plus fréquenté, aussi bien par les malchanceux soldats affectés à la protection de la ville, les marins, les commençants et tous les hommes en âge de travailler, que par les mendiants qui survivaient de petits larcins le long des quais. 
La nuit, il ne faisait pas bon se promener seul dans les ruelles. Si les soldats patrouillaient de-ci de-là, ils n'avaient que faire de ce qu'il se passait parmi les ombres tant que l'on ne s'en prenait pas à eux. Ils recevaient leurs maigres salaires, mais ils considéraient que vivre dans un lieu aussi reculé ne méritait pas qu'ils se tuent à la tâche pour autant.
Les tavernes et auberges du port étaient souvent pleines à craquées la nuit tombée. Toute la population s'y mélangeait pour oublier, autour d'un verre, leur vie sans importance dans une ville insignifiante, maudissant d'avoir vu le jour aussi loin de la capitale.
Cette nuit encore, la taverne du Dragon était bondée. L'alcool n'y était pas de bonne qualité et il y avait moins de risque à attraper une maladie à dormir dans la rue qu'en réservant une chambre à l'étage. Pourtant, des dizaines d'hommes, marins et soldats fréquentaient l'établissement avec assiduité.
Tae, le patron du Dragon le savait pertinemment. Ce autour de quoi les hommes se rassemblaient après l'argent, le pouvoir et les femmes, c'était les histoires. Chacun aimait être au courant des nouvelles, des légendes et des contes. Chacun pouvait s'imaginer qu'au-delà des mers, il existait un monde inexploré, qu'une vie différente était possible ailleurs, terrible ou merveilleuse...
L'homme servit une nouvelle chope de bière à l'homme accoudé au comptoir depuis déjà quelques heures. Il regardait d'un air hébété le feu qui crépitait dans l'âtre, derrière les tables pleines. Tae avait remarqué cette étincelle de folie dans le regard du pauvre homme et lui avait servit une quatrième bière. Il allait bientôt se mettre à parler et son intuition lui disait que ce qu'il avait à raconter captiverait l'audience. Le patron n'était pas tout jeune, mais son flair pour les bonnes histoires ne l'avait jamais trahie.
L'homme était dans un piteux état. Son visage était rongé d'une barbe de quelques semaines, ses vêtements troués et déchirés avaient perdu de leurs couleurs bien qu'on puisse encore distinguer les armoiries des chevaliers. Sans nul doute, un déserteur.
_Vous étiez dans l'armé. Commença Tae, avec habileté.
L'homme tourna ses deux yeux mouillés vers lui avec lassitude avant de boire une gorgée de bière d'une main tremblante.
_L'armée hein.... Ouais.... J'y étais... J'y étais... Dit-il d'une voix rauque.
Dans la salle, les discussions se firent moins présente et de nombreuses têtes s'étaient levées pour observer l'ancien soldat.
L'homme fixa son regard dans sa chope et son teint vira doucement au blanc.
_J'y étais oui.... Je les ai vus. Akadiens. Ces monstres....
Cette fois, un silence de plomb avait envahi les lieux. 
Même dans un endroit aussi reculé que Minéas, tout le monde avaient entendue parler de cette race de guerrier terrible venue depuis les mers. De nombreuses légendes circulaient sur leurs apparences monstrueuses, leurs mode de vie mais surtout sur leurs incroyable talents au combat. D'aucuns disaient qu'ils étaient une armée entière, d'autres qu'il s'agissait plutôt de mercenaires.
Si la plupart des hommes présents dans la taverne semblaient intrigués, excités ou avides d'en savoir plus, Tae, lui, sembla tout à coup mal à l'aise.
_Le conflit avec le Royaume de Keeta, au Nord de la capitale ne faisait que perdurer. Mais on gagnait du terrain. Il y avait de la bonne humeur dans le camp. Mes gars et moi, on se racontait nos exploits. Survivre à plusieurs mois de campagne, c'est pas donné à tout le monde... Eux aussi, ils avaient de bons soldats, mais nous, on était mieux entraîné. Et puis....
L'homme bu une gorgée qui dégoulina à moitié sur ses vêtements, mais il n'y portait pas la moindre attention.
_Et puis ce matin-là... La bataille avait à peine commencé qu'on a entendu des hurlements dans les premières lignes. Il était là.... un Akadien. Il avait une peau noire... D'une taille gigantesque... Ses.... Ses cheveux rouges dansaient comme des flammes....J'en ai vu qu'un seul.... Mais j'en fais des cauchemars toutes les nuits ! Je les vois qui dansent... Ces yeux.... Ces flammes des enfers... Malgré tout, il avait un visage humain.... Si terrifiant....
L'homme sanglota pitoyablement.
_ Il y avait tellement de morts.... Son énorme épée s'abattait sans pitié. Sa force était sans précèdent ! Il a tué cinq soldats d'un seul mouvement ! Et plus... Plus le sang coulait... Plus l'épée... Plus elle changeait !
A présent, l'homme avait du mal à respirer et toute la salle étaient suspendue aux bords de ses lèvres.
_Je peux pas oublier.... Les cris... Et son visage. Ses yeux de flammes... L'épée... Elle était liquide... Faites de sang... Du sang de mes camarades... Pourtant, elle les a transpercés comme dans du beurre... Juste comme ça... J'ai abandonné le champ de bataille. J'ai lâché mes armes et j'ai déguerpi de là comme un lâche... Un massacre... Un vrai carnage... Je ne me suis pas retourné pour savoir si quelque uns de mes gars étaient encore vivant, si le Commandant avait donné des ordres, si un repli avait été demandé... Si on avait déjà perdu...
L'homme se tut et au bout de plusieurs minutes d'un silence religieux, l'assistance comprit qu'elle n'en aurait pas plus. Les conversations reprirent de plus belles, chacun allant de son ouïe-dire, de sa légende ou de sa rumeur entendue sur les routes, tout en reprenant une tournée de bière chaude et âcre.
Le patron de la taverne fut submergé de commande pendant quelques minutes puis l'agitation de la nuit reprit ses droits dans un infernal brouhaha de conversation, de cris d'ivrognes et des quelques bagarres habituelles aux relents d'alcool.
Tae se dirigea vers une silhouette tout encapuchonnée de noir, qu'étrangement, personne ne semblait vraiment remarquer.
Il s'accouda au bar, à quelques centimètres de la personne avant de se racler la gorge.
_Eh bien... Ton frère aime toujours autant se montrer. Dit-il en jetant un œil au pauvre déserteur que les plus avides pressaient de questions.
Il tourna la tête juste à temps pour apercevoir deux lueurs rouges flamboyer dans l'ombre de la cape. L'homme, bien que bâtit comme un rock, se figea un instant. Il connaissait les Akadiens depuis un moment déjà, mais malgré tout, il restait incapable de déchiffrer les émotions qui passaient dans leurs yeux de flammes...
_Nous sommes jumeaux, ça ne veux pas dire que nous aimons agir de la même manière. Répondit la silhouette d'une voix sourde.
Tae allait répliquer lorsque la porte de sa taverne claqua avec fracas, faisant sursauter toute l'assistance.
Un jeune garçon de ferme, visiblement affolé et essoufflé, passa le pas de la porte.
_Le Roi ! Hurla-t-il. La famille royale à été assassinée ! Toute la ville de Flore... Tout le monde est mort !
_Qu'est-ce que tu raconte, petit ! Grogna l'un des soldats, visiblement éméchée, à moitié avachit sur une table.
_Mon frère habite Daga ! Ils ont vu un cortège royal se rendre à Flore dans la journée ! Dans la nuit, ils ont entendu des hurlements jusqu'au village ! Ils ont dépêché quelqu'un pour aller voir ce qu'il se passait ! Tous... Tous les habitants de Flore sont morts ! Tous les soldats ! La famille royale était hébergée en secret chez le Duc de Flore ! Il n'y a aucun survivant ! C'est comme si toute une armée avait décimé la ville !
Des exclamations fusèrent de toute part dans la taverne.
_Tout le monde est entrain de se rassembler, tous les villages de la côte ! La nouvelle se répand ! Personne ne sait ce qu'il s'est passé, ni comment !
Le jeune garçon ne perdit pas plus de temps et ressortit de la taverne en hurlant à plein poumon la mort du roi, la rue se remplissant de plus en plus de curieux.
Une explosion de cris emplit la pièce, soudainement très agitée. Les hommes se bousculaient en tout sens, abasourdie par la nouvelle, hurlant qu'il s'agissait d'une erreur et que personne n'était capable de rivaliser avec les soldats de la garde rapprochée du Roi. Qu'une ville entière telle que Flore ne pouvait pas être décimée en une nuit, sans que personne ne puisse savoir comment ! Qu'une telle chose ne pouvait pas se produire à moins d'une centaine de lieux de Minéas, perdue au fin fond du royaume !
La ville endormie s'était soudain enflammée d'une curiosité morbide, d'une lueur d'intérêt pour un Roi qui n'aurait pas dû se trouver si loin de la capitale et de ce que cela pouvait bien impliquer.
Le sang de Tae s'était glacé. 
Son cœur s'était mis à tambouriner avec force dans sa poitrine tandis que des sueurs froides le clouaient sur place. Il glissa un regard vers la silhouette noire sur sa gauche, mais elle avait déjà disparu.
Du temps où il appartenait à la guilde des mercenaires, Tae avaient rencontré bon nombres d'Akadiens. Mais les jumeaux étaient différents.
Des deux frères, il ne savait pas s'il fallait plutôt craindre celui qui se montrait en pleine lumière, sur tous les champs de bataille intéressant qu'il trouvait, ou celui qui préférait la compagnie de la lune, capable de décimer à lui seul toute une ville dans son sommeil.
Dans les deux cas, ils avaient l'habitude de laisser beaucoup de morts sur leurs passages.
L'homme s'avança vers la fenêtre. 
Minéas n'avait jamais été aussi agitée, mais avec toutes ses torches allumées, toute sa population dans les rues, elle n'avait jamais été aussi vivante.

mama-dada21:
Paris, la capital de la France. Paris, une ville touristique. Paris, la ville des amoureux. Paris...la ville mystérieuse. Cette cité attrayante dans tout les domaines est également un lieu de curiosité et c'est pour cette raison qu'une jeune femme était à la recherche d'un scoop en pleine nuit d'Automne. Cette photographe travaillant pour un magazine était pleine d'espoir, et elle cherchait une pépite rare pour démontrer son talent à son patron . Pour la trouvée, elle partit de chez elle pour immortaliser un moment, un moment qui lui aurait permis de se faire accepter parmi ses collègues, ses supérieurs, ainsi qu'à prouver à sa famille quelle avait eu tort de la laisser tomber. Alors elle vagabondait dans les rues de cette énorme fourmilière où les ouvriers affluent de tous les côtés afin de se disputés un poste leur permettant d'entrer dans cette société de barbare.
Tout d'abord elle choisit de faire une visite à la Tour Eiffel en passant par le Champ-de-Mars. Pourquoi le Champ-de-Mars ? Et bien c'est une référence au Dieu de la guerre du nom de Mars car autrefois les militaires s'entraînaient sur ce terrain. Désormais on ne voyait que des couples entrain de se promener donc rien d'intéressant pour notre protagoniste, alors elle se dirigea vers cette grande dame de fer qu'on appelle la Tour Eiffel. De cette hauteur elle pouvait voir tout Paris : l'Arc de Triomphe, le palais de Chaillot, la Maison de Radio France, le palais Bourdon, et autres monuments. En voyant la vision panoramique que lui offrait l'altitude la jeune femme ne pouvait cacher son émerveillement devant un tel tableau. La métropole brillait de milles feux, les lumières resplendissaient de toute part comme le ferait une horde de lucioles. Malheureusement ce n'était pas une photo de cette vue qui allait impressionner son chef, alors elle repartit vers l'ascenseur pour redescendre. Contrairement à elle qui venait de province, les parisiens pure souche étaient habitués à ce champ de vision qu'ils trouvent banale. Elle décida donc de naviguer dans les sombres ruelles de la citadelle. Plusieurs d'entre elles étaient vide tandis que d'autres étaient remplis de bar encore animés bien qu'il fût tard, mais aucune d'entre elles ne lui apportaient ce qu'elle cherchait désespérément.
Déçue de son exploration elle décida de rentrer chez elle en passant par le parc des Buttes-Chaumont. Elle prit l'Avenu Michal pour faire un détour lui permettant d'apaiser sa tristesse puis lorsqu'elle vit l'île du lac, elle se dirigea vers la passerelle comme si une petite voix lui ordonna de s'y rendre. Elle avança, un pied après l'autre sur cette vielle passerelle de Gustave Eiffel lorsqu'elle remarqua une silhouette au bout de celle-ci. Cette dernière ne faisait pas plus d'1m20 et elle semblait porter une robe : c'était une gamine brune qui se rapprochait d'elle. Que faisait-elle là toute seule ? Où était ses parents ? La jeune reporter regarda autour d'elle mais ne vit aucun autre signe de vie à part la petite fille et elle-même. Elle commença à marcher mais une intuition lui dit de s'éloigner et c'est ce qu'elle aurait du faire. Tout à coup la jeune fille se mit à voltiger, elle était à 20cm au-dessus du sol. Elle remarqua enfin ce qui clochait avec cette enfant lugubre au teint pâle : c'était un fantôme. Soudain la tête du spectre se détacha de son corps et roula jusqu'au pied de la jeune reporter. Effrayé, elle recula hâtivement en gardant ses yeux rivés sur le visage de la gamine. Elle ne pouvait s'empêcher de fixé ses traits que lorsqu'elle elle releva la tête elle se rendit compte que le corps s'était évaporé. La peur au ventre elle regarda autour d'elle mais ne vit pas de reste de spectre à l'horizon. Subitement elle sentit un liquide froid et rouge couler sur son visage puis par terre pour atterrir près de... rien du tout.. Elle releva doucement la tête vers le ciel mais à la place de se trouver nez à nez avec une infinité d'étoile elle rencontra le visage de l'enfant. Cette fois-ci ses yeux étaient vides et ses dents avaient pris la forme d'une scie.


Le lendemain on retrouva le corps de la reporter. Si elle n'avait pas son passeport on n'aura pas pu connaître son identité tellement son visage était déchiqueter. La jeune femme se nommait Elena Mendes...

Vous avez jusqu'au 25 septembre pour voter ! :D


Dernière édition par Wolfsnape le Lun 29 Aoû 2016 - 17:12, édité 2 fois

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Lun 1 Aoû 2016 - 12:37

Eh!^^

On a déjà traité le sujet "la nuit" il y a... ARG! 27 Concours! XD (c'était le 18!)
Mais cette fois il y a la ville qui est important aussi!^^

Une ville dans la nuit... je le sens bien! ... y a matière à faire des textes avec ça! C'est cool!^^

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Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

Un grand merci à Bakatenshi !!!!

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mostilon le Jeu 4 Aoû 2016 - 0:46

Merci à Wolf de m'avoir aidé à corriger mon chapitre ! :p

Spoiler:

*I- Routine Ecarlate



C’était une nuit de pleine lune. Comme tous les soirs, je faisais un tour dans mon petit quartier nommé Drienf. Je marchais d’un pas lourd en regardant à chaque fois la montre Rolex que mon père m’avait offerte. J’essayais de passer au mieux dans les ruelles les plus éclairées par les lampadaires car oui, j’étais nyctophobe. Je continuais de marcher, jusqu’à ce que les aiguilles de ma montre s’arrêtent. Je me disais que c’était sûrement parce que je n’avais pas assez secoué mon poignet pour la recharger. Je continuais alors d'avancer, les yeux rivés sur l’horloge centrale de la ville qui faisait près de cent mètres de haut. Il était exactement 22h57 et, à cette heure-ci, tout le monde dormait dans mon patelin. C’est alors que je vis une personne, dans une position étrange, sur une poubelle de la ville.




A ce moment-là, j’eus pris peur, car oui, sous cette apparence hideuse et difforme, personne ne devait me voir. Je me dirigeai vers cette silhouette saugrenue suspendue telle un acrobate sur le couvercle de la poubelle. C’était un homme, portant un imperméable beige, avec un chapeau de cowboy et des chaussures New Balances. Je le trouvais classe et lui demandai l’heure, pour commencer la conversation et afin de savoir ce qu’il faisait là. Cette nuit-là, il me dit :




« Reviens demain à la même heure, précise. »




Je regardai ma montre, il était 22h56. Je lui dit que je ne lui garantissais rien et retournai chez moi.




Le lendemain matin, le réveil sonna, et comme d’habitude, je l’explosais avec mon marteau car l’harmonie du fracas que produisait le son de mon réveil contre ma table de chevet était beaucoup plus agréable que le brouhaha des klaxons polluant ma ville, mon quartier… Le soir même, je passai par la même ruelle que lorsque j’avais rencontré l’homme à l’imperméable… A ma montre, il était 22h52, et je me dit alors qu’il devait être très à cheval sur le temps. Je levai les yeux vers le ciel, pour contempler la pleine lune mais la lune était rouge. Une personne vînt me frapper derrière la tête et du sang coulait sur mes yeux. Je m’accoudai au mur le plus proche pour ne pas virevolter. Finalement, je me posai sur une poubelle. Je voyais trouble, une personne s’était approchée de moi et me demandai l’heure. Même en ayant la tête qui tournait à 400 km par minute, j’avais gardé mon sang froid. Je lui avais dit de repasser le lendemain à la même heure précise. Je voulais que la police l’attrape, c’était lui qui m’avait frappé, c’était lui la source du mal, j’en étais persuadé.




Le lendemain matin, la même routine, j’explosais mon réveil avec le même marteau. Et le soir même, je me promenai dans la ville. Cette fois ci quelque chose avait changé, la ville était remplie d’imperméables et de baskets New Balances. Le sol jonché de textiles et de la même couleur beige, cela me mettait à l’aise, je me sentais chez moi. Je retournai à l’endroit de l’agression, je vis deux imperméables et deux paires de baskets New balance sur le sol humide, près des poubelles. Je regardai en l’air, c’était encore la pleine lune, mais cette fois ci, mon corps tremblait de froid. Je sentis l’odeur de la clope, ça me mettait totalement en confiance et je ne savais pas pourquoi. Je m’étais ensuite évanoui.




En me réveillant, c’était la nuit. Je m’étais levé pour aller pisser sur la poubelle d’à côté, mais lorsque j’avais dézippé ma braguette, une main ensanglantée en sortit pour m’attraper le visage. Il y avait encore l’odeur de la clope…. Et là j’avais compris. Tout était lié, la montre Rolex, l’horloge, l’homme sur la poubelle, les vêtements familiers, cette odeur de clope et cette soif de justice. Tout me rappelait quelques choses. Je venais de savoir qui j’étais. J’étais le héros de cette ville et je me nommais Stemps ! Je levai mes bras en l’air et ouvrit grand les yeux en criant :




« Je suis là, je t’attends ! »




Ce fût étrange mais, l'instant suivant, je me trouvais au sol, et je voyais la lune peinte de rouge et une femme qui criait mon nom :




« STEMPS !!!»




Elle gémissait comme si j’allais perdre la vie et qu’un être cher me demandait de revenir. Ses mains sentaient la clope et je ne saisissais pas totalement ce qu’elle me disait. Mais une chose était sûre, elle me criait :




« Stemps ! Reviens parmi nous ! MY FRIEND ! »




Je me rappellais maintenant. C’était mon amie venant des Etats Unis et on la dénommait « Super-3 ». Elle essayait de me ramener. Le temps d’un battement de cil, je la regardais et je lui dis :




« J’avais peur d’affronter la réalité et de revenir vers la lumière. Mais maintenant, je suis là ».




Dernière édition par mostilon le Jeu 4 Aoû 2016 - 19:55, édité 2 fois (Raison : Upgrade)

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par BubZ le Jeu 4 Aoû 2016 - 1:03

Du grand art Mostilon , impressionnant

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mozaik le Jeu 4 Aoû 2016 - 3:58

Va y CA ma l'air stylé ca  une ville la nuit je vais vous faire faire la tourné des bars OKLM  mon texte arrive ! xD

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Jeu 4 Aoû 2016 - 11:16

Mostilon, j'ai un problème avec ton texte.
Je ne sais pas, j'ai toujours l'impression que tu cherches à provoquer les modos et à te placer aux limites de l'irrespect et de la sanction vis-à-vis de nous. C'est parfois fatiguant pour nous.

On t'as déjà fait remarquer plusieurs fois que les insultes peu importe leur langue d'utilisation étaient interdites dans les textes, pour les concours surtout.
Pourquoi ?
D'abord parce qu'il s'agit de concours littéraires, où un langage d'une tenue minimale est demandé.
Ensuite et surtout, parce que sur le forum, de nombreux âges sont différents et il peut y avoir de très jeunes membres qui veulent lire tes textes et qui pourraient être brusqués par tes propos.
Donc bon, les "Molofoka" et "Motherfuck" sont à proscrire de ton texte si tu veux qu'il soit accepté pour le concours. Car ce n'est pas parce que c'est en anglais que c'est incompréhensible. Ce sont des propos dégradants.

Pour le reste, ton texte est plutôt pas mal ! Assez vivant et décalé, très dynamique ! Après, fait attention aux temps que tu utilises ! Tu mélanges souvent les temps du passé et du présent et ton texte perd en fluidité et en facilité de lecture.

De même, si tu as le temps, ce serait pas mal que tu essayes de l'approfondir, de développer un peu plus l'ambiance alentour ! Ca donnerait beaucoup de charme à ton écrit !! ^^


J'espère que tu comprendras mes remarques et que tu en tiendras rigueur, sinon, je ne pourrai pas accepter ton texte ! Ce serait dommage ! Mais les règles sont les mêmes pour tout le monde ! :/

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mostilon le Jeu 4 Aoû 2016 - 15:37

Yo, merci de ton avis wolf. Loin de moi de vouloir vous provoquer, le personnage a tendance a dire cette insulte... Mais pour respecter les règles forum, je vais changer les deux points qui gênent.

Pour ce qui est du ressenti du texte, je suis bluffé que tu ai saisi parfaitement ce que je voulais retranscrire, un thème sombre et décalé. Je voulais mettre une petit odeur de Sin City dans mon histoire...

Malheureusement, je ne sais plus trop utiliser les temps, l'imparfait, le passé simple, le passé composé... Quand je dis que je ne sais plus les utiliser, je parle de la maitrise de "quand" les utiliser, j'ai oublié les bases lol... Si vous pourriez m'aider ça serait cool. Pour ça je dois expliquer vite fait le contexte, le gars raconte juste son passé mais je sais pas quel temps utiliser..

Merci pour ton avis, ça fait plais.

Je vais continuer pour m'améliorer, ou plutot retoucher mon premier chapitre ! Franchement, je préfère apprendre le français ici qu'en cours.. l'aspect est plus ludique et fun ahah

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Jeu 4 Aoû 2016 - 17:52

Pas de souci mostilon ! ^^

Si tu veux, tu peux m'envoyer tes textes par MP pour voir ce qui ne va pas, ça me ferait plaisir de t'aider à corriger et de t'expliquer ce qui ne va pas, pour que tu t'améliores ! :3

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Sagiga le Jeu 4 Aoû 2016 - 17:58

Hé mais dis donc t'as été super rapide Mostichou xD

Pas mal ton texte ! Un peu confus par moment, mais ça accentue ce côté décalé. Je suis d'accord avec Wolfy sur les quelques confusions en français, n'hésite pas à lui demander conseil tu seras un vrai Molière après x)

Je ferai sûrement un commentaire plus construit et plus précis un peu plus tard =3

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Merci à Shaolan pour l'avatar et la signature *0*:

Plus que les discours des hommes,
écoute le souffle de la nuit et le murmure
de ton cœur. Eux ne mentent pas.
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(nous ne pourrons être tenus responsables en cas de défaillance de vos photorécepteurs)

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mostilon le Jeu 4 Aoû 2016 - 20:43

Merci à vous, Molière en PLS !

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Lun 8 Aoû 2016 - 19:14

Je décide de participer au concours, autant le thème intelligence artificielle ne me disait absolument rien mais là "Une ville la nuit" me plaît bien ! Par contre c'est la première fois que j'écris, du moins en dehors du domaine scolaire quoi.
Donc sachez que je suis une pure débutante, soyez indulgents mdrr.
Voilà mon texte que je ne voulais pas aussi triste au départ mais bon, c'est comme ça hein :')

Edit : merci beaucoup à Naru pour ses conseils par rapport aux répétitions et aux descriptions, ce qui m'a permis de modifier pas mal de choses ! :D

(attention pavé en appoche, encore une fois pour ne pas changer :3)

Spoiler:
Je suis dans mon élément.

Ici, c'est comme si j'y étais, ne faisant qu'une avec elle, laissant m'immerger dans cette mer cahotique et pourtant calme qu'est cette place, je me laisse emporter par mes pensées tout en faisant abstraction de mon environnement oppressant.
Paraissant silencieuse, éternelle et mystérieuse aux premiers abords, ma ville, comme toujours arbore un certain charme que seuls ses habitants arrivent à déceler. Comme à chaque crépuscule, la vue d'ensemble de ma chère ville change en même temps que le soleil se couche. L'atmosphère de cette chaude journée d'été s'estompe pour lentement laisser place à un endroit plus lugubre bientôt transpercé par un festival de lumières qui marquera le début d'un défilé d'un nombre incalculable de personnes. Avec cette impression d'effervescence continue, mon imagination navigue et serpente dans les avenues noires de monde jusqu'à ce que je m'imprègne totalement de ce fragile équilibre entre calme et chaos.
Entre les rues humides, encadrées de lampadaires crachotant leur lumière criarde et les hauts buildings ayant l'air de vouloir s'élever haut, plus haut, encore et encore, espérant un jour atteindre les cieux et dominer le monde de leur écrasante présence, je suis dans mon élément.

Malgré la nuit grandissante, ces hauts gratte-ciels projettent une ombre à leurs pieds, une extension de leur âme visible à l'oeil nu seulement au moment où le soleil finit par disparaître du ciel. Au sol, un béton lisse et craquelé à quelques endroits tremble sous les pas de la foule mouvementée. En haut, de grands écrans publicitaires plantés sur la facade d'immeubles gris de forme cubique semblent dicter aux passants chacune de leurs actions, une certaine attitude à adopter.
Un peu plus loin, dans les ruelles un peu moins peuplées, un cheminement désordonné se forme au fur et à mesure qu'un public avance au rythme d'une musique aux airs traditionnels et folkloriques : ce sont des artistes de rue.
La clameur se fait de plus en plus grande tandis qu'à l'autre bout de ma ville, aux alentours du port, l'ambiance semble bien morne : des bateaux de forme et de taille différentes sont amarrés à de vieux crochets le long de la rive, pourtant aucun individu n'y prête attention, comme si ces épaves avaient été abandonnées depuis longtemps, sans même l'âme de leur navigateur lui restant en souvenir.
Un frisson venu de nulle part m'atteint soudainement et m'effleure la nuque, comme si j'étais moi-même à cet endroit, au bord de l'eau, en suspension devant le gouffre sombre que représente maintenant la mer.
Je vois alors un oiseau noir au regard perçant filer à toute vitesse en direction de la grande avenue principale; contournant les commerces de rue florissants aux senteurs exotiques, traversant le brouillard, non, la fumée que venait de relâcher le fameux monorail qui tournait fièrement et inlassablement autour de ma ville, zigzaguant entre les cordes à linge entre deux fenêtres qui, portant tous ces vêtements, offraient un immense spectacle de couleurs et de textures riches et variées. Il finit sa course en se posant sur un simple panneau, observant le paysage d'un oeil sage, pivotant lentement son cou de rapace comme une sentinelle infatigable.
Admirant le même paysage que l'oiseau, je sens la rue vivre et battre son plein pendant un court instant, ainsi, je suis dans mon élément.

"Taxi !" interpelle une jeune femme brune à l'allure fougueuse du haut de ses talons aiguilles rouges, avant d'entrer dans le véhicule un peu vieillot, véhicule faisant contraste avec ma précieuse ville et ses rénovations clinquantes.
Du coin des lèvres, je laisse échapper un maigre sourire :
"Pas commun tout ça..." je soupire en peinant à me mouvoir.
Une présence aussi démarquée des autres est en effet rare parmi cette foule difforme et compacte que forment ces êtres vivants. En observant cette scène, ces passants, la même image m'apparaît toujours en tête : des êtres inhumains, d'une couleur blanchâtre, semblables aux bonhommes illustrés sur les feux de circulation, n'ayant plus d’individualité, suivant simplement leur chemin, automates ne faisant plus attention à l'importance des choses. Mais bizarrement, cette vision terne me réconforte. Peut-être car elle m'est familière ? Ou, à cause de cette singularité qui rend ma ville si unique ? Non, à l'évidence, cela doit sûrement être parce que je fais moi-même partie de ce monde irréel. Et pourtant, mon besoin insatiable d'accomplir quelque chose perdure toujours en moi. Mais en y repensant, cela n'a plus d'importance, car je ne fais qu'un avec ma ville : je suis dans mon élément.

J'inspire, puis expire lentement tout en écoutant attentivement les bruits environnants. Un crissement de pneu brutal frottant le bitume du sol, des bruits de pas saccadés passant juste à côté de moi sans y prêter attention, des rires et des bribes de conversations me parvenant tandis que je tente d'ouvrir les yeux :
"... pas commun tout ça ! s'exclame une voix railleuse et pourtant très forte.
- Ça tu l'as dit ! rétorque une deuxième voix paraissant pleine d'émotion, comme une voix d'enfant émerveillé en ouvrant son cadeau un matin froid et chaleureux de Noël. Cette ville est tout simplement-
- Grandiose..." je continue, complétant ce que la voix commençait à prononcer, me donnant l'impression de participer activement à leur conversation, comme une partie intégrante et précieuse du groupe. Cette complicité factice m'arrache tout de même un sourire teinté d'une légère douleur. Et pour cause, même rire me semble maintenant impossible, tout comme ma vision de ma ville ne peut changer.
Quelles que soient les atrocités qui peuvent s'y produire, quelles que soient les personnes insouciantes la découvrant pour la toute première fois, cette ville, je ne fais qu'une avec elle. Je suis dans mon élément.

Soudain, j'entends des pas rapides qui résonnent dans la bruyante avenue d'à côté, mais le son brutal des chaussures sur le béton se fait pourtant bien entendre dans ce brouhaha incessant. Le corps se fraie difficilement un passage entre les passants, jouant des coudes pour rendre son ascension plus rapide. Il trébuche soudain, se rattrape, se fait bousculer par un homme d'affaires pressé, s'aide de ses mains pour se relever pour ensuite jeter un coup d'oeil à ses deux paumes de main rougies. Au coin de ses yeux exorbités par l'adrénaline, apparaissent d'étranges gouttes d'eau qui rapidement roulent le long de ses joues creusées pour finalement disparaître au creu de son cou.
Le souffle haletant, un sourire paniqué aux lèvres, l'homme reprend sa course folle à travers le dédale de rues de ce labyrinthe aux allures de métropole, bousculant sans s'en rendre compte une jeune femme brune, fougueuse, affublée de talons aiguilles rouges, qui venait de sortir d'un taxi. Heurtée violemment, la femme prise de surprise tombe sur le trottoir froid avec un cri strident à en réveiller les morts, tandis qu'un couteau couvert d'une substance rouge gît soudainement à ses côtés, semblant avoir été lâché à l'instant sur le sol. Ne prêtant pas attention à cet objet, la femme se relève et sort un téléphone portable très simple, discret et faisant contraste à son allure soignée de femme inaccessible.
La sonnerie du téléphone se fait entendre tandis que sa voix intervient presque immédiatement pour le décrocher :

"Tiens ! C'est pas trop tôt ! J'espère obtenir une compensation pour ce soir, patron. Sérieux, se faire bousculer en pleine rue alors que j'allais tranquillement travailler... soupire t-elle avant d'écouter son interlocuteur. Quoi ? "Dans cette ville, c'est pas commun" ? Qu'est-ce que j'en ai à faire moi de la banalité ? Après tout, je suis une-
- ... traîner dans le coin c'est pas une très bonne idée, dis moi, on peut rentrer maintenant ? se fait alors entendre la voix d'un jeune homme s'adressant à un autre qui semblait être son ami. Ils passent devant la femme brune au téléphone, ainsi qu'un hôtel dans lequel elle entrait sans y prêter attention.
- Pas d'inquiétude, cette ville est tout simplement grandiose, on ne risque pas de s'y ennuyer ! répond son ami d'un air enthousiaste.

Le duo s'éloigne ainsi et disparaît dans les rues animées de cette fourmilière ambulante, laissant derrière eux des paroles qui m'ont interpellé. Après tout, tout ici est ironique, des habitants se démarquant par leur apparence, de nouveaux venus admirant la ville avec des mots à l'identique de ce que j'avais pensé, des êtres stressés et paniqués, avec la forte odeur du sang les suivant de près. Ce mélange bouillonant de diversité est pourtant commun ici, tout événement est unique, et paradoxalement rien ne change. Pour cette raison, il est facile de s'y sentir chez soi, faisant partie d'un tout.
Oui, exactement, ici et nulle part ailleurs, je suis dans mon élément.

La douleur atroce à mon flanc me fait sortir de mes pensées. J'essaie à nouveau de me mouvoir, sans succès. Je tends à nouveau l'oreille pour tenter d'entendre l'extérieur : rien. Le néant, un endroit terrifiant qui malgré son vide sans fond m'apparaît comme un refuge sûr dans lequel je pourrais me reposer. Je sens une substance liquide et chaude glisser le long de mon ventre pour ensuite s'étendre et former comme une flaque putride au dessous de moi. La douleur à mon ventre... non. Ma tête ? Toujours pas. Ma poitrine ? Ou bien encore mes jambes ? Le coin droit de ma lèvre remonte difficilement en tremblant, mes nerfs ne suivent décidément plus mon corps. Après tout, je deviens déjà un corps inerte, une entité infime et inconnue au beau milieu de cette ville. Ville qui, au travers de ses lumières criardes, ses rues serpentant comme une infection dans un corps humain, ses passants sans vie mais pourtant uniques, ses événements communs comme la mort d'un être ignoré inconsciemment par la foule, étrangement, m'accueille à bras ouverts.
Car bizarrement, je suis dans mon élément.

À la lueur de l'aube, le court des évènements reste inchangé, chacun mène sa propre vie, chacun découvre une nouvelle facette de cet endroit, chacun se démène du mieux qu'il peut pour prouver son existence, chacun plonge dans une spirale immorale et infernale de désinvolture vis-à-vis d'autrui, du monde, de tout, même de leur propre vie.
Moi, je ris intérieurement, ni de joie, ni de tristesse.
J'ai seulement l'impression que ce rire léger est tout ce qu'il me reste pour prouver mon existence. Autrement, je serais complètement happée par cette effrayante ville, et pour la première fois, j'en suis terrifiée. Mes pensées confuses se dirigent vers ces nombreux passants que j'avais suivi en vision de contre-plongée, comme si j'étais déjà devenue invisible et sans enveloppe, un esprit errant accompagnant une femme fougueuse aux talons aiguilles rouges dans sa nuit de luxure, ou encore un duo d'amis croisant malencontreusement un peu plus tard le chemin d'un homme au sourire paniqué et aux mains baignées de sang. Je n'ai plus aucune empathie, aucune once d'émotion chaleureuse envers quiconque que j'ai pu apercevoir. Et pourtant, le dernier son qui me vient à l'esprit est un mélange de deux voix qui me semblent familières :
"Ça tu l'as dit ! Cette ville est tout simplement... grandiose !"
Grandiose ? Je me le demande. En me disant ça à moi-même, je sens une perle humide glisser lentement du coin de mon oeil. Cette unique larme est pour moi le seul signe que mes émotions ont un jour existé, mais il est maintenant temps de laisser filer mes regrets, ou devrais-je dire, une volonté, mon seul désir : celui de faire partie intégrante d'un groupe, pour enfin pouvoir apprécier la vie telle qu'elle est, tous ensemble.

Pendant que mon esprit sombre dans les méandres d'un prétendu néant, je me demande également comment ai-je pu en arriver là. Sans connaître l'origine, ni le moment de ma mort, sans me débattre dans cette ruelle sombre abandonnée de tous, sans même comprendre comment ai-je pu faire pour observer cette ville dans sa totalité sans même pouvoir bouger une seule fois. Je ne faisais peut-être déjà qu'un avec cette ville avant même de le remarquer. Mais je préfère arrêter de me torturer ainsi, et me résigner à cette unique pensée vide qui m'a habitée toute ma vie : ici, malgré tout, j'étais dans mon élément. Là, je suis dans mon élément. Là-bas même après ma mort, je serais dans mon élément.

Même si désormais, ma conscience s'est déjà évanouie et que mon corps resté dans cet endroit lugubre se putréfie lentement, je m'unie à lui, et lui s'unie à moi. C'est ce foyer solitaire auquel j'appartiens, malgré toutes les souffrances que j'ai pu subir, malgré mon existence futile parmi tant d'autres qui n'ont jamais rien accompli, mais seulement observé. Oui, ici même.
Ma ville, ma chère ville, ma précieuse ville, cette ville, cette effrayante ville, une ville parmi tant d'autres, une simple ville.

Une ville, la nuit.

Voilà voilà !


Dernière édition par Mawaru le Mer 17 Aoû 2016 - 18:35, édité 4 fois

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Mar 9 Aoû 2016 - 9:44

Mawaru:

Eh bien... pour un premier texte, tu y vas fort!^^

Tu as vraiment un bon vocabulaire et ton texte est assez fluide pour amener une lecture tranquille.
Je trouve l'idée vraiment originale mais surtout la manière de l'amenée!^^
Parce qu'à certains moment du texte, je me suis vraiment posée la question si la personne qui parlait était la ville elle-même mais tout en me disant que c'"tait pas vraiment possible!^^
Bref, la fin est intéressante parce que justement, elle nous donne presque une explication!^^

Il y a pas mal de répétitions dans le textes qui sont disgracieuses. Certaines sont bien maîtrisées comme à la fin.

Ma ville, ma chère ville, ma précieuse ville, cette ville, cette effrayante ville, une ville parmi tant d'autres, une simple ville.

Une ville, la nuit.
ça c'est vraiment bien!^^

Mais il y a aussi beaucoup trop de fois où "ville" et "endroit" sont répétés dans le texte plus haut.
(mais on est d'accord, trouver des synonymes c'est tjr une galère!!^^)

J'aurais bien aimé un peu plus de descriptions de la ville en elle-même. Parce que au finale, on sait juste que ses lumières sont criardes, qu'elle à des ruelles sombres et des buildings.
Mais je me doute que le nombre de ligne t'as empêchée d'aller plus loin de ce côté là!^^

les différentes rencontres avec les personnages peuvent paraitre confus mais la fin du texte viens donner un sens à tout ça!^^  

Bref, j'ai bien aimé ton texte!^^

ps:
"[...] je suis une-
_ Trainer dans les rues [...]

.....

c'est joliment fait! XD

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Mar 9 Aoû 2016 - 10:35

Merci ! En fait je m'explique: pour le mot "ville" c'était intentionnel: j'ai fais exprès de toujours le répéter, pour au départ l'accompagner d'un déterminant possessif et d'un adjectif mélioratif, comme ça au fil du texte le mot perd de sa description, puis son appartenance pour finalement être seulement "une ville".
Du coup la répétition à la fin, je ne sais pas si ça se voit mais j'ai seulement pris dans l'ordre toutes les manières dont je l'ai nommée auparavant pour montrer à quel point sa vision a changé (sauf les deux/trois dernières appellations qui n'étaient pas là avant). Mais je conçois que ça ne se voit pas, je crois que je suis encore dans mon état d'esprit scolaire ou j'imagine qu'on va analyser mon texte et y trouver ses sens cachés mdrrr.
Bon, pour le mot "endroit" c'est vrai que du coup j'ai pas fait gaffe ! :')

Et pour la description de la ville, c'est vrai qu'au final elle n'est pas très poussée car pour une raison inconnue en plein milieu de l'écriture de mon texte je me suis dis que j'allais faire des petites interactions entre les passants pour ne pas trop ennuyer le lecteur. Et donc comme je sais que je n'ai pas non plus un vocabulaire immense j'ai préféré ne plus trop revenir sur la ville au risque de m'emmêler les pinceaux dans sa description x)

Enfin bref ! Je pense que grâce à tes conseils je vais y modifier quelques éléments (sauf la répétition "ville" qui est faite exprès :p). Merci ça m'a bien aidé et surtout merci d'avoir compris mon texte car j'avais peur qu'il soit trop confus et un peu perché aussi '-'

Et j'avoue que pour le jeu de mot avec "traîner" je suis fière mdrr j'étais obligée de le mettre :3

Edit : c'est bon j'ai un peu modifié ça et là les fois ou "ville" et "endroit" faisaient un peu parasite. Mais du coup là je ne sais pas si j'ai le droit d'ajouter une description en plus pour la ville parce que techniquement c'est grâce à toi Naru que j'ai remarqué ces erreurs donc je sais pas si ça se fait de modifier après avoir posté son texte, surtout grâce aux conseils de quelqu'un d'autre  '-'

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mostilon le Mar 9 Aoû 2016 - 12:55

J'ai pas tout compris lol, mais franchement propre le texte. Si j'ai bien compris, c'est une prostitué qui s'est faite poignardé ? Et du coup elle bade pendant tout l'histoire en se remémorant son passé, sa vie en associant son malheur à la ville ?

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Mar 9 Aoû 2016 - 13:17

Non c'est pas ça x)
*pavé dans 3, 2, 1...*

C'est une personne quelconque qui pendant qu'elle est en train de mourir décrit la ville dans laquelle elle a toujours vécu. Elle la voit comme un endroit dans lequel beaucoup de choses s'y passent et paradoxalement ces choses sont banales car la ville dans son ensemble n'en est pas changée (pour ça je me suis inspirée du quartier d'Ikebukuro qui est décrit dans l'anime Durarara). Les personnes y vivant sont uniques (prostituées, présumés criminels, nouveaux arrivants dans la ville) mais sont aussi banales parce qu'au final elle ne font même pas attention à ce qui les entoure (on le voit pendant leurs interactions). Ce qui fait qu'on dirait des êtres inhumains comme je l'avais décrit (idée prise dans Mawaru Penguindrum parce que la foule est vraiment représentée comme ça et pour moi c'est le même message)
Donc la narratrice aime cette ville et en est en même temps effrayée car il y a des atrocités qui s'y passent mais personne ne bouge. Au final elle admet que sa vie a été sans but et ne vaut pas la peine d'être racontée, elle attend juste sa mort pour enfin ne faire qu'un avec la ville, elle n'a aucune idée de qui l'a poignardée ni comment ça s'est passé mais elle s'en moque maintenant.
On voit quand même qu'elle a des regrets quand elle complète la phrase que la voix commençait à dire, comme si elle voulait appartenir à un groupe et avoir une part de bonheur. Mais finalement elle finit quand même par mourir et ce qui est triste c'est que sa mort est chose commune dans cette ville et rien ne changera pour autant, même si elle a eu des regrets.

Ouais, en gros c'est un texte bien déprimant, je m'en étais pas rendue compte mdrr. Au départ je voulais juste raconter l'histoire d'une meuf qui est en train de mourir en pensant à sa ville mais ça s'est barré en c***lles et j'ai fait ma poète torturée x)
En tout cas la prostituée faisait juste partie des passants et n'avait rien à voir avec la narratrice.

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mostilon le Mar 9 Aoû 2016 - 13:27

Ahhhh d'accord merci! je vois c'est bon j'ai capté ! non c'est moi, j'ai tendance à survoler les textes mdr.. GG ! goude jaub !

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Mar 9 Aoû 2016 - 13:44

Fenke ïou maustylon ! J'y ai mis toute mon âme de L là.

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Mar 9 Aoû 2016 - 18:46

Aucun soucis pour modifier ton texte, Mawaru!^^

ça sert aussi à ça de poster son texte avant la fin du temps impartie, pour que les avis des autres, soit te conforte dans le sens que tu voulais donner à ton texte, soit te donne la possibilité de corriger des trucs que t'avais pas vu. ^^

Donc tant que les votes ne sont pas lancé, tu peux modifier ton texte. Faut juste le dire pour que Wolfi, quand elle va mettre tous les textes sur l'accueil, sache que tu as modifier ton texte!^^

J'ai lu tes explications à Mosti et du coup.. ça m'a fait penser qu'il y avait peu de ressenti du personnage qui meurt. Je veux dire: ses regrets ne sont pas très présent mais aussi l'angoisse de la mort? la douleur? peut-être même la colère de finir ici ?
Comme tout le texte est assez accès sur son ton mélancolique, ça aurait peut-être permis de s'attacher un peu plus au personnage qui raconte. ^^

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Mar 9 Aoû 2016 - 19:00

Eh bien j'ai décidé de ne pas trop parler de ses émotions car au final elle ne ressent presque plus rien. Les seules émotions que l'on peut apercevoir sont lorsqu'elle décrit la ville positivement et négativement, ou quand elle réagit face aux actions des passants. J'ai préféré rester dans un ressenti moins profond car si je l'avais fait, ça m'aurait semblé bizarre qu'elle dise ensuite qu'elle veut faire un avec la ville et qu'elle accepte sa mort.
Je ne sais pas trop comment l'expliquer mais je préfère la montrer presque inexpressive et objective pendant tout le texte pour ensuite pointer du doigt un petit élément qui en dit long sur son seul désir enfoui (là en l'occurrence c'était son désir de prouver son existence et son appartenance à un groupe lorsqu'elle se souvient de la phrase qu'elle a complété)
Ce petit désir, ou plutôt cette volonté est la dernière chose importante qui lui vient à l'esprit et donc je ne voulais mettre en valeur que ça pour que lecteur réfléchisse à quelles genres d'émotions pourraient être cachées en elle.
Mais c'est vrai qu'à cause de ça on ne s'attache pas au personnage :/

En tout cas d'accord je vais donc modifier mon texte et préciser que c'est grâce à tes conseils ! :3

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Mar 9 Aoû 2016 - 20:35

^^

C'est un choix, effectivement!^^
par contre, si tu ne me l'avais pas dit, je n'aurais pas compris cette envie d'appartenir à un groupe. A contraire même, lorsqu'elle finit la phrase des gens qui passent dans la rue, c'est encore pour parler de la ville. Donc c'est plus pour se rapprocher encore de la ville que des gens pour moi. Quelque part, je voyais l'idée de se détacher de sa condition humaine puisqu'une ville (même pleine de prostituées, de voyous et autres) n'est pas mauvaise en soit. Elle est ce qu'elle est mais elle n'est pas humaine. Et quelque part, cette personne qui meure désire être la ville.

... bon parfois je part un peu loin aussi dans mes réflexions hein! XD

Et tu n'as pas besoin de préciser que mes conseils t'on aidé!^^
Déjà parce qu'ils sont quand même minimes!^^ Et aussi parce que c'est toi qui décide qu'ils ont un intérêt pour toi, sans compter que celle qui écrit.. bah c'est toi!^^

Donc t'inquiète!^^ ça me fait plaisir de savoir que j'ai pu t'aider sur quelque chose!^^

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Mawaru le Mar 9 Aoû 2016 - 21:03

Je sais que je n'étais pas obligée mais je tenais tout de même à le faire parce que sans tes remarques je n'aurais pas remarqué les petits détails qui gênent en lisant, alors si, je te remercie quand même :p

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par mama-dada21 le Jeu 11 Aoû 2016 - 0:19

Bon je me lance... Bonne lecture !
Une nuit pas comme les autres:

Paris, la capital de la France. Paris, une ville touristique. Paris, la ville des amoureux. Paris...la ville mystérieuse. Cette cité attrayante dans tout les domaines est également un lieu de curiosité et c'est pour cette raison qu'une jeune femme était à la recherche d'un scoop en pleine nuit d'Automne. Cette photographe travaillant pour un magazine était pleine d'espoir, et elle cherchait une pépite rare pour démontrer son talent à son patron . Pour la trouvée, elle partit de chez elle pour immortaliser un moment, un moment qui lui aurait permis de se faire accepter parmi ses collègues, ses supérieurs, ainsi qu'à prouver à sa famille quelle avait eu tort de la laisser tomber. Alors elle vagabondait dans les rues de cette énorme fourmilière où les ouvriers affluent de tous les côtés afin de se disputés un poste leur permettant d'entrer dans cette société de barbare.
Tout d'abord elle choisit de faire une visite à la Tour Eiffel en passant par le Champ-de-Mars. Pourquoi le Champ-de-Mars ? Et bien c'est une référence au Dieu de la guerre du nom de Mars car autrefois les militaires s'entraînaient sur ce terrain. Désormais on ne voyait que des couples entrain de se promener donc rien d'intéressant pour notre protagoniste, alors elle se dirigea vers cette grande dame de fer qu'on appelle la Tour Eiffel. De cette hauteur elle pouvait voir tout Paris : l'Arc de Triomphe, le palais de Chaillot, la Maison de Radio France, le palais Bourdon, et autres monuments. En voyant la vision panoramique que lui offrait l'altitude la jeune femme ne pouvait cacher son émerveillement devant un tel tableau. La métropole brillait de milles feux, les lumières resplendissaient de toute part comme le ferait une horde de lucioles. Malheureusement ce n'était pas une photo de cette vue qui allait impressionner son chef, alors elle repartit vers l'ascenseur pour redescendre. Contrairement à elle qui venait de province, les parisiens pure souche étaient habitués à ce champ de vision qu'ils trouvent banale. Elle décida donc de naviguer dans les sombres ruelles de la citadelle. Plusieurs d'entre elles étaient vide tandis que d'autres étaient remplis de bar encore animés bien qu'il fût tard, mais aucune d'entre elles ne lui apportaient ce qu'elle cherchait désespérément.
Déçue de son exploration elle décida de rentrer chez elle en passant par le parc des Buttes-Chaumont. Elle prit l'Avenu Michal pour faire un détour lui permettant d'apaiser sa tristesse puis lorsqu'elle vit l'île du lac, elle se dirigea vers la passerelle comme si une petite voix lui ordonna de s'y rendre. Elle avança, un pied après l'autre sur cette vielle passerelle de Gustave Eiffel lorsqu'elle remarqua une silhouette au bout de celle-ci. Cette dernière ne faisait pas plus d'1m20 et elle semblait porter une robe : c'était une gamine brune qui se rapprochait d'elle. Que faisait-elle là toute seule ? Où était ses parents ? La jeune reporter regarda autour d'elle mais ne vit aucun autre signe de vie à part la petite fille et elle-même. Elle commença à marcher mais une intuition lui dit de s'éloigner et c'est ce qu'elle aurait du faire. Tout à coup la jeune fille se mit à voltiger, elle était à 20cm au-dessus du sol. Elle remarqua enfin ce qui clochait avec cette enfant lugubre au teint pâle : c'était un fantôme. Soudain la tête du spectre se détacha de son corps et roula jusqu'au pied de la jeune reporter. Effrayé, elle recula hâtivement en gardant ses yeux rivés sur le visage de la gamine. Elle ne pouvait s'empêcher de fixé ses traits que lorsqu'elle elle releva la tête elle se rendit compte que le corps s'était évaporé. La peur au ventre elle regarda autour d'elle mais ne vit pas de reste de spectre à l'horizon. Subitement elle sentit un liquide froid et rouge couler sur son visage puis par terre pour atterrir près de... rien du tout.. Elle releva doucement la tête vers le ciel mais à la place de se trouver nez à nez avec une infinité d'étoile elle rencontra le visage de l'enfant. Cette fois-ci ses yeux étaient vides et ses dents avaient pris la forme d'une scie.


Le lendemain on retrouva le corps de la reporter. Si elle n'avait pas son passeport on n'aura pas pu connaître son identité tellement son visage était déchiqueter. La jeune femme se nommait Elena Mendes...

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Jeu 11 Aoû 2016 - 10:35

mama-dada21:
..... Sérieux ça fait plaisir de voir de nouveau participants !!^^

Franchement... je ne m'attendais pas DU TOUT à cette fin!^^
C'est vraiment bien joué parce qu'on voit pas venir la chute!

J'aime pas trop le temps utilisé pour le point de vue omniscient très en retrait du personnage car ça me donne trop l’impression d'une histoire raconté par quelqu'un d'autre. Genre un conte. (mais enfaite c'était peut-être le but?)
Il y a un mélange des temps entre présent et passé.
Tout d'abord elle choisit de faire une visite à la Tour Eiffel en passant par le Champ-de-Mars. Pourquoi le Champ-de-Mars ? Et bien c'est une référence au Dieu de la guerre du nom de Mars car autrefois les militaires s'entraînaient sur ce terrain.
Comme ici par exemple.
Ce qui me sort un peu de ma lecture c'est aussi ce genre de chose:
[...] Et bien c'est une référence[...]
Pour moi, c'est un langage trop parlé. On le dit à l'orale sans problème mais à l'écrit, ça me donne l'impression que c'est quelqu'un qui parle et qui n'a rien à voir avec l'histoire.

Je ne sais pas si tu habite Paris mais je trouve que donner le noms des rues et monuments où elle se promène est vraiment intéressant! ça nous emmène dans l'idée qu'elle essaye de prendre en photo quelque chose dans ces endroit là.... et ça cache parfaitement la fin du texte!!^^

je trouve aussi que tu as eu parfaitement raison de ne pas décrire l'attaque!! C'est bien plus effrayant de laisser nos imaginations travailler!^^

je me pose quand même la question.... le réflexe d'un journaliste quand il voit quelque chose comme une gamine seule dehors, la nuit etc... ne serait-il pas de prendre une photo? ^^

Je ne vois pas trop l'intérêt de donner un nom à la journaliste à la fin du texte parce que vu que le texte ne nous permets pas vraiment de se sentir proche de la journaliste...
Je veux dire par là que ton texte est un très bon texte d'ambiance. Tu arrive à créer une ambiance avec un vrai changement de style à la fin.
Mais avec les tournures de phrases et le points de vue utiliser, on a du mal à s'attacher au personnage. (ce qui n'est pas une mauvaise chose si l'idée était de créer une ambiance type "histoires de fantômes"!^^) mais du coup... y a pas vraiment d'intérêt à finir ton texte sur le nom de la journaliste....

Bref, là encore j'ai bien aimé ton texte et je suis trop contente de voir de nouveaux participants avec leurs styles propres! C'est trop cool!^^

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Naru le Dim 28 Aoû 2016 - 23:08

Désolée du double post!^^
Et désolé du retard!!

Voilà mon texte:

Spoiler:

Une nuit froide avait englouti Mineas dans une chape d'ombres inquiétantes et mystérieuses. Depuis la mer, une brume opaque avait envahi le port et les ruelles à l'entour. Bien loin de la capitale et son palais royal, au-delà des montagnes et des plaines luxuriantes, la richesse du royaume de Zegathe ne s'étendait plus à ses villes côtières depuis bien longtemps. Minéas n'était pas encore tombée en lambeaux, oubliée de son Roi, mais elle ne faisait pas bonne figure. Les asseaux des océans étaient dangereux et bien qu'elle n'ait jamais essuyé d'attaques de grande envergure par la mer, ses habitants étaient souvent confrontés à quelques pirates.
Les maisons étaient grignotées par le sel et le vent tandis que les vagues semblaient vouloir gagner toujours plus de terrains sur les côtes. Il devait bien rester des armoiries gravées sur quelques bâtisses, mais la poussière et l'indifférence en avait eut raison. Certaines maisons s'étaient écroulée suite à de violentes tempêtes, mais elles étaient restée en l'état depuis lors. Mineas avait été une grande ville côtière, jamais vraiment riche, mais prospère. La pêche et le commerce étaient ses principales ressources, mais les fastes de son marché permanent avaient disparu avec l'attention du Roi pour cette région presque oubliée. Le temps avait fait son ouvrage, ne laissant que des souvenirs amères de cette époque maintenant révolue. Le port était naturellement l'endroit le plus fréquenté, aussi bien par les malchanceux soldats affectés à la protection de la ville, les marins, les commençants et tous les hommes en âge de travailler, que par les mendiants qui survivaient de petits larcins le long des quais.
La nuit, il ne faisait pas bon se promener seul dans les ruelles. Si les soldats patrouillaient de-ci de-là, ils n'avaient que faire de ce qu'il se passait parmi les ombres tant que l'on ne s'en prenait pas à eux. Ils recevaient leurs maigres salaires, mais ils considéraient que vivre dans un lieu aussi reculé ne méritait pas qu'ils se tuent à la tâche pour autant.
Les tavernes et auberges du port étaient souvent pleines à craquées la nuit tombée. Toute la population s'y mélangeait pour oublier, autour d'un verre, leur vie sans importance dans une ville insignifiante, maudissant d'avoir vu le jour aussi loin de la capitale.
Cette nuit encore, la taverne du Dragon était bondée. L'alcool n'y était pas de bonne qualité et il y avait moins de risque à attraper une maladie à dormir dans la rue qu'en réservant une chambre à l'étage. Pourtant, des dizaines d'hommes, marins et soldats fréquentaient l'établissement avec assiduité.
Tae, le patron du Dragon le savait pertinemment. Ce autour de quoi les hommes se rassemblaient après l'argent, le pouvoir et les femmes, c'était les histoires. Chacun aimait être au courant des nouvelles, des légendes et des contes. Chacun pouvait s'imaginer qu'au-delà des mers, il existait un monde inexploré, qu'une vie différente était possible ailleurs, terrible ou merveilleuse...
L'homme servit une nouvelle chope de bière à l'homme accoudé au comptoir depuis déjà quelques heures. Il regardait d'un air hébété le feu qui crépitait dans l'âtre, derrière les tables pleines. Tae avait remarqué cette étincelle de folie dans le regard du pauvre homme et lui avait servit une quatrième bière. Il allait bientôt se mettre à parler et son intuition lui disait que ce qu'il avait à raconter captiverait l'audience. Le patron n'était pas tout jeune, mais son flair pour les bonnes histoires ne l'avait jamais trahie.
L'homme était dans un piteux état. Son visage était rongé d'une barbe de quelques semaines, ses vêtements troués et déchirés avaient perdu de leurs couleurs bien qu'on puisse encore distinguer les armoiries des chevaliers. Sans nul doute, un déserteur.
_Vous étiez dans l'armé. Commença Tae, avec habileté.
L'homme tourna ses deux yeux mouillés vers lui avec lassitude avant de boire une gorgée de bière d'une main tremblante.
_L'armée hein.... Ouais.... J'y étais... J'y étais... Dit-il d'une voix rauque.
Dans la salle, les discussions se firent moins présente et de nombreuses têtes s'étaient levées pour observer l'ancien soldat.
L'homme fixa son regard dans sa chope et son teint vira doucement au blanc.
_J'y étais oui.... Je les ai vus. Akadiens. Ces monstres....
Cette fois, un silence de plomb avait envahi les lieux.
Même dans un endroit aussi reculé que Minéas, tout le monde avaient entendue parler de cette race de guerrier terrible venue depuis les mers. De nombreuses légendes circulaient sur leurs apparences monstrueuses, leurs mode de vie mais surtout sur leurs incroyable talents au combat. D'aucuns disaient qu'ils étaient une armée entière, d'autres qu'il s'agissait plutôt de mercenaires.
Si la plupart des hommes présents dans la taverne semblaient intrigués, excités ou avides d'en savoir plus, Tae, lui, sembla tout à coup mal à l'aise.
_Le conflit avec le Royaume de Keeta, au Nord de la capitale ne faisait que perdurer. Mais on gagnait du terrain. Il y avait de la bonne humeur dans le camp. Mes gars et moi, on se racontait nos exploits. Survivre à plusieurs mois de campagne, c'est pas donné à tout le monde... Eux aussi, ils avaient de bons soldats, mais nous, on était mieux entraîné. Et puis....
L'homme bu une gorgée qui dégoulina à moitié sur ses vêtements, mais il n'y portait pas la moindre attention.
_Et puis ce matin-là... La bataille avait à peine commencé qu'on a entendu des hurlements dans les premières lignes. Il était là.... un Akadien. Il avait une peau noire... D'une taille gigantesque... Ses.... Ses cheveux rouges dansaient comme des flammes....J'en ai vu qu'un seul.... Mais j'en fais des cauchemars toutes les nuits ! Je les vois qui dansent... Ces yeux.... Ces flammes des enfers... Malgré tout, il avait un visage humain.... Si terrifiant....
L'homme sanglota pitoyablement.
_ Il y avait tellement de morts.... Son énorme épée s'abattait sans pitié. Sa force était sans précèdent ! Il a tué cinq soldats d'un seul mouvement ! Et plus... Plus le sang coulait... Plus l'épée... Plus elle changeait !
A présent, l'homme avait du mal à respirer et toute la salle étaient suspendue aux bords de ses lèvres.
_Je peux pas oublier.... Les cris... Et son visage. Ses yeux de flammes... L'épée... Elle était liquide... Faites de sang... Du sang de mes camarades... Pourtant, elle les a transpercés comme dans du beurre... Juste comme ça... J'ai abandonné le champ de bataille. J'ai lâché mes armes et j'ai déguerpi de là comme un lâche... Un massacre... Un vrai carnage... Je ne me suis pas retourné pour savoir si quelque uns de mes gars étaient encore vivant, si le Commandant avait donné des ordres, si un repli avait été demandé... Si on avait déjà perdu...
L'homme se tut et au bout de plusieurs minutes d'un silence religieux, l'assistance comprit qu'elle n'en aurait pas plus. Les conversations reprirent de plus belles, chacun allant de son ouïe-dire, de sa légende ou de sa rumeur entendue sur les routes, tout en reprenant une tournée de bière chaude et âcre.
Le patron de la taverne fut submergé de commande pendant quelques minutes puis l'agitation de la nuit reprit ses droits dans un infernal brouhaha de conversation, de cris d'ivrognes et des quelques bagarres habituelles aux relents d'alcool.
Tae se dirigea vers une silhouette tout encapuchonnée de noir, qu'étrangement, personne ne semblait vraiment remarquer.
Il s'accouda au bar, à quelques centimètres de la personne avant de se racler la gorge.
_Eh bien... Ton frère aime toujours autant se montrer. Dit-il en jetant un œil au pauvre déserteur que les plus avides pressaient de questions.
Il tourna la tête juste à temps pour apercevoir deux lueurs rouges flamboyer dans l'ombre de la cape. L'homme, bien que bâtit comme un rock, se figea un instant. Il connaissait les Akadiens depuis un moment déjà, mais malgré tout, il restait incapable de déchiffrer les émotions qui passaient dans leurs yeux de flammes...
_Nous sommes jumeaux, ça ne veux pas dire que nous aimons agir de la même manière. Répondit la silhouette d'une voix sourde.
Tae allait répliquer lorsque la porte de sa taverne claqua avec fracas, faisant sursauter toute l'assistance.
Un jeune garçon de ferme, visiblement affolé et essoufflé, passa le pas de la porte.
_Le Roi ! Hurla-t-il. La famille royale à été assassinée ! Toute la ville de Flore... Tout le monde est mort !
_Qu'est-ce que tu raconte, petit ! Grogna l'un des soldats, visiblement éméchée, à moitié avachit sur une table.
_Mon frère habite Daga ! Ils ont vu un cortège royal se rendre à Flore dans la journée ! Dans la nuit, ils ont entendu des hurlements jusqu'au village ! Ils ont dépêché quelqu'un pour aller voir ce qu'il se passait ! Tous... Tous les habitants de Flore sont morts ! Tous les soldats ! La famille royale était hébergée en secret chez le Duc de Flore ! Il n'y a aucun survivant ! C'est comme si toute une armée avait décimé la ville !
Des exclamations fusèrent de toute part dans la taverne.
_Tout le monde est entrain de se rassembler, tous les villages de la côte ! La nouvelle se répand ! Personne ne sait ce qu'il s'est passé, ni comment !
Le jeune garçon ne perdit pas plus de temps et ressortit de la taverne en hurlant à plein poumon la mort du roi, la rue se remplissant de plus en plus de curieux.
Une explosion de cris emplit la pièce, soudainement très agitée. Les hommes se bousculaient en tout sens, abasourdie par la nouvelle, hurlant qu'il s'agissait d'une erreur et que personne n'était capable de rivaliser avec les soldats de la garde rapprochée du Roi. Qu'une ville entière telle que Flore ne pouvait pas être décimée en une nuit, sans que personne ne puisse savoir comment ! Qu'une telle chose ne pouvait pas se produire à moins d'une centaine de lieux de Minéas, perdue au fin fond du royaume !
La ville endormie s'était soudain enflammée d'une curiosité morbide, d'une lueur d'intérêt pour un Roi qui n'aurait pas dû se trouver si loin de la capitale et de ce que cela pouvait bien impliquer.
Le sang de Tae s'était glacé.
Son cœur s'était mis à tambouriner avec force dans sa poitrine tandis que des sueurs froides le clouaient sur place. Il glissa un regard vers la silhouette noire sur sa gauche, mais elle avait déjà disparu.
Du temps où il appartenait à la guilde des mercenaires, Tae avaient rencontré bon nombres d'Akadiens. Mais les jumeaux étaient différents.
Des deux frères, il ne savait pas s'il fallait plutôt craindre celui qui se montrait en pleine lumière, sur tous les champs de bataille intéressant qu'il trouvait, ou celui qui préférait la compagnie de la lune, capable de décimer à lui seul toute une ville dans son sommeil.
Dans les deux cas, ils avaient l'habitude de laisser beaucoup de morts sur leurs passages.
L'homme s'avança vers la fenêtre.
Minéas n'avait jamais été aussi agitée, mais avec toutes ses torches allumées, toute sa population dans les rues, elle n'avait jamais été aussi vivante.


Dernière édition par Naru le Lun 29 Aoû 2016 - 14:02, édité 1 fois

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Merci à Tamiku pour son Kit Magnifique!!^^
Spoiler:

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

Message par Wolfsnape le Lun 29 Aoû 2016 - 11:38

Gnnnnn j'ai oublié de participer alors que j'avais une bonne idée xD

Comme Naru, je suis contente de voir qu'il y a eu de nouveaux participants ! Ca fait du bien de voir du sang neuf par ici !!
Vous avez tous fait de très bons textes, je suis contente !!

Vous avez jusqu'au 25 septembre pour voter ! Et vous pouvez déjà aller voir le sujet du concours n° 46 ! Si ça vous intéresse !
ICI

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Re: Concours de Texte n°45 [fin des votes le 25 septembre 2016]

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